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La ville de Bandol par un bandolais : Bandolais.fr

Un point de vue sur la vie publique bandolaise

Dernier billet pour Bandolais.fr

·Vie de ce blog

La semaine prochaine, cette page de blog et sa suite d’articles auront cédé la place à une page explicative de ce que fût Bandolais.fr et comment y consulter les archives.

Mais cette semaine, c’est un dernier billet du lundi que je vous livre, avant de prendre un verre avec ceux qui le veulent demain mardi soir.

Un dernier billet pour vous dire encore une fois combien cette aventure inattendue de blogueur se consacrant à la vie locale de sa ville, fût riche, étonnante, formatrice, excitante, enthousiasmante même parfois, en jouant avec les possibilités que je souhaitais vous faire découvrir à vous simples concitoyens lecteurs ou élus de Bandol. Je crains même parfois de vous avoir donner le tournis en jonglant avec certains outils, outils d’interactivité, CoverItLive lors des conseils municipaux ou Twitter et quelques « livetweet », en forçant l’irruption de la vidéo à l’échelon local, etc.

Pourtant comme j’ai souvent pu le dire, je n’étais pas avant-gardiste mais reprenais simplement des outils qui sont déjà utilisés ailleurs, parfois par les municipalités ou acteurs institutionnels eux-mêmes. Et j’ai entraîné dans l’aventure des énergies comme celle de Christian Viala et son Bandol-blog, des sachants comme Prinz Karl, des idéalistes, des dubitatifs, des engagés, des humoristes, des illustrateurs : Nathalie Caune et son magnifique oeil photographique, ou mon ami Jean Revolon qui aurait dû me faire tellement plus de dessins, et avec qui j’aurais aimé pouvoir publier ce mot de la fin (ses croquis savaient si bien remettre nos disputes villageoises à la bonne échelle, et nos travers en perspective).

Je ne serai pas plus modeste aujourd’hui qu’hier avec ce blog. Je sais ce que j’y ai mis, et je sais ce qu’il a produit.
Un blog individuel et qui ne fait qu’épuiser son auteur ne peut cependant avoir qu’un temps, malgré tout ce qu’il apporte de satisfactions. Après 78 mois de ma vie largement consacrés à cette expérience solitaire en dépit de ce que vous avez bien voulu vous aussi y mettre et m’apporter, et bien peu de semaines où je me serai autorisé quelques vacances, il est temps de déplacer ce carrefour du village sous la responsabilité d’autres acteurs, de casser l’importance prise par le site qui fût le premier moteur du mouvement en ligne à Bandol. Dans quelques semaines, quelques mois, j’espère que d’autres auront l’envie de vivre et faire vire un tel outil, à leur façon, et de compléter la participation de ceux qui continuent ce dialogue collectif sur Facebook, Twitter, ou leurs propres sites et blogs (Bandol-blog, et Bandolweb pour citer les deux plus connus).

J’espère que la nouvelle municipalité saura aussi s’inspirer des idées que nous avons évoquées sur Bandolais.fr, pour impulser une nouvelle forme de communication entre politiques et citoyens, avec nos visiteurs, nos associations, nos acteurs économiques, et pourra même conduire ce changement dans les instances partenaires (je pense en particulier à la CCSSB) : ça demandera un peu de temps et de préparation, mais il est l’heure de ne pas juste essayer de suivre le train du XXIème siècle, mais d’y monter vraiment. Je suis convaincu qu’une partie des solutions positives pour l’avenir de notre vie politique (et en particulier locale) réside dans le (bon) emploi de mes chères technologies de l’information de la communication et de la connaissance, qu’on appelait encore à la fin du siècle qui m’a vu naître les « nouvelles technologies ».
Cette terminologie peut faire rire des gamins qui vous impressionnent par leur maîtrise de certains de ces outils, mais souvenez-vous que leur mémoire ne connaît pas d’autre monnaie que l’€uro, et que le haut débit (l’ADSL) existait avant l’€uro… Oui le temps passe, et ceux qui ont les tempes plus grises que les miennes doivent se souvenir aussi dans leur approche du futur que le monde qui vient est celui de ces enfants-là : ils y seront adultes très bientôt. Il faut un peu épouser leur temps, et considérer que les vieux cons que nous sommes seront bientôt des dinosaures : nos choix ne doivent pas retarder l’avènement de leur époque, mais au contraire faciliter des changements auxquels nous résistons, et c’est un réflexe naturel, toujours. Permettez-moi de vous inviter une nouvelle fois à une réflexion sur ces outils, en (ré)écoutant l’émission du 1er mars dernier de Place de la toile sur France Culture et qui traite en moins d’une heure « 10 idées reçues sur la toile » et vous trouverez forcément matière à réflexion sur votre propre vision de l’Internet.

Voilà, ce billet était une dernière fois l’occasion de vous inviter à ouvrir les fenêtres, regardez au loin, devant et ailleurs. Ce blog aura tenté de défricher ici et pour Bandol une petite partie des possibilités dont il faut se saisir pour ne pas se scléroser. Le monde et la vie sont mouvement. J’ai pris plaisir à participer à ce mouvement, en agitant ce que je pouvais, à Bandol.

Je ne sais pas encore quand j’en partirai (ça dépend de beaucoup de choses, dont nos vies professionnelles à ma compagne et moi-même, mais aussi du marché de l’immobilier, etc.). J’en partirai un jour, même si mes racines se sont un peu plantées là il y a plus de 30 ans grâce aux séjours que j’y passais avec mes grands-parents. Peut-être parce que Bandol a changé, que j’ai changé, que ce blog aussi a changé mon regard sur Bandol, et que les bords de la plage de Renecros qui ont marqué mes souvenirs d’enfant sont finalement inaccessibles à l’homme que je suis devenu. L’image des couchers de soleil d’avril sur le gros caillou de l’Ile Rousse contemplés du balcon de ma grand-mère restera le pont vers une émotion particulière, et la source d’un attachement indéfectible à ce petit bout de côte varoise pour moi magique : Bandol.

 F.M. – www.bandolais.fr

P.S.: A tous ceux qui ont bien voulu partager d’une façon ou d’une autre cette aventure avec moi, et à ceux qui m’ont parfois fait partager le plaisir qu’ils y prenaient, merci, avec une mention spéciale à Philippe R.

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