Valse hésitation dans les équipes bandolaises

  • Publié le 10 Fév 2014
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Ca a lieu à chaque élection, dans toutes les équipes. En 2008 à Bandol, c’est Serge Gervais qui avait fait du bruit via ce blog en illustrant ce phénomène. Nous arrivons à un moment de la campagne où les engagements doivent se figer, et pourtant il se produit des défections (tardives) dans chaque équipe.

C’est l’heure où on approche de l’officialisation de la constitution des listes (6 mars date officielle), où il devient difficile de rester flou par rapport aux attentes et exigences d’une partie des troupes parfois moins politiques que la tête de liste. C’est l’heure d’arbitrer entre des ambitions rivales au sein des équipes (qui sera adjoint, qui sera simple conseiller municipal), de déterminer les positions de 1 à 29 sur chaque liste, avec le risque d’éjection des places jugées intéressantes selon les scénarios de fusion d’entre deux tours. Et si 2008 n’avait connu que 4 listes, 2014 reprend la configuration à 7 listes de 2001 : ça fait beaucoup de monde à satisfaire. Et puis il y a la déception d’espoirs déçus, simplement parce que dans la durée, on se rend compte que l’équipe ou le chef choisi ne sont pas en phase avec ce que l’on en espérait.

Alors à tous les niveaux, simples soutiens ou futurs possibles adjoints, on peut voir des mouvements dont l’importance électorale est plus critique en pleine campagne que durant les mois écoulés. Certaines personnes qui s’étaient engagées a priori dans un camp depuis quelques mois, préfèrent se retirer du jeu, prennent leurs distances, plus ou moins publiquement. Rien que cette semaine, j’en ai rencontré 4 qui m’ont fait cette confidence (et ça concerne 3 équipes qu’on imagine capables de figurer au second tour). Combien d’autres le font sans m’informer ?

Et puis il y a ceux qui se font exclure du camp qu’ils avaient choisi (qui diront peut-être aussi avoir préféré s’éloigner), qui ne seront pas moins redoutables pour l’équipe dont elles ont partagé la vie et les secrets pendant des mois, une fois redevenus électrons libres, et potentiels détracteurs… Chaque écurie redoute un peu ce phénomène, qui a une importance proportionnelle au poids électoral (supposé) du bras qu’il faut couper ou qui s’ampute tout seul. Serge Gervais, militant UMP impliqué à Bandol avait posé problème à Michel Sauzet qui cherchait à mettre en avant les composantes UMP de sa liste 2008 : il avait finalement rejoint comme simple soutien, mais actif, la candidature de l’ancien maire (François Barois avait à ce titre reçu l’investiture du principal parti de droite).

C’est l’heure de l’affirmation, et certains compromis deviennent intenables. Les candidats doivent rassembler, mais ménager chèvre et chou n’est possible que dans certaines limites. Chaque camp va tenter de rassurer ses « leaders d’opinion » mais il va se produire un petit jeu de chaises musicales à haute tension, plus ou moins visible.
Et pendant ce temps, la communication de la plupart des équipes est indigente : une seule a dévoilé son programme, une autre commence à le faire, et quant aux autres, elles semblent ignorer que la campagne électorale sera légalement suspendue dans moins de 40 jours… Aurons-nous le temps d’étudier le discours de chacune?

 F.M. – www.bandolais.fr