Utilité du débat, nécessaire modestie des politiques

Issus d’une même équipe (l’unique « liste de gauche » du premier tour des dernières municipales à Bandol), Christian DELAUD et Jean-Pierre CHOREL dans leur débat témoignent sans que cela gêne visiblement leur respect mutuel, d’approches et d’analyses très différentes.
Tous les éléments des décisions clefs actuelles pour Bandol sont réunis dans leurs derniers commentaires, et on peut penser que l’intelligence est plus facile collectivement voire se grandit du débat. De l’un qui accepte le transfert du Casino dans une posture raisonnable, à un autre qui se méfie d’un accord négocié dans l’urgence avec un groupe casinotier bien plus rôdé à la nogociation que les élus de Bandol, on note qu’un Chorel virulent contre l’ancien Maire est aussi capable d’aller piocher et saluer publiquement des idées chez François BAROIS. Ce genre de dialogue a généralement lieu en coulisses, et je suis heureux que pour une fois, ces échanges entre amis et citoyens aient lieu face aux bandolais. Idem pour leurs approches distinctes sur la Caravelle qui soulignent aussi l’opposition entre les deux estimations (celle qui a servi de base pour la vente cassée par la préemption, et celle de France Domaines qui permet au Maire de déclarer faire une affaire), etc.
J’en retire encore une fois que la vérité n’existe pas, et que l’échange est souvent nécessaire. Je décline en recommandant l’humilité à nos élus: ne pas penser que la démocratie représentative qui leur donne un pouvoir tout à fait considérable est une invitation à décider en comité restreint sur tout pour tout. S’il est bon que les élus aient le pouvoir de trancher et prendre des décisions (pourvu qu’ils les assument aussi), le « pouvoir discrétionnaire » du Maire, ou les décisions majeures prises à la hâte et en considérant sa propre majorité comme une simple chambre d’enregistrement ne sont pas des garanties infaillibles du fonctionnement de notre démocratie. C’est une litote.
En tous cas, leur échange est à lire.
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2 Commentaires

  • extrait d’une citation de CLEMENCEAU
    En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables.
    Georges Clemenceau

  • Je ferai remarquer aux hommes politiques qui me prennent pour un rigolo que ce n’est pas moi qui ai commencé.
    Coluche