Une photographe au conseil municipal de Bandol

Le spectacle n’est pas toujours très plaisant au conseil municipal de Bandol (euphémisme).
Mais hier, une photographe a figé « sur le papier » depuis sa chaise fixe dans le public, les attitudes ou expressions de nos conseillers municipaux, comme leurs jeux de mains. Et ça humanise dans le bon sens du terme des humains très humains (dans le sens « faibles » au constat de l’adjectif « pitoyable » que nous avons régulièrement envie d’accoler en direct devant les scènes auxquelles nous assistons).
Vous ne verrez pas souvent le conseil de Bandol aussi beau que ça. Profitez-en! Et mille mercis à Nathalie CAUNE, auteur et propriétaire de ces photos. Le droit de publier ces images d’une séance publique avec les élus en plein travail nous permet de proposer ce regard tout à fait original sur une séance du conseil. Et moi je serai Var Matin, je lui ferai fissa fissa une proposition d’embauche à la photographe…
Et dans la suite de l’article, nous vous proposons ses photos des images projetées (je n’ai pas eu accès au documents utilisés en séance et remis sur CD aux conseillers): plus difficiles à shooter à distance dans la pénombre… pour ceux que ça intéresse.

BAN_CM270212_BW07





21 Commentaires

  • […] En attendant la vidéo officielle de la mairie, la mienne qui ne sera qu’un extrait, je vous invite à regarder les très belles photos de Natahalie Caune que Frédéric Metey amis en ligne sur son blog: bandolais.fr. […]

  • […] pu faire quelques photos mais je vous invite à faire un saut sur le site de Fred Metey, bandolais.fr, pour y découvrir celles de Nathalie Caune. Au contraire de ce qu’écrit un des internautes, […]

  • […] a priori peu glamour ) qu’elle a prises lors de la dernière cession.. Fred Metey sur bandolais.fr les avait déjà mises en ligne mais il m’a semblé intéressant ( avec son accord ), de vous […]

  • Ouf ! …Tu n’y vas pas de main morte quand tu fais un compliment, toi !!!! Heureusement, personne ne m’a vu piquer un fard devant mon écran !! … Que dire ? Merci !… [Merci, aussi Christian !] … La journée commence fort ; besoin d’un café …!!

  • Et une couche de plus… noir et blanc… « The artist »……
    No comment…..

  • Madame Caune, gare aux réactions, car certains et certaines ne sont pas à leur avantage, et d’autre part, aviez-vous une autorisation du premier magistrat……
    Bonne journée
    H.Burillard

  • @Burillard ,

    Pour faire quoi ?

    Jacques

  • @Jacques,
    Je pense que Mr BURILLARD évoque la communication de photos de particuliers sur un blog d’accès libre. Si c’est cela je crois un peu comme lui, que l’autorisation des « saisis sur pelloche » est indispensable.

  • Il s’agit de photographies relatives à des membres du conseil municipal siégeant en séance publique… donc aucun problème quant au fait qu’ils aient été photographiés et que les photos soient diffusées.
    Pour le public par contre, si les plans élargis de prise de vue de la salle du public ne posent pas de problème, il en serait différemment s’il s’agissait de la photo particulière d’une personne de l’assistance; dans ce cas il faut recueillir son accord (si possible par écrit). Mais rien de tel dans ce que j’ai visionné.

  • Oh, Jean, c’est bien à ça que je pensais qu’il pensait !

    Mais non, on en a déja si souvent parlé :

    http://www.bandolais.fr/2010/07/il-faut-2-maires-pour-frustrer-les-democrates-bandolais.html

    http://www.bandolais.fr/2010/05/enregistrement-du-dernier-conseil-municipal-de-bandol.html

    Sans parler des précédents célébres (Sanary, Puteaux et tant d’autres….).

    Non, pas d’autorisation pour photographier, filmer ou enrégistrer un conseil municipal, dans la mesure où cela ne trouble pas l’ordre public.

    Seul le public peut refuser d’être filmé.

    Jacques

  • @Prinz
    Nos messages sont partis manifestement en même temps.

    Une précision pour le public : l’autorisation écrite n’est pas nécessaire si la caméra est apparente. Dans ce cas, c’est le spectateur qui doit faire la démarche de demander à ne pas être filmé (ou, plus exactement, à être flouté sur le film).

    Un Conseil Municipal n’est pas un espace privé.

    Jacques

  • RASTOIN REVOLON Danielle

    Nath,
    Encore bravo, toujours autant de talent! (même de mieux en mieux….)
    Allez, bonne chance pour la suite….
    A bientôt
    Danielle

  • Merci à PK et Jacques d’avoir fait les réponses.
    Henri se plaint de devoir me lire trop souvent, mais hélas, il rate encore des pans entiers de mes messages pourtant rabâchés depuis 4 ans.
    Je vous remercie de m’avoir épargné une énième répétition, car mon métier m’y oblige beaucoup, et que devoir le faire aussi sur le blog, comment dire, parfois je suis las…

    Cela dit, et puisqu’on parle de portraits qui ne seraient pas à l’avantage des intéressés, je ne publie jamais une photo que je juge réellement défavorable: de plus, ici la série m’a paru belle et intéressante par son ensemble, et j’ai vite été certain qu’il fallait n’en retirer aucune parmi la sélection proposée par la photographe.

  • Merci Nathalie,
    Pour ces portraits de qualité, où la valeur sûre du «noir et blanc» est mise à contribution (Ah, si d’aventure, ton talent pouvait inspirer un cinéaste, on pourrait se prendre à rêver que le succès soit au RDV !).
    A partir de l’intervention, d’un commentateur (docteur ? professeur ? mousquetaire ? ,… peu importe !) dont les facultés, ne sont plus un secret, depuis longtemps pour les habitués des blog, le nième rappel du droit et de loi, lui, a été, au rendez vous ! Qui pouvait en douter ?
    Mais une autorisation ou une information non pas du premier magistrat, mais de nos élus réunis en conseil vous semble-t-elle déplacée ? obsolète?
    Je regrette, que dans votre «civilisation», présente et à venir, le droit, la judiciarisation, les procédures soient les seuls critères ?
    Avez vous entendu parler des notions de politesse, de courtoisie .. qui étaient considérées, il y a peu, sans remonter au temps du «cinéma muet», comme contribuant à la supériorité de notre «sous-culture». A en juger l’exemple de M Burillard, au delà du paupérisme intellectuel, l’éducation (dite Française sur un plan universel ou «bourgeoise pour les bohèmes et leurs prédécesseurs»), peut rester un vague repère pour ne pas oublier une des bases des rapports humains. Je remercie donc Henri B, pour sa contribution 😆 !
    Sur ce, bonne journée et salut aux artistes (les acteurs de ce conseil, modèles d’un jour de l’Artiste Photographe, mais aussi le Jury – d’inspiration plus hollywoodienne que démocratique – avec ses présidents – blogeurs – et ses membres – commentateurs) !

  • @ Pierre, que je cite : « Mais une autorisation ou une information non pas du premier magistrat, mais de nos élus réunis en conseil vous semble-t-elle déplacée ? obsolète? »

    J’espère que tu plaisantes, mais te voyant économe de tes commentaires depuis longtemps, je pense que tu es sérieux…

    La présence de 3 caméras (dont celle de la mairie), et d’au moins autant d’appareils photos ne te paraît-elle pas une information suffisante? Le zoom de Nathalie n’était pas beaucoup moins imposant que celui du journaliste de Var Matin qui a virevolté autour de l’assemblée pour leur tirer sa propre série de portraits.
    La publication de clichés dans Var Matin depuis des années, et sur les blogs depuis moins longtemps mais des années aussi serait-elle soudainement une surprise?
    Qu’est-ce qui gêne? Que ce soit une série?

    On parle de photos de responsables publics en séance publique, qui se sont présentés aux suffrages et les ont même demandés souvent à grand renfort de tracts ou prospectus avec les photos permettant bien entendu de personnaliser le rapport avec ceux qui les connaissent en assurant leur identification… Et ces mêmes personnes ont beaucoup plus à redouter pour leur image de la bande son (ou vidéo) des conseils municipaux que d’une série de photo qui ne cherche vraiment pas à leur nuire…
    Ils s’exposent aux photos quand ils prennent le bain de fin d’année en maillot, quand ils sont couronnés pour la galette des rois, et dans tous les actes publics où ils sont là autant pour leur propre promotion que pour la participation à la vie publique.

    L’information des élus, elle est implicite et permanente: leur image publique est disponible et publiée, et techniquement possible pour le public aussi et non pour les seuls médias. Le contester relèverait de la mauvaise foi. Et on pourrait trouver dans bien des médias des photos « vaches » utilisées par les professionnels, procédé que je n’ai jamais utilisé.
    Le N&B est un procédé photographique qui a l’avantage de rendre les portraits bien plus favorables, et une série a l’avantage de ne focaliser sur personne malgré le cadrage portrait. J’ai même pris soin de mettre un plan large et non un portrait en couverture de l’album: je me réfère bien sûr à la loi, mais aussi à l’empathie et à la conscience pour décider de publier, ce n’est pas un acte sauvage ni racoleur ou insultant. Enfin la photographe est auteur de ses photos, mais je suis ici seul responsable et décisionnaire concernant leur publication.

    En appeler à la politesse ou à la courtoisie avant publication n’est qu’une façon de remettre en cause et la loi et une réalité, une pratique qui fait partie intégrante de notre vie démocratique. Il est temps que nous alliions prendre un verre pour nous enrichir de nos points de vue mutuels, car là il y a incompréhension en phase ascendante.

  • @Pierre OLIVIER
    J’ai beau creuser autour, dessus, dessous de, (je te cite):
    « A partir de l’intervention, d’un commentateur (docteur ? professeur ? mousquetaire ? ,… peu importe !) dont les facultés, ne sont plus un secret, depuis longtemps pour les habitués des blog, le nième rappel du droit et de loi, lui, a été, au rendez vous ! Qui pouvait en douter ? »
    pour trouver un quelconque rapport avec:
    « Je remercie donc Henri B, pour sa contribution »
    A moins qu’un degré d’interprétation me manque!!

  • @pierre

    Je n’ai pas bien compris non plus qui était le commentateur visé, ni le sens complet de votre propos.

    J’en retiens un morceau : « Avez vous entendu parler des notions de politesse, de courtoisie ..  »

    Ce conseil (je n’y étais pas, mais j’ai suivi le live) a plusieurs fois dérapé avec l’échange de nom d’oiseaux (ou au moins d’écureuils).

    Où étaient alors la politesse et la courtoisie ?

    Il y avait 30 personnes dans le public et probablement quelques dizaines devant leur ordinateur.

    Imaginez comment ces conseils se dérouleraient sans le regard du public ?

    Rappelez vous le sketch de l’étrangleur, qui n’était justement pas public.

    Est ce que, en faisant un parrallèle avec un cas célèbre, celui qui a dit « alors casse toi pauvre con » l’aurait dit s’il avait su être filmé ?

    Est ce que la transparence ne serait pas la meilleure école pour inculquer cette nécessaire courtoisie à nos élus ?

    Je parie que oui.

    Je parie que la publicité des débats aura cet effet, les contraindres à adopter et garder la courtoisie républicaine (je n’ose pas écrire la grandeur démocratique) qui n’aurait jamais du quitter ce conseil.

    Alors oui, rendre public le spectacle navrant de ces querelles de cour d’école est la meilleure manière d’éviter qu’ils ne se reproduisent.

    De la même manière que rappeler les affirmations du passé est souvent la meilleure méthode pour éviter les mensonges de demain.

    Jacques

  • OK Fred,
    Je suis d’accord, l’ambiance sera plus détendue et souriante, autour d’un «déjeuner-philo», qu’à travers une polémique sur le Web.
    Quelques sujets me viennent à l’esprit : «Doit-on opposer civilité et civisme ?», «La loi, doit elle seule régir les rapports humains dans notre société progressiste», «La courtoisie est-elle une valeur réactionnaire, une contre valeur ?»,…. « L’emploi, est-il encore une notion à prendre en compte ? exemple un photographe professionnel, identifié dans son travail journalistique, engendre-t-il chez le citoyen élu, plus ou moins d’angoisse que la photographe passionnée, prenant le loisir d’immortaliser les personnages de son choix ?».

    A Jean Sarrat,
    C’est bien Monsieur Henri B qui était l’objet de ma séance de remerciement.
    Dans «A partir de l’intervention, d’un commentateur (docteur ? professeur ? mousquetaire ? ,… peu importe !) dont les facultés», tu as, en effet aussi, ton importance.
    Ta diatribe, populiste à mon sens, «anti-docteur» et «anti-élu», «anti-élite» en somme, a certes l’avantage d’être aisément compréhensible et donc populaire, de plus il est légal à la différence d’un discours antisémite ou anti-communitariste quel qu’il soit, mais je le pense totalement à «côté de la plaque».
    Les protagonistes, que tu citais dans ton commentaire, que tu as eu la bonne idée de faire sur un autre blog, et, si je peux me permettre, je t‘en félicite, étaient :
    C Palix, chef de service hospitalier
    F Barois, chef de corps
    F Connat, Directrice ou «chef» de clinique
    X Suquet, chef de service du service de santé des armées
    A Paecht, chef de service Hospitalier «temps partiel», médecin chef d’établissement privé, président ou «chef» de la commission de Défense Nationale de l’assemblée,…

    Le problème n’est pas dans les titres de «docteur», …. mais dans le goût du pouvoir, et les moyens de trouver le succèspour être «chef». Quant à l’échec, de ceux qui partagent ce goût, il a d’autres causes et engendre d’autres problèmes. Je pense, que je peux en rester, là dans mes explications pour aujourd’hui !

    A Jacques,
    Je suis certain que tes allusions tendancieuses, où tu fais intervenir la politique nationale, ne te vaudront pas de critique du propriétaire de ce blog.
    Mais encore Merci, de prendre sur ton temps, pour intervenir sur les blogs, malgré, si j’en crois tes écrits, tes «plus de 50 heures de travail hebdomadaire, juste un peu plus que dans les carrières de l’éducation» sans parler des soucis de tes loisirs nautiques. Les mensonges des candidats sont à la hauteur de ceux de leurs électeurs.

    Quant à la grandeur démocratique qu’écrivent certains, comme à « l’immense culture légale, plus que générale », le « génie de l’esprit critique », qui transpirent, dans certains écrits, elle me prête à sourire 😆

    Je vous prie de m’excuser de ne pas avoir pris le temps pour être plus réactif à vos propos, mais à ma décharge, ce n’est pas mon boulot, ni ma «tasse de thé» (il y a des addicts à la caféine ?!) !
    Bon week-end

  • A Nathalie
    Pour le compliment sur la qualité de tes clichés : j’étais sérieux (même si ce n’était pas, à me relire, évident !)

  • @Pierre OLIVIER,
    Je ne comprends pas grand chose aux termes que tu me destines…peu importe…c’est ainsi quand on est « populiste »!! Mais une question: quand tu écris « Ta diatribe…..il est légal à la… » Tu veux parler de « légalité » ou « d’égalité »?
    Merci d’accompagner mon ignorance dans la traversée d’un tunnel obscure.

  • @ Pierre :
    – est-ce que quand on parle de « casse-toi pov’ con », je dois considérer qu’on parle vraiment de politique? J’aurais plutôt envie de placer le débat sur le sujet de la courtoisie qui t’est visiblement chère, ou d’éducation, ou de relations humaines ou relations élus/administrés…

    – la loi est là pour régler ce problème de l’information et de l’image des élus parce que sinon, l’information est impossible. Je suis autant que toi attaché aux notions de courtoisie, savoir-vivre, vivre ensemble et tutti quanti, mais considérant le déificit d’organes pluralistes dans l’information locale professionnelle, je me réjouis que les blogs des simples citoyens bénéficient des avantages de cette loi. Vouloir forcer le débat sur la question est une remise en cause pure et simple de la possibilité d’informer: ce n’est certainement pas ce que tu souhaites, mais c’est indiscutablement ce à quoi cela aboutirait. Et ça, ça me paraît très grave.
    Les élus de demain se feront mieux à cette contrainte que les élus d’hier, sans doute, et s’il faut en passer par un renouvellement des générations de personnels politiques, ma foi ça me va considérant l’ensemble des reproches que le citoyen accumule contre la manière politique héritée du XXème siècle. On fera d’une pierre deux coups.