Une femme déjà en campagne à Bandol

D’habitude, les listes candidates aux municipales vont plutôt les chercher à l’approche de l’échéance, parité oblige. Là, c’est une femme engagée depuis longtemps en politique à Bandol (jeunes RPR, puis UMP dont elle est la déléguée communale), qui prend les devants. Pas d’équipe, pas de projets révélés autre qu’une envie de redonner de l’ambition à notre ville, Laetitia QUILICI entre en campagne pour 2014, avec une volonté affichée d’écoute des bandolais. Elle n’est pas la seule de son sexe à prendre le départ, mais c’est la première dont l’action prend forme de campagne organisée.

Non seulement elle n’a pas de liste, mais ne se présente pas forcément comme future tête de liste. Cependant avec sa page Facebook intitulée « Bandol Passion« , le tract qui a commencé à circuler (voir ci-contre), et un comité de soutien, elle revendique une position d’acteur incontournable pour le prochain scrutin. Son point fort sera aussi son point faible : inextricablement liée au maire de Six-Fours (elle travaille pour cette ville), le cumulard député Jean-Sébastien Vialatte est aussi son hiérarchique au sein du parti qui domine la droite (et Bandol), et beaucoup craignent de la voir sous influence trop directe, comme d’autres redoutaient la main du maire de Sanary derrière d’autres candidats bandolais par le passé, or le député pèse a priori plus que Ferdinand Bernhard…

Bref, elle va se faire draguer politiquement car si elle n’arrive pas à fédérer derrière elle, là où elle ira, il est probable que l’investiture UMP sera (ou vice-versa?).
Et à Bandol plus qu’ailleurs, ça compte!

Quelle place veut-elle?

Doit-elle se limiter à jouer une place de 1er adjoint, ou aller au bout de sa démarche et tenter de devenir maire, alors qu’elle n’a pour l’instant jamais siégé comme adjointe au maire, mais comme conseillère d’opposition, jamais exercé ce pouvoir municipal au sein d’une majorité? Son inexpérience est très relative si on considère le parcours ci-dessus, et qu’on peut supposer que ses mentors politique ont fait le nécessaire pour qu’elle soit largement aussi formée que certains adjoints après plusieurs mandats (il y a de la formation au sein des partis?).
Elle se présente modeste (et ça lui ressemble pour autant que je puisse en juger), mais on n’est pas de ces combats sans une motivation personnelle qui peut ressembler à de l’ambition (excellent moteur). Elle arrive à une maturité qui fait qu’elle doit maintenant s’affirmer si elle veut véritablement accéder à un certain pouvoir politique (même si le prochain maire le partagera avec la communauté de communes de Sud Sainte Baume).

Des qualités rafraichissantes

  •  Son âge, d’abord, la place dans la génération qui aspire à prendre la relève des têtes qui font les alliances tournantes à Bandol depuis… longtemps. Elle est de celles et ceux qui régénèrent un peu le sang politique bandolais.
  • son attitude, plutôt réservée, nous change de ceux qui braillent par dessus la voix des autres au conseil municipal, quitte à lire un texte le plus fort possible pour couvrir l’intervention d’un adversaire (reprenez les vidéos récentes du conseil, le maire en fournit régulièrement de pathétiques exemples). Je note qu’elle ne polémique jamais, ne rentre pas dans les combats stériles, et au conseil sait attendre la bonne fenêtre pour qu’elle puisse être écoutée sans élever la voix. Le citoyen civilisé lui en sait gré, sans savoir si elle aura cependant les épaules pour diriger une équipe et a fortiori un conseil où la théâtralisation et les effets de manche (ou des essais qui voudraient s’en approcher) sont culturellement inscrits dans les habitudes.
  • moderne*, elle vient de se lancer dans une auscultation de la population avec un questionnaire en ligne qui met à profit les outils gratuits permettant à un individu sans moyens de faire aussi bien si ce n’est mieux qu’une mairie qui se fait vendre une téléconsultation. Elle a la culture de sa génération qui met un petit coup de vieux à certaines pratiques, promet une approche nouvelle de certaines questions (communication, dialogue, concertation, etc.), un regard plus en phase avec son époque n’accentuant pas le tropisme « sénior » de Bandol (même si elle sait fort bien cultiver cet électorat là dans son action locale pour l’UMP).
  • des qualités intellectuelles certaines : on ne décroche pas un doctorat en sciences sans travailler, ni n’avoir un niveau de réflexion qui garantisse une capacité à traiter les problèmes. Au moins est-on assuré qu’elle sait et peut lire beaucoup (ça suffit parfois à relever le niveau).

Des interrogations lourdes

Même si elle s’engage dans cette campagne avec Jean-Yves DECROIX, conseiller municipal entré en dissidence de la majorité, et qui partage avec elle une bonne part des points positifs ci-dessus, à eux deux ils ne révèlent pas encore une liste, et on ne la leur connaît pas. Leur campagne est-elle juste là pour s’affirmer et négocier un recrutement par les listes les mieux placées?

A un an de l’échéance, leur approche basée sur l’écoute des bandolais, si elle est louable n’en est pas moins timide voire frileuse. La tradition politique en France veut que les candidats politiques affirment une vision, un projet.  A ne proposer pour l’instant qu’un audit des aspirations, n’est-on pas dans une posture politicienne d’opportunisme? « Dîtes-moi ce que vous voulez et je vous le promets. » Quel travail préparatoire, quelle réflexion préalable à une prise des commandes pourra se développer dans un intervalle finalement court et dont une bonne moitié sera totalement accaparé par la communication en campagne…? L’électeur qui n’a pas toujours le temps et le recul pour élaborer une vision attend du politique qu’il l’ait, la défende avec conviction, se batte pour la partager et convaincre.
Cette posture d’attente est très commode pour laisser le jeu ouvert et négocier. Mais on attend(rait déjà) un projet.

Même ses qualités posent question:

  • J’en connais qui lui reprochent son manque d’agressivité qui peut l’handicaper pour s’imposer face aux plus grandes gueules de la vie publique locale, et prévoient des difficultés à « tenir » les séances d’un conseil remuant. Est-elle taillée pour tenir les premiers rôles? J’avoue préférer son style à la vieille école politicarde, et ne suis pas certain qu’il soit finalement moins efficace. Mais ne sera-t-elle pas « naïve », trop « tendre », face à d’autres qui parlent fort (à défaut de discours fort).
  • Son expérience de la vie locale, comme salariée de Six-Fours, n’a-t-elle pas émoussé sa capacité de travail? La gestion des questions d’environnement dans une modeste mairie (elle n’apparaît d’ailleurs pas dans l’organigramme des chefs de service à Six-Fours) ne suppose pas le stress vécu par un élu de premier plan voire un maire. Faisant fi de son engagement associatif, politique, ou de son siège d’élue d’opposition, j’entends souvent à son sujet qu’elle ne démontre pas au conseil municipal la puissance de travail nécessaire. Ce n’est pas faux, mais le fait est que dans l’opposition, je cherche encore qui fournit le travail espéré, et à sa (leur) décharge, elle fait partie des élus qui sont en activité (ceux qui ont le moins de temps à consacrer à cette mission, ô combien ingrate et difficile quand on est du mauvais côté).
  • Jean-Yves DECROIX à ses côtés, ne rassure pas non plus tous les observateurs : sa participation à la majorité dont il fût membre jusqu’en 2012 n’a pas convaincu totalement. Chargé de projets innovants, liés à l’environnement, beaucoup considèrent son rôle à la marge, sur des projets à but trop orienté communication (les plus virulents disent « gadgets« ), et trop éloigné des problèmes les plus au coeur de l’activité d’une mairie. Son silence longtemps imposé par la solidarité avec la municipalité tant qu’il était dans la majorité ne l’a pas aidé à imposer une image claire et forte. Ses qualités reconnues ne suffisent pas à prouver ce dont il serait capable. Alors il lui faudra faire connaître quelque chose qui ressemble à un bilan personnel de son action. Ce n’est pas un obstacle, car d’autres seront candidats sans rien qui s’en approche au plan municipal, et le construiront sur leur parcours personnel uniquement. Le renouvellement des élus est à cette condition d’accepter dans le cercle ceux qui n’y sont pas encore totalement. Mais il est déjà plus « capé » que sa partenaire sur ce plan avec presque 5 ans dans une majorité.
  • Ils devront aussi certainement justifier leurs choix passés. Mr Decroix a longtemps soutenu une majorité très critiquée (et réduite à peau de chagrin aujourd’hui) : les mensonges répétés du maire dont le mode de fonctionnement très peu porté à la concertation réelle est connu depuis longtemps, mais aussi la gestion terriblement amateur du premier adjoint centralisant tant de délégations en début de mandat, tous ces éléments négatifs ont bénéficié sinon de son indulgence réelle, au moins de son silence public. Quant à Laetitia Quilici, elle a beau avoir pris ses distances avec François Barois une fois battu (et après un délai raisonnablement courtois), elle ne peut occulter le fait qu’elle était sur sa liste en 2008, cautionnant un mandat précédent que les électeurs ont sanctionné à 70% aux 2 tours de l’élection municipale… Les électeurs reverront ou reliront utilement le texte de sa déclaration de l’époque (publié sur Bandol-blog), mais sans pouvoir ignorer 2 points:
    – sur un scrutin de liste, les plus légitimistes considèrent qu’un élu qui quitte un groupe doit quitter le conseil (ce qu’elle ne fit pas).
    – son explication montre sa parfaite insertion dans le fonctionnement politique français, où la loi des partis impose une bonne part du comportement du personnel politique : c’est une source d’ordre (au détriment d’une certaine richesse de points de vue), mais aussi très souvent politicien, comme en témoigne les alliances tournantes à Bandol.

Conclusion

Laetitia QUILICI et Jean-Yves DECROIX bénéficient tous les deux d’un capital sympathie évident, largement lié à leur attitude mesurée, courtoise, civilisée. Ils font partie des modérés, où qu’on les range. Mais ils s’avèrent mal connus, tous deux encore un peu en retrait du premier plan de la vie locale, et c’est probablement la conséquence du premier point (chaque médaille a son revers).
Leur attentisme (eux diront volonté d’écoute et de diagnostic) les positionne dans une situation de négociation plus que d’affirmation d’autant que la dame peut faire miroiter le poids de l’UMP dans sa musette (tout en trimballant l’image de son mentor politique en fardeau aux yeux d’une partie des électeurs). Et il ne faudra pas se tromper de colistiers cette fois, qu’ils soient devant ou derrière sur l’affiche : la partie de l’électorat qui n’est pas demandeuse de clientélisme mais de rigueur et de qualité sera certainement plus sourcilleuse quant à la composition des listes (elles ont à Bandol un peu trop tendance à exploser et se recomposer, en permanence, au mépris de toute cohérence et continuité).

C’est peut-être sage de ne pas multiplier les listes. Mais ça manque quand même de projet. Il est bien tôt me direz-vous pour un RV en mars 2014. Certes, mais eux ont pourtant déjà démarré une campagne, et la phase où ils se trouvent auraient à mon sens dû être opérée bien plus en amont, et être terminée aujourd’hui.
Inutile de me faire à nouveau remarquer que je suis un piètre politologue, et encore moins un candidat : c’est certainement eux, futurs combattants qui ont raison de procéder comme ils le font. Mais fidèle aux objectifs initiaux de ce blog, voilà en libre accès le contenu du cerveau d’un électeur et le regard sur leur action. A ceux qui sont volontaires pour le challenge politique municipal d’en faire… ce qu’ils veulent.

 F.M. – www.bandolais.fr

* « moderne », peut-être un peu trop sur son tract : elle ne propose qu’un « QR code » pour aller sur le site (page Facebook) de sa campagne, sans même indiquer l’URL classique (Http://www.etc..)

P.S.: certains de ses partisans s’impatientaient ne voyant pas d’article venir chez moi sur la mise en route de la campagne « Bandol Passion », et on m’a déjà interrogé sur mon hostilité à son égard (ou envers l’UMP selon certains)… Euh, minute papillon, je n’ai que deux mains, et perrsonne ne m’a proposé l’article pré-mâché. Je sais que je vous ai mal habitué pendant des années, mais les délais sont ceux que je peux tenir pour commenter l’actu locale (et je ne peux pas être exhaustif). C’est d’ailleurs pour ça que j’ai toujours dit qu’il fallait plusieurs blogs à Bandol, et ce que j’oublie de dire ou ne sais pas, c’est aussi votre rôle de commentateurs (voire de contributeurs, vous savez, ceux qui me proposent des articles et que je publie avec leur nom dans le titre).





10 Commentaires

  • […] l’indépendance de Laetitia QUILICI, qu’elle revendique dans sa campagne pour un projet propre à Bandol va subir quelques critiques. Le questionnaire en […]

  • Même avec un mois de délai d’écriture, j’ai réussi à oublier de mentionner leur première interview vidéo, réalisée et publiée par Bandol-blog:
    http://www.bandol-blog.com/?p=49621

  • Merci fred de nous tenir informés par le biais de ton blog. On n’a pas toujours le temps d’aller fouiller sur 36 résosocio pour savoir qui que quoi.
    J’ai répondu au questionnaire de Mme Quillici en cliquant sur le lien que tu m’as fait connaître bien qu’il soit perdu au milieu d’un texte plutôt dense 🙂
    L’avenir nous dira si l’équipe Quillici saura exploiter ce questionnaire (plutôt un premier jet).

  • Article pas mal mais quelques rappels et quelques précisions :

    Dimanche 9 mars : 1er tour
    Ensemble pour Bandol – Christian PALIX – 41%
    Bandol Printemps 2008 – François BAROIS – 30%
    Christian DELAUD – 17%
    Michel SAUZET – 12%

    Dimanche 16 mars : 2nd tour
    Ensemble pour Bandol – Christian PALIX – 51%
    Bandol Printemps 2008 – François BAROIS – 33%
    L’Avenir Autrement – – Michel SAUZET – 16%

    « ….elle ne peut occulter le fait qu’elle était sur sa liste en 2008, cautionnant un mandat précédent que les électeurs ont sanctionné à 70% aux 2 tours de l’élection municipale… » (@-Frédéric METEY).

    sur 5400 votants, elle a tout de même été sur une liste qui a récolté 1570 voix au premier tour et 1767 au second tour… la liste de Palix ayant recueilli 2140 voix au premier tour et 2720 voix au second.

    On pourrait tout aussi bien dire que la liste Palix a été sanctionné de 49% des électeurs alors qu’il n’avait aucun mandat précédent …. et celle de Sauzet-Delaud de 84% ….

    « verre à moitié plein ou verre à moitié vide »

    Est-ce qu’on pourrait avoir de même pour les autres candidats potentiels ?

  • Les résultats du second tour de 2008 montrent clairement que les voix de Christian Delaud se sont largement reportées sur la liste de Christian Palix ….. mais bon c’est de l’histoire ancienne….. pas sûr que l’histoire se répète en 2014.

    Sinon, afin de ne pas faire de jaloux, je serai très heureux de lire pour Delaud, Palix, Revol, Joseph, Connat, …..les forces / avantages et faiblesses / inconvénients de chacun avec la même rigueur que cet article sur Quilici.

    Merci

  • @ Antoine et Gilbert :

    on va attendre un petit peu que les uns et les autres officialisent leur démarche pour les commenter. Parce qu’il va y avoir encore beaucoup de mouvements, et je ne vais pas me taper un tel travail d’autopsie de mes neurones (vivants en plus, ça fait mal), tant que ça ne prend pas une tournure un peu officielle. Et il me faut de l’info pour écrire sur les uns ou les autres, parce que ceux sur qui je ne sais rien ou si peu, ça va être bref comme texte.

    Merci à Laetitia de partir si tôt pour permettre un étalement de l’effort rédactionnel. LOL

    Mais j’avais déjà commencé avant elle avec un compétiteur ou un groupe resté jusqu’ici anonyme bien que visiblement candidat:
    http://www.bandolais.fr/2013/02/bandol-2014-bataille-engagee.html
    Peut-être ont-ils pris mon article comme une invitation à revoir leur mode de communication avant de prendre un vrai départ.

    Promis je ferai mon possible, mais si vous consultez les archives de 2007/2008, je vous annonce d’ores et déjà que je ne couvrirai pas la campagne aussi intensivement… Il faudra compléter avec des articles écrits par d’autres, ici et sur les autres sites web bandolais.

    De toutes façons ne confondez pas blogueur et journaliste : je ne pourrai pas faire de travail d’enquête, mais juste exposer mon ressenti d’électeur avec les informations dont l’électeur que je suis et reste (même si plutôt informé par rapport à la moyenne locale), dispose.
    Plus encore qu’en 2008, la bonne information viendra de la multiplicité des points de vue et arguments exprimés. Je me sens d’autant moins obligé de couvrir intensivement la campagne qu’aujourd’hui mon blog n’est plus seul mais un parmi d’autres supports. J’ai fait une fois (et ça a même duré 3 ans) un énorme effort de disponibilité : cette fois il faudra le partager. Même si je m’engage à faire l’effort de l’honnêteté intellectuelle, l’objectivité restant un voeu pieux comme l’expérience l’a déjà prouvé, un but utopique (surtout que je ne connaissais personne ou presque en 2007/2008, et que je n’ai plus la même virginité dans mon regard sur la vie locale).

  • @-Frédéric METEY

    Madame QUILICI ne s’est pas encore déclarée alors que Madame CONNAT oui. Cette dernière est d’ailleurs la seule candidate déclarée actuellement.

  • Salut Fred,
    je suis donc allé sur le lien que tu nous indique et j’ai pris connaissance de ton texte de FEVRIER 2013 et je relève un petit bout de ce que tu écrivais et qui me parait tout à fait prémonitoire :

    « Bref, pour l’instant, et à quelques exceptions près, on entend bruisser les négociations entre « égos, mais pas beaucoup les projets pour la ville. Et le niveau de ce premier mailing confirme « mon pessimisme sur le niveau de la future campagne : on commence par les slogans, et « pour les arguments, on verra plus tard. Ça va être long ces 13 mois. »

    On le voit également ici :
    On ergotte sur des chiffres du passé avec bien évidemment divers procès d’intention argumentés à partir de résidus d’entente passées, (et pourquoi pas une interdiction morale dans la foulée, histoire de basculer dans le terrorisme intellectuel ?) ;
    On ergotte sur qui a officiellement ou pas déposé sa liste (à la préfecture ?) ;
    On prend date d’un risque de partisianisme en faveur de . . . en exigeant (à fleuret moucheté) que le gestionnaire de ce blog fasse preuve d’une impartialité « en faveur » des autres candidats (donc le sien) Oui c’est comme ça dans l’esprit de ceux qui réclament l’impartialité : ça doit toujours être en faveur de . . . On veut bien être égaux à condition que son candidat soit un peu plus égaux que les autres.
    Au fait Mr Rahier, vous soutenez madame Quilici ou madame Connat ? Je ne suis pas sûr d’avoir compris ?

    Et Bandol dans tout ça ?
    Pour les arguments on verra plus tard !

  • @-Patrick Lacaze

    Pour l’instant ni pour Connat, ni pour Quilici, ni pour Joseph, ni pour Revol, ni pour Delaud, … j’attends de voir les programmes des uns et des autres avant de choisir celui qui aura le meilleurs programme pour Bandol … mais surement pas pour Palix qui n’a pas été en mesure de tenir ses engagements au cours des 6 années passées, de rehausser le débat politique à un niveau acceptable et de redonner à Bandol la notoriété qu’elle avait dans le passé. Je n’accorderai donc aucun crédit aux promesses qu’il ferait s’il était candidat à sa succession. On s’est fait avoir une fois, pas deux !!!!

    Comme je le disais, j’aimerai voir un portrait comme celui qui a été fait pour Quilici pesant les forces / avantages et faiblesses / inconvénients de chacun des autres candidat. ça aiderait beaucoup les électeurs.

    —————————
    NDLR : je suis ravi que le lecteur puisse trouver ici l’espoir d’une aide, mais je tiens un blog assez solitaire et ne parviendrai certainement pas seul à fournir l’éclairage suffisant. Le mien, certes, mais en regard du travail nécessaire à l’analyse de cette campagne qui s’annonce riche de compétition (à défaut d’autres choses?), l’électeur ne pourra se limiter à la lecture de ce seul blog… Ou alors je considérerai qu’un des buts de ce blog n’est pas atteint : celui de pousser mes lecteurs à développer et s’appuyer sur leur esprit critique.

  • @ Gilbert Rahier :
    nous n’avons pas la même lecture de qui est déclaré(e) ou pas (et ça peut facilement se débattre en regard de la situation très en amont de l’élection).

    De mon point de vue:
    – Laetitia Quilici n’est pas candidate au sens « tête de liste » (qu’elle ne revendique pas – encore?), mais a depuis un mois une action déclarée sous le nom de « Bandol Passion » qui vise ouvertement l’échéance électorale de 2014, avec tracts, réunions publiques, déclaration d’intention et explications de la démarche, questionnaires de consultation, appels à participer, etc. C’est ce que j’appelle une campagne, et publiquement déjà structurée.
    – Frédérique Connat a dit qu’elle serait candidate, mais en dehors de sa page Facebook (personnelle, pas celle d’un groupe ou d’une équipe ou d’un projet), je note que son blog (Bandol en @ction) est à l’abandon, et pour l’instant je n’ai pas d’échos d’une action de campagne (je n’ai comme info que de l’activité d’élue rattachée à l’opposition au conseil). Même si comme d’autres opposants elle critique le maire au long de son mandat (ou d’autres acteurs politiques), je ne considère pas qu’elle a donné le signal du départ de sa campagne pour 2014…
    – de ce point de vue, je considère que d’autres écuries sont plus proches de l’état de campagne que ne peut l’être Mme Connat, avec une démarche déjà structurée en ce sens, même si le signal du départ n’est pas donné. Ex.:
    http://www.bandolais.fr/2012/04/officialisation-dune-association-visant-bandol-2014.html

    Tout ceci est évidemment affaire de perception, et la campagne ne démarrera vraiment qu’à l’automne, avec des groupes qui apparaîtront déjà plus constitués et proches de leurs formes finales à 29 noms (plutôt vers Noël pour cette phase spécifique, voire au début de la campagne officielle qui ne durera que quelques semaines en 2014). Là j’assume la subjectivité éditoriale de mon interprétation des mouvements des uns et des autres.