Tour de web bandolais 2012 : N°4

  • Publié le 13 Jan 2012
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  • HumeurPolitique

Vigilance et Vérité à Bandol avait déjà été reclassé dans la rubrique politique de ma page consacrée aux sites et blogs bandolais. La pente prise pourrait conduire à un classement « politicien » aux côtés des élus qui siègent dans l’opposition, ce qui serait dommage pour une association née « citoyenne », avec un objectif de vigilance typique de contre-pouvoir.

Que des articles de son site critiquent le maire avec véhémence, c’est légitime tant que ça vise des décisions de la majorité, un manque de transparence largement dénoncé, des revirements ou des contradictions, comme dans ce papier qui liste les plus lourds reproches fondés qu’on peut faire à Christian PALIX avec un titre et une mise en commentaires qui appuient une dramatisation d’opposant très classique. Mais Jean-Paul JOSEPH qui ne cache plus son opposition directe au maire de Bandol par lequel il est souvent déçu (il l’avait soutenu) voire scandalisé, ne gagnera pas à le peindre tout noir. On sait que l’électorat ne croit jamais au chevalier blanc ni chevalier noir, et pardonne bien des choses dans les urnes qui sacrent même souvent des gens trainant quelques casseroles (hélas).

Alors quand un article donne la sensation que notre maire est responsable de la situation économico-touristique de notre station balnéaire, alors qu’il hérite de trois décennies d’une gestion par 4 ou 5 édiles différents (Sanary dans le même temps n’a pratiquement connu qu’un seul maire qui a su avoir une vision et la développer), c’est un article qui cumulé au reste du discours de VVB donne le sentiment d’être face au plus violent opposant à la majorité.

Il a réduit le budget? C’était me semble-t-il une demande de ceux qui ont voté. Le budget tenait pour partie au festival M6 Live que TOUTES les listes étaient d’accord pour stopper, et il applique notre choix global. Et imaginez les finances municipales si on se lançait en ce moment dans une politique d’animation ambitieuse: les choix du prédécesseur condamnaient à faire profil bas sur les dépenses, et on a quand même connu une hausse déjà spectaculaire de l’impôt municipal que les baisses ridicules des deux dernières années ne peuvent masquer. Alors investir ambitieusement…

S’il est un domaine où la critique doit se faire avec mesure, c’est probablement sur ce dossier de la gestion du capital touristique, équation d’une incroyable complexité (ce qui la rend difficile à traiter rapidement, et n’a malheureusement pas de recette miracle): structure du parc immobilier, espace aménageable, capacité d’accueil événementiel, historique, infrastructures diverses, etc.

Alors certes, une bonne part des questions soulevées par l’article sont intéressantes, nécessaires. Mais elles ne devraient pas être mélangées dans un article qui tend à donner le maire actuel comme responsable, dans un domaine pour lequel aucun politique n’a su convaincre et n’a en aucun cas eu les moyens de redresser la barre en moins de 4 ans, ça sonne comme de « l’acharnement » politicien.

Christian PALIX n’aura pas su au bout de son mandat corriger cette situation précise de la renommée de Bandol et de son animation, mais je n’ai pas envie de l’accabler sur ce point. Il sera éventuellement temps de le remplacer en 2014. Et c’est à ceux qui aspirent à prendre les rênes de développer un programme argumenté pour assurer la relève et le challenge. Aux électeurs de dire si c’est important pour eux, et en qui ils croient. Et dans ce cadre, VVB est parfaitement en droit de demander la transparence sur les choix du maire comme elle le fait, mais selon moi, pas plus.

F.M. – www.bandolais.fr