Tour de web bandolais 2012 : N°2

Après le site de la mairie de Bandol et son forum hier, petit tour des forces d’opposition en ce début d’année, avec le principal groupe officiel issu du scrutin de 2008.

Face au silence d’un Michel SAUZET qui s’obstine à ne commenter la vie locale que lors des conseils municipaux, la persévérance de l’équipe BAROIS force l’admiration.

Les conseils municipaux sont réécrits, les uns après les autres, avec l’angle (légitime) de l’opposant. Mais sans doute pourrait-on s’épargner les piques politiciennes inutiles. Je cite cet extrait du dernier Conseil Municipal relaté par Bandol pour Tous:

Par ailleurs, on s’aperçoit que le maire propose au vote des élus une provision « semi budgétaire » (d’1,5 M € quand même), mais qu’il ne sait même pas ce que c’est !! Il a fallu faire appel aux lumières de l’administration…

Moi qui étais dans l’assistance, je peux vous dire que pas un élu n’avait l’air d’avoir la moindre idée de ce qu’était ce mode semi-budgétaire, et que l’explication de l’administration leur a fait une belle jambe.

Que la question soit posée pour éclairer nos lanternes à tous, pour 1,5M€, c’est normal.
Tenter (vainement) de ridiculiser le maire qui n’a pas appris par coeur cette subtilité du rubriquage administratif, c’est allonger inutilement le compte-rendu de conseil. C’est un exemple.

Critiquer les décisions, dénoncer le clientélisme ou les arbitrages litigieux, mais ne demandez pas au maire de savoir et faire le boulot de chaque rouage de son administration. Et si parfois il faut demander un rappel technique aux hommes de l’art sur un point de détail, ce n’est pas une honte. J’ai plus été choqué comme administré que l’ambiance du Conseil fasse que le maire hésite à se tourner vers son DGS, que par le fait qu’il doive en appeler à son Directeur Général des Services pour répondre. Les élus doivent connaître leurs dossiers, surtout s’ils aboutissent en conseil. Mais que d’authentiques détails vus rapidement lors d’une réunion de travail ne soient pas mémorisés dans toute leur subtilité, cela ne devrait pas servir dans le débat politique.
C’est un peu la différence entre argument politique et argument politicien… Il faudra bien qu’un camp puis les autres abandonnent cette tentation de faire mal à l’adversaire sous n’importe quel prétexte pour que le niveau s’élève.

F.M. – www.bandolais.fr





21 Commentaires

  • […] Je vous invite à aller faire un tour sur le blog de Fred Metey en cliquant sur l’image ou de cliquer sur ce lien pour prendre connaissance du commentaire de Christian Delaud à propos des décisions qui ont été […]

  • cher Mr Metey,

    Certains silences sont plus éloquents que certains verbiages politiquement corrects fussent-ils informatisés, »webisés », « tweetisés » !
    L’implication dans la vie politique locale n’implique pas l’obsession du clavier.L’obstination peut en revanche être une qualité dans ce domaine !
    On peut être ouvert à l’intérêt de l’informatique et considérer qu’il y a un temps pour chaque chose, « rien ne sert de courrir…… »
    sentiments les meilleurs,
    Michel Sauzet.=

  • @ Michel SAUZET,
    question obstination, vous ne me reprocherez certainement pas d’en manquer…

    S’il y a un temps pour chaque chose, votre blog de 2008 annonçait une poursuite qu’on attend toujours.
    Page du blog de Michel SAUZET depuis avril 2008
    Pour en avoir parlé avec vous au hasard de nos rencontres, je me souviens que vous considériez qu’il ne se passe rien à Bandol et qu’il n’y a donc rien à commenter… Vous m’excuserez après 1800 articles consacrés essentiellement à Bandol en 4 ans et demi de ne pas partager votre point de vue, comme à l’époque de cette conversation. D’autant que vous êtes élu (vous l’avez choisi), et que je ne suis qu’un simple citoyen (sans obligation à assumer mais qui mouille quand même le maillot).
    Vous manifestez bien une activité très visible au Conseil Municipal (sans que je sache en mesurer la productivité) et pense donc qu’en tant que tête d’une liste d’opposition, vous pourriez avoir une participation plus active au débat public.

    On reproche aux citoyens de se réfugier derrière la démocratie représentative, de déléguer en ne s’intéressant pas au fait politique entre deux élections, pour finir par céder facilement au « tous pourris ».
    A moi il semble que c’est aussi de la responsabilité du politique que de faire au moins l’effort de l’intéresser. Et si ce ne sont pas les élus d’opposition qui font la démarche pédagogique de lui parler, je ne sais pas très bien d’où espérer une re-création du lien élus/citoyens…
    Amicalement. FM

  • Christian Delaud

    Je tiens à apporter une précision sur la délibération N° 4, rapport sur l’eau et l’assainissement, qu’a attaquée François Barois.
    M. Barois fait partie de la commission qui a délibéré sur la délégation de service public de l’eau et de l’assainissement à la Société des eaux de Marseille.
    La commission composée de huit membres dont quatre étaient excusés, a accepté les propositions de la SEM qui comprenaient le changement de tarification à partir de 2011.
    M. Barois était présent, quel a été son vote?

    Par contre, je connais celui du 30 novembre 2009 sur la délibération de délégation du service public de l’eau à la SEM.
    Délibération dans laquelle il était clairement indiqué la nouvelle tarification à partir de 2011.
    M. Barois comme la quasi unanimité du conseil municipal a voté pour.
    M. Sauzet s’est abstenu.
    J’ai été le seul à voter contre.
    Où est la cohérence politique quand on attaque une décision que l’on a prise?

    Et surtout que François Barois ne dise pas qu’il ne savait pas.
    En effet, dans la délibération sur la délégation du service public de l’eau potable du 30 novembre 2009, il y est écrit page 4:
    « à partir du 1er janvier 2011
    Redevance par m3 d’eau consommée par tranche quotidienne et par logement:
    Tranche 1: de 0 à 165 l/j 0.1751 € HT/m3
    Tranche 2: au delà de 165 l/j
    du 1er septembre au 30 juin 1.2850 € HT/m3
    du 1er juillet au 31 août 1.3870 € HT/m3
    … »

  • Muriel anguenot

    Tiens , pas de tour du web numéro 4 , ou l on pourrai lire que le blog de monsieur delaud ne suit pas l actualité bandolaise ? Pourquoi ces remarques un tantinet acerbes sur le blog en sommeil de Michel Sauzet et ce silence assourdissant sur un cas à peu près identique ? Je dois être trop pressée et ça va venir ? Bien sur .

  • Pardon Muriel, le Tour du web bandolais n°4 ne sera publié que demain puis un 5 et un 6. Mais je ne traiterai pas de tout exhaustivement. C’est un point d’étape, à début 2012, avec quelques réflexions que j’avais envie de faire, rien de plus.

    En l’occurence, je me suis posé la question du cas Delaud, et j’ai conclu que je n’avais rien de particulier à mentionner, et en tous cas que son cas n’a STRICTEMENT rien à voir avec celui de Sauzet :

    1°) Sauzet est en retraite. Delaud toujours en activité, et fréquemment à l’étranger ou son métier l’appelle. Ca ferait au moins une excuse pour être moins actif (or il n’en est rien).

    2°) j’ai recensé les interventions des deux hommes sur mon blog en 4 ans (et les proportions correspondent à l’ensemble de leur activité en ligne à ma connaissance) :

    – moins d’une dizaine d’interventions brèves de Sauzet, pour moitié pour répondre à des mises en causes.
    – 179 commentaires pour Delaud, dont de véritables textes, où il développe des arguments, relève le gant du débat (et je garde en mémoire un échange avec lui où nous étions assez diamétralement opposés, mais où les points de vue ont été largement exposés).

    3°) s’il n’utilise pas son blog, il est en revanche très présent sur Facebook, où il anime au moins 2 pages/groupes consacrés à Bandol:
    – une page consacrée à l’AOC Bandol
    – une page consacrée au dossier de l’intercommunalité.
    – on l’y a vu actif également sur le cinéma Caméra ou la LGV PACA…

    J’aurais d’autres remarques à faire sur leurs différences, mais puisqu’on parle d’indices d’activité visible, je m’en tiendrai là.

    Mais il se trouve que cette semaine, non, je n’avais pas d’idée d’article sur le cas Delaud en ligne, alors que j’ouvre tous les jours le blog de Sauzet en me demandant quand il prendra la peine d’informer les bandolais de son point de vue sur ce qui se passe à Bandol, et que ça me paraissait le contrepoint évident de l’effort de l’équipe Barois qui fait régulièrement et longuement valoir son analyse.

  • merci de ta reponse , me voila rassurée . il y aura donc une suite .
    je note donc que le blog du PS bandolais ne sera pas abordé dans ton  » tour de web bandolais  » .
    il est vrai que tu parles , je te cites  » d’un petit tour des forces d’oppositions en ce début d’année ….  » , j’avais sans doute lu un peu vite . ou mal compris . bien .

  • Bandol pour tous

    Pour en revenir à notre critique, elle est politique, et parfaitement fondée.
    Nous admettons qu’un maire puisse ne pas tout savoir, ni même tout se rappeler.
    Mais là, il s’agissait d’une délibération du conseil municipal, pas d’une question posée inopinément.
    Les élus et les citoyens sont en droit d’attendre que le maire sache ce qu’il veut faire voter et les implications financières dans le cas présent. Un maire est quand même censé étudier ses dossiers avant le conseil – Il a en a le temps, lui, et il peut compter sur l’aide de l’administration.
    Or nous avons souvent constaté que M. Palix les connaissait mal et/ou qu’il ne semblait pas comprendre certains points. Et nous trouvons que c’est inquiétant…
    Dans ce cas précis, la délibération, très brève, précisait : « la commune de Bandol a opté pour la provision semi-budgétaire ». Il est important de savoir que ce million et demi est gelé (provision semi-budgétaire) et qu’il ne peut être utilisé pour l’autofinancement (provision budgétaire). Ce n’est quand même pas compliqué ! M. Palix a choisi cette option au début de son mandat. Elle est suffisamment importante pour qu’il se rappelle sa signification. Va-t-on devoir emprunter s’il survient une dépense imprévue, alors que cet argent dormira dans les caisses de la trésorerie sans rapporter un seul centime à la ville ?
    Et si le maire a « un trou de mémoire », ou désire apporter des précisions, son staff administratif est là pour l’épauler. Les maires précédents n’hésitaient pas à se tourner vers les fonctionnaires pendant le conseil, et personne ne les a critiqués pour ça.
    Mais M. Palix préfère répondre n’importe quoi comme il l’a fait dans ce cas précis*, et comme il le fait trop souvent ! C’est la raison de notre critique.
    En fait, il ne veut pas admettre son ignorance ou son incompétence dans certains domaines, pour ne pas perdre la face devant des élus que lui-même n’hésite pas à traiter d’ignorants et d’imbéciles.

    *A la question « qu’est-ce qu’une provision semi-budgétaire ? » le maire a répondu textuellement : « C’est une provision semi-budgétaire avant de passer la délibération qui se passe justement aujourd’hui. C’et le trésor qui nous l’a imposée en collaboration avec notre juriste. Le choix se fait en début du mandat, avant de le faire passer en budgétaire comme cette fois-ci. Ça veut dire que la provision se fait secondairement. Etc, etc…»
    Comprenne qui pourra !!!

  • @ Muriel,
    petit tour de web et après la majorité la veille, pour laquelle je n’avais rien de très neuf à dire, tour de l’opposition, en ligne. Oui, mais:
    Comme pour Delaud sur qui je n’avais rien de particulier à exprimer, je ne parlerai pas de Mme Connat: depuis qu’on a constaté la réapparition de son site amputé de toutes traces de Marcel BOGI là aussi (voir N°3 de cette série), elle ne se manifeste plus en ligne. Elle est active au conseil municipal, elle diffuse des tracts ou pétitions, organise des réunions, mais pour l’instant ne participe plus en ligne. Elle l’a fait et se réorganise sans doute pour le refaire.

    Ce petit tour de web m’est venu après une série de réflexions, et ne prétend pas être exhaustif: je sais pouvoir compter sur mes lecteurs pour compléter, amender, etc.

    Si je citais Michel Sauzet, c’est parce que contrairement à Mme Connat ou Mr Delaud, il n’a aucune parole audible, qui n’a pas obligatoirement à se faire sur un site propre, ou même sur Internet (ça me paraît quand même décalé en 2012), mais pour une tête de liste d’opposition, ça fait partie du rôle que d’avoir un discours politique. Surtout si on maintient un site pendant 4 ans et qui promet des nouvelles bientôt… Bientôt on sera en campagne électorale des municipales à ce rythme, et la parole politique ne doit pas se réduire à ça.

    Christian DELAUD n’utilise pas son site pour des raisons qu’il lui est loisible d’expliquer mais est présent, et contrairement à beaucoup d’autres, s’aventure à laisser des traces (voir le cas de Marcel BOGI qui préfère n’en laisser aucune) sur des sites dont il n’a pas le contrôle… Il y a quand même de vraies différences, et ça m’inspire des réflexions, que ce petit tour de début 2012 me donne l’occasion d’exprimer.

  • Christian Delaud

    Je ne comprends pas la réponse de Bandol pour Tous.
    En fait je comprends que l’on cherche à dévier la question gênante sur la cohérence de François Barois concernant la gestion de l’eau.
    François Barois a-t-il voté, en commission, la délégation de la gestion de l’eau potable à la SEM? J’attends sa réponse pour les bandolais car je la connais.
    François Barois a-t-il voté, en conseil municipal le 30 novembre 2009, la délibération N°4 sur la délégation de la gestion publique de l’eau potable à la SEM? OUI
    François Barois a-t-il attaqué, lors de la délibération N°4 du 19 décembre 2011 la tarification de l’eau à partir du 1er janvier 2011 par la SEM? OUI
    Ma question est : Y a-t-il cohérence entre ces attitudes? Je réponds NON.
    Après on peut toujours essayer de noyer le poisson en énonçant que le maire n’a pas su répondre à une question technique.
    On pourra toujours répondre à ma question en disant, comme j’ai pu l’entendre en conseil municipal, que je devrais rejoindre la majorité.
    Mais contrairement à ces médisants, je mène un combat politique et pas personnel.
    J’ai voté contre la délégation de gestion de l’eau et de l’assainissement à la SEM. J’ai défendu la gestion en régie municipale.
    Je vote contre la subvention aux écoles privées fréquentées par des élèves bandolais.
    Par contre je n’attaque pas le maire sur des questions de sémantique pour essayer de le déstabiliser.
    Je n’oublie pas que Marcel Bogi et François Barois étaient adjoints de Xavier Suquet de 1995 à 2001.
    Je n’oublie pas que Marcel Bogi et François Barois se tapaient dessus à bras raccourcis (au sens figuré) de 2001 à 2008 alors que Christian Palix a soutenu François Barois jusqu’en 2006.
    Je n’oublie pas que Christian Palix, Marcel Bogi et Frédérique Connat tapaient sur François Barois de 2008 à 2009.
    Je constate que François Barois, Marcel Bogi et Frédérique Connat tapent sur Christian Palix depuis 2009.
    Au conseil municipal je fais de la politique, je ne suis pas dans une cour d’école où je jalouse celui qui a gagné toutes les billes.

    —————————–
    NDLR : Christian, tu ne comprends pas car la réponse de Bandol pour Tous est celle qui m’est destinée (et que je comprends, comme un reproche général formulé contre le maire accusé de manque de maîtrise des dossiers, maladroitement présenté dans leur texte ce qui fait que mon article leur reprochait ce côté politicien pour ce cas précis).
    Ne désespère pas, tu auras peut-être une réponse, encore que considérant ce que tu énonces, je vois mal comment François BAROIS va justifier ses positions contradictoires.

  • Janine Sauter-Gilli

    Il me semblait que le sujet traitait des webs bandolais. Ou on les analyse tous, ou aucun.
    Petite devinette: qui, le 4 août 2008, votait contre la délibération N°7 qui prévoyait la construction d’un nouveau Casino aux Grands Ponts, en disant que le transfert de la propriété du Casino de la commune à Partouche immobilier remettait en cause l’avenir de Bandol?
    Et qui, le 23 mars 2009, après un virage à 90°, votait cette fois pour la délibération N°45 qui prévoyait la construction d’un nouveau Casino aux Grands Ponts? Le même.
    ça, c’est de la cohérence !
    Il serait préférable de ne pas se poser en donneur de leçons.

  • @ Janine,
    petit tour du web bandolais ne veut pas dire analyse.
    Où avez-vous vu une analyse des sites bandolais dans mes premiers épisodes?

    Je fais un (petit) tour des sites du « PIB » qui me donnent envie de réagir, sur lesquels j’ai ressenti une envie d’expression ces dernières semaines, sans avoir eu le temps de le faire. Ca devait être un seul article, mais dont je n’étais pas content et qu’au dernier moment j’ai débité en tronçons histoire de ne pas faire une seule méga-tartine indigeste. Mais j’ai jusqu’ici surtout pointé des micro-points qui me semblent représentatifs de certaines choses, en aucun cas je ne me suis lancé dans une analyse (saluer le travail sur les flux et signaler la panne du forum municipal n’est pas exactement ce que j’appelle une analyse de Bandol.fr, par exemple).

    Pour les votes de Delaud sur le Casino, je connais sa réponse puisque j’ai eu l’occasion d’en discuter avec lui, que je comprends sans la partager, et lui laisse évidemment le soin de répondre.
    Votre retour de questions avec ses votes sur le Casino, ne répond pas en revanche à ses interrogations sur le problème de l’eau et aux positions de F. Barois…

  • Je me souviens avoir eu les explications de Delaud lors de conversations que j’ai eu avec lui, comme je me souviens de celle que j’ai eu avec Sauzet.

    Mais considérant le volume d’interventions de Delaud, j’étais presque sûr de retrouver les traces de son opinion sur le sujet: c’est l’avantage d’internet et d’un blog, qui enregistre et conserve tout.
    J’ai donc cherché et retrouvé les commentaires où il parle du Casino. Et les deux premiers que je liste sont ceux où il explique son changement de point de vue (que je ne partage toujours pas mais comprends):
    1 http://www.bandolais.fr/2009/01/ne-pas-attendre-5-ans-pour-sinteresser-a-bandol.html#comment-2161
    2 http://www.bandolais.fr/2009/03/les-bandol-du-matin-03072009.html#comment-2055
    3 http://www.bandolais.fr/2009/03/mise-au-point-par-christian-delaud-opposant-ou-pas.html#comment-1973
    4 http://www.bandolais.fr/2009/04/naurait-on-pas-oublie-un-peu-vite-larchitecture.html#comment-1896
    5 http://www.bandolais.fr/2010/09/a-bandol-la-rentree-politique-passe-par-le-casino.html#comment-3587
    6 http://www.bandolais.fr/2010/09/par-j-p-joseph-suite-de-largumentation-plucasino-de-bandol.html#comment-3749
    7 http://www.bandolais.fr/2011/06/le-casino-de-bandol-la-ou-il-est.html#comment-5193
    8 http://www.bandolais.fr/2011/06/le-casino-de-bandol-la-ou-il-est.html#comment-5193

    NOTE A MURIEL:
    tu comprends pourquoi je considère que Delaud et Sauzet n’ont rien à voir en termes de discours public et d’explications de leur action politique…

  • Christian Delaud

    @ Janine Sauter-Gilli,
    Vous avez raison, il m’est arrivé de changer d’avis parce que les arguments que l’on me présentait me paraissaient fondés et que ma première analyse était soit subjective soit basée sur des arguments erronés.
    Pour l’emplacement du Casino, j’ai effectivement changé d’avis car ma première réaction était affective.
    Depuis ma naissance je voyais le Casino sur le port et j’avais du mal à concevoir que l’on puisse le déménager.
    Mais je n’avais pas appréhendé le changement de la clientèle du Casino. Aujourd’hui les joueurs se moquent de l’environnement.
    Dans une cave, ils prendraient plus de plaisir à jouer que face à un panorama magnifique. La seule chose qui les motive sont les petits rouleaux chargés de symboles.
    Aujourd’hui sur le port de Bandol il faut une structure attrayante ce que ne me paraît plus être le cas du Casino.
    Un autre changement que je n’avais pas remarqué et que Frédéric a mis en exergue en publiant certains de mes commentaires, est la préférence que j’affichais pour la Démocratie délégative au détriment de la Démocratie participative.
    Aujourd’hui, je ne suis pas sûr de tenir le même discours.
    l’adhésion à TPM, le tracé LGV, … ont modifié mon jugement.
    En conclusion on peut changer d’avis et je ne critique pas ceux qui le font, dans la mesure où leur démarche est motivée par la réflexion ou par une autre perception du problème posé.
    Par contre, j’ai du mal à admettre que l’on change d’avis par pur jeu politicien.
    J’aurais aimé que François Barois me réponde en expliquant son changement de position.
    J’aurais peut être compris sa démarche.
    Malheureusement je suis resté sur mon questionnement.
    Oui Mme Sauter Gilli, j’ai changé mais le changement n’est pas une tare s’il est motivé.

  • Christian Delaud

    @ Bandol pour tous,
    Vous attaquez le maire en disant qu’il n’a pas su répondre à votre demande de définition de la provision semi-budgétaire.
    Je mets au défi un maire de connaître avec précision toutes les définitions du plan comptable M4.
    Cela relève de la gageure tellement ce plan comptable est complexe et sujet à modifications.
    Je pourrai, comme chaque conseiller municipal, à chaque délibération sur le sujet mettre le maire en difficulté par des questions techniques précises.
    Vous l’avez fait avec votre question sur la provision semi-budgétaire.
    Or, le maire n’a fait qu’appliquer la loi car lors de l’entrée en vigueur de la réforme en janvier 2008, le régime de droit commun (provision semi-budgétaire) s’est appliqué.
    Toutefois, le conseil municipal aurait pu décider d’appliquer le régime optionnel (provision budgétaire).
    En ce qui concerne ma position, un maire n’est pas là pour faire de la technique, ce rôle est tenu par des fonctionnaires territoriaux.
    Son rôle est de donner une ligne politique, et celui des fonctionnaires territoriaux de la mettre en musique.
    C’est ce qu’a fait Christian Palix dans la délibération 11 (Revalorisation de la participation pour non réalisation d’aire de stationnement).
    Cette délibération proposait de fixer à 17.237,48 euros la place de stationnement non réalisée par un promoteur dans le cadre d’une réalisation immobilière.
    Vous avez voté contre ou vous êtes abstenus.
    Or cette délibération présentait, à mes yeux, deux avantages.
    Le premier évitait aux bandolais de financer avec leurs impôts locaux des places de stationnement. Places réalisées ou payées par les promoteurs immobiliers. Et croyez moi cela n’empêchera pas les promoteurs de construire à Bandol.
    Le second permettait de faire payer au Casino de Bandol environ 2 million d’euros pour les 120 places que la municipalité lui octroie sur le parking du Casino et par conséquence de ne pas utiliser la provision semi-budgétaire de 1,5 million pour rembourser l’acompte versé lors de la vente des terrains « des grands ponts » au groupe Partouche.
    En conclusion vous attaquez le maire sur une question technique à laquelle personne en conseil municipal, peut être à part moi car j’avais cherché la réponse sur le net avant de venir, n’aurait pu répondre et vous votez contre une décision qui permet à la municipalité donc aux bandolais d’économiser 1,5 million d’euros.
    Décision, je me répète, sans conséquence sur la construction immobilière à Bandol et avantageuse sur le financement de places de stationnement.
    En fait, vous faites de l’opposition systématique sur des questions techniques alors que le maire et moi faisons de la politique pour les bandolais.
    Et c’est sur des questions de politique que je suis un opposant au maire lorsqu’elles ne vont pas dans la direction que je souhaite, comme la gestion de l’eau par la SEM alors que la régie municipale préférée par des communes comme La Cadière ou Six-Fours serait profitable aux bandolais, ou comme l’aide municipale aux écoles privées des communes voisines fréquentées par des élèves bandolais alors que le collège de Bandol, abandonné par le conseil général du Var, est dans un état de délabrement inimaginable, …

  • Jean-Pierre HECQ

    Absent du lieu, donc du débat public depuis un bout de temps, je rebondis sur ces articles communs aux blogs de Fred et de CV.
    Christian Delaud à certainement eu raison de voter contre la délégation de service public, car comme il le précise, et je suis de plus en plus d’accord avec lui, la gestion privée n’est plus du tout favorable à l’usager.
    Mais, ce n’est pas pour cette raison qu’il fallait voter contre le « Rapport annuel du maire sur la gestion du service de l’eau potable ». C’est tout bonnement parce que ce rapport est à côté du sujet !
    Pas étonnant, car ce n’est pas le maire qui l’a rédigé, mais le délégataire.
    Que François Barois ait voté la DSP, comme tous les autres, sauf 2, c’est difficile de le lui reprocher ! Quel est le conseiller municipal qui aurait eu le temps de prendre la peine de faire des simulations entre le moment où il a reçu les documents et celui où il fallait voter ? Les tarifs apparaissaient, en effet, à la baisse sur la durée, et à la hausse sur seulement 2 mois. Mais cette présentation était trompeuse. Car le lézard n’était pas dans le tarif, mais dans la « journalisation » de la première tranche sous des prétextes de développement durable.
    Ce changement de comptage à la journée est bougrement astucieux de la part de Véolia ! Car rien n’a l’air de changer – 165l/jour, cela fait bien 30m3/semestre – mais le résultat, à l’usage, est extrêmement différent !
    Si on ne peut reprocher aux conseillers d’avoir pris la peine de faire des simulations, ce n’est pas le cas pour la municipalité. Aussi bien dans la phase de consultations que dans celle de la négociation, qui se sont étalées sur plusieurs mois, il est impensable que ceci n’ai pas été fait. Or les résultats de ces simulations étaient sans appel ! (cf. article sur VVB nov 2010)
    L’examen des factures du 1° semestre l’a confirmé, et celui des factures du 2° semestre présente un mouvement encore plus à la hausse avec la tarification saisonnière!
    Ces calculs ne nécessitent pas d’avoir fait polytechnique : simplement des additions, des soustractions et des multiplications.
    Alors, ou bien la municipalité ne l’a pas fait, et alors elle n’a pas fait son travail, ce qui est inexcusable.
    Ou alors elle l’a fait, et les consommateurs, par ailleurs électeurs, sont en droit de se poser des questions.

  • Christian Delaud

    @ Jean-Pierre,
    Tes avis et commentaires sont toujours frappés de bon sens et argumentés.
    Concernant la gestion de l’eau par régie municipale, ma motivation, que je pense tu partages, est qu’il n’y a plus de concurrence entre les grands groupes gestionnaires.
    Ils se sont partagés le gâteau et lorsqu’il y a désaccord sur un secteur géographique ils créent une filiale commune ce qui est le cas de la Société des Eaux de Marseille.
    Concernant la position de François Barois, je serai plus réservé car il fait partie de la commission de délégation de service public qui a instruit le dossier d’attribution à la SEM.
    Or dans ce dossier, la tarification par tranche journalière de 165 l/j y était clairement indiquée.
    Donc bien avant le conseil municipal du 30 novembre 2009, François Barois possédait tous les éléments pour calculer la hausse prévisible.
    Je n’en veux pas à François Barois d’avoir accepté cette nouvelle tarification. Il est libre de ses choix et je les respecte même si je ne les partage pas.
    Ce que je lui reproche est d’avoir critiqué ce choix lors du débat de la délibération N°4 du 19 décembre 2011.
    Je le critique d’autant plus que cette délibération n’était pas suivie d’un vote car c’était la présentation du rapport du délégataire que les conseillers municipaux n’ont pas à voter mais que le maire est tenu de leur présenter.
    François Barois est un homme intelligent, doué en mathématiques et je pense que sur cette question il a manqué de discernement.
    Je critiquerais le maire sur le choix de la délégation de gestion de l’eau potable d’une durée de 12 ans au lieu d’une régie municipale mais pas sur le contrat signé car les dés sont pipés.
    Faute de concurrence les communes sont livrées pieds et poings liés aux sociétés gestionnaires de l’eau.
    Jean-Pierre, tu sais mieux que moi, pour avoir été conseiller municipal dans l’opposition et dans la majorité, combien il est difficile à une commune de négocier des contrats lorsque la concurrence est faussée.
    J’en veux pour preuve que sous le mandat de François Barois, dont tu étais membre de sa majorité, vous avez créé la régie municipale des parkings alors que vous auriez pu confier leur gestion à un groupe tel VINCI ou autre.
    J’avais approuvé cette sage décision en critiquant toutefois le statut des employés de cette régie municipale. Ils étaient de droit privé et pas fonctionnaires territoriaux.
    Mais bon vous aviez fait l’essentiel en gardant les parkings dans le giron municipal.

  • Janine Sauter-Gilli

    Fred,
    Je pense qu’il y a une légère confusion. C’est en mon nom que je m’exprime. Accordez-moi le droit d’avoir des idées et des réflexions personnelles. Je ne me vois pas répondre à la place de quelqu’un d’autre., et d’ailleurs je n’ai pas à le faire.
    Il y a quelque chose qui m’irrite profondément, c’est la différence que l’on établit entre citoyen et politique. Je signale qu’à la base le sens est le même: c’est ce qui concerne la cité. On constate hélas, que pour beaucoup de gens, on ne dit plus « hommes politiques », on dit « politiciens » avec tout le connotation péjorative que cela comporte.
    Et, évidemment, les « politiciens », ce sont les autres!
    Une chose m’étonne: il me semblait que le régime des provisions (budgétaires ou semi budgétaires) relevait du plan comptable M14, alors que l’instruction budgétaire comptable M4 s’applique aux SPIC, services publics locaux industriels et commerciaux. ce qui n’a rien à voir avec la délibération en question. Je vais me renseigner, car j’aimerais qu’on éclaire ma lanterne.

  • Christian Delaud

    @ Mme Sauter-Gilli
    Un SPIC (Service Public Industriel et Commercial) est une forme de gestion de service public soumise principalement aux règles de droit privé et à la compétence du juge judiciaire.
    Cette définition correspond à la vente des terrains des Grands Ponts au groupe PARTOUCHE.
    En effet, on ne pouvait pas appliquer les règles du droit administratif à cette vente.
    Autre exemple, les services communaux d’assainissement sont régis par le code général des collectivités territoriales dans son article L-2224-11 et sont considérés comme des SPIC.
    Maintenant je ne suis pas un spécialiste en la matière et c’est avec plaisir que je lirai vos informations mais je reste convaincu que l’instruction M4 s’applique à notre cas.

  • Janine Sauter-Gilli

    M. Delaud,
    Merci. J’avais déjà consulté ce texte. Par ailleurs, j’ai recherché dans les documents des conseils.
    Pour revenir à ce qui nous occupe, la commune a 4 budgets annexes M4 (le port, la chambre funéraire, le parc de stationnement et la RGTP). Il n’y a pas de budget annexe Casino ou autre…
    La vente du terrain des Grands Ponts ne relève pas du M4.
    A preuve, le produit a été inscrit dans le cadre du Budget Général M14, lors du conseil municipal du 30 novembre 2009, dans la délibération N°3 – Budget principal 2009 – décision modificative N° 4.
    La somme de 1,5 million figure dans la section de fonctionnement, détail des recettes, chapitre 77 : « produits exceptionnels ».
    Le maire a expliqué qu’il s’agissait de la vente des terrains pour le casino.
    Ce n’est pas la première fois que la commune vend un terrain, et le produit de la vente a été comptabilisé sous la rubrique habituelle « produits exceptionnels » dans le M14.
    Il me semble même que vous avez voté cette délibération. Mais on ne peut se souvenir de tout.