Si Sanary suit Bandol dans Sud Sainte-Baume, côté chiffres

Prinz Karl m’a transmis un topo sur les chiffres à prendre en compte au cas où, après Bandol (décembre 2010), Sanary soit acceptée (réponse prévue le 12 septembre) au sein de la communauté de communes de Sud Sainte-Baume (CCSSB), dont elle représenterait à elle seule 30% de la population.
Analyse 2010 CCSSB par PKDans le cadre du débat qui avait culminé en juillet (voir les commentaires de cet article par exemple) sur la réforme de l’intercommunalité qui peut nous faire soit rejoindre le « grand Toulon » (TPM), soit renforcer la CCSSB (qui devra se réveiller, et ce, en acceptant Sanary ou pas), ce topo m’a semblé intéressant à publier pour que ceux qui veulent s’y pencher et réfléchir sur les conclusions, puissent le faire et s’exprimer en commentaires.

dette sanaryEt cela pose une question que Prinz Karl se faisait en lisant un blog d’opposition sanaryen qui publiait l’évolution de la dette de Sanary : si nous ne voulons pas supporter les dépenses strictement toulonnaises en évitant TPM, la CCSSB qui pourrait souhaiter se renforcer en absorbant Sanary n’héritera-t-elle pas, du fait de son élargissement de compétences, d’une dette sanaryenne qui doit nous préoccuper (voir la suite de l’article), à répartir sur l’ensemble de l’intercommunalité?

Prinz Karl souhaiterait que nos élus en aient débattus avant le 12 septembre, et de préférence publiquement, d’autant plus que le diagnostic de Sanary par la Chambre Régionale des Comptes ne sera vraisemblablement pas terminé à cette date, posant un point d’interrogation sur les chiffres (voir l’Edito de Juillet 2011 de Ferdinand BERNHARD – page 3 du N°147 du magazine local – qui révélait que des anomalies nombreuses avaient été commises au fil des ans par certains des responsables à qui il déléguait en confiance la tenue des comptes de sa ville).

A quoi nous engageons-nous en associant Sanary à une éventuelle intercommunalité toujours indépendante et enfin investie de vraies fonctions que CCSSB pourrait devenir dans le cadre de la réforme?

F.M. – www.bandolais.fr

NDLR : si « Prinz Karl » est anonyme pour le lecteur, je fais une entorse à la règle de « publication sous une identité réelle » qui prévaut sur ce blog car j’ai été informé de son identité (il n’est donc plus anonyme pour moi), et je choisis de publier son papier en jouant mon rôle légal d’éditeur du blog, pleinement associé à l’article.





20 Commentaires

  • […] Prinz Karl avait porté ici la question des chiffres, et le maire de Sanary avait répondu dans une interview accordée à Bandol-blog. Aujourd’hui, deux autres intervenants dans le débat produisent leur analyse des chiffres: – Jean-Paul JOSEPH, président de VVB, a produit un article favorable à Sanary sur le sujet, incluant un diaporama détaillé mais résumé dans les 3 dernières diapositives.. – Jean-Pierre HECQ verse lui aussi au débat son regard sur les chiffres que rappelait Prinz Karl, qu’il a mis en graphique pour un diagnostic qui plaide là aussi en faveur de la gestion de Sanary, comparée aux communes de la zone. […]

  • […] réactions : celle de Jean-Paul JOSEPH sur le site de VVB, et celle de Prinz Karl (qui avait été parmi les premiers à s’intéresser aux chiffres à l’époque) que je vous reproduis […]

  • évidemment , ça interpelle ;
    grosse dette a mettre dans la corbeille de mariage .
    mais … possibilté de devenir communauté d’agglo  » négociée  » versus etre englouti dans une métropole  » imposée  » , ça me semble plus séduisant tout de meme .
    de toute façon , comme d’habitude , personne ne prendra l’avis du bas peuple ( nous tous ! ) l’idée méme d’une concertation populaire étant tombée dans des oubliettes profondes , dont la clef semble de plus en plus introuvable .

  • Prinz,

    Merci pour votre étude.

    « SANARY s’est précipité vers SSB comme au Moyen Age les paysans et serfs venaient se réfugier au château lorsque l’ennemi approchait. Fort bien. Mais pour faire quoi ? Attendre qu’après avoir mis le siège, l’ennemi lance l’assaut et investisse la place ?
    SSB ne doit pas rejoindre TPM . Soit. Mais faire entrer une commune comme SANARY sans poser les conditions à ce qui sera fait et pas fait dans un délai moyen de quelques années, nous paraît , au regard des finances de l’ensemble des communes, hypothéquer quelque peu l’équilibre communautaire…. nonobstant les aspects et réalités relationnels qui ne manqueront pas de se poser au sein de la communauté élargie.
     »

    Donc, vous êtes réservés à l’entrée de Sanary dans SSB ?

    Si j’ai bien compris vos propos précédents, Sanary ne peut rester seule. Elle doit forcément intégrer une Communauté de Commune.

    Boire ou conduire, c’est donc SSB ou TPM. Et si c’est TPM, cela isole encore plus SSB.

    D’autre part, si vous voulez sortir SSB de l’amateurisme dont vous faite continuellement état (manque de communication, manque de projet, manque d’anticipation), il n’est pas inutile d’améliorer le niveau des élus qui composent son conseil communautaire.

    A ce titre, l’entrée de Sanary peut contribuer à relever le niveau (bien que les péripéties révélées par le dernier édito de Ferdinand Bernhard me laissent un peu pantois).

    Jacques

    PS, vous allez sans doute me trouver lourd, mais je doit être le dernier Bandolais à ne pas connaître votre identité. Cela me turlupine.

    Ce n’est pas que vous soyez anonyme qui me gène, c’est les raisons qui peuvent vous pousser à l’être. Ca serait quand même bien, alors que vous vous mobilisez avec une énergie assez peu ordinaire sur une histoire totalement hermétique pour le commun des mortels, de nous expliquer vos motivations.

    Prinz, c’est assez peu républicain comme pseudo.

  • Une étude très instructive.

    Nous pensons qu’il faut tenir compte des dettes de la totalité des budgets.
    Le ministère de l’intérieur ne diffuse que les comptes du budget principal.
    A Sanary, en tenant compte de tous les budgets (comme vous l’avez indiqué) on parvient à un total de plus de 60 millions (sans tenir compte des irrégularités comptables avouées par le maire de Sanary en juillet)…

  • Certains sont pour l’entrée de SANARY, d’autres contre…
    A chacun de faire valoir ses arguments…. sachant que SANARY ne pourra rester isolée: soit TPM, soit SSB (dont on ne connaît par ailleurs le devenir que lui réservera le préfet).

    Il est évident, qu’en population, SSB est « plus forte » avec l’entrée de SANARY, et peut constituer ce tampon de l’ouest Var entre TPM et les Bouches du Rhône…

    Pour d’autres SANARY risque de poser dans SSB plus de problèmes que d’avantages, notamment de par les fortes personnalités de certains élus qui vont de trouver ainsi à devoir travailler ensemble…. Un peu le discours de FALCO président de TPM quand il évoquait le refus de SSB de rejoindre TPM avec en tête son président maire de LE CASTELLET…. On est dans les questions de personnes, mais les communes étant ce qu’elles sont, cela conditionne aussi le fonctionnement de nos institutions (et l’actualité nationale de ce jour montre que le niveau local n’est pas le seul concerné!)… même si les personnalités ne sont pas éternelles…

    Pour ma part il me semblait logique que SANARY rejoigne SSB…. Mais voilà il y a eu cette annonce en Juillet relative aux finances de SANARY…. Je me suis donc un peu intéressé à la question… et ai pensé qu’il était utile d’en faire connaître les résultats. Et à mon sens ils interpellent… Au niveau des poids lourds de SSB , deux communes sont en situation délicate: SAINT CYR en tête, puis LE BEAUSSET….
    Quand on examine la situation de SANARY,même constat inquiétant (renforcé par les chiffres du budget primitif 2011)…. pour une commune qui pèserait de prés d’un tiers dans SSB élargie.
    E là on n’est plus dans des questions de personnes, on est dans la réalité des chiffres…

    Alors que faire.

    La première chose me semble-t-il, serait d’en discuter, et pas en conclave d’élus triés sur le volet… mais à tout le moins dans chaque conseil municipal de SSB… car si SSB était maintenue hors TPM, le choix à faire au niveau de SANARY conditionne aussi le succès de SSB pour es années à venir…. et vraisemblablement les feuilles d’impôts…..

    Ensuite soit c’est un refus. Dont acte. SSB aura-t-elle assez de poids et de dynamisme pour vivre et se développer….

    Soit c’est l’intégration de SANARY. mais au regard de ce que nous savons (et sans préjuger des conclusions du contrôle de la CRC), il faut à mon sens poser de sérieuses conditions à cette intégration. C’est ce que j’écrivais et qui a été cité par Jacques K. qui m’a interrogé sur ce point.

  • L’essentiel est que l’entrée de Sanary dans CCSB ne soit pas couplée à celle de Bandol, comme cela l’a été depuis plus de 10ans, puisque Bandol y est déjà.
    Merci à l’équipe qui a permis de faire un réussi le voeu qu’une majorité de bandolais avait exprimée lors du dernier scrutin municipal. Merci donc à M. le Maire, son premier adjoint, des adjoints des deux premieres années de ce mandat, à son chef de cabinet, et la partie de l’opposition qui travaille pour construire l’avenir de Bandol.

    Prinz karl,
    Merci pour votre étude documentée – comme à l’habitude.
    Si on vous suit, l’entrée de Sanary, conduirait les bandolais à rembourser la dette des sanaryens, de la même façon que l’‘absorption de CCSB parTPM, nous conduirait à payer des impôts pour Toulon, la Seyne,…
    Vous ne semblez pas adhérer à «Payer pour les autres», que l’on appelle aussi Solidarité,.. je vous concède volontiers qu’elle a ses limites.
    Merci de nous avoir donner notre avis, même s’il n’est pas tranché ! II m’intéresse et il vous évite de tourner en rond avec des références historiques qui tiennent plus du mythe de la réalité et une présentation de la réforme territoriale, qui tient plus de la propagande que de la bonne foi.
    A votre avis, l’augmentation récente des impôts dans bandolais, pour améliorer les finances de leur ville, aurait-elle été, de toute façon inéluctable, pour assainir le budget de CCSB avec Sanary ou rembourser l’endettement de TPM ? L’avis de ceux qui participent à un monde ou le déficit est la règle, m’intéresse !
    PK votre anonymat ne me gène pas car qui, que vous soyez, votre sous-culture je la connais bien et que vos propos auxquels je ne souscris pas forcément restent, jusqu’à présent correct

    Mme Anguenot,
    L’avantage avec certains citoyens, c’est qu’il n’‘ait nul besoin de les consulter, pour qu’ils donnent leur avis.
    Ceux qui parlent le plus souvent ou le plus fort, sont -ils pour autant les plus écoutés ? les plus avisés ?

  • monsieur Olivier ,
    merci de donner votre avis partial et rare .
    si l’oligarchie vous conviens , qu’a cela ne tienne , je vous la laisse vivre volontiers .
    par contre , parler de sous culture pour Prinz me semble exagéré , voire déplacé , de toute maniere outrancier . chercher a comprendre ,a s’informer , et ne pas se sentir a l’aise dans la position du  » ravi  » , ça n’a rien qui mérite ce qualificatif désobligeant .
    bonne journée .

  • Monsieur OLIVIER,

    Ce que je veux dire sur l’adhésion éventuelle de SANARY à SSB c’est qu’elle doit se faire en connaissance de cause quant à ses conséquences.

    La conséquences de droit c’est que tout transfert de compétence d’une commune sur la communauté de communes (ici SSB) se fait avec les actifs ET les passifs de la compétence.

    Or si SSB reste autonome par rapport à TPM (nous le saurons en fin d’année) , ilo est bien évident que SSB ne pourra se limiter à ses compétencces actuelles et qu’elle devra dans un délai d’un à deux ans prendre en charge toutes les compétences obligatoires qui lui sont dévolues par l’article L5214-16 du code des collectivités territoriales… càd: (c’est long à lire mais c’est nécessaire si on veut bien comprendre l’importance de la tâche qui nous attend… et les enjeux):

    « I.-La communauté de communes exerce de plein droit au lieu et place des communes membres, pour la conduite d’actions d’intérêt communautaire, des compétences relevant de chacun des deux groupes suivants :
    1° Aménagement de l’espace ;
    2° Actions de développement économique intéressant l’ensemble de la communauté. Quand la communauté de communes opte pour le régime fiscal défini à l’article 1609 nonies C du code général des impôts, l’aménagement, la gestion et l’entretien des zones d’activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire ou aéroportuaire d’intérêt communautaire sont inclus dans cette compétence ;
    II.-La communauté de communes doit par ailleurs exercer dans les mêmes conditions des compétences relevant d’au moins un des six groupes suivants :
    1° Protection et mise en valeur de l’environnement, le cas échéant dans le cadre de schémas départementaux et soutien aux actions de maîtrise de la demande d’énergie ;
    2° Politique du logement et du cadre de vie ;
    3° Création, aménagement et entretien de la voirie ;
    Lorsque la communauté de communes exerce la compétence  » création, aménagement et entretien de la voirie communautaire ” et que son territoire est couvert par un plan de déplacements urbains, la circulation d’un service de transport collectif en site propre entraîne l’intérêt communautaire des voies publiques supportant cette circulation et des trottoirs adjacents à ces voies. Toutefois, les conseils municipaux des communes membres de la communauté de communes statuant dans les conditions prévues au IV du présent article peuvent, sur certaines portions de trottoirs adjacents, décider de limiter l’intérêt communautaire aux seuls équipements affectés au service de transports collectifs ;
    4° Construction, entretien et fonctionnement d’équipements culturels et sportifs et d’équipements de l’enseignement préélémentaire et élémentaire ;
    5° Action sociale d’intérêt communautaire ;
    6° Tout ou partie de l’assainissement.
    Lorsque la communauté de communes exerce la compétence action sociale d’intérêt communautaire, elle peut en confier la responsabilité pour tout ou partie à un centre intercommunal d’action sociale constitué dans les conditions fixées à l’article L. 123-5 du code de l’action sociale et des familles ;
    III.-La définition des compétences transférées au sein de chacun des groupes est fixée par la majorité qualifiée requise pour la création de la communauté.
    IV.-L’intérêt communautaire des compétences exercées au sein des groupes mentionnés aux I et II est déterminé à la majorité qualifiée requise pour la création de la communauté de communes.
    Il est défini au plus tard deux ans après l’entrée en vigueur de l’arrêté prononçant le transfert de compétence.A défaut, la communauté de communes exerce l’intégralité de la compétence transférée.
    V.-Afin de financer la réalisation ou le fonctionnement d’un équipement, des fonds de concours peuvent être versés entre la communauté de communes et les communes membres après accords concordants exprimés à la majorité simple du conseil communautaire et des conseils municipaux concernés.
    Le montant total des fonds de concours ne peut excéder la part du financement assurée, hors subventions, par le bénéficiaire du fonds de concours.
    VI.-La communauté de communes, lorsqu’elle est dotée d’une compétence dans ce domaine, peut exercer le droit de préemption urbain dans les périmètres fixés, après délibération concordante de la ou des communes concernées, par le conseil de communauté pour la mise en oeuvre de la politique communautaire d’équilibre social de l’habitat.
    VII.-Par convention passée avec le département, une communauté de communes peut exercer directement tout ou partie des compétences qui, dans le domaine de l’action sociale, sont attribuées au département en vertu des articles L. 121-1 et L. 121-2 du code de l’action sociale et des familles.
    La convention précise l’étendue et les conditions financières de la délégation de compétence, ainsi que les conditions dans lesquelles les services départementaux correspondants sont mis à la disposition de la communauté de communes. »

    Et toutes les communes de SSB seront concernées notamment quant aux incidences financières.

    Or dans une communauté dont certaines des plus grosses communes sont déjà dans une situation tendue sur le plan financier, faire entrer une commune comme SANARY qui pèsera prés d’un tiers de la communauté (j’insiste lourdement) mérite, si on est pour cette adhésion, qu’on définisse clairement les conséquences de cette entrée sur le fonctionnement du futur SSB par rapport aux compétences élargies qui seront obligatoirement les siennes.

    Le préfet – et là à juste raison- ne pourra tolérer que SSB continue à vivoter de l’air de ses vignes, vallons et forets en un semblant de communauté de communes qui n’est même pas capable d’animer et tenir à jour son site internet ! En clair, il faut des projets, une planification et une définition des financements….

    Pour les bandolais, l’augmentation importante des impôts est un fait… Mais nous n’en sommes plus à savoir si c’était bien ou pas, s’il fallait ou ne fallait pas. C’est un fait. Point. Certains pourront s’en servir pour les municipales comme argument, mais aujourd’hui (et pas en 2014) nous avons une décision à prendre qui ne peut qu’avoir des incidences financières selon les projets qui seront retenus au niveau SSB PAR RAPPORT AUX COMPÉTENCES QUI RELÈVERONT DE LA COMMUNAUTÉ.

    La question de savoir si nous voulons ou pas être solidaires n’a aucun sens… Nous serons OBLIGATOIREMENT solidaires au regard des textes de loi….

    Quand j’écris qu’il faut poser de sérieuses conditions à l’entrée de SANARY… cela signifie notamment , et au regard des données 2010 (en attendant celles de 2011 et les conclusions de la CRC) que SANARY -dont le potentiel fiscal est à 0,855- s’engage à augmenter ses impôts, et notamment la taxe d’habitation, le foncier bâti (les plus basses des 4 communes analysées).
    Et cela signifie ensuite de définir quels investissements sont possibles au niveau communauté quand on aura évalué le coût de fonctionnement de « ce qui doit fonctionner et qui existe déjà » . Je veux bien que certains promettent une piscine intercommunale (on se croirait revenu aux années 60-70 où les piscines communales poussaient comme des champignons) mais il y a sans doute plus urgent, outre l’aspect « rentabilité et cohérence » d’un tel « projet ».

    Ça s’appelle rigueur, à défaut d’austérité, mais c’est à mon sens la seule manière d’éviter soit une intégration dans TPM (et là nous aurons les mêmes surprises financières sans voir la couleur des bénéfices) soit de voir SSB finir dans le mur…. voire la sous-culture…

  • Belle leçon de sagesse reposant sur la connaissance du sujet, oubliant l’absence d’arguments provocateurs et un peu…outranciers!! Non? Ce n’est que mon avis et mon avis n’appelle pas à le partager!

  • @ Mr prinz karl

    Nous sommes certainement nombreux, Bandolais ou pas, à suivre avec intérêt le développement argumenté de votre analyse sur la possible entrée de Sanary dans CCSB.

    A titre personnel, je suis heureux d’avoir la possibilité de vous remercier de votre investissement sur ce « Blog » pour nous faire partager vos connaissances sur le sujet et vos analyses de la situation et des possibles évolutions de ce projet.
    Bien sur, …… c’est votre analyse au travers du prisme de vos sensibilités, mais elle a le grand mérite d’être claire et d’exister.

    Il serait bien également avoir un autre point de vue, une autre analyse …..contradictoire si possible.

    En rêvant un peu, ….. est il possible d’espérer que nos élus communiquent sur le sujet avant qu’il ne soit trop tard et qu’ils n’engagent notre avenir sur un sujet pour lequel il n’ont pas clairement été mandaté en 2008.

    André C.

  • Bonjour,
    @ Prinz,
    J’espère que mardi devant Monsieur Ferdinand Bernhard, je tiendrai le choc!
    Si je résume, dans la mesure du possible votre explication, il faudrait bien définir qui fera quoi au sein de SSB lorsque Sanary en fera partie et compte tenu du passif de cette commune, une des solutions serait qu’elle augmente ses impôts pour que le budget de la communauté ne soit pas mis en difficulté.
    Les sanaryens ne vont pas être d’accord, mais qu’en serait-il si Sanary rejoignait de force TPM?
    Je serai également le 12 avec ma caméra présent pour le conseil de la SSB au plan du Castellet à 18h et nous verrons ce que déciderons les sages.
    S’il y en a qui veulent se joindre à moi !

  • Christian Delaud

    @ Prinz Karl, Mme Anguenot et André C.
    Vous êtes en attente d’un débat public avec participation des citoyens concernés.
    Vous vous étonnez que les élus ne communiquent pas sur le sujet et n’initient pas ce débat.
    Sincèrement ne soyez pas étonnés!
    La majorité des citoyens concernés se fout éperdument de l’avenir de Bandol et de SSB.
    J’en veux pour preuve la pétition que j’avais mise en ligne en mai 2011 contre l’intégration de force de SSB dans TPM.
    104 signataires sur une population de plus de 500.000 habitants. En gros 2 pour 10.000.
    Je sais que certains attrapent des boutons lorsqu’il s’agit de donner raison à un socialiste.
    Mais ce n’est pas parce que je dis que la terre est ronde et tourne autour du soleil qu’il faut feindre de l’ignorer ou chercher des arguments contraires.
    On peut créer l’association anti socialiste des amis de la rotondité de la terre.
    Mon cher Karl, tu as fait un travail « énorme ».
    Et, comme tu le sais, je suis réticent à l’entrée de Sanary dans SSB pour deux raisons.
    Sa situation financière que je savais difficile.
    Ton analyse me conforte dans mon sentiment.
    La gouvernance de Sanary m’inquiète.
    Que se passerait-il dans SSB si Sanary, qui pèserait plus du quart du nouvel EPCI, avec à sa tête Ferdinand Bernhard, venait à y entrer?
    N’est ce pas le loup dans la bergerie.
    J’en suis personnellement convaincu.
    Comme vous trois je pensais qu’il fallait un débat public et un référendum.
    Lorsque je vois l’intérêt porté à ce sujet par la majorité de nos concitoyens, je me dis que le seul avis des élus n’est peut être pas la plus mauvaise solution.

  • muriel Anguenot

    monsieur Delaud ,
    lancer une pétition contre un projet sans information populaire préalable , ni discussion , ni referendum , et avec une étiquette politique , ça ne pouvait pas réellement marcher .
    F Bernhard N EST pas Sanary , mais un  » locataire  » de l’hotel de ville sanarien ; en bref , il n’est pas immuable , et l’intercommunalité n’est pas une affaire de personne .
    enfin , combien d’élus ont une connaissance réelle du projet , ou des projets et de leurs conséquences , ça …..ça aussi , ça m’inquiéte .

  • Merci Prinz Karl

    D’avoir bien voulu développer votre argumentaire et préciser votre avis (malgré nos sensibilités et sens de l’éthique différents). Vous m’en voyez,.. ravi (ça va de soit) !
    On peut, donc, intervenir souvent et longtemps, et enrichir le débat !

    A titre personnel, je vous avoue que vous combler un vide dans ma sous-culture des codes des collectivités locales, je ne peux donc que vous invitez, à continuer à compléter, mes (nos ?) connaissances dans les domaines que vous maitrisez.

    Au fait, Fred
    Bon retour de vacances, (avec un peu de retard), la «rentrée» de bandolais .fr a l’air de s’être vite animée, et de plutôt bien se passer !

  • @ Muriel:
    je nuancerais ton commentaire.
    Le maire de Sanary n’est certes pas Sanary, et l’intercommunalité n’est pas une affaire de personne, mais ça c’est la théorie:

    – considérant le pouvoir d’un maire (à la longévité – mandats successifs – exceptionnelle), on peut amalgamer parfois la ville et l’édile sans être trop taxé de raccourcir abusivement.

    – et la réalité nous montre tous les jours que si l’intercommunalité comme l’ensemble de la gestion des affaires publiques ne DEVRAIT PAS être une affaire de personnes, les relations interpersonnelles jouent aussi un rôle important heureux ou malheureux selon les cas. L’actualité nous en donne des exemples (locaux ou nationaux) tous les jours.

    Mais je ne t’apprends rien… 🙂

  • Christian Delaud

    Mme Anguenot, Bonsoir,

    ne voyez dans ma réponse qu’une précision et surtout pas une polémique.
    Ma pétition avait pour but de demander au préfet et aux élus d’organiser un débat public et des élections, et surtout pas de refuser, sans concertation, la proposition du préfet.
    Vous trouverez ci-dessous un extrait de ma pétition.
    « Tel que présenté par le préfet ce projet méconnait les réalités du terrain, ignore l’avis des électeurs et précipite les évènements afin d’éviter un débat public.
    La réponse des communes est imposée au 31 juillet 2011 sous peine d’acceptation par défaut.
    Nous ne pouvons pas laisser diluer notre commune dans une communauté urbaine ou une métropole régionale sans que les électeurs des communes concernées ne se soient prononcés lors d’élections.
    Les conseils municipaux n’ont pas reçu mandat, en 2008, pour se prononcer sur cette fusion.
    Aussi je vous demande d’intervenir auprès du préfet, des maires des communes concernées et des membres de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale du Var afin que des élections sur cette fusion soient tenues dans un délai raisonnable. »

    Quant à mon étiquette politique, je ne l’évoquais pas dans la pétition mais certains l’ont faite connaitre. Ce qui ne me gêne nullement, j’assume ce que je suis.

    Lors du conseil municipal du 12 juillet j’ai proposé par procuration (car absent de Bandol) la création d’un pôle métropolitain.
    Il me paraissait évident que l’on ne pouvait refuser la proposition du préfet sans une contre proposition sérieuse.
    Aujourd’hui, la seule contre proposition à la fusion de SSB dans TPM est l’intégration de Sanary dans SSB.
    Ferdinand Bernhard n’est pas en cause. Le bandolais que je suis n’a aucun grief à lui reprocher.
    J’ai été candidat contre lui aux élections cantonales de 2004 et nos relations étaient, et sont toujours, cordiales. Nos divergences sont politiques et nullement personnelles.
    Mon sentiment est que Sanary, en gros 30% de SSB, risque, de par sa gouvernance et peut être l’état de ses finances (voir analyse de Prinz Karl en attendant le rapport de la Commission régionale des Comptes) de créer des tensions au sein de SSB.
    Or le calme de SSB est relatif.
    Sous la cendre couve la braise et il suffirait de peu de choses pour que cet EPCI ne s’enflamme et ne devienne ingouvernable.
    Comme vous je doute de la connaissance du dossier de certains élus.
    Les positions partisanes leur paraissent, apparemment, plus faciles à assumer qu’une cohérence dans le discours.
    Ne me demandez pas de nom car j’ai déjà goûté aux joies d’un procès en diffamation et bien que l’ayant gagné, je ne souhaite pas renouveler l’expérience.
    Ses élus sont le reflet de leurs électeurs qui, je n’en doute pas, resteront minoritaires en 2014.

  • Christian Delaud

    Pour la dernière phrase bien vouloir lire « ces élus » et pas « ses élus ».
    je devrais me relire avant de cliquer sur « envoyer ».

  • Bandol-blog a publié une interview du maire de Sanary portant sur ses questions. 20mn de vidéo à voir là:
    http://www.bandol-blog.com/?p=32251&utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=rdv-avec-ferdinand-bernhard

  • Claude SEUX-BOS

    Jacques K a écrit :

    « PS, vous allez sans doute me trouver lourd, mais je doit être le dernier Bandolais à ne pas connaître votre identité. Cela me turlupine.

    Ce n’est pas que vous soyez anonyme qui me gène, c’est les raisons qui peuvent vous pousser à l’être. Ca serait quand même bien, alors que vous vous mobilisez avec une énergie assez peu ordinaire sur une histoire totalement hermétique pour le commun des mortels, de nous expliquer vos motivations. »

    Non Jacques tu n’est pas le seul. Mais ton message m’ayant interpellé, j’ai fait quelques recherches et je crois avoir trouvé (tout seul) qui se cache derrière ce pseudo. J’attends une confirmation.

    Pour en revenir au sujet je suis comme toi, toujours très intéressé par les messages de Prinz Karl. D’autant plus que, comptable de formation, je n’ai jamais pu comprendre les arcanes de la comptabilité militaire. Et là P.K. nous décortique ça avec une facilité déconcertante. A tel point que j’arrive à comprendre. C’est pour dire si le Monsieur est fort.