Sensations fortes : mon bateau, en beaucoup plus musclé !

  • Publié le 23 Août 2007
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Cette note fût publiée originellement et à cette date sur mon blog perso : reprise ici le 22/10/2007.

Profitant de la visite de mes amis de Dakar, et n’ayant pas eu le temps de mettre mon propre bateau à l’eau, je leur ai réservé une petite fantaisie qui me trottait par la tête depuis des semaines, des mois en fait.

Bandol Offshore-2La société de loisirs nautiques et mécaniques qui a conquis le monopole de ces activités en baie de Bandol, propose toute l’année des baptêmes de type Offshore avec d’énormes semi-rigides utilisés notamment pour les raids aventure : plus de 7m de long, et au moins 250 chevaux aux fesses. Coque vide et légère, baquets verticaux pour caler un nombre restreint de passagers, ça promet.

Bandol Offshore 2-1Comme nous le prouvera la suite, le casque intégral dont on vous affuble avant d’embarquer, c’est pas du chiqué, et Thierry trahi par une cheville récemment opérée, a bien failli prouver que le gilet de sauvetage n’est pas non plus superflu (réception de saut avec coup de « raquette » par 3/4 vague), tout comme les chaussons antidérapants fournis.

Bandol Offshore 3-1Après un quart d’heure (ça suffit, croyez-moi, pour se faire une idée des performances), tétanisés, avec quelques bleus en prime, on est redescendu contents d’être secs, et vivants. Pour reprendre les tontons flingueurs « c’est du brutal », ou le vocabulaire motard de « Joe Bar Team« , ça envoie grave.

D’autant que le pilote qui nous a promené n’est semble-t-il pas un manche (respect de ses collègues à l’appui), il nous a fait un festival. A un rythme soutenu, il nous a mis dans le bain par quelques virages serrés, puis cap sur les Embiez pour sauter des vagues de plus en plus formées pendant qu’on s’éloignait du fond de la baie. Sauts de face, de trois quart, par l’arrière de la vague, runs en grand par travers des vagues, on a bien mesuré les capacités incroyables de ces engins. Et je sais que les 2m de plus que mon bateau font toute la différence : ces longs semi-rigides avalent tout type de mer, quel que soit le relief. Et même si j’équipe mon bateau des mêmes arceaux de maintien, il tapera toujours beaucoup plus tôt que ces « offshores » (mais au moins les passagers peuvent se maintenir à bord – je ne parle évidemment pas de confort au sens propre, mais tout est relatif).

Le budget n’est pas dans mes moyens, pourtant je rêve d’un bateau de ce genre, car comme on n’est quand même pas obligé de le pousser autant tout le temps, je sais que quelle que soit la mer (ou presque), je peux rentrer vite et reconduire à terre mes passagers, dans des conditions que n’offre évidemment pas Tamarindo. Et quand on veut jouer (c’est mieux solo, parce que je pense que c’est pratiquement le seul plaisir du pilote), on peut conduire très sportif, et en même temps, couvrir des distances que peu d’embarcations peuvent envisager dans les mêmes chronos : un jouet de gosse pour adulte fortuné. Pour nous ce sera juste un souvenir très intense, et une expérience qui vaut la peine malgré les quelques chocs et émotions encaissés. Pour moi qui pilote régulièrement mon pneu sur le même terrain de jeu, ce sera aussi une référence, une incursion dans une autre dimension…

Bises à Nadia, qui nous a bluffé par son sang-froid !

BoueesBises à Thierry. Désolé… (je l’avais… ou il m’avait entraîné dans un concours de bouées idiot il y a quelques années, et avait gagné : c’était ma revanche).