« Rien que des mots… » d’une bandolaise

Je ne reviens pas sur mes raisons de ne pas honorer le « poisson » cette année. Pour ce premier avril 2010, je vais plutôt nous tourner vers la poésie:danielle chailan.gif
Certains l’auront rencontré, en voisine, en amie, ou comme auteur(e) sur le stand de la librairie Gipsy lors du Printemps des pays de Provence à Bandol. Danielle CHAILAN est poétesse, et publiée aux éditions Persée.
Son recueil, « Rien que des mots » est disponible chez Martine STEFANN, avenue du 11 novembre. Elle figure ainsi dans le cercle des bandolais qui écrivent, non pour en vivre, mais pour partager leurs mots. Amateurs de poésie, partagez vos impressions ici une fois que vous l’aurez lue.
Frédéric METEY
www.bandolais.fr
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3 Commentaires

  • croso véronique

    Un grand bravo à Danielle Chailan pour sa volonté et sa grande détermination. Les textes sont magnifiques et très bien écrits. Chacun d’eux vient nous toucher car ils sont un peu le ressenti de chacun. J’espère que d’autres textes suivront.
    Dommage qu’il ne soit pas en vente au Québec car je suis persuadée que comme pour les bandolais et français du continent il plaira aussi aux éxilés dont je fais partie mais aussi aux québécois de je suis associée par le mariage.
    Encore bravo Danielle et merci pour toutes ces belles émotions
    Une bandolaise éxilée depuis 22 ans

  • San Nari en Prouvenço
    Sanary, petit port, au clocher pointé,
    sous le soleil ou les clairs de lune,
    tes barques bleues effilées se prélassent,
    et tes eaux frétillent du vif argent
    des poissons et des barqueroles,
    qui amènent leur pêche aux étals.
    Sanary, petit port, au clocher pointé,
    tes rues étroites sont favorables,
    aux siestes dans les logis frais,
    et aux promeneurs philosophes
    qui fuient les faiseurs de bruits
    la foule et les motos pétaradantes.
    Sanary, petit port, au clocher pointé,
    tu ressembles aux amphores,
    de l’antique Provence
    d’ ou coulait le «Bandol» si frais
    au parfum de cerise et résine
    qui désaltérait les gosiers.
    Paul d’Aubin (Arrighi)
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