Retour sur l’origine du mandat 2008-2014 à Bandol

Balix PoggiRégulièrement, des lecteurs me signalent que le protocole d’accord entre le maire de Bandol (Christian Palix) et son premier adjoint (Marcel Bogi) signé en coulisses à l’orée de la campagne électorale des municipales de 2008, n’est plus accessible via les liens du premier article dans lequel j’en parlais. Et pour cause, le site des amis de Marcel Bogi n’avait laissé en ligne ce document hautement instructif que 48H environ. Probablement rendu public un peu hâtivement sous le coup de l’émotion du divorce entre les 2 hommes…
Et mes interlocuteurs de me demander si j’en ai conservé la trace…

Oui évidemment, et j’ai réparé les liens dans l’article en vous remettant ce document à disposition. Ca fait même partie des quelques bricoles que j’ai fait constaté par huissier au cours de la vie de mon blog et des sujets traités, tant ce protocole d’accord était instructif, probant à un certain nombre d’égards, et connaissant malheureusement la propension des politiciens à effacer leurs traces en ligne, plutôt à court qu’à long terme.

Je vous invite donc à le relire, et à méditer sur l’origine de ce mandat bicéphale qui aura provoqué « quelques » mécontentements. En 2010, j’avais espéré (lire l’article) que le maire enfin seul aux commandes et donnant des signes d’amélioration par rapport à la période où il était homme de paille de son premier adjoint, allait nous donner une deuxième partie de mandat plus satisfaisante. Le contenu de ses 4 années n’a hélas pas été selon moi à la hauteur de l’affichage (euphémisme) : je reviendrai dans quelques temps sur les arguments qui m’amènent à cette opinion.

morale politiqueVous relirez avec profit aujourd’hui :

  • ce protocole d’accord,
  • l’article dont je l’accompagnais, ne serait-ce que pour y retrouver les 2 délicieux dessins (que je ne résiste d’ailleurs pas au plaisir de vous afficher aussi ici) de mon regretté dessinateur favori Jean Revolon,
  • et tous les numéros de Bandol Mag des deux premières années du mandat, où le nom du maire ne pouvait pas apparaître sans que n’y soit invariablement accolée la mention « et mon/son fidèle ami Marcel Bogi » qui atteste de l’application de ce protocole d’accord, où l’un se contentait de l’écharpe et du « prestige suprême » pendant que l’autre le tenait par… les choses*. Cela faisait beaucoup ricaner à l’époque, jusqu’à Var Matin, y compris des gens qu’on retrouve aujourd’hui dans l’entourage de l’un ou de l’autre, et que le procédé politique n’a plus l’air de beaucoup déranger (au risque de nouveaux cocufiages**, à commencer par celui des bandolais?).

Nous y reviendrons dans les semaines qui viennent, tant ce document est essentiel pour éclairer une partie des éléments que j’entends rappeler ou exposer dans ces derniers mois de blogging.
Mais le rappel était aussi utile à l’heure où les opposants continuent de négocier entre eux (et ça inclut l’un des protagonistes de 2008), ou sont peut-être même plongés dans la rédaction de leurs accords pour mars 2014, et sa suite jusqu’en 2020.

F.M. – www.bandolais.fr
Crédit illustration : Jean Revolon 2010 

* Les juristes appellent cela un contrat léonin (mais la suite le prouva, rédigé par un maladroit).

** entendons-nous bien, la négociation et l’accord politique de gouvernement sont des pratiques normales, démocratiques, et a fortiori s’ils donnent lieu à un minimum de transparence, mais le recours à un homme de paille est à mes yeux beaucoup beaucoup plus contestable.





4 Commentaires

  • […] il aurait pu arguer de la responsabilité de son associé dans la surenchère démagogique (leur contrat – qui devait fonctionner pleinement au moins pendant la campagne – en atteste). Marcel Bogi […]

  • […] vite d’accord sur la fusion, ils ne l’abordent pas avec le discours des politiciens du passé : pas d’amitié factice à la sauce 2008, ils se présentent tels qu’ils sont connus, des gens raisonnables prêts à oeuvrer ensemble. […]

  • Ce qui me gène dans ces alliances ou plutôt mésalliance, c’est qu’elle n’ont qu’un but préélectoral afin d’éliminer un candidat, prendre le pouivoir et ensuite se déchirer pour prendre la plus grosse part du gateau.
    Si l’on remonte un peu dans le temps, on se souvient que sous la mandature du docteur Suquet, M. Bogi, F. Barois, D.Canevari, C.Palix et j’en passe étaient unis et travaillaient ensemble.
    Ensuite ce ne fut que coups bas, calomnie,…….. Les amis d’hier devenaient ennemis, quitte à redevenir amis quelques jours pour arriver à leurs fins.
    Et tout celà comme tu le dis si bien au détriment des Bandolais.
    Alors aujourd’hui il y a trop de listes, quelles seront les unions ou désunions au second tour???
    Tant que les égos passeront en priorité, je ne vois pas l’avenir en rose (aucune référence au PS!!!)

  • « Les deux parties s’engagent à collaborer sur le principe de la bonne foi, animées du
    seul objectif avant le scrutin de gagner et après le scrutin de réussir. »

    Drôle de formulation. Vous parlez souvent comme cela à vos amis, vous ?

    Je ne sais pas, mais je me dis quand même que c’est bien la condition minimale pour une alliance, non ?

    On peut dire beaucoup de Marcel Bogi, mais s’il y a bien quelque chose qui mettra tout le monde d’accord, c’est qu’il connait la nature humaine.

    C’est dire la confiance qu’il y avait entre ces deux là au moment de leur alliance.

    Alors la question que l’on se pose maintenant, c’est pourquoi ils l’ont fait ? Peut on dire que l’on sert sa ville quand on forme une alliance dans le seul but de gagner l’élection, en sachant parfaitement que cela ne tiendra pas plus de quelques conseils municipaux ?

    Faut-il vraiment recommencer dès le mandat suivant ?

    Bon courage à ceux qui appellent à une alliance pour battre le maire. A vouloir associer la carpe et le lapin, on ne va jamais bien loin.

    Marius