Rencontre avec Patrick DURVILLE

Suite à l‘article relatif au lancement d’un blog par la Mairie de Bandol, Patrick DURVILLE et moi-même avons échangé quelques commentaires, car il pouvait se sentir mis en cause et par l’article, et par la réponse que je formulais suite à ses explications. Des péripéties techniques ayant compliqué la poursuite de ces débats, nous avons fini par entrer en contact directement par téléphone, et avons trouvé plus sage et simple de nous rencontrer pour faciliter notre échange de points de vue: chose faite dimanche après-midi.
Patrick_Durville.jpgJe publie donc cet article en conséquence de cette rencontre utile, et après validation par Patrick (uniquement pour les points qui le concernent directement): on se comprend toujours mieux en face à face entre gens de bonne volonté (et ni lui ni moi n’en manquons), lorsque la discussion est honnête et avec la volonté de comprendre l’autre. Un précédent « fameux » avait déjà eu lieu sur Bandolais.fr (et hors du champ politique) avec mon article sur le Petit Meunier et la vidéo qui avait suivi. Comme à l’époque, ce qui suit ne prive pas Patrick DURVILLE d’un droit de suite ou droit de réponse qu’il pourrait vouloir utiliser sur Bandolais.fr (j’y donne toujours une réponse favorable).

En premier lieu il convient de préciser le rôle de Patrick DURVILLE par rapport à Bandol-blog (et qui posait une bonne part du problème à mes yeux).
Patrick réaffirme que sa position dans Bandol-blog est technique, non éditoriale, et ne l’associe pas à la responsabilité de ce blog. Professionnel de l’informatique depuis près de 30 ans, il est prestataire pour Christian VIALA (dans son activité professionnelle) depuis de nombreuses années, et a noué des liens d’amitié avec lui. C’est à ce titre qu’il l’a aidé (comme je peux aussi le faire avec mon entourage) à monter Bandol-blog, et se refusant à facturer Christian pour ce dossier qui n’est en aucun cas source de revenus pour ce dernier (il m’arrive à moi aussi de faire un geste commercial ou d’amitié envers des proches ou des gens qui m’ont fait beaucoup travailler par ailleurs, surtout quand c’est hors contexte professionnel pour eux). Ses autres contributions (photos, articles, commentaires) relèvent d’une participation à l’égal de tout autre citoyen bandolais (on pourrait comparer avec ce que fait régulièrement Nathalie CAUNE sur mon blog: offre bénévole de ses services de graphistes pour certaines illustrations de Bandolais.fr comme les bannières, articles ponctuels, commentaires réguliers, et mini reportages photos souvent – Nathalie ne fait pas pour autant partie de « l’équipe » de Bandolais.fr que j’assume et revendique seul, malgré cette aide et quelques autres). Sa présence dans Var Matin est un peu un renvoi d’ascenseur de la part de Christian VIALA: pas payé, mais si au moins ça peut aider à faire connaître le professionnel derrière le blog… Dans ce cadre, et suite au sérieux problème qu’avaient posé les premiers noms (et adresses web) de Bandol-blog, Patrick réfute totalement son implication dans ces choix de noms: le seul pour lequel il assume un rôle de conseil auprès de Christian, c’est sur le nom final « Bandol-blog », et attribue à l’inexpérience de Christian les appellations initiales (j’avais effectivement prévenu Christian seul à l’époque sur le côté « maladroit » de son choix par la confusion avec mon propre nom de blog, pas Patrick): le caractère de Christian VIALA connu pour son impulsivité (assumée) aura suffi à ne pas contrôler le dérapage de l’époque. Je m’interrogeais si la cause de ce conflit était le manque de professionnalisme ou les mauvaises intentions à mon égard de la part de « l’équipe » de Bandol-blog: Patrick refuse d’être mêlé à ce « procès », et confirme que c’est bien la gaffe du débutant VIALA, seul décideur sur ce point (et je l’en crois capable malgré toutes les mises en garde qu’il aura reçues).

De la même façon, Patrick réfute toute implication politique dans son éventuelle collaboration avec la mairie de Bandol.
La conversation informelle que nous avons eu permet de penser que nous sommes sur des lignes assez proches lui et moi. Electeurs avec nos propres opinions, nous ne sommes pas engagés sur ce plan, et sommes surtout motivés par l’idée que les choses soient bien faites. Dans le cas de son éventuelle (et probable) future participation à la communication de la ville comme intervenant technique, c’est l’aspect challenge qui l’intéresse, avec l’idée de participer à l’amélioration de ce que connaissent les bandolais. Il précise d’ailleurs que le Maire l’a contacté avec en arrière-pensée avouée d’améliorer la communication de la Mairie (que Christian PALIX sait déficitaire par rapport à ce qui peut être attendu aujourd’hui pour une ville comme Bandol). J’accepte cette argumentation de Patrick au sens où malgré tous les différends qui m’opposent à cette municipalité, à la précédente aussi, et à toute autre qui ferait des choses contraires à mes conceptions, je me sens parfaitement capable d’oeuvrer avec l’une ou l’autre sur des dossiers où on me permettrait de travailler dans le bon sens. Comme Patrick, sans ambition politique, je pourrais moi aussi collaborer à un chantier sur lequel je penserais que les politiques de droite, de gauche ou d’ailleurs me sollicitent pour atteindre un but qui me paraît servir l’intérêt général, et où je suis utile et réellement pertinent.
Patrick DURVILLE a le sentiment comme beaucoup de gens qui me lisent, que mon opposition à la Mairie en place est irréversible tant mes critiques pleuvent sur cette équipe, et m’empêcheraient a priori d’être envisageable ou envisagé comme prestataire. Je le détrompe, pour ce qui est de mon côté: rien d’irréversible, je ne demande que des gages de bonne foi… Ayant déjà fait le tour de notre complémentarité, il me demande s’il peut envisager de me consulter si nécessaire sur mes compétences propres si on lui en laisse la possibilité et en cas de besoin, car comme moi, il comprend l’utilité de faire entrer des compétences extérieures pour garantir le meilleur résultat possible lorsque c’est nécessaire. Afin d’éviter toute confusion des genres, je lui recommande de s’appuyer sur d’autres que moi (il y a pas mal de gens compétents sur les questions informatiques à Bandol et dans toutes les spécialités de la profession, même si très peu se manifestent sur nos blogs), en commençant par chercher via les comités de quartier, etc.
Afin d’éviter des résultats mal ficelés, il y a tout intérêt à faire intervenir les utilisateurs ou experts (externes si nécessaire) aux différentes phases d’un projet (pratique bien connue des professionnels du marketing notamment). Nous sommes d’accords: mieux vaut mobiliser toutes les énergies dans le même sens plutôt que d’en exclure pour de mauvaises raisons, au risque de se « planter ».
Logo_gB4.gifIl a mal vécu ma phrase parlant de compétences incomplètes, mais elle ne visait pas son professionnalisme: c’est bien parce qu’aucun de nous n’est totalement complet que les compétences suffisantes ne sont généralement atteintes que par l’apport d’une équipe, en particulier dans le très (TRES) vaste champ informatique. Je ne parlais pas de meilleures compétences chez moi que chez lui, mais de compétences complètes seulement en associant des profils comme le sien avec des profils comme le mien. Patrick accepte l’idée de compétences « incomplètes » seul, au sens où lui-même à l’humilité de ne pas prétendre résoudre seul tous les défis de tous ses dossiers. Ses décennies d’expérience auprès de clients très variés lui permettent quand même de prétendre couvrir une part plus large que moi de l’informatique: il apprécie particulièrement de se lancer des projets qui élargissent ses connaissances techniques et ne se vit pas comme expert d’une seule spécialité (personnellement, je maudis la technique et me spécialise de plus en plus sur la formation et le conseil): en cela nous sommes peut-être tous les deux d’assez bons généralistes de notre métier capables de faire face à des demandes assez variées, mais avec des différences liées d’abord à nos goûts professionnels et à nos formations propres.

Pour finir, je vous dois l’explication que Patrick a commencé par me donner pour la présence en ligne de sa maquette d’un possible futur blog municipal, et qui est en effet une bonne raison, la seule valable: le référencement par Google.
Comme nous le pratiquons tous dans le métier, nous réfléchissons et faisons des tests parfois très en amont sur des projets à venir. Ce qu’il a mis en ligne correspond à ses premières idées suite aux discussions engagées avec la Mairie pour une collaboration utilisant ses compétences plus largement à partir d’avril si cet incident n’y fait pas obstacle (ce dont je serai alors sincèrement désolé pour lui, rien n’étant signé avec la Mairie de Bandol à cette heure – mon objectif n’était pas de gêner un confrère avec qui je me sens d’autant moins en concurrence que nos profils se chevauchent assez peu). S’il l’a fait sans aucune protection, c’est parce qu’il était seul à connaître cette adresse de site, et n’imaginait pas que des moteurs de recherche le référenceraient aussi rapidement. Au-delà, c’est justement pour être référencé le plus rapidement possible lorsqu’un éventuel lancement du blog aurait lieu qu’il a pensé utile de mettre une page à cette adresse afin d’accélérer le processus le jour venu. Effectivement, lorsqu’on lance un site, il peut se passer longtemps avant que les moteurs de recherche ne fassent figurer à sa juste place le nouveau né. Toutes les semaines écoulées jusqu’au lancement effectif augmentaient grâce à cette page ses chances de fournir un meilleur référencement au futur blog municipal. Et Patrick n’a pas soupçonné que les moyens auxquels j’ai accès permettraient à quelqu’un de tomber sur la maquette aussi vite (en l’occurrence Google était battu puisque ses outils automatiques ne m’avaient pas encore signalé www.villedebandol.fr).
De là est née une situation embarrassante par le problème généré: lui qui n’est pas embauché se croit encore protégé par le secret de son adresse, et moi observateur extérieur qui constate l’apparence d’un projet tout ce qu’il y a de plus officiel, et en tire des conclusions décalées… Le manque de communication municipale jusqu’ici favorise évidemment l’imbroglio: une mairie communiquant intensément et en toute transparence serait beaucoup moins sujette à l’interprétation des faits, chacun sachant habituellement à quoi s’en tenir de l’action municipale, sans surprises récurrentes ni coups de Trafalgar… Mais à Bandol jusqu’en 2010, j’ai plus l’habitude de me méfier et de cogiter que d’accueillir les nouvelles sereinement et en confiance.

J’espère que ces éléments issus de la conversation entre Patrick et moi permettront à tous de se faire une idée plus juste de la situation née du clash entre ses essais et mon article, des motivations de Patrick comme des miennes, et des compétences du professionnel qu’il est et que j’ai un peu malmenées dans mes précédents écrits, de façon forcément biaisée par l’appréciation de la situation telle que je la percevais à ce moment là.

Reste à demander à tous de faire preuve en commentaires d’autant de bonne foi que Patrick et moi en avons mobilisé pour cette rencontre. En particulier sur l’aspect du non engagement politique de Patrick, je suis assez formel sur la sincérité que j’ai ressentie dans ses explications, confirmée par la demande qu’il a formulée auprès du Maire en cas de collaboration: rester dans son rôle d’intervenant technique et en aucun cas n’être exposé comme alibi ou soutien politique. Mon précédent article commence par une violente entorse à son souhait, et chacun jugera s’il respecte cet anonymat politique une fois en mission, mais le moment venu, pas a priori.
Frédéric METEY
www.bandolais.fr.





4 Commentaires

  • […] d’Alexandre DORIOL (dans des circonstances dont je n’ai pas le détail), c’est Patrick DURVILLE qui passe de Directeur de la Communication à Directeur de Cabinet du […]

  • […] qui devrait piloter la « comm » municipale, et Patrick DURVILLE qui déclarait chez moi venir en renfort de la Mairie strictement sur son bagage te… aurait dû être strictement concentré sur la mise en place technique des outils informatiques […]

  • Comme à ton habitude, Fred, tu fais très long et pour ne pas faire pareil, j’en suis d’ailleurs incapable, je répondrai à un seul sujet de ton commentaire sur ton blog.
    Je suis le seul responsable de la création de lesbandolais.fr et lesbandolais.com, du choix des noms et du logiciel pour les mettre en place « TYPEPAD ».
    J’avais choisi Typepad parce que tu l’utilises toi même et que c’est précisé sur la page de bandolais.fr.(je ne connaissais rien, pas plus aux blogs qu’aux règles qui les régissent)
    Lorsqu’après avoir concrétisé cette création, je me suis inquiété auprès de Patrick s’il pouvait m’aider dans le démarrage de ce blog.
    Très vite il m’a fait comprendre que je ne pourrais pas faire grand chose avec Typepad et qu’il faudrait choisir un autre logiciel, en l’occurrence: WORDPRESS.(une des références pour les blogs)
    Dans la foulée, rencontrant des problèmes avec toi, quand on choix que j’avais fait pour le nom, il me proposait bandol-blog.
    Choix que j’acceptais bien volontiers, d’autant plus que tu m’avais dit toi même que, si tu avais su, tu aurais choisi un nom pour ton blog avec le nom Bandol y figurant.
    Techniquement c’est lui le patron.
    Mais pour ce qui concerne les articles que j’écris, j’en suis le seul responsable, en avouant quand-même que Patrick corrige parfois et de moins en moins mes fautes de frappes, de français, de grammaire et d’autres encore.
    Il me quittera lorsque ses fonctions prendront effet à la mairie.
    Notre histoire prendra fin, comme elle a commencée, en toute amitié.
    J’espère que j’en aurai suffisamment appris de sa part pour ne pas faire de grosses « boulettes », comme à mon habitude.
    Voilà, je te souhaite bonne continuation dans ta vie professionnelle autant que personnelle.
    Christian.
    C’est fini.

  • Christian,
    je fais long parce que j’aime être juste, précis et complet, et que sur un blog, j’ai la place que je veux…
    Par exemple je corrige: vous n’êtes pas passés de typepad à WordPress, mais de typepad à Dotclear, et c’est bien moi qui vous ai réorienté vers WordPress qui a beaucoup mieux vieilli/mûri que les deux autres.
    C’est ce qui m’a permis dans le premier article de dire que la Mairie ferait les bons choix un peu grâce à moi (ce qui était plus ironique qu’immodeste comme tu l’as soufflé chez toi, tant WordPress est connu de tout blogueur s’intéressant à son environnement technique, et que cette domination semble partie pour durer).
    De même, je n’ai pas dit « si j’avais su » car je le savais, que mentionner le nom « Bandol » dans l’adresse était plus judicieux du point de vue référencement: j’ai dit « si c’était à refaire », parce que simplement en créant Bandolais.fr je n’anticipais pas que ce blog allait prendre cette place dans ma vie et dans la commune. J’ai cédé en 2007 à l’amusement (pour quelqu’un qui portera éternellement sa tâche de parisien, mettre la main sur bandolais.fr était une satisfaction potache). Mais oui, à quelqu’un se lançant aujourd’hui pour atteindre notre niveau de lectorat, je conseillerai d’utiliser le terme « bandol » clairement dans l’adresse.
    Je continuerai à faire long chaque fois que court sera trop court pour moi. Je prends la parole publiquement avec ce blog, et je tiens à pouvoir assumer des propos les plus exacts possibles.