Que la route sera longue !

Je viens de saluer le retour d’un minimum de pluralisme dans le bimestriel municipal de Bandol. Et je découvre avec stupeur via le commentaire de la conseillère d’opposition Laetitia QUILICI, que le texte a été retouché par le service Communication de la Mairie, et sans prévenir les auteurs du texte, en contrevenant au règlement édicté par la Mairie elle-même.
Je vous invite évidemment comme elle à lire donc l’intégralité de leur article sur le site du groupe Barois, complété de leurs arguments pour critiquer le procédé.
Pour ma part, si je commence à me faire une idée assez précise de la violence de la vie politique que vivent ses acteurs, j’avoue que dans l’instant j’ai été pris de nausées. Car si on me promet la démocratie pour ne m’en servir que l’apparence, je préfère encore qu’on ne me prenne pas pour un c.., et qu’on se passe d’hypocrisies.
Ceux qui me lisent de longue date savent mes espérances utopiques d’une démocratie honnête et vivante, désintéressée et au service des citoyens, pas des intérêts partisans. J’étais déjà attristé de voir que l’espace d’expression de l’opposition était à ce point restreint et soumis à toutes les rigueurs que permet la loi. Alors quand je découvre les conditions qui entourent cette « première » d’une publication de l’opposition, je me dis que si François BAROIS n’a pas été un homme qui m’a impressionné par son sens de l’écoute et le respect de ses concitoyens, la route risque de me paraître bien longue avant de voir mes espoirs démocratiques locaux aboutir, entre les mains de ses successeurs.
Si comme moi vous estimez que la situation politique de Bandol n’est dans ces conditions pas satisfaisante, alors je vous invite à le faire savoir à la Mairie, ou tout simplement à commenter cet article pour un affichage public de votre pensée (en respectant les contraintes légales relatives à tout ce qui peut être injurieux ou diffamatoire – je ne tiens pas à devoir censurer retoucher ou amender moi-même, fût-ce pour des raisons légales).
.





Article précédent : Le chapiteau a cédé

14 Commentaires

  • jean charles janicot

    J’espere que mention sera faite dans le prochain bulletin municipal de la retouche du texte
    Inadmissible
    regrettable aussi ce droit de réponse immédiat
    CIRCULEZ Y A RIEN A VOIR

  • Le procédé est regrettable en effet, et gâche les efforts déployés à améliorer de nombreux aspect de la vie sociale à Bandol ces derniers temps. Et il serait souhaitable que les Bandolais aient une explication sur ce geste de censure. Toutefois, d’un point de vue tout à fait technique, s’il s’avère que le texte était trop long, il ne suffit pas de réduire la police pour faire « rentrer » 593 caractères, à moins de fournir une loupe pour la lecture ! La typologie est régie elle-aussi par certains codes. Il est un peu facile de dire que le nombres de caractères ( la meilleure façon d’évaluer le qualibrage d’un texte ) n’a pas été précisé dans le cahier de charges ( ce qui est en effet une erreur !)… La lecture du bout de texte qui aurait été supprimé n’a effectivement  » rien d’insultant ni de diffamatoire dans ces phrases, mais le strict rappel de la réalité (sic) » , mais c’est ce que mon prof à la fac qualifiait en rouge de « verbiage », et à mon sens, rien de fondamental n’a été enlevé au sens du message initial. Ceci dit, des corrections, si besoin ait, ne peuvent se faire sans autorisation écrite ( BAT ) de l’auteur … tout ça pour dire que la prochaine fois, il encore faudrait mieux baliser l’exercice (cahier des charges techniques plus précis et BAT respectés) pour éviter les dérapages incontrôlés, grincements de dents et autres nausées… parce que le droit à l’expression de tous, c’est quand même bien !

  • Que le texte Nathalie soit trop long, c’est probable. Ce qui me choque, c’est le procédé.
    Pourquoi aller censurer un « verbiage »… Que se passera-t-il sur les vrais sujets? En laissant Barois se plaindre, le Maire laisserait aux bandolais le soin de renvoyer à l’ancien Maire sa propre attitude de l’époque. En adoptant des pratiques indignes, de censure en catimini sans même respecter la règle du « Bon A Tirer » (qui laisse le choix à l’auteur de voir son texte publié tronqué ou pas du tout), la Mairie ne se grandit pas.
    Donnez un vrai espace démocratique à l’opposition, mon adminration pour le Maire augmentera. Quant aux bandolais qui ont largement sanctionné Barois, ils ne sont ni idiots ni amnésiques, et le remettront en place s’il s’indigne encore d’un manque d’écoute de l’opposition.
    J’ai beaucoup pesté contre l’attitude de François Barois quand il était Maire. Ce que vient de faire la Mairie actuelle me conduit à pousser mes lecteurs à surtout bien l’écouter aujourd’hui, et à maximiser sa « publicité »: personne ne m’accusera de revirement, car encore une fois, ce n’est que la justesse et l’équilibre des choses qui me motive.

  • janicot jean charles

    si on commence à argumenter sur le verbiage , alors le magazine en est truffé
    Le minimum aurait été de prendre contact avec l’opposition pour leur signaler éventuellement que le texte était trop long , vu les délais qu’ils ont pour remettre leur texte avant l’impression c’était parfaitement possible.

  • Bonsoir,
    Sans vouloir attiser la polémique, il ne s’agit pas de connaître les explications de la coupe du texte mais plutôt de dénoncer un procédé très peu démocratique. Bien sûr qu’il y a un calibrage à respecter et qu’il ne faut pas envoyer des textes de 3500 signes pour un quart de page A4 mais ce n’était pas vraiment le cas et s’il faut rentrer dans le domaine « technique » je pense sincèrement que les 594 signes coupés « rentraient » sans que le texte soit illisible !
    Bref, c’est bien de soutenir sa municipalité et les actions auxquelles on croit par contre il faut réussir à rester objectif quand on remarque un dérapage regrettable. Ce n’est pas pour autant que toute la politique municipale est remise en cause.

  • Tout à fait d’accord ! avec tout ce que vous dites, Fred, Sabine et Jean-Charles ! Je ne remet pas en cause du tout le point de base de l’article de Fred ! je voulais juste rajouter une précision technique et chercher peut-être une explication à une attitude inquiétante quant au respect de la liberté de parole.

  • Le texte a été coupé et l’on pourrait s’en offusquer.
    De la à dire que la démocratie a été bafouée me paraît exagéré.
    Quelle partie a été coupée?
    Tout d’abord la critique de l’espace réduit dévolu à l’opposition.
    Je me permets de rappeler que cet espace a été défini par François Barois lorsqu’il était premier magistrat et reconduit par la majorité actuelle.
    Ensuite un couplet sur le détournement originel de la salle polyvalente.
    Je doute des déclarations d’intention de l’opposition UMP sur la gratuité de la salle polyvalente pour les associations.
    Certes, le respect de la Démocratie et de son expression à travers tous les médias et plus particulièrement les officiels est un principe intangible.
    Mais, entre nous soit dit, l’air est devenu respirable à Bandol depuis mars 2008 et ces retouches « cosmétiques » ne m’émeuvent pas plus que ça.
    Désolé de déplaire à certains mais je ne constate aucune atteinte à la Démocratie à Bandol.

  • je suis surpris de voir que nous basons l’opposition essentiellement sur barois UMP (vilain petit canard) mais ou est le sans étiquette et surtout rappelons nous que le maire actuel à signalé qu il avait soutenut pour le meme partis mais qu’il n’avait pas l’investiture alors comment peut on nous repérer dans ce marasme politico politique local qui nous amene à nous interroger sur les intentions de chacun à nous diriger dans de bonne condition.

  • @ Christian: que ce soit ton rôle de politique de chercher le consensus, et pourquoi pas d’essayer d’apaiser me paraît plutôt normal.
    En revanche, ce n’est ni mon rôle ni ma nature que d’accepter des mesurettes qui n’améliorent qu’à peine les choses.
    Je me fous du morceau de texte qui a été coupé, et on pourrait en débattre longuement. Je serais Sauzet ou Barois, il me paraît totalement inacceptable que ce soit le Maire qui choisisse ce qu’il convient de garder ou retrancher des textes d’opposants, même trop long. Et si Barois préfère communiquer sur le peu de place allouée à l’opposition au risque de se flageller lui-même au lieu de parler de la médiathèque, cela doit rester sont choix. Ca me fait le même effet que si pendant la campagne, un candidat avait dû soumettre son discours à la validation de ses adversaires: on marche sur la tête.
    Il ne s’agit pas du fond, mais bien de principes: et là, les principes ont reçu un sacré coup de canif.
    J’avais fermé mon clapet pour saluer le retour de l’opposition dans Bandol Mag, afin d’encourager les actes positifs.
    Mais là je n’ai plus aucune raison d’édulcorer ma pensée: ce n’est pas parce que Barois aurait tout juste appliqué le strict minimum des obligations démocrates, qu’il faut s’en inspirer avec des mesures de rétorsion qui me paraissent mesquines. Laissez vivre la démocratie, donnez lui de l’air.

  • @ Fred,
    Je te comprends et en d’autres circonstances, je me serais offusqué de ce coup de canif.
    Mais j’ai travaillé sept ans dans l’opposition à François Barois et quelques années avec Christian Palix.
    Des deux, je sais où se trouve le véritable démocrate.
    Je crois qu’il ne faut pas voir, dans ce coup de canif, l’intention de nuire mais le formattage d’un texte peut être trop long.
    Si tu savais le nombre d’articles que j’ai transmis à la presse locale et qui ont été tronqués sans que j’en sois informé, tu serais peut être plus conciliant.
    Comme tout un chacun, je n’aime pas que ma prose soit déformée mais les contraintes de mise en page sont quelquefois réelles.

  • @ Christian: Je n’étais pas inquiet sur le fait que tu comprennes mon point de vue, car pour un peu mieux te connaître depuis un an, et pas seulement par ouï-dire, je sais que tu as autant de principes que moi.
    Pourtant, je constate que tu humanises ton approche des choses en comparant ce que tu as connu dans la vie politique bandolaise, ou avec les pratiques journalistiques qui n’ont pas toujours été très éthiques à ton égard.
    C’est là où je m’insurge : les principes doivent rester les principes. Quand toi ou tes colistiers m’avez fait part des dérapages de Var Matin, ou que je les ai découvert moi-même en comparant ce que j’entendais dans les réunions publiques et ce que je lisais dans le journal, je m’en suis offusqué, et ai tiré sur la presse comme aujourd’hui sur Bandol Mag.
    Les principes ne souffrent pas de relativité. Pourtant c’est ce que votre génération d’hommes politiques a connu dans le passé. Et vous estimez acceptable une pratique anormale, parce qu’elle est un progrès par rapport à ce qui avait cours avant.
    Bandolais.fr ne peut pas entrer dans cette logique. Je ne peux pas constater avec un blog qui se prétend « blog citoyen », une atteinte aux principes, et la taire, parce que c’est moins pire qu’avant.
    C’est peut-être la révolution que votre génération politique n’a pas encore mesurée : avant, quand VAR MATIN tronquait ta pensée, tu subissais, car pour obtenir réparation, il t’aurait fallu une procédure judiciaire. Pareil avec les organes d’expression municipale. Aujourd’hui, grâce à l’Internet, et à l’émergence de médias alternatifs, une autre option existe. Tous mes lecteurs ont su que Var Matin déformait tes propos en les réduisant ou en les sortant de leur contexte, et que Bandol Mag s’il n’a pas voulu nuire à l’opposant Barois, a au moins pêché par une gestion particulièrement amateur (d’un problème de mise en page) qui entâche sa crédibilité, et la confiance que peuvent avoir les lecteurs dans son utilité démocratique.
    Avant vous faisiez une guerre politique de réciprocité, où on pouvait éventuellement faire les coups tordus qu’on voulait, justifiés par ce qu’on avait vécu de la part de l’adversaire. Aujourd’hui, les citoyens ont les moyens de faire resurgir l’autorité morale de la citoyenneté dans la vie politique, et de vous rappeler que le politique doit être exemplaire. Si je suis libre de ne pas acheter Var Matin, je reçois en revanche gratuitement Bandol Mag dans ma boite à lettres : ce magazine doit être irréprochable et c’est l’éthique du Maire qui en est garante.
    Internet et les médias alternatifs, ont pour utilité de rappeler les principes. Ca passe peut-être par la « rééducation » de nos concitoyens et de nos politiques déformés par des pratiques qui s’appuyaient sur les lacunes de la démocratie, et en constituaient sa partie obscure. C’est en ce sens que je maintiens ce que j’ai écrit dans cet article, et que je réagirais de la même façon à l’avenir, qui que soit la victime du dérapage. Parce qu’encore une fois, je ne suis pas dans la politique, je ne suis qu’un électeur, un citoyen, mais avec l’intégralité de son exigence. Vos exigences se sont émoussées. Je ne vais pas pour autant abaisser les miennes. Sinon ce blog n’a plus de sens.

  • Finalement, pas trop de commentateurs pour cette note. Comme je doute que la Mairie croule sous les courriers, ça signifie sans doute que je suis vraiment beaucoup plus pointilleux que la moyenne sur les principes (on s’en doutait).
    Et puis aussi la période des fêtes avec pas mal de lecteurs qui me font des infidélités pendant leurs congés… Allez, je suis sûr que chacun tâchera de faire mieux la prochaine fois.

  • jean charles janicot

    FRED, tu as eu raison de nous signaler de tels faits
    A noter que VAR MATIN n’a rien à voir avec BANDOL Magazine; lequel est financé par les contribuables Bandolais
    En résumé ce procédé de couper une partie du texte est tout à fait anormal et s’il s’agissait de texte avec trop de caractères, rien n’empechait le service communication de se rapprocher de Mr BAROIS
    Il y a beucoup de personnes qui consultent ton site , mais je pense que certains n’osent pas écrire toujours ce qu’ils en pensent

  • Quel retour aux réalités!!!
    Que j’étais bien dans la neige, sous une Yourte, sans tel, sans internet, sans électricité. Enfin la nature sans magouille, sans hypocrisie, où les seules consignes sont respect, partage et amour..
    a mon retour, je suis surpris de voir que notre société n’avance pas, un article tronqué, une attaque contre le Maire via le service communication, on profite de l’occasion pour rappeler à F.Barois ce qu’il était, un conseillé d’opposition qui justifie la censure….. Si c’est l’image réelle de la démocratie, je n’en veux pas.
    Car si la démocratie s’est être à l’affût de la moindre virgule oublié, ou d’une phrase tronqué… pour lancer la polémique. Et bien non pour moi c’est de la politique politicienne.
    Je sais que mon commentaire ne va pas plaire à tous, mais c’est ma conviction et dans chaque acte réalisé au lieu de chercher le petit grain de sable négatif, regarder tout ce qui est positif!!!
    Alors peut être ce jour là la route sera moins longue
    Serge