Quand Bogi refusait d’équiper Bandol

Dans l’article consacré au palmarès des ports par Voile Magazine, on apprend que 55% des sites méditerranéens étudiés ont choisi d’offrir l’accès wifi gratuit à Internet à leurs visiteurs.

François BAROIS avait quitté la mairie en 2008 avec des équipements wifi achetés pour le port avec ceux de vidéosurveillance, mais jamais rendus opérationnels sous sa mandature ni après à ma connaissance*, et qui auraient donc été abandonnés à leur détérioration (le contribuable pleure).

Moi j’avais interpellé par courrier la capitainerie (la Sogeba via son PDG pour être plus précis) sidéré que notre grand port soit en retard sur ce plan (auquel je suis particulièrement sensibilisé).
Marcel BOGI premier adjoint encore au pouvoir et qui avait repris le port comme presque tout le reste dans son périmètre du fait de l’état de santé suivi de la disparition prématurée de Philippe MAUGEZ, était finalement celui qui m’avait répondu, par téléphone puis par un email très officiel suite à mes interrogations et observations (hors blog).

Incompétence et légèreté

Marcel BOGI dans ses réponses prouvait qu’il n’avait même pas pris la peine de travailler ma question pourtant sous l’oeil du seul bandolais équipé d’un porte-voix à l’époque (qu’est-ce que ça doit être quand personne ne regarde?!)… Il refusait d’équiper le port pour une raison fiscale qui n’existait pas (la Sogeba n’était en aucun cas concernée par la taxe sur les opérateurs Télécom qui selon lui rendait prohibitif le coût du projet, projet qu’avait pourtant tranquillement initié le maire 2001-2008 : le chiffre d’affaire Sogeba avec l’éventuel Wifi n’ayant strictement rien à voir avec son chiffre d’affaire global – vous noterez qu’il ne s’agit pas d’une question informatique mais de gestion, à la portée d’un premier adjoint, ou de quelqu’un qui sait lire).

Dans tous les cas c’était une marque d’incompétence (ne pas savoir lire le document qu’il m’envoyait** ou ne pas étudier sérieusement un dossier surveillé et même apporté par le seul « média » local). J’ai conservé l’enregistrement de son message sur mon répondeur le 11 février 2009 et le mail qu’il m’a envoyé le 3 mars 2009 :  si je qualifie quelqu’un d’incompétent, je tiens à pouvoir en apporter la preuve. Parce que en effet, il m’a répondu une première fois (sans me donner ses sources), et je lui ai dit de vérifier, qu’il devait y avoir une erreur : sans être spécialiste de l’accès wifi dans les endroits publics, je ne connaissais rien qui fasse obstacle (ni le maire d’avant qui avait amorcé l’équipement, mais il a dû le croire incompétent). Il a eu plusieurs semaines, pour pouvoir contrôler avant de me répondre à nouveau et m’indiquer son « information ».
Une fois que je lui ai démontré la bévue, il n’a plus donné suite au dossier avec moi, non sans avoir rejeté élégamment la faute sur le service juridique (il ne relit pas ce que ses services envoient en son nom aux médias – a fortiori quand il les juge hostiles????!!!!). Au moins sait-on que le maire Christian Palix (avec les pleins pouvoirs une fois débarrassé de son siamois) quoiqu’on pense de lui,  fait attention à valider tout ce qui sort sur les blogs : c’est marqué en bas de ses commentaires. LOL. Ca fait toujours des conneries en moins à assumer.
Marcel s’est toujours plaint que je ne lui passais rien, à son équipe que je considérais non sans raison comme totalement démagogue, encore moins qu’aux autres. Ce n’est pas sérieux de bâcler le seul dossier où c’est moi qui l’interroge, considérant que j’étais le mieux (seul?) équipé pour dénoncer publiquement un raté (sur un sujet où il me considérait spécialiste)! Un enfant le comprendrait.

La qualité du travail d’élu, ou ses travers

Marcel BOGI est un homme de relations publiques remarquable, mais a la réputation de ne pas travailler suffisamment ses dossiers : il m’aura suffi de le solliciter une fois pour confirmer. Confirmer parce que tout Bandol sait à quoi s’en tenir. La réputation de Marcel ce n’est pas moi qui l’ai inventée. Moi je vous présente mon tout petit dossier wifi, celui dont j’ai les éléments en mains. Mais vous amis lecteurs, combien êtes-vous à m’avoir fourni les détails de dossiers bancals, gérés à la va comme j’te pousse, ni faits ni à faire, pour ne pas dire foireux?
Ca explique pourquoi son principal argument de campagne en 2008 était « qu’une poignée de mains entre hommes, les yeux dans les yeux était le meilleur moyen pour jauger un homme/candidat« . Ca demande moins de boulot que de préparer les dossiers, ou un programme réaliste.

Le problème des bandolais comme de la majorité des électeurs en démocratie, est de voter pour le meilleur en campagne au lieu de voter pour le plus capable. Mais pour être un responsable capable, ça demande plus que serrer des louches et avoir le « oui » complaisant. Ca demande par exemple de lire 15 lignes au lieu de 5 (effectivement 15 lignes auraient suffi ici). Je n’ose imaginer comment sont préparés les conseils municipaux dont les documents communiqués aux élus atteignent parfois 1000 pages. Oui Marcel, pour être un élu respecté, il faut plus que de la séduction, aimer la « griserie du pouvoir », tenter d’intimider les contradicteurs ou usurper une cocarde, il faut aussi bosser (je veux dire pas que son relationnel).

Et si le port de Bandol n’a pas marqué de points sur le volet wifi de ses services aux plaisanciers, une toute petite partie du retard pris est imputable à Marcel BOGI (après François BAROIS qui n’a pas mené à bien le chantier initié) : ça fait déjà 2 explications à la situation des années 2000-2010. Et sans mon intervention, et surtout mon insistance pour le sortir de l’erreur, le 8ème port de France serait peut-être toujours aujourd’hui sans wifi. Ah oui, ça fait drôle!!!

Indulgences coupables

Certains regrettent que j’ai rediffusé l’article négatif pour l’image du port de Bandol (qui en dit une vérité), et pensent que je fais du tort.
Beaucoup trouvent que Marcel n’est pas si mal que ça, alors que j’ai déjà révélé que sa relation au pouvoir, de son propre aveu, était (devenue?) malsaine, et quand moi je pense que sa façon d’aborder le rôle d’élu est en-dessous du degré d’exigence minimale. Et ça fait près de 30 ans qu’il a de l’influence à Bandol (n’allez pas croire que ça change: une bonne part de l’opposition gravite encore aujourd’hui autour de Marcel BOGI qui veut organiser, malgré sa promesse du « place aux jeunes« , en grand Mamamouchi la revanche 2014).

On me reproche de nuire à mon village (je conteste), mais je considère, en bon psychorigide, qu’il y a des indulgences qui font bien plus de tort encore.

A suivre

Le dossier du wifi ne s’arrête pas là. Je vous promets encore deux épisodes tant cette histoire m’a appris sur la gestion bandolaise. Marcel peut souffler, ce n’est pas lui qui morflera au prochain article (mais je pense quand même que pour souffler vraiment il doit envisager de respecter son propre slogan « place aux jeunes », et un peu plus qu’il n’a respecté son annonce de démission).

F.M. – www.bandolais.fr

C’est bien plus tard que la mairie opta pour Orange afin de couvrir le port mais c’est une autre histoire. Demain.

** il m’envoya un lien vers une page du site de l’ARCEP, que je ne transformais en PDF pour les besoins d’illustration que quelques semaines plus tard (voir date mentionnée sur le document que je vous soumets). La page de l’ARCEP n’a que peu évolué depuis : http://www.arcep.fr/index.php?id=8090





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