Petit traité de liberté d’expression bandolaise

J’ai ajouté « bandolaise » à mon titre, car je ne vais pas vous parler de la liberté d’expression dans l’absolu, chers à nous tous qui vivons dans une des démocraties occidentales les plus avancées sur ce plan (et c’est l’une des plus belles vertus de la France), mais de la façon dont à Bandol nous en faisons usage, principalement en ligne et en particulier ici sur ce blog (qui aura plus fait pour la liberté d’expression des bandolais sur la vie locale que tout autre support jusqu’ici), et parce que sur Bandolais.fr, c’est moi qui la gère (et je vous l’explique non pas parce que je vous le devrais*, mais parce que ma déformation professionnelle de pédagogue ne me fait jamais rater une occasion d’expliquer le pourquoi des choses, en particulier dont je suis prosélyte et quand je suis impliqué).
Et parce que des voix sages ont manifesté leur souci de préserver la fragile liberté d’expression suite à ma décision de renforcer les mesures de modération concernant Serge Gervais. Et on va pour ça faire un petit comparatif avec Carine Pinet (désolée de l’appeler à la rescousse dans une affaire où elle n’intervient pas, mais le parallèle est très parlant).
Lisez-bien, ça peut vous aider à comprendre comment vous y prendre pour commenter et dire tout ce que vous voulez sans vous faire taper sur les doigts par le tenancier.

L’affaire Serge Gervais

Serge GERVAIS était (depuis mi 2011 de mémoire) placé dans la liste des gens soumis à modération (j’ai récemment fait un article sur l’état de la modération sur ce blog), pour ses interventions signées d’un pseudonyme. Mais il pouvait toujours commenter, et je validais régulièrement ses commentaires. Et il pouvait le faire sans aucun contrôle de ma part en signant sous son nom, ce qu’il a ré-adopté comme pratique depuis janvier 2014. A l’époque cette mesure m’avait valu de sa part des mails (également adressés à ses contacts) dans lesquels il me reprochait « le comportement d’un extrémiste de gauche** ».
Cette semaine, j’ai étendu la mesure de modération le concernant à toutes ses interventions, qu’il utilise pseudo ou patronyme. Depuis il me fait savoir par mail que mes méthodes sont « staliniennes » mais craignant que le « terme [me] choque » il précise qu’il aurait « aussi bien pu dire franquistes ou hitlériennes ». Je le remercie d’avoir pris la peine de préciser, j’ai en effet failli être choqué et suis rassuré par la nuance.

Pour info : depuis je n’ai censuré aucun commentaire de Serge, ne lui ai pas interdit d’en proposer, ni n’ai effacé ses commentaires qui m’ont fait réagir. Je suis un stalinien tendance laxiste (pas marxiste, laxiste).

N.B. : Je précise évidemment que les commentaires de Serge relatif au présent billet (et correctement placés sous le présent billet) seront évidemment validés par mes soins puisqu’il a évidemment le droit de répondre à cette mise en cause… [mode humour ON] Je ne suis pas 100% stalinien. Ah ah! [mode humour OFF]. Mais au moins aurons-nous ce débat qui n’est pas strictement bandolais, et pas forcément passionnant pour tout autre que lui et moi sans polluer les articles où se tiennent d’autres débats plus conformes à l’objet de ce blog.

Point de départ

Serge, sympathisant UMP, et électeur bandolais, a choisi son équipe ou au moins sa candidate aux prochaines municipales : Laetitia Quilici, bandolaise et responsable locale de l’UMP (précisons que Serge se défend que cela compte, mais je lui en fais le procès d’intention – sur mon intime conviction et l’observation des ses choix successifs depuis 2007 – et vous n’êtes pas obligés de croire l’un ou l’autre) : c’est son droit, et chaque électeur devra évidemment parvenir à faire un choix avant le 23 mars prochain***. Ce n’est à mon avis pas la meilleure façon de choisir un élu local, et ce blog plaide pour que d’autres critères prévalent, mais chacun est libre de ses choix et fait en fonction de l’information à sa disposition (l’appartenance à un parti, ou une investiture, sont évidemment des informations dont on ne peut écarter la pertinence en politique, même si moi je les trouve très secondaires au niveau micro-local). Bref, Serge est dans un camp.

D’ailleurs, Serge m’a proposé de publier un article tout récemment, parlant de ses préoccupations écologistes au niveau plus ou moins local, et terminant sur le fait que cette sensibilité le conduisait naturellement à choisir ou renforcer son choix de voter pour Laetitia Quilici (titulaire d’un doctorat en chimie de l’environnement et chef de projet Développement Durable à la mairie de Six-Fours qui l’emploie). Je lui ai dit que tous les articles en faveur d’un candidat devaient naturellement trouver leur place sur les sites web de chacun des candidats, pratique que j’ai appliquée dès la campagne 2008, où j’avais déjà refusé un article de ce genre. Bien compris, échange courtois.
Il a entendu mon souhait de réserver chez moi les articles à l’exercice critique (qui suppose un minimum d’indépendance et donc le non engagement des auteurs en soutien de telle ou telle équipe) : sur ce blog il n’y aura pas d’article plaidoyer pour un camp (les commentaires eux sont libres – sauf pour les trolls).

Mais cette semaine, la fibre politique titillant le « militant », il a tenté par une rafale (mal ajustée) de flinguer discrètement plusieurs rivaux de sa candidate en pensant exploiter un argument qu’il a manipulé à la louche. Car il faisait doublement erreur :

  • en essayant de regrouper dans une même critique des situations très différentes à l’analyse.
  • en se focalisant sur les têtes de liste, et en oubliant que la même critique s’appliquerait (si on en reste à la grosse louche) de la même façon à 3 des plus éminents membres de l’équipe de sa candidate (mais dont l’analyse révèlerait également pour chacun une situation individuelle particulière – je leur en fais le crédit).

De plus, cette petite série de commentaires était faite sans préciser à aucun moment qu’il visait à faire contraste pour faire ressortir sa candidate (ça se sentait dès le premier commentaire, car le militant qui finasse reste en général pataud dans ce genre d’exercice de sous-marinage). A aucun moment de la série des 3 ou 4 commentaires il ne précise qu’il soutient Laetitia (pas concernée par la louche), mais enchaîne par une intervention qui vante les mérites supposés de candidats qui « baigneraient » dans le monde des collectivités territoriales (caractéristique quasi exclusive de sa favorite salariée d’une mairie – ou éventuellement d’anciens élus dont on peut supposer qu’ils « baignent » aussi  – mais en l’occurrence on critiquait le maire en place, ce qui permet de penser qu’être maire n’est aux yeux de Serge pas un « bain » de collectivité territoriale suffisamment efficace pour bien comprendre ses possibilités et impossibilités).
La mise en valeur de sa candidate n’est pas assumée mais implicite, en négatif : cherchez le candidat qui n’est pas visé, vous trouverez mon(ma) champion(ne).

Et pour parachever le tout, qui se joue en quelques heures (l’accumulation m’a mis en alerte – les comportements trollesques se combinent presque toujours avec une activité plus soutenue), Serge tente une nouvelle disqualification de candidat sur un argument foireux (que je vous laisse relire pour que vous en soyez juges devant votre écran) au profit de sa candidate, enfin citée : ils renvoient les médecins bandolais à leurs cabinets au prétexte qu’en France il y a des déserts médicaux et que les médecins (en activité) seraient plus utiles à médeciner qu’à se présenter à la mairie de Bandol. Ca c’est ma lecture que chacun peut contester.
Problème : la lecture du modérateur sur Bandolais.fr, c’est la mienne.

Et cette accumulation de messages qui tournent autour du pot, d’une faiblesse argumentative typique du militantisme qui n’échappe pas toujours à un peu de mauvaise foi, sans disclosure, messages qui en plus se multiplient (sans renforcer la solidité des arguments – forcément, il faut répéter ce que l’on a déjà dit face à toutes les objections embarrassantes en espérant que la répétition finisse par sonner comme une vérité)

Et je suis particulièrement irritable et irrité par les opérations sous-marines de militants, qui m’ont passablement énervé en 2008, et par les arguments qui ne sont pas seulement politiciens mais foireux. J’ai d’ailleurs eu l’occasion il y a un an d’allumer une autre candidate qui s’en était pris à Laetitia Quilici d’une façon scandaleuse de la part de quelqu’un aspirant à des responsabilités politiques en démocratie (mais sans pouvoir de modération, ce n’était pas chez moi).
Un argument foireux est un argument foireux, qu’il soit pour ou contre Laetitia Quilici (ou qui que ce soit d’autre)… en tous cas c’est mon fonctionnement comme citoyen, comme électeur, comme blogueur, et comme modérateur sur mon blog.

NDA : Parfois je suis dans l’incapacité de juger, par manque d’informations ou connaissances, et j’en laisse sûrement beaucoup passer, mais ce que je sais, je le sais. Ce que je ne sais pas, je ne peux compter que sur le collectif et votre participation aux débats pour réguler grâce et avec vous les échanges et les éventuelles manipulations. Vos commentaires sont essentiels pour la santé de nos débats. On est au coeur du « web 2.0 » le web participatif.

Avertissement, dérapage et sanction

A ce moment là, Serge est toujours libre de ses commentaires (sauf sous son ancien pseudonyme). Je commence à avoir les abeilles, mais je me contente d’un avertissement, je répugne de devoir sacrifier à l’obligation de lire des commentaires dont je dois décider les de valider ou non (autant pour mon confort personnel – il y a des lectures qu’on s’épargnerait volontiers, vous ne lisez pas tout, moi presque – que par attachement à la liberté d’expression).

Serge se fend d’un commentaire défensif. Pourquoi pas, mais il ne comprend pas que ce n’est pas l’orientation des commentaires qui pose problème (on a parfaitement le droit d’être militant ou engagé) : c’est de les formuler sans assumer le caractère engagé, sans disclosure, qui me fait souci, parce que l’intention est manipulatrice (je dis ça je dis rien, et je pars en sifflotant).

Ca me rappelle le colistier d’un challenger de François Barois en 2008, qui pendant la réunion publique de campagne de l’ancien maire vient me glisser à l’oreille quelques mots sur les déboires juridiques de l’époque de Stéphane Richard (le patron de France Telecom, encore au cabinet de la ministre des finances je crois, était colistier de François Barois en 2008). Et de conclure sur le caractère choquant de la situation…
Pourquoi se déplacer dans l’assistance pour venir m’en parler à moi ? Parce que j’avais un blog plutôt lu. Et que cette personne aurait bien aimé (sans me le dire mais en me suggérant un avis) que ce petit missile (national) soit réarmé (en local) sous ma plume plutôt que depuis le blog de son candidat (je suppose qu’il ne fallait pas insulter l’avenir et les éventuelles négociations d’entre deux tours). C’est cela la manipulation, et j’ai horreur qu’on l’emploie sur moi. Vous avez des choses à dire, dîtes-les, et assumez.
Pour ceux qui pensent que j’ai une sévérité à géométrie variable avec les candidats, j’indique que ma sévérité est proportionnelle aux manoeuvres de ce type dont j
’ai été le témoin (ou la cible) de la part de chacun des protagonistes de l’élection : je sais exactement ce que j’ai à reprocher en termes de comportement politique aux uns et aux autres (et dans bien des cas, avec les traces).

Mon avertissement fût-il trop sévère, trop violent puisque public, toujours est-il que Serge Gervais a ensuite cédé à l’humeur : mon article du lendemain (caustique) me valait de sa part un commentaire disant qu’il lui inspirait la « nausée » et que ce que j’écrivais était « pitoyable »

Mauvais choix : je viens de lui rappeler qu’il est chez moi (où j’impose les usages), et il se met à cracher sur la moquette et à s’essuyer les pieds sur le sofa (c’est l’impression que ça m’a fait, parce que mon « programme en 1H pour Bandol » ne méritait pas une telle éruption, plus vindicative que justifiée selon les lecteurs qui ont su rire de mon article).

Sanction : je n’ai pas envie de converser avec Serge dans ces conditions, et élargit derechef les mesures de modération le concernant. Après tout ce genre de conversations est désagréable pour moi, mais aussi pour mes lecteurs, et je ne peux pas expliquer et réexpliquer sempiternellement les mêmes choses toujours aux mêmes personnes. Selon moi, il mérite que la mesure partielle de 2011 devienne intégrale. Vous savez que la suite s’est dite par mail, et avec les nuances franquistes et hitlériennes. Je n’ai encore rien bloqué ou effacé de ce que Serge a publié depuis le début de l’affaire. Imaginez si je l’avais fait?! Le cran au-dessus, c’était quoi : Satan ?

Un possible malentendu ?

Beaucoup de lecteurs ne font toujours pas la différence entre articles et commentaires, malgré mes explications répétées au fil des années.

Serge a-t-il cru quand j’ai refusé son article pro-laetitia, qu’il devait s’abstenir de manifester son choix électoral également en commentaires (en aucun cas, les commentaires ne sont pas des articles, et sont libres), et a pour cela choisi d’avancer ses observations en mode discret, l’air de ne pas y toucher ?
S’il avait été clair dans son approche (je soutiens une candidate qui est exempte du reproche que je formule envers les autres), j’aurais pu laisser passer la grosse louche sans formuler d’avertissement : si on sait d’où Serge s’exprime, le lecteur peut relativiser une affirmation qu’il n’a pas lui-même creusé, en sachant qu’elle provient d’un partisan, et prévoir quelques bémols à ajouter ce qu’il lit.
Je rappelle que j’ai moi-même promu à Bandol la pratique anglo-saxonne de la disclosure, au cas par cas, billet par billet quand c’est nécessaire, et d’une façon générale pour ce blog à de multiples reprises, et notamment très poussée au début de la campagne des prochaines municipales. Ne croyez pas que j’attende moins de mes commentateurs.
Les commentaires sont presque totalement libres chez moi. Vous pouvez écrire ce que vous voulez (qui reste conforme à la loi sur la liberté d’expression) si vous n’êtes pas hors sujet, que vous signez de préférence sous votre nom (voir le pied de page de ce blog), et si possible avec des arguments (on vient ici pour débattre critiquer et réfléchir), sans finasser, minauder ou sous-mariner. Ce qui veut dire que si vous êtes engagés dans un camp, et que cela n’est pas d’une évidence acceptable pour nos lecteurs****, précisez les choses si le sujet l’exige. Prenez les devants. Appliquez la règle que je m’applique : ajoutez une ligne disclosure à vos commentaires qui pourraient le mériter. Mieux vaut être prudent et anticiper.

La (non)-affaire Carine Pinet

Carine Pinet fait l’objet d’une vigilance attentive de ma part sur ses écrits, mais n’a jamais été placée dans la liste des commentateurs que je soumets à modération : elle est jusqu’ici totalement libre de ses commentaires.

Pourquoi une vigilance attentive ?
Parce qu’elle a fait ses débuts sur ce blog, en me proposant un texte que j’ai publié comme article (choix éditorial engageant ma responsabilité), en oubliant de me préciser qu’elle était en situation de conflit d’intérêts, ou plus exactement, en me l’apprenant après que je l’ai questionnée, au tout dernier moment avant d’appuyer sur le bouton de mise en ligne. J’ai vu rouge, mais ai considéré qu’en ces temps de jeunesse de mon blog, il pouvait s’agir d’une erreur de débutante. Je me suis contenté de lui expliquer la règle du jeu, ravalé mon énervement, et accepté de publier, non sans avoir ajouté la mention Disclosure qui s’imposait comme minimum minimorum.

Depuis, j’ai publié à d’autres reprises des articles de Carine Pinet, et vu passer de nombreux commentaires de sa part, souvent très engagés. Au passage elle soutient une candidate dont je considère personnellement qu’elle s’est disqualifiée par son comportement, mais c’est le droit de Carine d’avoir une appréciation personnelle différente de la mienne sur chaque candidat : en aucun cas un motif de censure.
Et Carine conserve toute sa liberté d’expression ici, car elle est toujours parfaitement claire depuis le fameux premier texte qui faillit être un incident (voir ci-dessus). Quand elle explique sa vision, elle signale régulièrement son soutien à la candidate qui traite le mieux selon elle le sujet dont elle parle (y compris quand elle signe parfois de son seul prénom), et elle argumente (plus ou moins heureusement à mon goût mais encore une fois, en toute clarté). Et je lui accorde cette liberté d’expression avec éventuellement une certaine souplesse parce qu’elle traite souvent de sujets au fond, à sa façon qui n’est pas la mienne, mais au fond, et en étayant ses arguments. Oui elle milite, oui elle est engagée, mais elle débat, et sans sous-mariner. Et tant pis si je suis souvent en désaccord avec elle.
Elle a failli se (nous) planter une fois, mais elle a parfaitement digéré la leçon, et se comporte avec la sincérité requise. Elle participe à a richesse de ce blog, et à l’exercice citoyen que je propose à mes lecteurs quoi que chacun pense de ses positions.

Effectivement Serge, il y a des commentaires beaucoup plus engagés que les tiens (sans qu’ils soient plus en accord avec mes propres opinions) qui n’appellent aucune réaction de ma part : je suis modérateur du blog, pas censeur.

Conclusions

Le parallèle entre ces 2 cas devrait permettre à Serge de comprendre que ses critiques à mon endroit sont excessives (stalinien, franchement…!!!). Que mon application très rare de mesures de modération n’a rien à voir avec l’opinion des gens que j’y soumets, mais avec leur comportement. Il aura plus de mal que vous amis lecteurs, car hélas, j’ai décidé que cela s’appliquait à son cas (et je comprends que cela nécessite digestion). Et il a raison sur le fait que le relation est asymétrique : j’ai le contrôle du blog.
J’ai tout fait pour que d’autres blogs éclosent à Bandol. Ici je fixe les règles, imparfaites, avec ma subjectivité, mais avec transparence et explications. M’accuser de stalinisme et de centralisation despotique, sur un site internet c’est déjà un peu limite : internet est par nature décentralisé, et chacun est libre d’y créer son espace d’expression (ce que j’ai encouragé et appelé de mes voeux).
Rares sont les sites web bandolais touchant à la politique où les commentaires sont possibles, et qui plus est, libres a priori. Ici, oui. Depuis 2007.
Je suis ici chez moi. Et considérant toute la liberté que j’accorde à mes lecteurs, je m’autorise très exceptionnellement la limitation de conversations avec des interlocuteurs qui ont joué plusieurs fois avec les règles de mon blog, et conversations trollesques qui sont de plus pénibles et pour moi et pour mes lecteurs (qui s’en plaignent figurez-vous).

Parce qu’au final, et quoi qu’en pense Serge, qui en 6 ans a pu publier chez moi (et dans mon système stalinien) pas moins de 350 commentaires, je revendique d’avoir plus fait depuis 2007 pour la liberté d’expression locale (y  compris de Serge) que quiconque à Bandol. Je n’en tire pas de gloire, juste du plaisir (cela a été passionnant) mais ne suis pas prêt à voir attaquée cette vérité sans la défendre : elle m’a pris trop de temps et d’efforts.

Un dernier conseil, que vous aurez deviné seuls sans que je sache s’il vaut pour tous les blogs (mais à ce que je sais son application est assez répandue) : évitez quand même d’insulter le maître des lieux si vous voulez participer (c’est lui qui décide si la conversation peut avoir lieu ou pas).

 F.M. – www.bandolais.fr

P.S.: Serge dans son dernier mail m’accuse de gérer ce blog dans le culte de la personnalité, et pour augmenter ma notoriété… Quand on sait l’impatience avec laquelle j’attends mon retour à l’anonymat local en avril prochain, et que ma notoriété aura plus été un problème qu’autre chose pour moi (pénibilité pour ma compagne de nature très discrète, impact plus négatif que positif sur mes affaires professionnelles, etc.), on n’est au-delà du militantisme ou du combat d’idées. Les mots me manquent.
La parole est à Serge en commentaires s’il le souhaite (en le remerciant de patienter jusqu’à quelques heures pour que j’ai l’opportunité de consulter un terminal sur lequel valider ses commentaires – contrairement à une idée reçue, je ne suis pas rivé à mes écrans).

* note destinée à tous ceux qui me disent que je n’ai pas à justifier mes décisions comme modérateur

** le fait de considérer un centriste revendiqué comme extrémiste de gauche situe à peu près où commence la gauche pour un sympathisant ou militant UMP un peu excessif : quelque part entre Jean-Pierre Raffarin (ancien premier ministre que je suis autorisé à tutoyer puisque nous avons fréquenté la même école et que c’est l’usage entre les anciens – gloire à moi!) et Jean-Louis Borloo…

*** et c’est évidemment plus facile et rapide pour ceux qui ont des convictions, affinités (ou pour ceux qui suivront une investiture de parti : à Bandol ils auront le choix entre UDI, Nous Citoyens, et Front National qui seront les seuls présents sur des bulletins de vote) ou plus facile aussi pour ceux qui se sentent redevables envers un candidat car cette méprise est la base du clientélisme (un élu ne vous rend pas de service en son nom, mais dans son rôle d’élu, et normalement en respectant les usages de la République sinon c’est même répréhensible : vous ne lui devez rien à lui en tant que personne).

**** on sait où sont les personnalités politiques locales de premier plan, on sait où est une personne qui fait l’objet d’un article traitant de son engagement, etc.





19 Commentaires

  • Fred,
    Je te remercie pour ce jugement sincère à mon égard cela me touche et venant de toi je prend ça comme un très beau compliment
    Nous ne sommes pas toujours d’accord (encore heureux sinon nos échanges ne seraient pas aussi passionnés s’est aussi se qui fait la beauté de la liberté d’expression même si parfois on dérape sa me rappelle le point Godwin )
    C’est vrai mon tout premier article je l’ai fait sur ton blog ( je n’avais jamais écrit auparavant et je peux dire avec le recul que cela m’a mis le pied à l’étrier ) pour moi cela a été une véritable révélation (même si mes fautes d’orthographe ne me pardonne pas je suis une technique et l’orthographe sera toujours mon point faible)
    C’est vrai il y avait conflit d’intérêt dans cet article et comme beaucoup me connaisse je parle ou j’écris avec le cœur et parfois je m’emballe.
    D’ailleurs, je me souviens que tu m’avais aidé pour ce premier commentaire en modérant mes propos (avec le recul je comprends mieux pourquoi maintenant mais l’injustice et la non action me fera toujours réagir)
    De plus,Cela reste un très bon exemple car il reflète celui qui se présente aujourd’hui avec l’appel d’offre de Bronzo (Tu sais comme moi que lors de l’ouverture en CAO d’une offre certain critère doivent s’appliquer et une note est donné à chacun d’eux permettant de pouvoir départager les différents soumissionnaires) et bien à cette époque personne n’est arrivé à démontré que les critères des surveillants de baignades étaient plus avantageux que ceux proposés par les pompiers (je dis ça je dis rien….)
    Après avoir rencontré la délégations des agents de Bronzo je dois constatez que leur situation reflète étrangement celle des plages en 2011(je ne peux pas m’étendre sur le sujet sinon je serai inévitablement obligé de parler de ma candidate qui a fait un gros travail de terrain sur le sujet)je regrette de ne pas pouvoir en dire plus mais cela mérite peut être que l’on si intéresse

  • Christian Delaud

    @ Fred,
    J’apprécie et partage ton jugement sur la liberté d’expression.
    Malheureusement je ne peux pas en dire autant d’un blog concurrent qui accepte les attaques contre le Maire et censure mes réponses à des questions précises de commentateurs.
    Chacun roule pour qui il veut mais il doit s’exprimer sous son identité et afficher clairement son parti pris. Ce que j’ai toujours fait sans attaques mesquines.
    Ce qui n’est pas le cas de tous les commentateurs qui avancent en revendiquant une virginité qu’ils ont perdue depuis longtemps.
    Certes, je suis partial et je le revendique.
    Mais par respect pour les bandolais et pour les 700 (sept cents) adhérents du CAP (Club des Amis de Christian Palix) toutes les opinions doivent être prises en compte et pas uniquement celles de rares détracteurs du Maire qui monopolisent les interventions sur les blogs.
    Heureusement que les urnes ne sont pas censurées et que, dans trois semaines, tous les bandolais s’exprimeront.
    J’ai confiance en la Démocratie et suis serein pour l’Avenir.

  • Christian Delaud

    @ Carine,
    Je suis d’accord avec ton commentaire dans un autre blog.
    Je le suis d’autant plus que quatre personnes me posent nominativement (soit à monsieur Delaud, soit à Christian sans ambiguïté sur le Christian concerné) une question à laquelle je réponds simplement.
    Et ma réponse est censurée.
    Ces personnes pourraient me considérer comme un malotru ou un impoli dans la mesure où elles ne sont pas informées de la censure qui frappe mes réponses.
    Je les invite, si Fred m’y autorise, à m’interroger sur bandolais.fr, je leur répondrai simplement.

  • @ Monsieur Delaud
    Vous pourrez vous rendre compte que tous vos commentaires sont publiés sur BB, compte tenu du fait que vous faites l’apologie de notre maire Monsieur Palix, je ne risque rien!
    Je vous souhaite une bonne fin d’après midi de ce dimanche ensoleillé.

  • A Ch. Delaud…

    Si je ne te connaissais pas depuis plusieurs années, je ne m’attarderais pas à écrire ces quelques lignes, en réponse à tes protestations quant à la censure (ô grand mot) dont tu es ou serais l’objet ou la victime (au choix du lecteur) sur bb.
    Tout d’abord, à l’heure du bilan qui précède et accompagne toute campagne électorale, il est normal parce qu’inévitable… que le bilan porte sur celui qui achève son mandat… pour postuler un nouveau.
    C’est la loi du genre. On ne fait pas un bilan sur quelqu’un qui n’était pas aux commandes.
    Que le sortant ait ses défenseurs est tout aussi normal. Mais tu comprendras bien je pense, que seul le sortant peut faire l’objet de critiques sur tout ou partie de la mandature qui s’achève.

    Les critiques sont de deux sortes. Soit elles procèdent du seul fait qu’on aime ou aime pas le sortant… Aucun intérêt s’il n’y a pas d’argumentation précise à laquelle les défenseurs comme toi pourront répondre…. Car ce type de prétendu argument « monsieur Palix est un mauvais maire dont on se souviendra longtemps », et blabla et blablabli est le type même d’annonce qui, outre l’absence totale d’argumentation qui devrait l’accompagner, fait qu’aujourd’hui un pourcentage croissant de citoyens se détournent de la vie politique parallèlement à l’abstention et aux votes blancs ou nuls….
    De même pour les pseudos réponses à ce genre de pseudos critiques….

    Il y a ensuite les critiques argumentées. Là on sait de quoi « on cause »… et à quoi on peut répondre , de manière aussi argumentée. Et le lecteur jugera.

    Je ne tiens pas un blog, dieu merci, mais je comprends fort bien la réaction d’un responsable de blog confronté au premier type de critiques…. ou de réponses. Allez vous chamailler ou vous empailler ailleurs que chez moi.

    Et je prendrai quelques exemples de tes interventions dans les débats récents intervenus sur bb, qui peuvent expliquer la réaction de Christian Viala.

    Le 28 février à 08h40 tu écris en fin de ton intervention sur les ordures :

    « Lorsqu’on craint un candidat, on l’accuse de tous les maux et certains vont jusqu’à coller « menteur » sur ces affiches.
    C’est dire le niveau des attaques contre un maire qui a le meilleur bilan que je connaisse.
    Si je voulais, je pourrais faire de même pour ta candidate.
    Je pourrais, par exemple, écrire que sa prestation au théâtre Jules Verne a été suivie par des six-fournais que j’ai reconnus sur les photos de cette soirée.
    C’est normal me répondrais tu car Bandol Passion et Six-Fours Passion peuvent prêter à confusion. Non? »

    Quel rapport avec les questions posées sur le conflit des ordures .

    Et le même jour à 15h42 tu termines ton intervention (toujours sur le même sujet des ordures) par :

    « En conclusion, comme ce fut le cas pour le dossier du Casino de Bandol lors du recours intenté par le Préfet du Var influencé par des opposants politiques mal attentionnés, le Maire de Bandol a gardé une même ligne de conduite et n’a pas lâché ce dossier et tout cela dans le seul but de préserver l’intérêt général, de mettre un terme à cette menace qui pesait sur la salubrité publique de notre commune et afin de répondre aux attentes des Bandolais soucieux de retrouver leur ville propre. »

    Là aussi, quel rapport avec le sujet précis objet de la discussion … et le Casino, sauf à faire une ode au « grand timonier » pour suggérer un « grand bond en avant » ou lancer une « campagne des cent fleurs »?

    Ce que je considère pour ma part comme des dérapages de ta part sur ce sujet des ordures a fait que j’ai dit que je ne te répondrai plus sur cette question. Discuter oui, polémiquer, non. Et j’avais averti les deux responsables des blogs de ma position.

    Et de surcroît tu y vas un peu fort me semble-t-il quand tu écris sur bb le 01 mars à 08h57) :

    « Certains crient au bétonnage, à la gabegie financière, ou à la responsabilité du Maire dans des dossiers qu’il ne gère pas, sans argumenter. »
    Je pense qu’en matière de bétonnage des articles très précis et argumentés ont été développés sur ce blog et bandolais.fr sur cette question sans rencontrer beaucoup d’argumentation contraire (et à ma connaissance la « censure » dont tu te plains n’était pas en vigueur). De même sur les questions de finances, j’ai le souvenir d’interventions précises de Joseph et d’ autres..  Quant aux autres dossiers… je ne peux répondre ne sachant desquels il s’agit.

    Sur le blog de F. Metey cette fois ci, et ce jour à 08h51 tu écris :

    « Certes, je suis partial et je le revendique. »

    Déjà ce terme partial me gène. On peut soutenir quelqu’un, mais on se doit de garder la tête froide et l’esprit critique… même en campagne électorale…. Sinon cela présage très mal de l’avenir, même au niveau d’une commune, si la même attitude doit présider à la gouvernance de BANDOL dans le cas où, élu, tu aurais cette même conception. Ne pas confondre convictions et partialité….

    Et pour terminer mon illustration de ce que je considère comme des propos hors sujet, dans ce même article de 08h51 tu écris :

    « Mais par respect pour les bandolais et pour les 700 (sept cents) adhérents du CAP (Club des Amis de Christian Palix) toutes les opinions doivent être prises en compte et pas uniquement celles de rares détracteurs du Maire qui monopolisent les interventions sur les blogs. »

    Quel rapport ? Crois tu que les lecteurs aient quelque chose à faire (un autre terme commençant par f serait plus approprié) que le CAP ait 700 ou 10 adhérents. On n’est pas dans une cour d’école à comparer la grosseur du sac de billes…Là aussi tu mélanges « propagande » et discussion…mais il est vrai que tu te revendiques d’être partial, et donc en cohérence avec toi même.

    Je n’ai rien à ajouter. J’espère que si les débats doivent se poursuivre, il se feront dans une atmosphère et propos un peu plus sereins et responsables.

    PK

  • @ Fred
    Pourquoi répondre alors que nos avis sont totalement contradictoires????
    Je souhaite juste ajouter trois remarques.

    C’est parceque nos avis sont contradictoires que j’ai communiqué avec toi par courriels privés afin de ne pas surcharger ton blog d’un échange entre nous.
    Tu as choisi unilatéralement de publier une partie de mes courriels, chose que je n’aurais pas faite sans ton accord. Mais pourquoi alors avoir sorti certains bouts de textes hors de leurs contextes et ne pas avoir publier l’intégralité de nos trois courriels?

    Ce n’est pas ton blog que j’ai traité de « torchon », mais uniquement ton article sur le programme.
    C’est une insulte aux candidats et à leurs équipes qui ont travaillé durant des mois, voir pour au moins l’un d’entre eux des années. tu te glorifies d’avoir rédigé ton programme en 1 heure en faisant des copiers collés et tourner en dérision les autres.
    Je sais que la mode est à la dérision, mais je n’apprécie pas du tout ( ex: Cantelou pas plus aujourd’hui qu’hier!!!)

    Enfin je NE SUIS PAS MILITANT, je suis un homme libre. Si j’avais été militant UMP comme tu veux le faire croire, (En son temps je fus amusé par la gueguerre Aubry-Royal, mais totalement dégoûté par celle non moins ridicule de Copé-Fillon). J’aurais eu des difficultés à faire mon choix entre un Maire sortant, une candidate qui y baigne depuis fort longtemps et un autre candidats qui depuis des années est adhérent au RPR puis à l’UMP.
    J’aurais eu les mêmes difficultés si à côté de Laétitia s’étaient présentés comme tête de liste C.Delaud ou un responsable d’association telle N. Caune (je connais leurs attachement pour notre commune), car mon seul but est l’avenir de Bandol.
    Bandol ne sera plus jamais comme au cours des années 1950, mais nous pouvons sauver ce qui peut encore l’être.
    Oui je suis passionné (je l’ai toujours été), mais passionné d’écologie, de développement durable et de commerce équitable.

    pour moi c’est un point final à notre échange sur le sujet, j’espère seulement que tu publieras l’intégralité de nos courriels.

    Serge

  • Messieurs,
    En lisant vos commentaire une question met venu à l’esprit que j’aimerai vous posez en votre qualités de colistiers ou de soutien de candidats (comme je ne connais pas toutes les listes je fais peut être des présomptions )

    Soutenez vous toutes les décisions passés de vos candidats pris pendant leur mandat ?

    Que se soit les colistiers de Mme Quilicci qui étaient encore récemment ceux de M.Palix ou les représentants de l’opposition certaines ombres restent pour moi très présente

    Je reviendrai sur des choix qu’ils ont fait ou qu’ils on validé tout au cours de ces 6ans (car pour moi qui ne dit rien consens ) et comme je connais certains d’entre vous je me demandai si vous validiez et accordiez votre confiance sans en avoir au préalable pèsé le pour et le contre?
    Comment soutenir des personnes qui dans le passe ont validé les décisions qu’ils critiquent aujourd’hui ? Quelques exemples:

    Pourquoi n’ont ils rien fait pour s’opposer au rythmes scolaires alors qu’aucune obligation ne les imposer.
    Ce n’est sûrement pas l’aide de l’état qui couvrira les 130 000€ englouti, ni l’absentéisme du mercredi et encore moi la fatigue des tout petits.
    Ils peuvent crier au loup et promettre mont et merveille s’ils sont élus.
    Ils n’ont RIEN FAIT ET COMME JE LE RÉPÈTE QUI NE DIT RIEN CONSENS!!!! Beaucoup d’élus qui se présentent pour renouvelle un engagement vis à vis des bandolais ont CONSENTI PENDANT PRÈS DE 5Ans!!!!!!

    Ils ont votes des budgets ils ont validés des choix même quand il n’était en accord avec leur idée.
    ils dénoncent des décisions ou des actions du maires sortant dans leur programme alors qu’ils se sont abstenu en Conseil Municipal ou même qu’ils ont approuvé alors qu’ils venaient de faire une intervention pour dénoncer un problème s’est affligeant

    Pourquoi ne se sont ils pas soulève contre un PLU qui est dévastateur pour notre commune j’attends certains candidats dire qu’il manque 500 logements sociaux il me vient de l’ urticaire car vous savez tous comme moi que ce type de problème peu se régler dans l’intercommunalite et non en défigurant notre commune tout comme ce n’est pas en bétonnant BANDOL que vous baisserez les impôts c’est faux !!!!

    Pourquoi n’expliquent t’ils pas comment ils vont logés ces personnes alors même que les bandolais ne peuvent y avoir accès et comment les structures scolaires vont elle être adaptés à cette population?

    Pourquoi avoir validé certains marchés très contre versés comme sur la surveillance des plages?
    Pourquoi en qualité de représentant de l’intercommunalite n’ont ils pas réagit avant la fin du marche et alerter les autorités compétentes pour prévenir ce problème.
    Personne ne pose de question sur le prochain appel d’offre ?ce n’est sûrement pas aussi important que de faire des réunions de quartier
    Ils peuvent parler du casino ils ne sont même pas capable de régler les problèmes des personnes qui travaillent sur notre commune.
    D’ailleurs, Pourquoi n’ont ils pas rencontré les 12 agents qui vont perdre leur emploi ?
    (Je vais peut être débordé et je m’en excuse mais c’est plus fort que moi)
    Ah ils peuvent tous faire les paons sur le marche et faire des promesses qu’ils ne tiendront pas mais personne n’a pris le temps de rencontrer ces familles bandolaises et de leur apporter des réponses et une aide (Christian me dis que le Maire à fait une demande de réquisition pour leur éviter le chômage au 1er mars je te répondrai encore heureux! car en sa qualité de vice président de sud sainte baume il aurait dû s’inquiète de leur devenir au 2 rejets je vais pas t’apprendre les ficelles des marchés publics)

    Si chaque candidats et en parfait accord avec ce qu’il promet Pourquoi n’acceptent ils pas un débat public ou chacun pourraient répondre à des questions que poserait des journalistes qui serait les portes parole des bandolais. « les bandolais parlent aux bandolais »
    Pas de question sur leur programme mais sur des questions que poserait n’importe quel bandolais si tel ou telle personne était élus. Les bandolais ont besoin de se faire une opinion sur les personnes qu’ils vont élire un véritable représentant qui sera capable de gérer sa commune et d’être le porte parole des bandolais dans l’intercommunalite
    Malheureusement pour beaucoup c’est un exercice périlleux et ils ne s’aventureront pas à accepté

  • @ Serge : voilà l’intégralité de notre échange de mails à télécharger au format PDF

    @ Christian et Christian :
    le problème tient probablement au fait que Christian (Viala) a choisi (et c’est son droit le plus absolu, et pour des raisons qui lui sont propres) de publier TOUS les commentaires chez lui après modération : il y a donc un délai, que Christian (Delaud) a interprété comme de la censure…
    Pour les habitués de mon blog, où les commentaires sont libres et apparaissent donc immédiatement en ligne (sauf interception par les robots de protection antispam), la méthode de contrôle a priori des commentaires utilisée par d’autres est forcément désarçonnante, puisqu’ils peuvent ou doivent attendre jusqu’à ce que le blogueur ait le temps de traiter les messages et les valider (ou pas).

    C’est également ce contraste qui me permet de dire que j’ai beaucoup fait pour la liberté d’expression en tâchant de la maintenir au maximum depuis plus de 6 ans : chez moi les commentaires apparaissent immédiatement et sans contrôle.

    ————————————-

    Par ailleurs, d’autres ont réagi en privé auprès de moi sur la subjectivité du rôle de modérateur, s’interrogeant sur le placement des curseurs, pas toujours clair. En effet, c’est un rôle subjectif qui me donne des maux de tête, car on est dans l’humain, et je dois chaque fois juger au cas par cas. Mais je peux vous donner d’autres éléments de réflexion concernant ma façon d’opérer dans ces (heureusement) rares cas délicats:

    1) quelqu’un qui multiplie les mordages de lignes jaunes, a déjà été averti, sera traité plus sévèrement (c’est le cas exposé ci-dessus mais aussi de Carine dont je regarde les écrits avec attention en raison du mauvais démarrage, même si je n’ai plus rien à redire depuis).

    2) quelqu’un qui a l’habitude d’argumenter, et solidement, peut bénéficier d’une relative souplesse sur des écrits un peu plus limites (j’ai beaucoup tardé à raréfier la parole de Patrick Lacaze, car c’est quelqu’un qui cogite, va chercher des exemples ailleurs, défend de vrais idées originales, est un agitateur de réflexion que j’apprécie pour ce rôle même si ses saillies humoristiques ou provocatrices sont parfois limites comme certains me l’ont fait remarquer – et que la longueur de ses textes fait concurrence à la longueur des miens, ce qui est impardonnable).
    A l’inverse, quelqu’un qui fait preuve d’une faiblesse argumentative constante, et vient seulement crier son amour pour son champion risque de se faire lister comme troll assez rapidement.

    3) les différents candidats ne seraient placés en liste « modération » qu’en toute dernière extrémité et dans les seuls cas prévus par la loi (ce qui n’est pas toujours facile à établir). Acteurs politiques, personnalités qui ont le courage de s’engager, ils bénéficient d’un régime de tolérance maximale car leur interdire de parler ici serait véritablement contraire aux objectifs du blog. J’aurais pourtant pu le faire pour plusieurs d’entre eux si je leur appliquais les règles de gestion des commentaires que je mouline dans ma tête en permanence :
    – Mme Connat pour avoir mis en cause publiquement ma moralité (sans jamais s’en expliquer ni s’en excuser).
    – Marcel Bogi suite au moment d’intimidation physique que je vous ai raconté.
    C’est aussi le cas de Mr Ponge qui m’accusait de diffamation et en défendant ses arguments, ne savait pas compter: je dénonçais le tic de langage des membres ou sympathisants du FN qui abuse du terme madame ou monsieur à longueur d’interventions pour paraître courtois lors des échanges même les plus agressifs, imitant un tic de langage de Marine Le Pen bien repéré par les humoristes. Il voulait absolument que je retire mon attaque envers son parti ou ses membres sympathisants qu’il contestait, jusqu’à ce que je lui envoie le décompte et les statistiques… N’importe qui d’autre qui se serait amusé à nier l’évidence comme il le faisait aurait fini en liste « sous modération ». Mais pas un candidat aux élections, pas chez moi (même si cela m’oblige à multiplier les interventions pour démonter un discours de propagande ou d’arguments fallacieux).

    Même s’ils n’en usent et n’en abusent pas, ces 3 candidats comme tous les autres sont libres de leur expression chez moi.

    Oui, le rôle de modérateur est subjectif, difficile, et en 6 ans et demi, je pense avoir été très light dans son application, et on m’a plus souvent reproché cette liberté que j’ai laissée très large, que de l’avoir restreinte.

  • Christian Delaud

    Mon cher Prinz,
    J’adore, dans ton dernier commentaire qui m’était adressé, le ton professoral avec explication de textes choisis.
    Comme j’adore ta façon élégante (lol!) de botter en touche sur la question du ramassage des ordures ménagères.
    Ton commentaire style: « je ne polémiquerai pas stérilement sur le sujet car j’ai tout dit dans un précédent article » m’a beaucoup ému. Quelle empathie pour les lecteurs de ce blog qui n’auraient pas à supporter une querelle stérile!
    Je dois reconnaître que dans l’art de l’enfumage tu me bats.
    Au sujet du ramassage des ordures ménagères et comme le fait remarquer Carine, je ne suis pas un enfant de cœur dans le domaine des marchés publics et des appels d’offres.
    J’ai fait partie de la commission des marchés de la ville de Bandol de 2001 à 2008 avec le représentant de l’Etat qui était un homme extraordinaire et m’a beaucoup appris sur le sujet.
    Je parle de lui au passé car je ne suis plus à la commission des marchés et je pense qu’il a pris sa retraite.
    Pour en revenir au ramassage des ordures ménagères, ne t’en déplaise, je rappellerai:
    Acte 1 22 octobre 2012 la Commission d’Appel d’Offres de Sud Sainte Baume (CAO SSB) lance la procédure d’appel d’offres de ramassage des ordures ménagères. Ca roule, tout va bien, on ne s’inquiète pas.
    Acte 2 mars 2013 la CAO SSB déclare sans suite l’appel d’offres lancé en octobre 2012. Dés l’information connue, intervention auprès du Président de SSB
    Acte 3 Octobre 2013 la procédure est relancée, les inquiétudes disparaissent. Pouvons nous imaginer que la CAO SSB ne souhaite pas mener à terme cette procédure pour un domaine de sa compétence? Non, nous n’osons pas!
    Acte 4 7 janvier 2014 le Président de SSB sans l’avis de la CAO SSB déclare la procédure sans suite.
    Acte 5 29 janvier 2014 le Maire de Bandol est informé de ce classement sans suite. Il écrit au Président de SSB pour lui signifier son inquiétude sur ce dossier.
    Acte 6 Arrêté de réquisition pour le ramassage des ordures ménagères est pris par le Maire. Tu indiques que cet arrêté n’a pour but que de satisfaire les bandolais sur l’action du Maire et qu’il n’aura aucune incidence sur la grève en citant un exemple.
    Acte 7 La société Bronzo et ses salariés font savoir au préfet qu’ils acceptent de répondre favorablement à l’arrêté de réquisition du Maire de Bandol.
    Acte 7 et dernier samedi 1er mars mes ordures ménagères sont ramassées comme celles de tous mes concitoyens bandolais.

    Je finirai en évoquant ton explication de texte sur conviction et partialité.
    J’osais espérer que, me connaissant, tu comprennes que ma phrase « je suis partial et je le revendique » relevait de la provocation et du second degré.
    Car comme le fait remarquer Frédéric, dans son billet de ce matin, de quel côté est la partialité?
    De celui d’un parti qui appelle à voter pour n’importe quel candidat, y compris un âne, dans la mesure où il porte ses couleurs,
    Ou d’un homme qui défend le bilan d’un autre parce qu’il est sincèrement convaincu, au vu de son expérience de 13 ans d’opposition municipale, qu’il représente la seule alternative pour sa commune.

    Dans ta réponse tu m’expliques que d’autres ont analysé le bilan du Maire et qu’ils l’ont critiqué.
    Je te l’accorde mais tu me permettras de douter des qualités de gestionnaire municipal de Jean-Paul Joseph.
    Si j’ai un problème cardiaque j’irai le voir en toute onfiance.
    Si j’ai des placements à effectuer, je m’adresserai ailleurs.
    Je ne veux pas encombrer ce blog de chiffres mais puisqu’iul faut aregumenter, argumentons:
    En 2013 Bandol fait partie du quart des villes les moins imposées du Var.
    Ta

  • Christian Delaud

    Mon cher Prinz,
    Je poursuis car j’ai eu un problème de frappe (sur le clavier évidemment!)
    Taxe d’habitation Bandol 11.02% moyenne département (2012) 22.75%,
    Taxe foncière Bandol 16.92% moyenne département (2012) 22.47%
    Ces taux ont été obtenus grâce à la dette?
    Que nenni! la dette est passée de 15.2 millions d’euros en 2009 à 10.2 millions d’euros en 2013.
    Alors c’est la CAF (capacité d’autofinancement) qui a été lésée?
    Que nenni! En 2009 elle était négative et égale à moins 652 mille euros.
    En 2012 elle était positive et égale à plus 1 million trois cent soixante mille euros.

    La sécurité financière de la commune est donc assurée.
    Quant à la sécurité des biens et des personnes il en est de même.
    814 actes de délinquance en 2009, 452 en 2012.
    Amélioration due au CLSPD, commission dans laquelle nous travaillons avec les services de l’Etat et particulièrement le commissariat de Sanary, et à l’installation de vidéosurveillance (en 2009 aucune caméra en fonction, en 2013 47).
    Tous les chiffres que je cite peuvent être vérifiés auprès de la Direction Générale des Finances Publiques pour le budget et au commissariat de Sanary pour la sécurité des personnes.

    @ Fred tu m’excuseras d’être trop long mais je resterai dans des limites raisonnables à partir de cet article (enfin j’essaierai!).

    Je signe:
    Celui que l’on qualifie de « LE SOCIALISTE » chaque fois qu’il passe devant une permanence de la rue de la République (est ce de la partialité?).
    Avant j’étais un mec sympa, objectif, qui aimait sa ville.
    Cela a changé depuis le vote du dernier budget.
    Allez comprendre!

  • @ Christian

    Quelle que soit ta dénomination, j’apprécie toujours tes commentaires (même si je n’approuve pas toujours!!!). Pour moi tu es quelqu’un qui aime Bandol, tout le monde ne peux pas en dire autant!!!

    Serge

    —————————
    NDLR : la suite du commentaire a été tronquée par le modérateur du blog

  • Joseph Jean-Paul

    A Christian Delaud

    Vous participez involontairement, donc par incompétence (je n’ose imaginer que ce soit volontaire) à la manipulation opérée depuis 6 ans par le maire de Bandol et que dénonce ses opposants actuels, y compris ceux qui par incompétence également ou en toute connaissance de cause sont restés bien trop longtemps dans sa majorité.
    Vous donnez un chiffre: 652 000 euros de CAF (nette, il faut le préciser, sinon on ne sait pas de quoi on parle) fin 2009.
    Vous omettez d’indiquer que fin 2008 (le mandat de François Barois s’est achevé en mars 2008) cette CAF nette était positive de 925 000 euros. le maire de Bandol avait indiqué lors du débat d’orientation budgétaire en novembre 2008 qu’elle était négative de – 575 000 euros, argument qui lui a permis de faire voter en décembre 2008 une augmentation du produit de nos impôts qui correspondait à 24% d’augmentation des taux, augmentation totalement disproportionnée que j’ai dénoncée. j’avais informé personnellement tous les conseillers de l’ancienne majorité de l’état réel des finances et (honte à eux), ils ont voté cette augmentation comme un seul homme.
    Je dis bien : Annonce par le maire d’une CAF nette négative de moins 575 000 euros alors qu’elle était en réalité positive de plus 925 000 euros!!!
    entre fin 2008 (+ 925 000 euros) et fin 2009 (- 652 000 euros) la CAF nette s’est effondrée. ceci est du en partie (je précise en partie seulement, car il ne s’agit pas de travestir à mon tour la réalité) à l’augmentation de 7% des dépenses de gestion en 2009 et à des dépenses d’investissement inconsidérées.
    Entre fin 2008 et fin 2009, c’est bien le maire actuel qui était aux commandes.
    Et si ensuite la CAF nette est remontée, c’est bien sur en grande partie grâce à l’augmentation démesurée et injustifiée de nos impôts.
    Par ailleurs, je vous prie de ne pas participer à ce genre de commentaires stupides et non productifs du type « Si j’ai un problème cardiaque j’irai le voir en toute confiance ». j’exerce mon métier à Bandol du mieux que je peux depuis 23 ans, et je continuerai de la même façon si les Bandolais. Mais cela n’a rien à voir avec mes capacités à gérer Bandol.

    en lien, mon analyse financière pour 2012. tous les chiffres cités sont issus du site de Bercy
    http://www.vvbandol.fr/2013/08/08/analyse-financiere-de-bandol-compte-administratif-2012/

  • Monsieur Delaud,
    vous annoncez une dette de 10,2 millions d’euros au 01/01/2014 que vous êtes seuls à connaître, les bandolais en seront informés lors du vote du compte administratif en juin 2014. Pouvez vous nous donner le détail de cette dette en incluant la dette des budgets annexes ( eau, assainissement, port, parkings ……) ?
    D’autre part, pourquoi avez vous honte de vos opinions politiques ?
    Je suis un lecteur de Bandolais.fr, ne figurant sur aucune liste pour les municipales !

  • Fred, quelle audace!!!!

    C’est également ce contraste qui me permet de dire que j’ai beaucoup fait pour la liberté d’expression en tâchant de la maintenir au maximum depuis plus de 6 ans : chez moi les commentaires apparaissent immédiatement et sans contrôle

    …………………..Tu es un menteur patenté……………..

    ————————-
    NDLR :
    Et dire qu’on me reproche de faire long, et que dès que je ne mentionne pas une précision que j’ai écrite 20 fois, on me traite de menteur.

    L’extrait que tu reproduis Henri, traite de la règle, le cas général.
    Tu connais l’expression « l’exception qui confirme la règle »…
    Eh bien chez moi, l’exception, C’EST TOI !!!

    Souviens-toi, j’ai tout bien expliqué là (et c’est pas bien vieux):
    http://www.bandolais.fr/2014/02/la-moderation-sur-bandolais-fr.html

  • Cette question de l’augmentation des impôts de 24% revient régulièrement dans les discussions sur les deux blogs… Je ne suis pas un spécialiste en la matière… mais à deux reprises à ma connaissance l’accent a été mis sur le fait qu’il ne faut pas se focaliser sur la seule année 2009, année de l’augmentation…. mais aussi des années qui ont suivi, relativisant ainsi les baisses annoncées par monsieur PALIX.

    C’est Joseph qui le premier a ma connaissance a attiré l’attention sur cette « question cachée »:

    http://www.vvbandol.fr/2013/04/01/conseil-municipal-du-27-mars-2013-une-majorite-disloquee-et-toujours-des-manipulations/

    En fin de sa note, à partir de « 2. La baisse des impôts ménages de 4 % et le mauvais calcul du maire ».

    C’est pas facile à comprendre je vous l’accorde…

    Fred Metey , sur un questionnement de JL Lacaze, a de nouveau évoqué la question:

    http://www.bandolais.fr/2014/02/le-bilan-du-maire-de-bandol.html#comments

    écrivant en conclusion (je passe la démonstration mathématique):

    « Donc faire croire à une hausse régulière de 2% par an est fallacieux. Dans ce schéma théorique qui augmente de 24% au départ puis retire 2% par an, on t’a ramené le taux 6 ans plus tard à un niveau qui s’aligne sur ce qu’aurait fait l’inflation plus ou moins dans la même période, mais dans l’intervalle tu as fait un gros effort… une année d’impôt en plus, et l’inflation, étalée sur 6 ans…

    Je laisse les spécialistes de l’Euro constant et de la fiscalité bandolaise te faire le calcul avec les vrais chiffres, mais la présentation simplificatrice est toujours une présentation électoraliste. »

    Appel aux « spécialistes » resté à ma connaissance sans écho à ce jour, malgré l’importance du sujet.

  • Mais pourquoi personne ne répond à mes questions ?

  • @Cesar :

    Je m’associe à votre demande.

    @Christian Delaud :

    Puisque tu mentionnes des chiffres qui n’ont pas encore été porté à la connaissance des Bandolais, peux tu aller plus loin ?

    Peux tu nous communiquer les comptes 2013 de la Sogeba ? Deux mois après la clôture de l’exercice, ils doivent être disponibles.

    J’ai tenté d’en faire une reconstitution sur la base des informations partielles qui m’ont été communiquées (non pas par la ville, mais par un administrateur). J’en conclu à 190.000 € de perte pour le Carénage après une baisse de 60.000 € du CA, à une baisse de 17% des ventes du carburant, et à une stagnation de l’activité stationnement malgré la clientèle captive et la hausse des prix pratiquée.

    Cette analyse se trouve là : http://www.clupp-bandol.fr/2014/02/21/comptes-du-port-une-situation-qui-devient-perilleuse/

    Jacques Kauffmann

  • @ Fred

    Je pensais que tu comprenais la plaisanterie, mais je m’apperçois que non!!!
    Car la partie tronquée n’était que de l’humour

  • On voit très nettement ceux des intervenants qui tentent vaille que vaille de recentrer les débats sur les vrais sujets, comme PK et JPJ et ceux qui ne servent pas à grand chose, voir qui se desservent et desservent ceux qu’ils croient servir en émaillant leurs propos de diverses apartés stériles et/ou insultes et orrions. (cf chant des commandos parachutistes).

    Je reconnais que se taper à lire les textes que ces érudits nous proposent en pièces jointes ce n’est pas chose facile et que s’est bien plus rigolo de se chamailler « sans frais » sur un blog ou un autre, tout en se plaignant des gestionnaires de blog eux même. Il y a de ces impudeurs . . .

    Comment Ramirou ? c’est chiant ? je dirais plutôt déplaisant sur la forme et désespérant sur le fond.

    Cela dit je souhaite que l’on reviennent sur les fondamentaux de la démocratie et parmi ceux-ci la justification/concertation des décisions qui sont prises et la transparence/information/sincérité des comptes. Et là il faut bien dire que ces 6 dernières années c’était pas ça du tout du tout. Après chacun ira à Hu ou à Dia en fonction de ses intérêts personnels, ou de ses convictions altruistes et éthiques.