(par R. Reverdy) De l’événementiel plein de soubresauts

Association des commerçants : commerçant depuis plus de 35 ans à Bandol, je dis bravo à notre président Arnaud HAAS, jeune et dynamique, pour cette réunion associative du 1er mars à l’hôtel restaurant les Galets; merci à Madame et Monsieur Méllado, nos hôtes, pour nous avoir aussi aimablement reçus.
Cette réunion portait essentiellement sur la fiscalité des entreprises, cela était un peu rébarbatif mais important pour la transimission de l’entreprise en fin de carrière, il ne faut pas attendre le dernier moment.
En ce qui concerne la taxe …/…


…/… professionnelle, pour ceux qui croient que c’est une bonne aubaine qu’elle soit supprimée, vous pouvez déchanter car de nouvelles taxes sont apparues, C.V.A.E + C.F.F, attention au dérapage de gestion.
Le cabinet K.P.M.G nous en a bien détaillé les composantes – pour plus d’information, voir l’association des commerçants de Bandol.
Nous avons également abordé le sujet animations: Bravo à Martine Gantelme, présidente du comité des fêtes pour son travail titanesque pour regrouper les associations afin d’élaborer des programmes cohérents et de qualité pour l’année et les années à venir; je lui souhaite beaucoup de succès.
L’intervention de Monsieur Marcel BOGI, 1er adjoint, sur l’animation n’était pas, à mon humble avis, à l’ordre du jour ; la seule chose qui m’a interpellée est qu’il envisageait la réunion de toutes les associations ‘forum des associations’ en fin d’année pour élaborer le calendrier des associations pour l’année à venir, ce qui est une première; pourquoi Monsieur Bogi, élu depuis plus de 30 ans, n’y a pas pensé avant! aurait-il découvert subitement que nous étions une ville touristique avant tout et que l’élaboration d’un programme estival ne se concrétise pas au dernier moment, ou bien avons nous touché le fond pour qu’enfin la matière grise de notre administration se dégourdisse?
En attendant, je peux vous dire que l’attitude individualiste des commerçants est totalement néfaste et que sans directives professionnalistes pour le développement, nous continuerons à attendre des jours meilleurs.
Amicalement
Roland Reverdy
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3 Commentaires

  • Roland,
    J’admire toujours ta compréhension évidente et tranchée des « choses » de la cité qui me paraissent souvent, à moi, obscures et confuses. Tu es au cœur de la ville depuis longtemps et tu sais de quoi tu parles. C’est très agréable.
    Là, je ne suis pourtant pas d’accord avec toi, sur un seul point, mais qui me parait essentiel : Bandol n’est pas AVANT TOUT une ville touristique : Bandol est AUSSI une ville touristique. C’est malheureusement ce genre de nuance qui change tout. Bandol devrait être avant tout une ville où vivent des habitants respectés, respectueux et fiers de leur ville. Et devant tant de bien-être, les touristes affluent et participent à faire prospérer la ville. Bandol existait avant les congés payés, avant un tourisme de privilégiés puis un tourisme de masse. Bandol a évolué avec eux, et aussi grâce à eux, indéniablement, au fil du siècle dernier. Mais Bandol est peut-être en train d’oublier d’ÊTRE autre chose qu’un « produit » touristique. Bandol ne retrouvera l’estime de ses concitoyens que si on réussit à lui rendre une substance, une authenticité qui lui fait défaut aujourd’hui. Et réduire Bandol à ses commerçants et à n’être avant tout qu’une ville touristique, c’est un peu comme parer une jolie femme d’un maquillage outrancier et de bas résille : totalement néfaste !
    Bandol doit exister en tant que ville, respectueuse de ses habitants et de ces visiteurs et ceci sans attendre d’être manager par qui que ce soit ! Chaque habitant est un acteur de la ville, naturellement ! Et bien sur c’est au maire de veiller à cette atteinte d’harmonie utopique. Mais ce serait juste faire preuve de bon sens. Elle doit effectivement comme tu le dit souvent augmenter sa capacité hotelière, et son offre culturelle mais pas avant tout pour le tourisme : simplement pour rester ce qu’elle était, une adorable station balnéaire provençale en bord de mer qui attirait des visiteurs prestigieux.
    Non?

  • Nathalie,
    Dans une ville quelque qu’elle soit, il faut un équilibre ; ce qui m’exaspère à Bandol c’est de demander toujours plus – gratuité, aide, soutien, caution, assistance, emplois précaires etc…, sans que quiconque se pose la question de moyens; je ne suis pas contre toutes ces aides qui sont extraordinaires à Bandol, mais que quelqu’un m’aide à trouver les moyens, et c’est à quoi je me mobilise.
    Crois moi, depuis 35 ans de commerce à Bandol, je n’ai jamais oublié ceux qui ont contribué à ma réussite; j’amerai renforcer mon état d’esprit avec vous bandolais.
    Il y a à Bandol un potentiel économique mis à mal par des actions individualistes qui entraînent vers le déclin notre village extraordinaire; je suis respectueux des villageois fondateurs et je cotoie les héritiers tous les jours, et je souhaite pour eux et pour moi demain un cadre de vie qui soit acceptable sans des dépenses faramineuses qui mettent notre économie en danger tout simplement.
    Roland Reverdy

  • @Nathalie
    Pour parodier Facebook
    « Christian aime ce que tu as écrit ».
    @Roland
    Qu’est ce qui a plombé les finances communales?
    La gratuité, l’aide, le soutien, …
    ou 18 million d’euros de la médiathèque plus le 8ème port de plaisance de France en déficit en 2005 plus une DSP des jeux non signée en son temps c’est à dire en 2007 ?
    Ta compréhension évidente et tranchée des choses n’est elle pas réductrice?
    J’ai obtenu du maire la gratuité pour le transport intra muros des bandolais via des lignes de bus fréquentées quoi que puissent en penser certains.
    Cette gratuité qui coûte à la ville 60.000 euros par an, outre son faible impact sur les finances municipales et son aspect social, fluidifie la circulation en ville, permet de ne pas encombrer les parkings avec les voitures des bandolais et laisse ces places disponibles aux « étrangers », et en desservant Bandol favorise le commerce local car à utiliser notre véhicule pourquoi ne pas aller faire nos achats en dehors de Bandol.
    L’égoïsme et l’individualisme ne sont pas les ferments d’une société policée et civilisée.
    Le défaut de solidarité, par contre, est le ferment de la violence.
    Soyons clair, je suis contre la charité, mon idéal n’est pas d’être un bienfaiteur paternaliste.
    Par contre utiliser mes impôts pour, notamment, venir en aide à ceux qui connaissent des difficultés me satisfait.
    Payer des impôts est un devoir que je remplis avec satisfaction.