(par Prinz Karl) Le prix de l’eau à Bandol

Comme promis je vous adresse le topo que j’ai rédigé et relatant les conditions dans lesquelles « le prix de l’eau  » a été fixé à BANDOL le 30 11 2009.
Pour ce faire j’ai consulté les documents qui avaient été transmis aux conseillers municipaux… par monsieur le maire le 13 11 2009… et le procès verbal de la réunion du dit conseil.

Je pense avoir résumé au mieux le contenu de ces documents
Il manque, ainsi que je l’ai déjà indiqué dans diverses interventions sur les blogs, des illustrations pratiques quant à l’évolution des facturations.
A noter que dans des copropriétés la situation semble assez complexe, puisque la facturation se fait au compteur commun d’arrivée et qu’il est impossible ensuite de faire autre chose qu’une consommation moyenne pour chaque foyer de la copropriété (sauf à faire un relevé journalier)… ce qui veut dire que les petits consommateurs payent pour les gros.
Mais je pense, j’espère… que les internautes se manifesteront et donneront ces éléments pratiques et concrets… seule manière de faire évoluer les choses vers un système moins ubuesque.

Prinz Karl





14 Commentaires

  • merci à monsieur Hecq et à monsieur Karl pour leurs travaux de type « vigilance citoyenne ».

    pour celles et ceux qui ne souhaitent pas se taper tout le rapport, il est très possible d’en lire au moins les conclusions qui sont rédigées clairement et en termes choisis ;o)
    Ne serait-ce que par respect pour l’excellent travail de fond qui a était fait. de fond + l’effort de diffusion « grand public ».
    Je n’ai pas compris les chiffres : pour entretenir le réseau la sem dépense 80 000 euros et en recette elle obtient 84 000 euros . Y’a comme un défaut ?
    Il est évident que Véolia ne vit pas avec 4 000 euros par an.
    Donc je n’ai pas compris.
    Par contre les conclusions sont limpides, preuves à l’appui : les deux compères de l’eau évitent soigneusement de se tirer dans les pattes, ce qui tombe sous le coup de la loi.
    la loi, quelle loi ? La loi ne sert à rien s’il n’y a personne pour juger … pour de vrai … parce que pour de semblant ………….. je me marre !
    quand à l’attitude des élus : facile de s’invectiver en public avec des phrases creuses, moins évident lorsqu’il s’agit de prendre un dossier « à bras le corps » ce que vient de faire magnifiquement Prinz Karl : qu’il en soit remercié.
    Sans « vigilance citoyenne » il n ‘y a plus de démocratie. Le mécanisme est simple : les journalistes alertent l’opinion, qui réveille le proc, qui se sent obligé de remuer sa police, qui se trouve obligée de faire autre chose que l’usure des pneus et qui présente les études aux juges qui … enterrent les dossiers, ce qui relance le travail des journalistes (je parle des vrais ceux d’investigation, pas ceux « de cour » : TV, radio, …) ce qui réveille la chaîne de « traîne les pieds ».
    Elle a mal aux cheveux la démocratie ! ! ! Pas pour rien si elle s’endette de 80 milliards « de plus » tous les ans.
    PS : la SEM est logé timidement au 1 Cannebière, comme tu dirais sur les Champs à Paris. Pas mal pour une entreprise de « service public ».

  • En copropriété, où le taux d’occupation fluctue selon les locations annuelles ou estivales, je n’ai hélas pas de chiffres significatifs à fournir pour l’étude : nos volumes varient trop d’un an à l’autre et pas d’analyse possible à l’échelon du foyer.

  • Jean-Pierre HECQ

    pour les copropriétés, c’est encore plus difficile d’individualiser les évolutions; mais on a tout de même des tendances très sures, si on a un compteur commun:
    le fait que les copropriétés aient souvent des occupants temporaires favorise l’utilisation par ceux qui sont la en permanence de leur 165l/jr et ceux des propriétaires qui n’y sont pas.
    cela profite à tout le monde, puisqu’au moment de payer, le syndic répartira au prorata des consommations sans différencier 1° et 2° tranche, la consommation globale aura, en général épuisé les n x 165l/jr disponibles en 1° tranche; c’est pourquoi, il n’y a aucun intérêt à individualiser les comptages, au contraire.
    @patrick
    il n’y a pas de lien direct entre les 80 000€ d’un côté et les 84 000€ de l’autre.
    les premiers, c’est bien expliqué, correspondent à l’engagement contractuel pris par la SEM de réaliser un certain montant de travaux pendant la durée du contrat. Ces travaux ramenés à l’année courante représentent 80 000€.
    la petite astuce de journaliser les 30m3/ semestre en 165litres/jour, permet, grosso modo de prélever en plus sur l’usager 84 000€/an
    Il est ainsi démontré que l’engagement par la SEM de réaliser cette somme assez importante de travaux ne lui coutera rien, et sera entièrement répercuté sur les usagers, et même, laissera très certainement des boni en clôture de contrat.
    Ce qu’il faut noter, c’est que cette ponction ne sera pas également partagée par tous les usagers, mais très différemment selon leur profil de consommation, mais …. qu’est ce qu’elle en a à faire la SEM!

  • Vrai pour les copropriétés avec pas mal de « saisonniers »… mais pour les autres… les « petits » foyers payent pour les foyers plus importants…. Le compteur de la copro donne la consommation globale… et les compteurs individuels celle de chaque foyer, mais impossible de distinguer les dépassements des 165… et comme il y a dépassement quasi obligatoirement sur la copropriété…

  • Jean-Pierre HECQ

    L’arrivée des factures d’eau du 1° semestre 2012 et la relance par Prinz Karl sur bandolais.fr m’ont fait réaliser que je n’avais pas publié la compilation que j’ai faite des factures du 2° semestre 2011.
    Une fois encore, je tiens à relativiser la porté de ces études vu le nombre peu élevé de factures qui m’ont été confiées. Toutefois la tendance s’affirme et se confirme :
    ce système de relevé de la première tranche au jour le jour :
    1. ne fait économiser d’eau à personne.
    2. Fait gagner beaucoup d’argent à la SEM, et à elle seule !
    3.
    C’est sur : http://www.vvbandol.fr/2012/07/20/1640/

    Je renouvelle instamment l’invitation à chacun de me faire parvenir la deuxième page de sa facture d’eau que vous venez de recevoir; je ne porte aucun intérêt à savoir de qui elles viennent, vous pouvez donc me transmettre les copies des factures en ayant occulté toutes les informations personnelles : nom, adresse, n° de contrat, n° de compteur, référence, etc. à cette adresse :
    resa@xermi.com
    Cela donnera plus de poids à ces calculs qui montrent que la ville s’est faite gruger au nom des grands principes du Développement Durable.

    Erratum : au 3° des « conclusions » j’ai fais une erreur de retranscription ; il faut lire :de 5,32 à 9,52 au lieu de 5,64% à 9,51% . cela ne change pas grand chose mais, c’est mieux de rectifier ( au bout d’un certain temps les cases des tableaux se mélangent un peu devant mes yeux, merci au lecteur vigilant qui a remarqué la faute et me l’a signalée!)

    P.S. Merci à Fred de rétablir les liens

  • Jean-Pierre Chorel

    Petite précision quant au rapport entre les 84 000€ de recettes supplémentaires et les 80 000€ de « dépenses ». Les 80 000€ d’investissement annuel annoncés par la SEM correspondent à un montant qu’elle facturerait si les travaux lui étaient commandés, il est bien évident que ça ne correspond en rien au coût réel sec (fournitures, main d’oeuvre, coefficient généraux, coefficient sous-traitance, …) qui apparaîtra dans sa comptabilité.

  • « ces calculs qui montrent que la ville s’est faite gruger au nom des grands principes du Développement Durable. » (JP Hecq)

    Ce qui proprement incompréhensible dans le vote du CM… c’est que le chef de file de l’opposition (BAROIS) avait bien vu le problème dans le calcul proposé… qu’il a essayé d’en faire la démonstration (plus qu’évidente) au maire, que ce dernier s’est évertué à dire que la démonstration était fausse… et que le « groupe BAROIS a voté pour le contrat!

    Là ce n’est pas la ville qui s’est faite gruger… mais bien les bandolais de tous poils, toutes origines et toutes tendances….

    Et je préfère ne pas insister sur la pseudo mise en concurrence entre un titulaire en place qui tient à son fromage, et un prétendu concurrent qui ne veut surtout pas prendre le marché… Et au finish, tout un CM à l’exception de deux conseillers qui vote en coeur ce marché de dupes !

  • Et oui et c’est ainsi ! Et l’on verra ici ou là, présents sur des listes électorales diverses, celles et ceux qui ont fait partie de cette unisson comme on l’a constaté après un contrat d’affermage dont les dés étaient pipés du temps….du temps de l’ancien, …l’ancien Maire. Je ne sais pas si tous les Français ont la mémoire courte mais les Bandolais l’ont démontré à chaque élection. Alors comment faire?

  • Dunkerque-Bandol … comparaison intéressante quant aux conditions de calcul du prix de l’eau… Avec la Société Lyonnaise des eaux… la société mère de la SEERC… pseudo concurrent dans l’appel d’offre de 2009….

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/09/21/a-dunkerque-la-lyonnaise-des-eaux-se-lance-dans-la-tarification-progressive_1763640_3234.html

    Mais un passage de l’article interpelle:

    « Ce découpage en tranches de la tarification de l’eau, autorisé depuis le 1er janvier 2010, est aujourd’hui expérimenté dans une trentaine de collectivités locales. A Libourne (Gironde), la première commune à s’y convertir en octobre 2010, la consommation moyenne des foyers a baissé de 10 %, et leur facture de 15 %. A Dunkerque, la Lyonnaise des eaux estime que la consommation devrait baisser de 7,5 % d’ici à 2017. »

    A Bandol je ne sais si la consommation a baissé… mais les factures elles n’ont pu que grimper…. avec 165 litres par jour…. Aurions nous servi de cobayes .
    A noter que la nouvelle tarification lorsqu’elle a été adoptée en novembre 2009, avait en fait anticipé sur cette modification au 01 janvier 2010. Or rien ne le mentionne tant dans les rapports de présentation que lors des débats au Conseil municipal. « On ne nous dit pas tout ? »…

  • Dans Var Matin de ce dimanche 16 décembre un article sur la gestion de l eau à Saint Mandrier (1/3 d habitants de moins que Bandol). Comme à Bandol ils ont garde le principe de la DSP (avec Veolia)…..mais avec un prix en baisse et des travaux aussi importants ( un million euro) qu a Bandol…. Nous on est condamné à payer et on est surtaxe au delà de 165 litres par jour!

  • oui , et jusqu’en 2022 , on va continuer a payer  » plein pot « , car 165 litres par jour , c’est peanuts pour une famille . en 2 ans , c est un constat quasi unanime autour de moi .
    a Saint Mandrier , ils sont restés apparemment sur la base classique des 30 m / cubes , et ils ont négociés  » une baisse de 33 % pour le consommateur , surtaxe comprise  » .
    ça laisse réveur …… ça laisse une envie de roucouler , vous savez , comme les  » pigeons « .

  • L’article de Var Matin sur le cas récent de St Mandrier éclairera notre situation bandolaise d’un jour nouveau:
    http://www.varmatin.com/la-seyne-sur-mer/veolia-eau-repart-pour-18-ans-a-saint-mandrier.1069490.html

  • L’imbécile est heureux et mieux vaut ne pas savoir… ça énerve encore plus !!!