(par P. Lieutaud) Pourquoi je refuse la LGV !

NDLR : Philippe LIEUTAUD m’a transmis sa synthèse des arguments des opposants à la LGV, qui doit permettre de poursuivre le débat ou le combat selon la position de chacun sur cette question qui enflamme l’Ouest toulonnais depuis quelques jours. On constate même des positions d’élus qui sont en train de muer pour certains depuis leurs positions initiales vers celles de leurs électeurs qui se montrent assez convaincants pour leur faire affirmer une certaine indépendance par rapport à des hiérarchies de partis.

Militant du comité sur Sanary je voudrais donner quelques informations sur le débat qui concerne tous les habitants de la région PACA.
Tout d’abord il est évident que concerné au premier chef par le trajet, je suis motivé par ce dossier. Cependant cela fait longtemps que je pense que ce qui manquait aux habitants de notre région, ce ne sont pas des TGV mais des trains interurbains. Mon investissement sur ce dossier m’a fait découvrir que bien d’autres arguments peuvent être opposés à la LGV.
Je rappelle aussi que la plupart des collectifs travaillent unitairement sur le mot d’ordre unique « NON AUX TRACES DE LA LGV ». La position des élus de l’ouest-var rend d’ailleurs caduque toute autre position émanant de collectifs dont les mots d’ordre seraient politiquement « égoïstes ».

Tout d’abord le fameux « arc méditerranéen ». Il implique de transformer notre région, notamment le Var, comme nouveau centre de passage des Européens. 110 millions de voyageurs à l’horizon 2040. Avec tout le béton qui va avec.
En effet sommes nous d’accords pour donner un blanc seing au développement urbain de notre région ? Personnellement je refuse que le Var ressemble aux Alpes maritimes. Nos infrastructures d’eaux usés, d’ordures, nos routes, sont saturées. Dans Bandol même il faudra bien un jour s’atteler à de grands travaux sur le tout à l’égout. En été les infrastructures routières sont insuffisantes. Laisser les villes s’agrandir est un débat à poser, surtout si ce développement ne crée pas d’emplois.

Laisser construire, c’est laisser faire la hausse des prix de l’immobilier et empêcher nos jeunes de rester dans leur région. Être salarié dans les services en général et notamment le tourisme ne permet pas de gagner un salaire suffisant pour devenir propriétaire avec les prix actuels.
Que la Région et l’État participent au développement de nos entreprises, j’y suis très favorable. Mais développer encore et toujours le tourisme, ce n’est pas la création d’emplois bien rémunérés mais au contraire favoriser la paupérisation de nos habitants. Cela veut dire qu’au lieu de créer de la richesse, nous allons laisser faire le développement du tertiaire et des services, c’est-à-dire des emplois mal rémunérés.
La LGV est donc l’occasion de réfléchir sur le développement de nos infrastructures et sur les orientations économiques et urbaines des prochaines décennies.
Sur le projet en tant que tel, les maires de Marseille et de Toulon souhaitent créer une ligne passant par leurs métropoles. Ce qui implique le passage par des aires géographiques très denses. Le passage par le Nord est beaucoup moins complexe car il traverse des zones beaucoup moins densément peuplés.
Passer par le sud, c’est une voie qui part de Marseille, défigure Aubagne et de nombreux villages et villes dont l’activité est clairement orientée sur l’agriculture ou le tourisme « bio ». C’est massacrer des paysages magiques, des vignobles A.O.C., des villes en bord de mer qui ne profiteront en rien du passage du TGV. Je rappelle qu’une ligne TGV relie un point A et un point B. Entre ces points, l’apport du TGV est nul car il ne s’arrête pas.
Ce sont pour ces raisons que de nombreux élus commencent à se mobiliser. Je profite de l’occasion pour dire que je suis très déçu de l’absence des élus et militants du PS. La droite varoise prend position. Elle est certes divisée mais au moins les maires se sont positionnés, pour le oui ou pour le non. Nous avons contacté la fédération du PS du Var qui n’a pas daigné nous répondre. Seuls les Verts soutiennent notre combat. Nos comités appellent les militants et élus socialistes à donner leur position et ceux en accords avec nos idées à nous contacter.

Les tracés actuels sont techniquement complexes et très onéreux. Si la gare dans le centre-ville de Toulon est choisie, il n’est pas certain qu’elle soit possible techniquement. Et dans ce cas elle sera très chère. De plus, les « lacets » nécessaires pour relier les villes entre elles limiteront grandement les vitesses et donc le temps gagné par les voyageurs sur le tracé actuel.
La création d’une gare à La Seyne, avec comme corolaire des tracés par Sanary, est l’option la plus probable ; sauf que la proximité du port militaire pose de vrais contraintes.

Je finirai par un point sur les réunions organisés par RFF. Les techniciens de RFF obéissent aux choix des politiques. Les tracés actuels ne sont pas ceux qu’ils préfèrent. Ils font avec. Les témoignages sont nombreux à démontrer que ce sont les tracés les plus chers et les plus complexes qui sont étudiés à cause des maires de Marseille et surtout de Toulon.
Ce qui n’empêche pas d’ailleurs RFF d’utiliser des méthodes d’un autre temps pour avancer : je ne donnerai qu’un seul exemple, assez significatif. Nous avons demandé le 7 novembre lors d’une réunion « publique » ce que disaient les études sur l’environnement, la population, la géologie concernant les tracés. La réponse fut claire : « nous ferons les études après avoir déterminé le bon tracé »… A cette occasion, nous avons obtenu que RFF reconnaisse que la quasi-unanimité des présents refusait tous les tracés « SUD ».

Il n’est pas encore trop tard pour intéresser à ce dossier. C’est le moment de se poser des questions, d’avoir une opinion et de se mobiliser pour faire bouger nos élus. Sur Sanary, ce n’est pas un hasard si le maire nous a rejoint. Plus de 4500 pétitions reçues par les comités anti-LGV ont sans doute pesé.
Le progrès, ce n’est pas permettre le développement des entreprises qui vont construire la ligne. Le progrès, c’est répondre aux besoins des habitants et donner des solutions pour les besoins des prochaines décennies. Aujourd’hui, nous avons besoin de trains plus fréquents vers Toulon et Marseille, avec des horaires plus fréquents que ceux actuels.
Combattre le tout-voiture est en effet une nécessité, dont l’alternative n’est pas le TGV.

Philippe LIEUTAUD





5 Commentaires

  • Si ce que vous écrivez est exact:

    « Nous avons demandé le 7 novembre lors d’une réunion « publique » ce que disaient les études sur l’environnement, la population, la géologie concernant les tracés. La réponse fut claire : « nous ferons les études après avoir déterminé le bon tracé »… »

    et je ne doute pas de la véracité de vos écrits…. hé bien le moindre qu’on puisse dire c’est que, sur un plan purement financier « on se fout de notre gueule » au delà de ce qui est imaginable…. quand on nous avance un chiffrage de 23 ou 30 milliards… Comment chiffrer quand on ne connaît pas le nombre de propriétés à exproprier et leur nature… les impacts sur l’environnement et le coût pour en limiter les conséquences… et enfin, nous en avons l’expérience à TOULON, la nature du sous-sol et ses « surprises… et aucune étude géologique n’a été effectuée!
    Alors 30 milliards , pourquoi pas 50, Ça ferait un chiffre rond qui faciliterait les calculs, et pour les manifestations un TGV à 50 milliards c’est plus facile à clamer que 23 milliards…

    Je suis entièrement d’accord avec ce qui a été écrit… Et contrairement à ce qui a été dit à GALLI à SANARY , je ne pense pas que les « technocrates » parisiens ou autres y soient pour grand chose. Ils travaillent sur une option, d’un choix fait par des politiques.

    Je rappelle qu’une première réunions s’était tenue à MARSEILLE en février 2009…. y participaient tous les tenants et opposants au TGV… De par l’ampleur des oppositions soit de principe, soit sur les divers tracés… le ministre (BORLOO ) a décidé de choisir un « médiateur » (un haut fonctionnaire) chargé d’ici juin 2009 de trouver un compromis (compromis de quoi et sur quoi on se le demande… sauf que Juin c’est juste avant la léthargie estivale au niveau des manifestations…). Reportez vous aux diverses vidéos (par les liens) tant sur ce blog que sur bandol.blog: savoureux de faire revivre le passé aux oreilles des politiques qui ont bien souvent une mémoire courte… GAUDIN maire de Marseille y montrait sa suffisance… FALCO se transformait en affineur non de fromage mais de tracé… et BORLOO montrait ses qualités de « noyeur de poisson »…
    Quatre mois plus tard ce qui était prévisible arrivait: le ministre choisissait le tracé sud via les « métropoles » de Marseille et de Toulon… Joie de GAUDIN et de FALCO…(revoyez les articles sur VM et les vidéos)
    C’est donc sur cette COMMANDE QU’A TRAVAILLÉ RFF….. RFF n’est qu’un exécutant aux ordres .

    Et j’irai au bout de ma pensée:j’ai l’impression que certains politiques ne bougent que parce que leurs communes sont directement concernées et que la colère monte et gronde….avec des élections à 6 mois « ça motive »… Quel silence du coté de TOULON ou après l’affinage des tracés et l’enfouissement des lignes le chef politique du département est aux abonnés absents….TOULON de pleine lune est passé en nouvelle lune…..
    Je ne sais ce qu’il en est à MARSEILLE avec GAUDIN, mais le jour où les tracés (et pour eux c’est toute la vallée de l’Huveaune jusqu’à AUBAGNE) seront diffusés largement, il risque d’y avoir du monde sur la Cannebière….

    Car n’oublions pas de surcroît que les collectivités territoriales sont appelées à financer une partie de ces travaux… Donc même si votre commune n’est pas traversée ou « impactée » (joli terme)… votre porte monnaie le sera via le département, la région, ….

    J’en suis même à me poser une question plus en retrait sur l’événement: ces tracés sont tellement aberrants dans leurs conséquences, leurs coûts… que je me demande si les techniciens de RFF n’ont tout simplement pas porté à la limite de l’absurde le tracé sud afin de démontrer l’infaisabilité du choix politicien de juin 2009… et revenir à ce qui avait été plus ou moins convenu 2 ans plus tôt: à savoir le tracé nord… AIX-NICE direct avec un intermédiaire de liaison vers LE MUY….

    A suivre… nous n’en sommes qu’au début….

  • Christian Delaud

    @ Philippe Lieutaud,
    je n’ai pas pour habitude de me justifier mais le militant et l’élu PS que je suis a participé à toutes les actions contre la LGV et en ai lancé certaines.
    Samedi au Beausset, j’ai rencontré de nombreux militants PS.
    Certes nous sommes moins visibles que les Verts mais notre combat contre la LGV est un combat militant sans recherche de reconnaissance populaire.

    Quant à l’arc méditerranéen, il n’est pas à but touristique.
    C’est une réalité économique que nous ne devons pas négliger.
    Les régions françaises sont coincées entre deux régions (Catalogne et Ligurie italienne) dynamiques et l’intérêt de la Provence est de profiter de ce flux économique qui aujourd’hui ne fait que passer au large via des liaisons maritimes qui nous ignorent totalement.
    Soyez conscient que les crises espagnole et italienne concernent peu ces régions même si elles ont à en subir certaines conséquences.
    Le lien entre ces régions n’est pas nécessairement la LGV mais il faut songer à un lien qu’il soit maritime, ferroviaire, aérien ou terrestre.
    Ne nous excluons pas de la seule chance que nous ayons de dynamiser la Provence en ignorant cet arc méditerranéen.

  • Ligne LGV lettre du 13 nov 2011
    Est bien fou du cerveau qui prétend contenter tout le monde et son père : C’est bien ce qui ressort des points de vue de chacun des intervenants dont les commentaires me paraissent de très grande qualité, avec de la profondeur dans la refléxion, ça fait plaisir.
    Globalement il y a deux débats sur la pertinence d’une ligne LGV :

    * Une pertinence pour une desserte locale, ce que le projet sud prétend défendre pour masquer la folie financière et la folie écologique (paysage, agriculture, cadre de vie, destruction de patrimoine, etc …). Soyons clair : le TGV n’est pas adapté pour des dessertes locales. Un TGV doit circuler sur des lignes LGV afin de circuler à très haute vitesse (300 km/h) avec des caténaires spécifiques, etc. Donc si c’est ça le projet : c’est non ! Mille fois non ! Dans les zones à fortes concentrations urbaines on doit utiliser des outils rail adaptés qui sont actuellement en sous effectifs comme tous les intervenants le font remarquer. Il est évident qu’avec le prix d’une ligne LGV on peut avoir sur la frange littorale une circulation locale (TER) intense hautement satisfaisante.

    * Une pertinence pour un arc méditerranéen. Là OK pour la ligne LGV Italie Espagne dont le business plan d’exploitation s’appuierait sur quelques dessertes « locales » comme Toulon et aéroport; Vidauban et son arrière pays immense, enclavé et sous exploité, ainsi que le littoral St Trop, Fréjus, etc. Marseille hopital nord à mi chemin entre le centre et l’aéroport. (pour les amateurs de tunnels je verrais bien un trou sous les monts de l’étoile, ça oui !

    * Pour les Toulonnais quel tracé ? On a vu que le sud était une fausse réponse. Si on choisi un tracé direct Aix Nice en parallèle de l’autoroute, on « oublie » de desservir Toulon ce qui serait un loupé économique grave qui handicaperait pour plusieurs décennies le développement de la région. A mon sens la réponse saute aux yeux : le nord de sioux blanc avec une gare Toulon Nord. Pour ceux pour qui ça fait trop loin, merci de considérer la distance entre la Cannebière et l’aéroport de Marseille … faux pas déconner avec les faux problèmes !
    Ce trajet devrait impérativement se doubler d’une route bien droite (ouf !) qui désenclaverait toute la région de façon à ce que ce grand chantier « international » trouve également sa pertinence et donc sa légitimité garante d’une adhésion populaire par l’apport d’un développement économique « local ».
    Si ensuite le problème de la prétendue dévastation du territoire prend une connotation affective (les paysages de mon enfance), écologoïste (je suis pourvu : sans fout les zôtres) psychique (le monde va trop vite pour moi), etc … Là c’est un autre débat, celui de la vie sous une hutte, sans électricité, vêtu de peaux de bêtes. Une solution pour les nostalgiques : à OK Corral on peut louer de teepees … juste en dessous de la futur LGV ;o)
    Tout est affaire d’honnêteté intellectuelle entre le développement inéluctable pour que nos enfants aient un avenir économique réel et pour qu’ils aient conjointement un cadre de vie le moins saloppé possible pour y parvenir. Le tout à l’échelle d’un département avec prise en compte de toutes les composantes urbaines + saisonnières + paysannes + démographie + etc…
    On peut aussi choisir l’immobilisme mais dans un monde qui bouge et une France qui régresse … c’est craignosse comme posture. On ne peut pas défendre ses acquis sans pratiquer l’altruisme par égoïsme; Il faut donc aller de l’avant.
    Dans le lot et Garonne par exemple, les faux culs n’en finissent plus de grincer des dents mais en réalité ils sont les premiers bénéficiaires du réseau routier que la région est en train de mettre en place. Et ça n’empêche pas les anglais de venir massivement visiter les châteaux, les élevages de foie gras et autres ballades sur le Lot ou la Dordogne, bien au contraire, avec les nouveaux accès routiers ils sont encore plus nombreux et ce sont eux qui remontent les ruines un peu partout, ce que les paysans du cru n’ont jamais pu faire faute de moyens et de motivation. C’est tout bénéf pour tout le monde, on appel ça une synergie.
    Pehel le 13 11 1905 (+ 106)

  • Christian,

    ma remarque sur le Parti Socialiste part d’un constat : le PS est pour l’instant transparent. Dans les mobilisations je n’ai vu ni affiche, ni communiqué de presse, ni tract du PS ; aucun militant du PS ne participe actuellement au collectif sur Sanary. Pourtant toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

    Dans le rapport de force contre RFF, l’aide des élus est fondamentale. Qu’attends la fédération du Var pour prendre publiquement position ? Les conseillers municipaux des villes concernés ? Le conseil exécutif de la région ? J’espère que tu pourras avec tes contacts mobiliser davantage d’élus.

    Concernant l’arc méditerranéen, je suis désolé Christian mais ce que tu dis est une vue de l’esprit.

    « Les régions françaises sont coincées entre deux régions (Catalogne et Ligurie italienne) dynamiques et l’intérêt de la Provence est de profiter de ce flux économique qui aujourd’hui ne fait que passer au large via des liaisons maritimes qui nous ignorent totalement. »

    Les économies italiennes et espagnoles sont touchées par la crise. De plus quelles sont les infrastructures qui vont nous faire bénéficier de ce « flux économique » ? Quels liens dans quels secteurs économiques vont créer de la croissance et de l’emploi. C’est de la théorie optimiste mais qui n’est pas prouvée. Nous avons besoins de développer dans notre région des entreprises, et ce ne sont pas les Espagnols ou les Italiens qui vont le faire à notre place !

    Sur les travaux en Italie, nous avons contactés un journaliste italien pour en connaître un peu plus sur les avancées en Italie. Résultat, pas de ligne prévue pour l’instant. L’arc s’arrête à Monaco. Et ce n’est sans doute pas demain la veille que cela va avancer. Est-ce qu’il n’est pas clair dans les esprits que la crise financière des États va limiter grandement leurs capacités à gaspiller les crédits, pardon à développer de grands travaux pour répondre à des besoins économiques et stratégiques douteux ?

    Et quand bien même, quelle place pour le Var dans cet arc que j’ai étudié quand j’avais 18 ans, ce qui ne date pas d’hier malheureusement ? Encore une fois, je ne suis pas dogmatique sur ces questions, mais je constate seulement que ce qui est prévu, c’est une spécialisation dans le tourisme de masse de notre région et notamment de l’agglomération toulonnaise. 110 millions de passagers horizons 2040 sont prévus par RFF.

    Pour revenir à la Provence, c’est un nouvel eldorado pour les promoteurs qui se prépare, mais nous pouvons quand même donner un point de vue sans rester béats devant les poncifs lénifiants de ce « progrès » !

  • Christian Delaud

    @ Philippe,
    Concernant la fédération socialiste, je ne répondrai pas à sa place.
    Pour les militants, j’en ai croisé beaucoup à Sanary et au Beausset la semaine dernière.
    Pour les conseilleurs municipaux socialistes, je ne répondrai qu’en mon nom, j’ai signé deux pétitions contre la LGV, ai lancé des appels pour appeler les gens à manifester cf le lien.

    http://www.facebook.com/groups/124732407572029/

    Quant à l’arc méditerranéen, je ne partage pas ton sentiment car, malgré la crise qui touche particulièrement l’Italie et l’Espagne, la Ligurie possède un tissu de PME dont nous devrions nous inspirer et la Catalogne est une région dynamique.
    L’Europe doit aussi se construire au Sud et nous pouvons par des échanges avec ces régions, car c’est l’échange qui est facteur de richesses, dynamiser la Provence et surtout pas sur un plan touristique car le tourisme crée majoritairement des emplois à faible valeur ajoutée.

    Je refuse que la Provence devienne le « bronze cul » de l’Europe ou son centre de gériatrie.
    Notre région a été à l’origine de nombreuses technologies dont nous avons été dépossédés par manque de dynamisme.
    Et particulièrement de la part de nos élus (majoritairement UMP).
    Prends le pôle de compétence Mer par exemple. Deux sites ont été créés: Toulon et Brest.
    A Toulon on ne voit rien bouger, la première pierre est loin d’être posée.
    Par contre va voir à Brest, tu seras surpris.
    GEMPLUS, leader mondial de la carte à puces, a été abandonnée à une société américaine qui la laisse mourir par défaut d’investissement et lorgne sur ses brevets.
    Je pourrais continuer car la liste est longue et ne date pas d’hier.
    Le démantélement des « Messageries Maritimes » dans les années 70, par exemple, a commencé par la vente des bateaux dont le port d’attache était Marseille.
    Heureusement CMA CGM a relevé le gant.

    Pour en revenir au sujet initial, je me bats contre la LGV PACA.