(par P. Lacaze) Suite à la visite du député à Bandol

Dépenses des mairies et des autres structuresNDLR : Le « message de service » publié hier aura au moins été entendu par Patrick LACAZE qui m’a proposé de publier un texte reprenant ses arguments relatifs aux principes qui lui paraissent fondamentaux dans la gestion d’une commune, et qu’il suggère aussi en réponse à la visite du député Vialatte le 3 octobre dernier à Bandol avec comme thème « Quelles mesures face à la crise? ».
C’est à l’évidence un texte de convictions politiques qui ne manquera pas de susciter le débat, auquel Patrick LACAZE aspire bien volontiers, et que je publie puisqu’il s’intéresse au niveau local et avec l’exemple particulier de la gestion de Bandol depuis près de 20 ans.





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8 Commentaires

  • […] Analyse déjà publiée sur le site de Frédéric Metey, bandolais.fr et qui avait reçu quelques […]

  • Patrick,

    Tu proposes d’organiser à Bandol un cercle de réflexion destiné à réfléchir collectivement sur les problèmes ou difficultés de Bandol pour les résoudre durablement.

    Et tu nous propose pour cela un texte extrémement clivant, pour ne pas dire idéologique, sur ta vision de l’économie.

    Je ne suis pas certain que cela soit le meilleur des chemins pour obtenir un consensus.

    Tout ça pour te dire que je suis trés loin de partager le mépris que tu portes à ceux que tu considères avec constances comme des boulets, parce qu’ils ne produisent rien.

    Dans mon échelle de valeur personnelles, l’infirmière et l’instituteur se placent bien plus haut que le trader ou que ceux des entrepreneurs qui n’ont de cesse que de créer de faux besoins ou de rendre payant ce qui est gratuit.

    Il y a un livre qui exposait assez bien une autre vision que la tienne, tu le connais surement. Il s’appelait « les Indignés ». Relis le, et tu verras que la solidarité est une notion qui n’est pas inutile.

    Bien moins datée, d’ailleurs, que tes poncifs déja ultra rabachés.

    Jacques

  • Je partage les remarques de Jacques K….
    Je pose la question « qu’est ce qu’être productif »… Si on parcourt le texte, un agent municipal est considéré comme une charge. Point à la ligne. Certes il est payé par le contribuable… mais cela signifie-t-il que son activité n’apporte rien? En l’absence de policier municipal ou national… la circulation va être impossible en certains endroits, la délinquance va prospérer… et tout cela rejaillit sur notre vie de tous les jours… et l’activité économique. Il y a donc bien un apport à la « production » (indépendamment des autres aspects)….
    De même lorsqu’une collectivité améliore des équipements collectifs qui vont rendre plus accessibles plus agréables certains lieux… cela a aussi des effets sur l’activité économique du ou des lieux concernés.
    Bien évidemment, dans un premier temps, le coût de ces agents ou infrastructure n’est pas directement « productif ». Il ne peut le devenir qu’au fil du temps. Et c’est à ce niveau qu’il faut bien apprécier la « rentabilité » de l’investissement, qu’il soit en recrutement de personnel ou en équipement collectif.

    Autre point évoqué dans votre document. Vous semblez cantonner l’activité sur Bandol uniquement au secteur du commerce. C’est un fait. Mais , à mon sens, il faut éviter (comme c’est le cas actuellement) d’avoir une quasi mono activité (commerce et tourisme) sur un secteur géographique. Quelles activités peut-on développer sur la commune, ou en fait sur Sud-Sainte Baume, telle est la question qu’il faut se poser (et que d’autres ont déjà posée)…. et développer une activité, c’est aussi prévoir les équipements collectifs d’accompagnement…Et on retombe sur vos interrogations sinon certitudes.

  • Productivité: vaste problème! Pourquoi? Parce que pendant longtemps seuls étaient considérés productifs, celles et ceux derrière une machine ou un wagonnet dans les mines de fer ou de charbons. Aujourd’hui qui produit? Et d’abord produire aujourd’hui c’est quoi ?
    La personne qui pousse son caddie dans un Super Marché, après avoir fait ses achats de produits alimentaires, Télé, ordi etc…, grâce aux aides et subventions n’est-elle pas un agent de production, facteur d’équilibre et de richesse????

  • J’ai moi-même des réticences à aborder une vision politique sous un angle essentiellement économique. L’éducation, la recherche, sont des clefs de santé sociétale, rejaillissant sur l’éco, comme expliqué par les précédents commentateurs.

    Au plan local, les associations par exemple me semblent un agent économique au sens où elles créent des circuits non marchands entre les gens, mais aussi organisent une part non négligeable de l’activité humaine, réorganisant aussi la consommation (vers du sport, de la culture, de l’engagement volontaire concurrent de modèles consuméristes, etc.).
    Sans être économiste je ne sais pas intégrer ces réflexions dans le modèle « productifs contre cocoons » proposé par Patrick et qui me paraît terriblement réducteur, même si sa vision explique certainement une part essentielle du fonctionnement global, ou local.

    Je prêche pour ma paroisse aussi en rappelant l’ouvrage de Thierry CROUZET sur « le peuple des connecteurs » (Ils ne votent pas, ils n’étudient pas, ils ne travaillent pas mais ils changent le monde).

    Mon blog fait partie de ces phénomènes non marchands mais qui affectent la société y compris son économie. La machine semble bien plus complexe qu’une société coupée en deux catégories (j’en vois beaucoup plus, et qui se recoupent ou superposent largement).

    Ce débat pouvant s’appliquer à tous les échelons économico-politiques, et constituer le coeur d’un débat politique local, il m’est apparu cependant judicieux de partir d’un texte tranché pour poser la question finale de comment gérer Bandol… Quels axes sont prioritaires (dans le périmètre de ce qui relève d’une mairie)?

  • … d’une mairie ET d’une communauté de communes ! Il va nous falloir intégrer me semble-t-il cette dimension dans nos réflexions et actes…. du moins si la communauté reste à taille « humaine »… Un ensemble plus vaste genre TPM produirait à mon sens un effet inverse, un repli sur soi….

  • Je ne suis pas certain, Prinz, au lendemain de la déculottée des sénatoriales, que les projets d’administration préféctorale, avec regroupement des communes en marche forcée, ne finissent pas rapidement dans les poubelles de l’histoire.

    Jacques

  • … Il y a effectivement de fortes probabilités… sans pour autant régler le fond des problèmes de l’intercommunalité au demeurant…..Peut être qu’avec un peu plus de diplomatie, de pédagogie et de tact une réforme pourra être entreprise… à suivre….

    Et dans le registre « actif productif » et « actif non productif » qui a initié cet échange…. un article ce jour dans Le Monde:

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/12/le-non-remplacement-d-un-fonctionnaire-sur-deux-a-atteint-ses-limites-selon-un-rapport-parlementaire_1586094_823448.html