(par N. Caune) Un sentier sous-marin pour Bandol

NDLR : Faute de temps pour vous faire un édito ce lundi, c’est celui que m’a proposé Nathalie CAUNE que je soumets à votre lecture cette semaine.

Après St Cyr et Sanary, Bandol réfléchit à se doter d’un espace sous-marin dédié à la découverte du public. Le succès des interventions estivales d’Objectif Atlantide montre une réelle demande (et un manque) de la part de la population touristique ET locale. Le projet est dans les bacs…
A première vue, ce n’est pas très compliqué (un masque et une paire de palmes…), mais une législation administrative contraignante, des impératifs sécuritaires poussés dès lors qu’il s’agit du public… des avis pour et contre des intervenants consultés qui s’opposent avec de vrais arguments… de multiples raisons de faire ou ne pas faire rendent ce projet épineux.
Alors vraie bonne idée ou projet futile ?

Pour remettre les choses en place, qu’est-ce qu’un sentier sous-marin?
C’est une zone marine délimitée, dédiée à la petite randonnée aquatique (30 à 45mn) en PMT (palmes/masque/tuba), soit accompagné par un guide, soit en autonome en suivant des balises, et en général dans une zone naturelle protégée.

Ca sert à quoi ?
On a tous, ou presque, enfilé un jour une paire de palmes et mis un masque pour explorer nos eaux de baignades. Pas besoin d’un projet de Sentier Sous-Marin avec majuscule dans un épais dossier administratif pour faire des ronds dans l’eau ! Rien de plus banal pour un habitant de bord de mer que de mettre la tête sous l’eau…. Et bien, étonnamment, pas tant que ça… De nombreux petits Bandolais méconnaissent ce qui se passe sous l’eau, et leur émerveillement dès lors qu’ils croisent « un poisson » donne la mesure de leur ignorance. Certains pataugent bruyamment, d’autres s’agitent frénétiquement à la vue d’un ‘Gobi’ mais peu savent identifier et réellement observer ce qu’ils voient. Un sentier sous-marin a pour vocation la découverte et l’apprentissage d’un territoire de plus en plus ignoré et méconnu, par les touristes mais aussi par nos enfants ! Ce sont eux, les adultes de demain, qui sont héritiers de cette tradition maritime un peu oubliée, que tous les enfants d’hier, nos parents, connaissaient encore. Combien peuvent dire si cet oursin est mâle ou femelle, la différence entre une girelle paon et une girelle royale, ou plus simplement identifier un sar d’un mulet ? Dans cette logique de culture inhérente à notre particularisme local de bord de mer, la voile est au programme de nos petits écoliers, alors pourquoi pas l’apprentissage et le respect des bons gestes aquatiques. A Val Thorens, les écoliers chaussent leurs ski, ici ils devraient enfiler leurs palmes.

Ainsi, si l’idée ne déclenche pas forcément l’enthousiasme de prime abord, force est de constater qu’un minimum d’éducation du milieu marin serait peut-être une bonne chose pour une ville balnéaire ! Les trop nombreux exemples d’incivilité, voire de comportements dangereux, observés cet été (braconnage d’espèces protégées, fusil-harpons dans les mains d’enfants de moins de 16 ans en zone de baignade, ignorance du code maritime…) seraient déjà une bonne raison de revendiquer une école de la mer. A se focaliser sur les boutiques et l’attrait commercial de Bandol, on oublie un peu vite que c’est aussi une ville de bord de mer, avec un milieu naturel marin de plus en plus fréquenté, une faune et une flore qu’il convient de connaître et de protéger. Le monde ne s’arrête pas à portée de regard et même si la majorité ne la voit pas, il y a une vie sous-marine qu’un simple masque suffit à nous révéler. Ce serait déjà un bon début… On ne protège que ce qu’on connait.

Le projet de Sentier Sous-Marin se situerait dans l’anse du Capélan.
Historiquement, c’est un endroit assez fréquenté (surtout quand il était bordé par le camping dans les années 70-80) qui a toujours conquis ces visiteurs. C’est aussi l’abord littoral qui serait le plus en adéquation avec les nombreuses exigences sécuritaires et logistiques des administrations. Or ce site, la presqu’île du Capélan, vient de connaître récemment un traumatisme physique (pour sa préservation) avec sa « mise en sécurité » terrestre (d’une efficacité discutée) qui s’est traduite dans les faits par un effondrement de sa partie Nord. Alors que beaucoup réclament une protection du site, une fréquentation supplémentaire et sous-marine, si elle est mal maitrisée, serait un non-sens écologique… D’autant qu’en pleine saison ( le pic du mois d’Août), les calanques de Barry et de Capelan sont plus des soupes de pieds qu’un espace cristallin propre à la révélation aquatique. Les petites algues qui recouvrent les rochers immergés sont décrochées par le piétinement et le passage des baigneurs et restent ainsi en suspension. Résultat : l’eau est turpide et loin d’offrir la transparence que l’on pourrait attendre d’un sentier sous-marin. Pour autant le reste de l’année, l’endroit est idyllique avec ses eaux naturellement protégées du Mistral qui redeviennent cristallines dès le départ du flot estival. Alors dilemme ! Faire découvrir et risquer de dégrader encore plus un site classé sensible, ou mettre au tiroir un projet légitime à sensibiliser nos visiteurs et écoliers sur la préservation de la vie marine…? La réponse est probablement dans le compromis et la bonne mesure. Quelle serait la vôtre ?

Les exemples de sentiers sous-marins alentour (http://www.saintcyrsurmer.com/fr/cotenature_portdalon.asp et http://www.sanary.com/sentier-sous-marin) illustrent que le respect, les convictions et le bon sens peuvent rendre un tel projet viable et profitable tant pour une population touristique que locale. Mais comme dans tout projet, la mise en œuvre vaut autant que l’intention, malheureusement, les réalisations récentes de la municipalité ne sont pas rassurantes. La qualité de l’eau, le budget, la fréquentation, l’accessibilité, la préservation des lieux sont aussi autant de facteurs à prendre en compte… Alors ce projet verra-t-il le jour et comment ? à suivre…

Nathalie CAUNE





22 Commentaires

  • Très bel article en effet et je lui souhaite l’écho déclencheur car ceci me ramène (pardon pour les anti passé chroniques!) à 1989 et la suite.
    1989 l’UCB, Président Maurice CONNAT, présente au Docteur PAECHT, un projet de Ferme sous Marine pédagogique…
    1995 Engagement Démocrate, Président Maurice CONNAT (Jean-Pierre HECQ doit s’en souvenir), présente au Docteur SUQUET un projet de Ferme sous marine….
    2001 Jean SARRAT (puisqu’il en était le porteur depuis l’origine) présente à Dominique FAUGEAS (Adjoint de Monsieur BAROIS, concernée par le sujet) un projet de Ferme pédagogique enrichi, par Yann CHOUANIERE, le Club Nautique de Bendor et Monsieur WAUTERS……
    Aujourd’hui je suis persuadé que le projet présenté par Nathalie CAUNE, qui a le mérite d’être mieux construit, recevra l’écho qu’il mérite. Imaginons un seul instant les retombées en terme d’image pour Bandol, je mets volontairement de côté l’aspect économique qui n’est pas tout.
    Oui cet article mérite une lecture de la part de ceux qui ont en charge de le mettre en place.

  • Comme toujours lorsque s’agit d’aller de l’avant un bon nombre de personnes sois disant bien pensantes opposent un argument fatal : la sécurité.
    en réalité, si la sécurité est un argument louable, ceux-là confondent volontairement sécurité et sécuritarisme. Ce « modus negativus » est repris en écho par ceux, souvent les mêmes, qui confondent autorité et autoritarisme. on se retrouve au final avec des législations qui interdisent toute prise d’initiative, ou à minima fournissent une foultitude d’arguments pour « ne pas faire », comme le dit si bien Frédéric Metey.
    Une solution me parait nettement plus simple que le sentier : une zone de non pêche … ET C’ EST TOUT. De cette façon, comme à port Cros, la seule contrainte sera de vérifier et d’informer, pour que cette non pêche soit respectée : un téléphone rouge et l’appui des touristes fera l’affaire sans nécessité de fabriquer des TES pour la circonstance. Pas de sentier donc une zone ordinaire ouverte au public donc pas de sécuritarisme et pas de nouveaux postes créés sur le mode TES ce mode qui tue la France par obésité. Rien n’empêche de placer sur le rivage des notes informatives et ensuite chacun fait ce qu’il veut donc pas de « nouveauté » propre à exciter les ardeurs réglementaristes.
    La zone de non pêche est évidente avec comme repère les deux îles qui agrémentent le Paysage Maritime Bandolais (Bendor et île Rousse) avec une ceinture de sécurité de 50 m à l’extérieur coté large pour les tombants propices aux frayères et aussi pour prévoir les petits malins qui vont « dériver » sans le faire exprès. L’objectif n’étant pas de verbaliser à tout va mais de sanctuariser pour le bonheur de tous. Cette zone est déjà dans la bande des 300 m donc quasiment aucune gène particulière, d’autant qu’il n’y a pas de besoin de circulation maritime en ces lieux (Arena Cros; Eden Roc; Capelan; etc) : Pour les pécheurs-cueilleur pro non plus puisqu’il y a bien longtemps que leur pêche du jour, ils l’achètent à SOMATI afin d’avoir suffisamment de quoi vendre pour boucler les fins de mois. Pour les quelques roucaou et autre rascasses qui ornent parfois leurs étales, vu leurs tailles, preuve est faite qu’ils finissent juste de tout détruire définitivement et ça c’est pas joli joli.
    Il est grand temps de se « bouger le cul » parce que bientôt on n’aura plus de voitures (Peugeot) et plus d’avions (D’assault, EADS, Eurocopter) et plus de trains ( Alsthom) pour gagner de l’argent … alors avec quoi va t-on payer vos retraites ? ? ? Ce ne sont pas les Croates et leur littoral paradisiaque qui vont prendre le relais …. N’est-ce pas ?

  • Belle idée, en effet.

    Mais où mettre le sentier marin pour éviter la « soupe de pieds » du Capelan.

    A Port Cros, le sentier de l’anse de la Palud est dans un site magnifique, avec des intérêts trés variés, du cratère de bombe en passant par une faune exceptionnelle.

    Peut être que l’anse des graviers pourrait faire un bel endroit, mais est ce que l’on est encore à Bandol ?

    Jacques

  • Bonjour ,
    @ Jacques : Penser un sentier sous-marin implique de répondre à des contraintes de logistique et de proximité… l’accessibilité du public doit être la plus consensuelle possible. Une île ou une propriété privée ne sont pas l’accès le plus simple à gérer ! Historiquement la plage de Barry serait idéale (site des premiers essais en scaphandre autonome par l’équipe Cousteau) mais moins abritée aux vents…

    On ne peut pas éviter la soupe de pied puisque c’est justement la fréquentation qui génère cette nuisance. Et rien ne sert de faire un sentier s’il n’y a personne ! Aller ailleurs serait juste déplacer le problème ! On touche là la limite absurde de la notion de Développement (écologique) Durable : si on cherche à développer dans un espace fini, ça ne durera pas ; si on veut faire durer, il faut protéger, voir « envelopper* » mais certainement pas développer (la théorie de l’Enveloppement n’est pas de moi mais existe bel et bien… ) ! Cette notion très à la mode, pour les politiques, du « développement durable » est déjà obsolète.

    S’il suffisait, Patrick, de faire une zone de non-pêche qui irait de l’île Rousse à Bendor (idée à laquelle j’adhère complètement !) Bandol aurait déjà intégré le projet Natura 2000 ! Mais ça serait trop beau ! Le maire doit contenter tout le monde, les pêcheurs, les chasseurs,… les touristes veulent utiliser leur épuisette toute neuve et les moyens de surveillance devraient être constants sur l’année. Des filets sont posés à l’Anglaise et à Renecros, les poulpes, étoiles de mer & Cie sont brandis sur des tridents comme autant de trophées de vacances pour finir jetés sur le macadam… Difficile d’aller contre sans faire preuve « d’autoritarisme »!…

    Pourtant, quelque chose doit être fait pour protéger ce capital merveilleux qui s’est déjà tellement dégradé en quelques décennies. Zone de non pêche, ferme sous-marine ou sentier pédagogique… Si aujourd’hui la mairie remet ce projet à l’ordre du jour, c’est déjà encourageant et il faut espérer que cette fois cela aboutira dans le bon sens…

  • Je pose une question: ne faudrait-il pas se rapprocher du Conservatoire du littoral… et voir un tel projet avec nos deux communes voisines, pour un ensemble plus vaste… Sanary et Saint-Cyr…. ceci pourrait aussi être un thème à traiter dans le cadre de l’intercommunalité (coté mer si je puis dire par rapport aux autres communes qui sont « de l’intérieur »… les deux faces de SSB).
    Il me semble (mais je suis prudent n’ayant pas le pied marin et n’étant pas spécialiste de la chose marine) que pour assurer une protection réelle d’une zone, il faut que celle ci ait une dimension minimale afin de pouvoir se régénérer.

  • Bonjour PK,
    La réponse serait oui probablement si ce projet de sentier sous-marin s’inscrivait dans le cadre plus vaste d’une préservation ou de régénération. Or il s’agit juste de créer une animation pédagogique de la plage… Aucune volonté affichée d’espace naturel protégé en amont, ni de donner à cette prise de conscience environnementale une cohérence plus globale. En tout cas, cela n’est pas à l’ordre du jour… Trop compliqué, trop contraignant…

    Si la plupart des sentiers sous-marins sont la vitrine d’une zone protégée (Port-cros, Port d’Alon…), ici ça ne serait pas le cas. Comme pour les offres Mobiles, il y a les formules « avec » ou « sans engagements » !

    Même si à mon avis c’est la faiblesse majeure de ce dossier, une position plus modeste tend à contrecarrer les lenteurs administratives en prenant le problème à l’envers. D’abord un sentier de rando et de découverte aquatique pour sensibiliser le public, qui est moins lourd à mettre en place, et ensuite pourquoi pas un jour classer la zone… C’est en tout cas ce qu’explique Sylvie Logeais qui porte ce projet depuis 4 ans. Perso, je verrais bien une zone protégée, terre /mer, du Capélan à l’île Rousse sous l’égide du Conservatoire du Littoral, comme à St Cyr ou St Tropez… on peut rêver !

    Mais sans un parti-pris tranché pour l’instant, de ce fait, les contours de ce projet seront difficile à établir. Le Capelan est déjà classé Espace Naturel Sensible : alors zone emblématique idéale ou contre-indication élémentaire ?

  • et pendant ce temps là les chinois avancent.

    d’après ce que je lis il y a un consensus à dire que tout ça est très compliqué à mettre en oeuvre et risque fort de rester dans les cartons pendant plusieurs décennies.
    J’en conclu que, selon la sagesse populaire, pour avancer il faut surtout mettre un pied devant l’autre et non pas chercher à passer directement de la marche à 4 patte du bébé au saut à la perche.
    Une zone de non pêche sera en sois un pas de géant et nous pourrions nous contenter de porter cette modeste idée sachant que plus on fait simple plus les chances d’aboutir augmentent.
    Plutôt que chacun se perde dans ses rêveries je milite pour : tous unis pour que ça aille au bout ! ! !
    Je constate sur ce sujet les mêmes dérives inefficaces que lorsque j’ai proposé un modeste amphithéâtre de 200 ou 300 places à côté de l’office du tourisme. Immédiatement l’idée a été reprise avec enthousiasme et transformé en projet grandiose (stade de foot; Coline de Roustagnon; communauté de commune; et que sais-je d’autre.
    Enthousiasmes propre à transformer le possible en irréalisable avec son lot de dispersion des énergies, et donc disparition des synergies et des consensus… C’est très sud est et c’est très dommageable pour notre futur et celui de nos enfants. (les miens et leurs copains ont vite compris et ils ont quitté Bandol (pour ne pas dire …émigré).
    regardez vos propres jeunes autour de vous et dites moi si je déconne ?

  • Je ne sais si pendant ce temps là les chinois avancent… ils viennent de loin (et même trés loin) mais commencent aussi a être rattrapés par la modernité… et vont se frotter aux problèmes des sociétés dites modernes… Bref..

    Je pense qu’il y a une petite confusion sur le rôle de ce blog. Il informe… et est lieu d’échanges d’idées et de « réflexions » sur notre quotidien dans la ville. Il n’est ni association écololo ni groupe de promotion artistique…. Aux associations ou autres regroupements (politiques ou non) de reprendre éventuellement la balle au bond si une idée parait intéressante.

    Sur « l’autre blog » il y a eu un échange ces derniers jours sur la qualité et la fréquentation des spectacles durant l’été…. Et on a, à cette occasion vu resurgir la question du lieu de tenue de ceux-ci… Alors la réponse est-elle dans un amphithéâtre en dur ou démontable… Il faudra bien étudier la question sérieusement, dans toutes ses composantes: depuis le seuil minimal de rentabilité (ne pas commettre l’erreur de Jules Verne), de sécurité, d’accessibilité, de coût… et… d’utilité càd pour quel projet (un amphithéâtre n’est qu’un outil en vue de ?????). Rien de plus agaçant que ces questions qui reviennent régulièrement sans qu’une étude approfondie ait été faite. Question peut être à mettre à un conseil municipal dans le cadre de « quelle politique culturelle » (un bien grand mot peut être) ….et de lancer une étude là dessus en en fixant préalablement les grandes lignes….

    Même démarche me semble-t-il pour le sentier sous-marin dont l’idée a été lancée… et qui existe déjà chez nos deux communes voisines….

  • Dans la bonne ville de Frejus ils ont fait des études de tout et sans doute aussi de rentabilité avant de reconstruire les arènes. J’invite tous les lecteurs de ce forum à aller à Fréjus admirer le résultat. Ça en dit long sur la valeur des études. Et si ensuite ces personnes vont sur internet et tapent : arènes de Fréjus ils en apprendront long aussi sur les coûts…. étude et réalisation compris.
    Pendant ce temps là les chinois avancent et les Croates également. (suivre arte et la 5)
    Un sentier sous marin sera désastreux en terme de rentabilité car il va induire automatiquement une pléthore de frais avec des embauches coûteuses qui viendront s’empiler (se sur-ajouter) sur les autres embauches de TES qui conduisent la France à son autodestruction par artéro-sclérose et autres maladies résultant du sur-poids des faux métiers (comme disait fort maladroitement Nicolas Sarkozy, l’inculte). En réalité des vrais métiers mais qui sont d’abord et avant tout des métiers issus de l’univers des TES (Travailleurs de l’Economie Subventionnée).
    la police je veux bien.
    la justice je veux bien (avec du wins dans le moteur)
    l’école je veux bien (avec une charte à faire signer aux parents).
    mais 10 psychologues pour un accident de la route ? ? ?
    Le médical …. l’actu de la semaine (les actus de toutes les semaines) montre les gigantesques débordements de ce poulpe.
    alors les TES : molo molo et je persiste : pour la baignade des touristes une simple zone de non pêche devrait suffire … sans l’aide des TES, merci pour ma bourse !
    à 8 milliards d’endettement supplémentaire tous les mois je fais le pari que d’ici 3 ans les retraités seront imposés à 50 %. ;o-)) Pensez-y braves gens … pensez-y.
    Il n’y a pas de roue libre sur le vélo France et quand moi et les autres TER (travailleurs de l’économie réelle) nous auront cessé de pédaler il ne restera que des larmes de nostalgie dans vos nobles cerveaux et les ventres de vos enfants seront vides.

  • Il me semble que j’étais clair:
    « Il faudra bien étudier la question sérieusement, dans toutes ses composantes: depuis le seuil minimal de rentabilité (ne pas commettre l’erreur de Jules Verne), de sécurité, d’accessibilité, de coût… et… d’utilité « …
    Rentabilité (même si la « rentabilité » ne s’apprécie pas forcément de la même manière que dans le « privé »)… mais par rapport au coût (investissement, fonctionnement) et son utilité (ici sociale mais aussi dans ses retombées économiques).

  • En effet, je ne suis pas convaincue qu’il faille considérer une notion de rentabilité pour la création d’un sentier sous-marin !… Ni en quoi cela pourrait être « désastreux »… Au niveau environnemental, la question peut se poser, mais économiquement… ???
    Une école ou un projet pédagogique ne sont pas pensés en terme de rentabilité, et les aménagements municipaux n’ont pas à être rentables. Avec quelques masques et paires de palmes, on est quand même loin de l’investissement de la médiathèque, de la réfection du quai ou des futurs embellissement des entourages d’arbres de l’avenue du 11 Novembre à venir…!! Une gestion maitrisée des coûts est nécessaire, oui bien sûr, en évitant les dépenses inutiles : pas de bouées de balisage qui nécessiteraient un loyer à la DDTM, pas besoin de trop de radeaux ( deux pour un guide sont suffisants pour cette zone limitée ), une utilisation optimale des structures ou personnel existant…
    Les sentiers de St Cyr et Sanary sont payants, peut-être pour éviter une concurrence déloyale avec les clubs de plongée, encore que la cible ne soit pas tout à fait la même, et qu’une certaine retombée économique soit possible. Gratuit ou payant, autonome ou guidée, annuel ou saisonnier, zone protégée ou pas, sécuriser ou responsabiliser, réelle utilité ou verbiage pseudo-écolo… autant de questions à se poser…

  • @Nathalie , à te lire , tu es DANS le projet . Tu en parles d ailleurs au présent . N est ce pas un tout petit peu premature ? Au fait , à quoi fais tu allusion lorsque tu prédis un aménagement très coûteux pour l entourage des arbres de l avenue du 11 novembre ??? Peux tu préciser et éclairer notre lanterne ?

  • J utilisais le terme rentabilité surtout pour le lieu de spectacles(arènes)

  • @Muriel,
    Pour les arbres du 11 Novembre, je ne prédis rien, je ne fais que lire le site de la mairie qui annonce les travaux à venir : « Embellissement des entourages d’arbres avec résine perméable – Lieu : avenue du 11 Novembre » et comme ça ne me parait pas quelques chose de fondamentalement utile, je classe ça ( un peu vite certes ) dans les dépenses non « rentables ». http://www.bandol.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=2136:le-point-sur-les-travaux&catid=291:actualites-diverses.

    Pour le sentier sous-marin, j’en parle au présent, parce que c’est un PRO-JET, ça veut dire qu’on en parle avant et qu’il n’est jamais trop tôt pour penser à faire plus tard quelque chose au mieux. Tu sais bien que je suis plutôt favorable à tout ce qui pourrait contribuer à préserver notre littoral. Mais on sait aussi que l’enfer est pavé de bonne intention ; ce n’est pas parce que l’intention est bonne que le résultat le sera.

    Mais tu as raison, à me lire on pourrait penser à tord que je suis dans le projet et je fais presque là le boulot de communication de la mairie !… Je me suis peut-être laisser emporter ! J’ai juste voulu porter ce projet à la connaissance des lecteurs en soulevant des questions de fond. Mieux vaut en parler avant, et faire au mieux ou s’abstenir, que râler après.

  • Bonjour.
    Il y a très très longtemps, j’ai beaucoup campé au Capélan et bien plus tard, j’ai créé AMIGAR (où j’occupe toujours le poste de directeur du groupe d’opposition frontale systématique).
    Toujours fidèle à Bandol, je pense que l’action de Nathalie Caune mérite attention.
    Si la chose se concrétisait (sous réserve que Bandol adhère à AIRE N7 International Legendary Roads Union), je défendrais la candidature du « sentier » au répertoire international des routes de légende, dans la catégorie: modeste mais utile.
    Même si Magali Turc, qui ne sait pas nager et me stresse, est contre!

    Je sais ce que c’est que de défendre un projet, puisque je lutte pour celui de GAREPORT depuis des années!

    Amicalement
    René-Louis THOMAS
    http://www.aire-n7.com

  • Je pense qu’il faut revenir sur l’essentiel.
    Que veulent les touristes sans qui nous ne serions rien du tout ? Ils veulent voir du poisson ! Par l’exemple de Port Cros nous savons que, dès lors que le poisson n’est plus péché, il se développe de façon exponentiel, comme les rapaces, comme les sangliers, etc … C’est donc la priorité des priorité. Si ensuite on veut étoffer le « dossier » (préalablement) on prend le risque de rendre son aboutissement impossible car on élargi à plaisir le cercle des complications et des motifs pour s’y opposer à tord ou à raison.
    A quoi sert un sentier du littoral s’il n’y a rien dans l’eau ?
    ça sera si facile de mettre en place un sentier après, lorsqu’il y aura pléthore.
    Si on vous paye la journée, vous allez à Bandol ou à Port Cros ? à Bandol ou aux Seychelles, ou aux Tuamotou, etc ….
    Soyons réalistes.
    je lis qu’il faut payer pour suivre un sentier à Sanary. Bel exemple de plan TES … je ne savais pas mais j’ai mis dans le mille en pré-supposant qu’un sentier conduit d’abord à augmenter la liste des TES : accompagnateurs, surveillants, CRS, police municipale, nationale, gendarmerie maritime, affaires maritimes, et tous les machins trucs bidules qui font crever la France (ils ont tous des zodiacs). Demandez à vos jeunes si vous en avez autour de vous.

    Un brin d’humour :
    * Celui qui nage à côté du sentier : il paye une amende ?
    * Si le poisson n’est pas au rendez-vous on lui rembourse son forfait comme à Huez ?
    Idée : on pourrait mettre une piscine d’eau de mer flottante « en mer » avec filtration de façon à proposer de nager dans une eau de mer propre. Tant qu’à faire de payer … ou racker ?
    * Le sentier c’est une animation pour montrer des choses là où il n’y a rien à voir (à part des particules en suspension) comme aux Baux de Provence par exemple ?

    Je propose d’organiser une ballade (un séminaire, un symposium, une pré étude, je ne sais pas comment on dit chez les affranchis) en PMT (Palme-masque-tuba) à partir du Capelan ou du parking du stade pour voir de quoi il retourne……in situ. ;o-))
    CHICHE ! ! !
    J’ai un modèle de sentier à vous proposer : la ballade à qui mène à l’abbaye de Saint Pons à Gémenos. Ils n’ont pas fait tant d’histoire et c’est la clé de la réussite et ça ne coûte pas un rond…. et c’est beau et aussi super cool .
    sauf que, là comme partout, les écologoïstes essaient de s’approprier le site et de gâcher la fête. Nécrose, nécrose, vous avez dit gangrène ? (ou graine de gang).

  • Difficile de ne pas réagir, tant ce projet à une importance pour notre commune avec les retombées (ne pas focaliser sur l’aspect €€€€) que cela pourraient entrainer dans quelques années une fois la faune et flore marine recomposée.
    Etre exemplaire dans la préservation de notre littoral et de ses réserves serait peut-être prétentieux mais un bel objectif pour une commune bordée par les eaux de Méditerranée.

    @Patrick : d’accord pour tout ce qui nous sclérose et alourdi les avancées. Surtout pour des projets qui paraissent « limpides ».
    @Nathalie : merci pour cette information sur un sujet qui me touche et qui devrait tous nous inquiéter. En 25 ans j’ai constaté année après année la raréfaction de la faune. Adieu plaisir de voir évoluer dans leur élément poulpe, rascasse et Cie…qu’est-ce que l’on va monter à nos enfants…

    Alors après réflexions suite à toutes vos analyses, rien d’autre à faire que de faire preuve d’autoritarisme et de prendre exemple sur Port Cros pour construire une zone de non pèche SURVEILLEE entre nos îles (jusqu’au Engraviers).

  • @René Louis,

    Cela fait des années que je suis avec intérêt votre projet « Gareport », qui me semble effectivement à même de concilier développement durable et économie touristique.

    Représentant des plaisanciers au Conseil Portuaire de Bandol, je vous invite toutefois à veiller à ce que ceux ci soient également représentés dans vos instances.

    Le Code des Ports Maritimes prévoit pour cela la constitution d’un « Clupp », auquel vous veillerez à présenter tous les ans le budget du « Gareport ».

    L’association pour la gestion du Clupp de Bandol se tient à votre disposition pour vous en présenter les modalités et pour, s’il le fallait, vous assister dans la constitution de l’association pour la gestion du Clupp du Gareport de Bandol, dont nous ne rappelerons jamais assez qu’il s’agit d’une entité distincte du Clupp.

    Avec toute ma sympathie.

    Jacques K

    (Nathalie et Fred, j’espère vous ne m’en voudrez pas de mon intrusion, mais vous savez tous les deux que je prends très à cœur mon mandat…)

  • @René-Louis,

    Merci mais ce projet n’est pas le mien. Je le juge potentiellement une bonne chose mais il me parait incomplet dans son parti pris : sans une zone protégée en effet, un sentier sous-marin est un peu un cataplasme sur une jambe de bois. Mais ça peut aussi être le début de quelque chose de plus conséquent… Et Fred m’a un peu contaminé avec son côté Don Quichotte ! J’avais un prof de maths qui soupirait en voyant mes résultats :  » c’est mieux que zéro ! »

    @Patrick,

    Une zone de non pêche, ça serait génial évidemment, mais… il ne s’agit pas d’interdire à tout va, encore faut-il faire respecter cette interdiction ! Et assumer le personnel qui devra être assigné à cette tache… Curieusement le français n’est pas enclin à respecter les règles et pensent toujours qu’il faut interdire mais que ça vaut pour le voisin…!!!

    Les pêches de loisir et sous-marine sont déjà l’objet d’une réglementation qui n’est pas appliquée : mineurs de moins de 16 ans avec fusil ; j’ai encore croisé ce week-end un chasseur sous-marin en zone réservée à la baignade ; la taille des poissons qui pendent aux ceintures ressemblent plus à des breloques de bracelet qu’à des prises glorieuses… La chasse est déjà interdite en zone maritime de Bandol du 1er Novembre au 31 Mars de la pointe du Deffend à la pointe des Engraviers ainsi que les abords immédiats de l’Ile Rousse et aussi côté de la Reppe. Qu’on me prouve qu’il suffit d’interdire sans éduquer pour que la loi soit respectée…

    Je n’entrerai pas dans le débat du tourisme quand je lis « Que veulent les touristes SANS QUI NOUS NE SERIONS RIEN du tout ? Ils veulent voir du poisson ! ». Je me contenterai de dire qu’à l’instar de Gérald, je veux que mon fils connaisse, non pas ce que je connais des fonds sous-marins, mais ce que mon père a connu. C’est notre responsabilité, à nous Bandolais, de préserver ce capital. Et si, en plus, on peut montrer ces richesses à nos visiteurs pour qu’ils apprennent AUSSI à le préserver, tant mieux.

  • Bon donc nous sommes tous d’accord pour soutenir une zone de non pêche.
    A charge ensuite à chacun, visiteur ou résident de profiter du spectacle à sa façon, et sans façons (sans réglementarisme, sans rigorisme).
    On commence quand et comment pour porter ce projet ? quelqu’un sait faire ?

    Le respect des consignes reposera sur un comité de vigilance composé de visiteurs et de résidents, je ne suis pas inquiet sur ce sujet. C’est simplement un travail d’information … mené avec persévérance et un peu de publicité faite aux contrevenants.

    l’opprobre au service de l’eau propre ;o-))

  • « On commence quand et comment pour porter ce projet ? quelqu’un sait faire ? »

    @ Patrick… et aux autres aussi
    Mercredi en fin d’après-midi a eu lieu une présentation officielle par la mairie du projet pour concertation !

    Etaient présents des élus, des représentants de l’éducation Nationale, d’associations et de clubs de plongée. Un diaporama a été projeté et commenté par Sylvie Logeais et Eric Jourdan, de l’Atelier Bleu [http://www.atelierbleu.fr/qui-sommes-nous], formateur à l’environnement subaquatique et spécialiste en élaboration de projets tel que les sentiers-marins.

    Les enjeux majeurs ont été déterminés comme étant :
    • favoriser la connaissance et la découverte du milieu marin/
    • faire évoluer les comportements/
    • valoriser et faire connaitre l’intérêt et la richesse du littoral de Bandol.

    Les explications sociologiques d’Eric Jourdan ont mis en relief un exode inexorable (c’est dur à prononcer!) de la population française vers le bord de mer, et les sentiers sous-marins, qui connaissent une forte progression en Méditerranée, seront une des solutions pour gérer une affluence qui ira nécessairement croissante. [ une évaluation socio-économique des sentiers sous-marins de Méditerranée Francaise à lire pour les plus motivés !!http://ecorem.fr/files/_Scheurle_et_al-SSMMed.pdf ]

    La zone choisie pour l’instant serait donc le Capélan, qui réunit la majorité des contraintes de protections aux intempéries, d’accès côtier, de proximité et présentant faune/flore caractéristiques régionales, et qui deviendrait alors une grande zone interdite aux engins motorisés (ZIEM) durant la période de balisage. Et dans une logique de sécurité elle pourrait être une zone de non-pêche ( chasse sous-marine ) durant cette période. L’activité serait probablement payante, encadrée avec un éco-guide, brevet d’état de plongée, qui assurerait animation et sécurité pour les scolaires, groupes et familles. Le budget de fonctionnement dépendrait de l’organisation choisie, à savoir si c’est un marché public, saisonnier ou ponctuel ou si c’est en régie municipale. Le tout pourrait être lancée pour Juillet 2013.

    Les interventions dans la salle ont proposées de porter le projet à l’échelle de la communauté de communes, ou encore de se concentrer juste sur une animation pour les scolaires dans un cadre pédagogique à l’instar des cours de voile en cycle 3 (à partir de CE2).

    N’ont pas été abordé ou défini : le prix (ou la gratuité) de la balade [à Calvi c’est 10€, à Sanary 15…] / le lieu de stockage et d’accueil …

    A part ça, il n’y a pas eu vraiment de débat constructif : les prises de paroles ont cristallisées, sans surprise, la dichotomie que suscite ce projet. Curieusement par contre, les plus favorables n’étaient pas les élus ( de l’opposition, mais aussi de l’équipe majoritaire !… ) et la volonté d’une initiation pour les enfants a été assez globalement partagée.
    Ici pas de consensus ou de compromis recherché. Monsieur le maire avait amorcé la présentation en souhaitant cette réalisation dans un « consensus le plus large possible » (!). Au final, rien de nouveau et l’avenir d’un sentier sous-marin à Bandol encore flou ! C’était une réunion de présentation et de concertation ; espérons que les suites du projet soit plus productives.

    Bref, à ceux qui veulent faire avancer le débat, Bandolais.fr est lu, puisque je me suis (en effet) reconnue dans quelques mots du maire. Des idées jetées ici pêle-mêle trouveront peut-être un écho…

  • @ Nathalie CAUNE
    Bonjour Nathalie,
    comme je vois que vous êtes très intéressée par le respect de la nature et de la mer,je constate une fois de plus que la pêche aux oursins recommence dans l’ignorance au 1er Octobre alors que la réglementation en vigueur prévoit les dates de cette extermination programmée du 1er Novembre au 15 Avril.En plus de votre projet de sentier sous-marin, un élan de protection de l’oursin serait bénéfique,car hélas au Capélan les bourriches ont commencé à se remplir sans aucune surveillance et sans aucune signalisation rappelant la réglementation en vigueur!
    Merci
    Guy ROBERT