(par N. Caune) Le littoral de Bandol s’effondre…

Le littoral de Bandol s’effondre… Celui-là même qui inspire les jolies formules vendeuses « Vous ne quitterez pas Bandol sans goûter le calme voluptueux et la beauté des multiples calanques qui jalonnent le sentier de la corniche. » . Celui-là même que l’on prend en photo avec ravissement.

La frange forestière du bord de mer en danger

Les intempéries, pluies et vent, mais aussi un important ruissellement soumettent, lentement ou par décrochage brutal, le littoral bandolais à une érosion irréversible.
Notoirement, le littoral est reconnu comme un espace particulièrement fragile. En France, près d’un quart du littoral s’érode. Le littoral n’est pas un espace figé, il est évolutif. Soumis aux éléments climatiques, aux pollutions, à une surfréquentation saisonnière et à l’érosion naturelle, notre rivage est un espace vivant, qui évolue, s’érode et se renouvelle, quand il peut. Les précipitations contribuent fortement, par écoulement ou par infiltration, à cette évolution. Lorsque le béton ou le macadam sont trop près du rivage et bloque cette respiration, comme un corset trop serré, l’érosion est intensifiée et peut avoir des conséquences graves. Ce phénomène peut avoir un impact important sur les activités humaines, et pas seulement lors des balades dominicales.

Un effondrement menace la route : aléas naturels ou facteurs humains ?

A Bandol, le dernier exemple en est l’effondrement récent de la corniche au niveau de l’avenue George V lors des dernières intempéries de fin d’année. Cette voie d’accès aux habitations riveraines qui borde la promenade vers la calanque de l’Anglaise est menacée. Depuis le début de l’année, chaque pluie fragilise un peu plus la matrice argilo-graveleuse friable qui supporte le macadam, d’autant plus que plusieurs constructions nouvelles sont prévues à quelques mètres en amont et vont ainsi accentuer les phénomènes de ruissellement à cet endroit par une avancée du bétonnage. Ces chantiers portent peut-être même une partie de responsabilité dans la fragilisation du talus littoral avec le passage répété de camions de matériaux ( une maison sur les 6 prévues est achevée, les autres n’ont pas commencé) : depuis l’accès est interdit aux 3,5t par arrêté du maire.

Le processus d’érosion appelle une gestion, dans le meilleur des cas, ou au minimum à une réaction, de la part des pouvoirs publics. Particulièrement dans le cas de formations plus ou moins meubles comme l’est le sentier littoral rocheux de Bandol. En matière de sécurité et d’intervention sur l’urbanisme, le maire est responsable de l’urbanisme de sa commune et de la sécurité de ses concitoyens face aux risques naturels, dont le risque de submersion ou d’éboulement.

Sur cette portion de l’aplomb, à l’entrée de l’avenue George V, plusieurs arbres ont été abattus, probablement à cause de leur dangerosité. C’est une des souches mortes qui s’est décrochée entrainant avec elle un pan du talus, au niveau de l’écoulement des flaques d’eau de pluie. D’importants moyens techniques, juridiques et financiers seront certainement nécessaires pour résorber la niche d’effondrement créée et sécuriser la route, une fois que les propriétaires de la parcelle privée auront été enjoints de faire pratiquer les travaux…

Le sentier du Capelan

Depuis plusieurs années, une autre portion du littoral bandolais se dégrade très rapidement : c’est le sentier du Capélan. Contrairement à la Presqu’île qui a été rachetée par la DDTM, le chemin du Capelan est propriété de la ville. Là encore, les arbres en bordure sont régulièrement abattus en raison des risques d’effondrement dû à l’instabilité des parois verticales à vif. Une réponse systématique avec effet durable pour le coup mais qui ne résoud rien, puisque même les souches mortes inertes peuvent s’avérer dangereuses et l’érosion continue de plus belle. Le déboisement sécurise à court terme l’usage du sentier mais fragilise ces sols qui se retrouvent parfois dégradés jusqu’à la roche-mère.

On peut se demander quels sont les axes de gestion communale pour cette mince bordure d’espaces naturels si représentative de l’image de la ville. L’association Bandol Littoral avait proposé, au mois de Mai dernier, lors de la dernière enquête publique relative au PLU, un projet visant à sécuriser les promeneurs et à favoriser une reprise végétale protectrice de la zone, en évitant toute action mécanique traumatisante.
Le sentier du Capelan est un mélange hétérogène de roches emprises dans une matrice de terre rouge, ferrugineuse et argileuse. Ses sols sont riches mais fragiles et particulièrement sensibles à l’érosion éolienne ou hydrique, surtout dans une situation de découverture végétale, ce qui est le cas aujourd’hui. Considérant le succés de la re-végétalisation de la pointe du Canet, l’idée s’est imposée de développer sur le long terme, le même schéma conservateur sur la continuité Ouest du sentier en procédant à un retrait du sentier pédestre de 1 à 2 mètres vers l’intérieur de la zone ( les Tennis et le Parc du Capelan sont aussi propriétés communales) pour

  1. écarter le piéton de tout risque d’éboulis, et
  2. préserver les sols du piétinement qui empêche tout développement d’une végétation nouvelle.

Le dossier est toujours à l’étude en mairie.

A quand une valorisation nécessaire du littoral ?

Le sentier littoral se réduit à peau de chagrin, entre la mer et le béton, et par endroit laisse à peine la place aux piétons pour se croiser. Les plages de sable devraient pouvoir reculer naturellement en hiver, mais le béton les en empêche alors elles disparaissent. Au sens propre, notre littoral a le dos au mur et en devient potentiellement dangereux. Les calanques du Capelan, de l’Anglaise, les Engraviers ou la point du Canet sont autant d’espaces naturels qui font partie du patrimoine naturel de la ville et qui sont une ressource économique phare en tant que les seules zones naturelles «sauvages» du paysage maritime Bandolais. En cette période pré-électorale on entend beaucoup parler de relancer la manne économique qu’est le tourisme, mais que resterait-il de l’attrait touristique de la ville sans ces cartes postales emblématiques que sont nos calanques ?

Le littoral est vivant. Le trait côtier n’est pas figé. Il a besoin d’une latitude de retrait que le bétonnage, à Bandol, lui interdit. Une parution technique du SDAGE (Schema Directeur pour l’Amenagement et la Gestion de l’Eau) sur cette problématique littorale concluait (en 2005) que «Il convient d’accepter l’évolution du littoral et de la gérer en engageant dès à présent des réflexions en terme de planification. Il est indispensable de respecter et de restaurer un espace de liberté, ou espace de mobilité, pour le littoral. Des études doivent être engagées rapidement pour définir et délimiter cet espace de liberté.»

Aujourd´hui une bonne gestion intégrée propose, dans une approche plus globale, de s’attaquer aux causes plutôt qu’aux effets : on pourrait commencer par une meilleure maitrise de la bétonnisation…

Nathalie CAUNE
Association Bandol Littoral





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17 Commentaires

  • […] et CEM)… mais aussi quand on lit les articles suivants : le dernier en date suite à l’effondrement prévisible d’une partie du sentier, celui sur le sentier sous-marin avec un petit retour en arrière (mars 2010), et quand littoral […]

  • […] le retour ! Par Nathalie Caune Comme promis suite à l’article publié dernièrement sur l’érosion du littoral bandolais , voici le dossier, plus complet, consultable en ligne ou téléchargeable. Erosion du littoral […]

  • Merci Nathalie pour ce superbe et complet reportage.
    Il est exact que le betonnage met en danger notre littoral.
    il est urgent d’appliquer le développement durable afin de conserver ce qui peut l’être.

    encore merci pour cet article.

  • Entre les pluies incessantes et les ballets des 6/4 (camions ) la situations n’est pas prêt de s’arranger
    Le maire à autorise des permis à tour de bras, notre paysage est défiguré on ne parle plus de station balnéaire mais zones de camps du voyages de lotissement et d’élargissement de voies
    Sa suffit il faut stopper cette hémorragie nous devons conserver et préserver notre littoral des moyens simples sont en mettre en place il est temps d’écouter les associations qui luttent depuis 3 ans à dénoncer ce problème
    Les bandolais qui aiment leur commune qui ont été charme par notre village et qui souhaite protéger notre ville des promoteurs assoiffés d’argent seront faire les bons choix

  • muriel anguenot

    tres bel article Nathalie , photos tres parlantes a l appui , merci .
    il est temps de se préoccuper , enfin dirai je , de cette magnifique bande littorale qui est un joyau naturel pour Bandol .
    ça s’effrite , ça s effondre , dans l indifférence municipale totale , je suis d ‘accord sur ton constat alarmant . aucun mot dans l’ etat des lieux du chapitre 1 du PLU , ou de prospectives au PADD ( plan d amenagement et de developpement durable ) dans le PLU bandolais , attaqué au TA et en attente de jugement .
    il y a bientot 4 ans , j interrogeais l adjointe en charge de la problematique  » eau  » sur un eventuel SAGE pour la Reppe et le littoral ( le SDAGE est plus elargi comme compétence ) ou un PPRI pour la dite zone : ébahissement et incompréhension , termes inconnus , « adressez vous a monsieur le conseiller X , moi , je ne sais pas de quoi vous me parlez « .
    le probleme , c est que 4 ans plus tard , ils n ont , ni l un , ni l autre , cherchez a savoir de quoi je parlais . triste constat pour Bandol .
    j ai participé a l élaboration d un SDAGE ; c ‘est beaucoup de parlottes et ça reste un » voeu pieu » si des elus ne montrent pas fermement leur volonté d avancer . ceux qui l ont faits ont protegés , valorisés leur territoire , et obtenus des subventions importantes pour ce faire de l agence de l eau , des departements , regions et , et … de l Europe .
    pour ce faire , il faut savoir de quoi on parle , etre representatif , volontaire , defendre son  » beefsteak  » , etre connu et reconnu par ses pairs ; car en face de vous , vous avez les fonctionnaires employés par l ‘etat ou les autres municipalités , donc aux ordres de leurs employeurs , les elus qui défendent leurs communes ou agglomerations respectives , les representants des riverains qui ne sont pas toujours des alliés , et les representants associatifs qui ont peu de voix , donc peu de poids . alors , pour avancer , c ‘est galére …
    mais faisable !
    continues a jouer ce role d alerte , c ‘est courageux , c est nécessaire , et saches Nathalie que tu ne preches pas dans le désert , j en suis persuadée , du moins pour moi .

  • j’ai lu et relu attentivement ce que nous dis Nathalie, mais je bute et re-bute sur sa conclusion : non au béton.
    Bon OK c’est poétiquement très enthousiasmant mais quid des solutions ?
    L’érosion est naturelle même si politiquement ou philosophiquement il est bien sympathique d’accuser le bétonnage.
    l’érosion est naturelle depuis la calanque des capélans jusqu’à La Madrague des Lecques il n’y a pas de constructions qui permettent de prétendre que l’érosion est due au bétonnage, (sous certaines réserves, mais comme c’est pinut’s je fais court).
    Comme le dit Nathalie le littoral est une matière vivante qui s’érode et il faut prévoir un retrait inévitable.
    Dans ces condition ou bien on décide d’abandonner la route dite avenue Georges V qui a terme (10/40 ans) va disparaître ou bien on bétonne la falaise.
    Comme c’est déjà construit, il est déjà trop tard. Un peu après en direction d’Athéna port c’est le même problème et je ne lis pas de solution dans ce que dit Nathalie. C’est dommage : une association qui pose le problème mais ne propose rien.
    est-ce que l’écologie ça n’est pas aussi de façonner notre environnement pour notre confort et pour notre plaisir des yeux, etc . . . dans ces conditions pourquoi abandonner une avenue ? pourquoi rester là à la regarder s’effondrer ?
    Il y a un truc qui m’échappe.

  • Monsieur Lacaze

    Le béton est bien un accélérateur de l’érosion naturelle.
    J’ai connu cette côte dans les années 1950 où le bétonnage à outrance n’avait pas encore commencé et si érosion il y avait après de fortes pluies, elle n’a jamais atteint le niveau actuel.
    Les raisons en sont simples:
    Suite au bétonnages les terrains n’absorbent plus l’eau et il se produit un ruissellement qui arrivant à la falaise creuse la terre et décroche les roches.
    De plus ces routes entre Capélan et l’Anglaise n’étaient pas goudronnées, donc plus d’absorbtion d’eau.
    Un autre problème, le bétonnage entraine le passage de gros camions qui en bordure de falaise ebranlent le sous sol créant des crevasses qui lors des pluies accélèrent l’érosion.
    Il est évident que ce qui est construit est construit, mais en évitant de nouvelles constructions, on peut retarder le processus

  • @ Patrick,
    La pluie aussi est un phénomène naturel, mais les inondations que l’ont connaît ces derniers temps ne le sont pas tant elles sont hors normes et à répétitions… D’ailleurs ce soir à voir, un reportage d’Envoyé Spécial : Pourquoi la France a-t-elle les pieds dans l’eau ?

    L’artificialisation des sols est un facteur aggravant avéré de l’érosion, il ne s’agit donc même plus de le démontrer mais de trouver des solutions à cet état de fait préoccupant. Certaines études placent l’activité humaine et le développement urbain comme première cause à l’accélération de l’érosion naturelle.
    Des dizaines d’études sont rédigées pour analyser le phénomène et trouver une solution, ou plutôt un bon compromis, parce qu’une fois la cause identifiée, la solution est évidente. Or elle n’est pas réaliste : il n’est pas envisageable de détruire ce qui est construit et de renaturaliser les sols (même pour des écologoïstes). Il s’agit dans le meilleur des cas de freiner le processus. Et là encore des solutions existent…

    Je ne pense pas que ce soit aux associations bénévoles ou aux lanceurs d’alertes (ni TER, ni TES) de fournir des solutions. Il y a des professionnels pour ça.
    Ceci-dit, tu n’as pas du assez bien lire et relire, puisque j’explique que, malgré notre amateurisme, nous avons proposé au maire un projet de retrait stratégique pour la zone de la promenade du Capelan devant les tennis. Mais on pourra en reparler si tu veux…

    Une chose est sure : ça nous concerne tous, quel que soit son parti pris !

  • d accord avec toi Nathalie , la sauvegarde de notre littoral nous concerne tous et il serait effectivement malséant d’en faire une cause partisane en ces temps électoraux . encore faut il s ‘y intéresser , et peut être une concertation sur ce sujet pourrait être proposée … en terrain neutre , avec pavillon blanc ! ( lol )
    évidemment , l érosion est un phénomène naturel , évidemment aussi , l imperméabilisation des sols en amont ( et en pente ) accélére le ravinement , l eau torrentielle se frayant des passages la ou elle peut , ses bassins d expansions étant devenus étanches .
    ça s étudie , ça s appréhende , ça n ’empêche pas de construire ; il y a des solutions .
    ce qui manque ici , c ‘est le professionnalisme et la volonté politique .
    c ‘est tout . et c est beaucoup .

  • salut les miss : je vous passe un texte que j’ai rédigé avant de vous lire, sans en changer une ligne afin de stigmatiser une certaine harmonie dans les points de vue. Il me semble qu’il correspond à votre approche personnelle de l’écologie et je vous en félicite.

    Ce dossier est passionnant parce qu’il pose le problème du militantisme écologique.
    Comme chante maxime Le Forestier : « ça sert à quoi tout ça ? Ne me demandez pas de vous dire, il nous reste si peu de temps à vivre ».
    Il y a trop d’écologistes qui gâchent l’écologie par un militantisme exacerbé, fondamentaliste presque religieux. Ce n’est pas le cas de Nathalie que je connais qui est une jolie jeune femme très attachante et consensuelle (j’adore ce mot) : Le gris est une belle couleur.
    Donc je pose la question : solution ?
    Si les écologistes ne proposent que de laisser la route s’effondrer, s’ils s’en remettent à la fatalité pour laisser la falaise reculer « naturellement » ils passent à côté de la mission qu’ils croient représenter. Bien évidemment que d’autres s’empareront du problème avec des solutions probablement beaucoup plus intrusives que ce qu’on pourrait imaginer en collaboration avec les écologistes.
    J’élargis le constat :
    – La ligne LGV : le slogan est NON ! J’ai à de multiples occasions proposé une LGV sur le versant nord de sioux blanc. Pourquoi ? parce que c’est jouable et qu’on peut ensuite passer au marchandage écolo de façon profitable. Comme la trouée verte dans le sud de Paris.
    – Autre exemple : le gaz de schiste : le slogan est NON ! Dans ce cas c’est évidemment NON comme de puiser du pétrole au large de la Corse. Mais si c’est non pour tout, tout le temps il vient un moment ou le NON n’est plus crédible au moment où le NON est essentiel au regard de l’écologie telle la définition du dictionnaire que je vous invite à lire et à relire.
    – Autre exemple : la colinette du capelan qui a été défoncée à coup de buldozer au motif de sécurisation, le tout supervisé par de prétendus écologistes de l’administration française. La solution était de construire un rempart en rocher en faux naturel et non pas d’attaquer la falaise (stop to row you attack the cliff). Mais comme les jusqu’au boutistes ne veulent pas de fausse nature ils ont obtenu une destruction du site . . . à mettre au débit du maire sortant également, toujours prompte à aller dans le sens des technocrates comme il est lui-même.
    L’écologie c’est la survie de l’espèce humaine, comme de boire, manger et faire l’amour. Le corps en harmonie avec son environnement. Est-ce que de regarder la falaise s’effondrer permet d’avoir son corps en harmonie avec son environnement ? Pas sûr à moins d’entrer dans la catégorie écologoïste, comme disent les américains : « le dernier arrivé ferme la porte ».

    Posons-nous les bonnes questions : quelles solutions à mi-chemin entre fondamentalisme et prédateurs immobiliers.

  • Après être allé « inspecter » le littoral avec notamment un ingénieur hydrologue membre de l’association CEM….et y constater les dégradation plus qu’inquiétantes… j’ai conduit ce dernier pour un petit tour vers un chantier qui débute et qui m’interpelle: celui d’une « magnifique résidence » (j’insiste sur les «  ») au pied de la gendarmerie route de Marseille… dans le petit vallon…. Le spectacle est à voir… on creuse, on creuse dans une terre alluvionnaire… et on « buse » avec du diamètre d’environ 0,90m… pour évacuer les eaux pluviales qui s’accumulent depuis le haut de Bandol jusqu’à la mer…. Là où il y avait quelques petites maison, un ensemble immobilier va s’ériger… faisant donc disparaître les terrains herbeux… et donc de fait une imperméabilisation nouvelle des sols. L’ingénieur qui était à coté de moi n’en revenait pas que l’on ose construire en un tel endroit… Quant aux eaux ainsi « collectées »… elles iront accroître en aval le débit…. « plus mon problème »….. Bien du plaisir « aux voisins en aval » a-t-il dit… rendez vous dans quelques mois, à l’automne 2014 ou l’hiver 2015…..

    PS Sur l’intervention de P. LACAZE je serai bref (je pense que Nathalie va concocter une réponse aussi argumentée qu’illustrée)… Disons simplement que le bord littoral est une partie vivante plus visible que d’autres du phénomène érosion… Ce n’est certainement pas une raison pour accélérer celle ci par une « urbanisation » ou bétonisation irréfléchie comme cela l’est actuellement. Il y a effectivement toujours des « solutions »… Encore faut-il en mesurer le coût (financier au niveau des travaux, mais aussi dans sa composante paysage et à terme aussi financier: je doute que l’attrait touristique de Bandol persiste si le béton y pousse dans de tels lieux… et défigure la cote). Le PLU voté le 20 août ne comporte aucune réflexion sur cette bande côtière. On a payé un cabinet d’étude plus de 30 000 Euro pour faire quoi? Du copier coller? Qui a tracé les orientations de ce PLU? Quelles prospectives sur l’image de Bandol dans les 20 années à venir?….

    Une idée magnifique à creuser au train où vont les choses: pourquoi ne pas « urbaniser » avec vue sur mer (imprenable! unique!) la colline du Roustagnon? Étonnant, non… pour parodier la minute de monsieur cyclopède….

  • muriel anguenot

    @Prinz , pour le chantier au pieds de la gendarmerie , merci d enfoncer le clou ! ce que je tente d évoquer depuis un bon moment , c ‘est la catastrophe qui va se produire en aval .
    je pense que l on vous repondra , mes commentaires a ce sujet etant sans doute incompréhensibles ou vides de sens , j espere que les votres , sans doute plus pertinents pour dire rigoureusement la meme chose , reveilleront les esprits des tetes pensantes bandolaises . je ne vous dis pas que vous apportez de  » l eau a mon moulin  » car je pense tres fort a l eau qui inondera irrémédiablement les riverains en aval , et le jeu de mot serai foireux ( lol ) .

  • @ gérard démory
    avec vous c’est plutôt mister CAC dans c’est assez clair 🙂
    Il vaut mieux creuser les idées que les falaises. re 🙂
    Exemple de réalisation immobilière où les acheteurs sont bien punis c’est Athéna Port : ils ont tellement la vue mer qu’ils ont la mer dans le salon avec tout le flanc Est de cette gigantesque tour qui s’effondre, laminé par la mer et les eaux de pluie. Ils ont déjà refait et agrandi la digue deux fois mais l’érosion continue. Na !
    Un distingo à faire : le littoral et le bord de mer.
    Le bord de mer doit être consacré au tourisme. Qui dit tourisme dit offre touristique mer : restos, plagistes . . . et non pas constructions immobilières. La nature, et donc la pression immobilière, ayant horreur du vide, l’idée est que les écologistes devraient participer à l’occupation du bord de mer avec des offres touristiques ce qui aurait pour effet de bloquer toutes initiatives immobilières, et parallèlement participer à la richesse de la commune, en plus du plaisir balnéaire. (on peut être Bandolais et aimer les petits plaisirs/conforts balnéaires).
    Le contraire c’est le toujours NON à tout, ce qui a pour effet d’ouvrir la voie aux promoteurs par manque de réalisme. C’est tout le sens des projets que j’ai dessiné tout au long de 2012 et 2013.
    En fait je pense que nous sommes tous sur la même longueur d’onde. Je sais très bien que des villas se sont construite juste à l’endroit incriminé et je connais même les familles installées là. Nos enfants sont allés à la même école et à la même école de voile.
    Il faut bien choisir ses combats comme le PLU (ce que fait PK, Nathalie, etc) parce que sinon on brasse de l’air. C’est ce que je souhaite souligner.
    Le pire ennemi de tout ça c’est l’indifférence de la très grande majorité des citoyens, souvent complices du bétonnage par intérêt financier comme il a été écrit ici. Les enfants des propriétaires : le syndrome des héritiers et du paiement des droits de succession.
    Pas simple à gérer tout ça. On est dans l’humain, je connais mon monde et je ne vous dis pas tout. C’est pour ça que je raisonne comme je le fais. Par par choix personnel. Connaissez vous Ibiza, l’ile de Malte, la costa brava, Ampuriabrava, les îles de l’adriatique, etc . . . Il faut savoir faire la part pour le diable pour ne pas tout abandonner au diable.

  • Ce qui est marrant (quoique !) c’est que tous les bandolais à qui on parle de ce projet s’étonnent tous en ces termes  » Mais… c’est une zone inondable ! « … et bien non, pas au sens administratif du terme ! … et là on voit bien le grand écart entre le bon sens « terroir » des habitants qui connaissent bien leur ville, et le cynisme aveugle des promoteurs qui profitent habilement de l’étroitesse de prise en compte d’impact des Permis de Construire. Il faudrait des expertises, des preuves scientifiques et un arbitrage administratif interminable juste pour valider l’expression du bon sens commun.
    Et pendant ce temps, les shadocks pompaient…

  • Les constructiuons anarchiques ne datent pas d’aujourd’hui, elles ont débuté vers la fin des années 50 avec les katikias, Athéna, puis Athéna port. Je mettrais un bémol pour Athéna car au départ c’était un hôtel de plus construit en sommet de colline au milieu des pins, même si sa construction a mis fin à la guinguette de « Nénette »
    De plus Athéna nous a peut être évité la route du littoral qui après l’avenue GeorgesV devait continuer par les Capélans, l’Anglaise, un viaduc au dessus du vallon des Graviers puis suivre la côte par la Galère jusqu’à la Madrague à Saint Cyr. Tout avait été piqueté et il ne manquait que la réalisation.
    Elle n’a jamais été faite c’est une chance pour nous. Déjà à ce moment là certaines associations s’étaient élevées contre ce projet.
    Comme le dit Nathalie, les promoteurs connaissent toutes les failles des lois pour réaliser leurs projets et se « gaver », sans prendre en compte la réalité géologique.
    Il serait grand temps pour nos élus de ne pas accorder des permis de construire n’importe où et n’importe comment et aussi de préserver quelques espaces naturels pour maintenir notre flore et notre faune méditerranéènne.
    Il n’y a plus de moineaux, les papillons sont de moins en moins nombreux, on n’entend plus chanter les grenouilles le soir………
    Il est grand temps de préserver ce qui peut l’être encore.

  • @ Patrick,
    le littoral n’est pas un espace schizophrène, proche du rivage ou bord de mer ! Quel que soit le nom qu’on lui donne, il est en mauvais état. Et ça on est tous d’accord en effet, ça serait bien d’y remédier ! Encore faut-il voir la même chose dans les mots qu’on utilise…

    Comme promis, voici un dossier, plus complet, documenté et illustré, consultable en ligne ou téléchargeable.

    http://fr.calameo.com/read/0031201185e391f068df2

  • Ce n’est pas par ce que des élus ont commis des erreurs qu’il faut faire de même et dire après c’est pas moi c’est mon prédécesseur
    S’est pourquoi il ne faut absolument pas conserver ce PLU destructeur qui met en péril non seulement notre littoral mais tout le nord de la commune sous prétexte de construire 500 logements sociaux
    nous devons préserver notre patrimoine ce n’ai pas des paroles en l’air nous le ferons nous abrogerons ce PLU et j’engage tous les bandolais a venir vendredi 14/03 a 18h pour de véritable réponse en matière d’urbanisme leur soient donnes