(par N. Caune) Bzzzzzz à Bandol !

« Pas de panique… de toute façon, il est trop tard » titrait le quotidien La Provence.

Il a fait de vos apéros d’été un enfer, dorénavant ennemi public n°1 en Provence, le moustique-tigre a parait-il définitivement colonisé la région.

Alors il faudra apprendre à vivre avec… ou plutôt à lutter contre ! Plus petit mais plus agressif et plus vorace que son cousin marron, l’AEDES albopictus, noir rayé de blanc, pique en journée… surtout en fin d’après-midi ( et aussi le matin ) ! Mais surtout il peut véhiculer le chikungunya et la dengue. Il est donc très surveillé par les autorités sanitaires. Pour l’instant pas d’épidémie à l’horizon, mais en ces temps de rentrée automnale, les symptômes de fièvres et douleurs articulaires mettent les généralistes en alerte qui ne se limitent plus à soupçonner de simples virus grippaux…

La mairie de Bandol s’excuse sur son site de ne pas faire de « démoustication » donc à tout un chacun de lutter contre le moustique-tigre. Plants de Géranium, basilic ou huile essentielle de citronnelle pour les méthodes naturelles, sprays répulsifs, prises anti-moustique, … tout est bon ou presque ! Les méthodes chimiques sont à utiliser avec parcimonie et la démoustication à grande échelle fait controverse. Le remède pouvant s’avérer pire que le mal, les produits utilisés (comme la deltaméthrine) sont toxiques, modificateur endocrinien, impactant les abeilles, les invertébrés aquatiques, batraciens, et reptiles… donc pas cool !…

répartition nationale du moustique tigre

répartition nationale du moustique tigre

Reste à traquer toutes les sources possibles d’eaux stagnantes, vider les récipients après les orages, surveiller le bon état des gouttières… Mais aussi à nous rendre les moins appétissants possibles pour la bestiole. Certaines peaux attirent les moustiques plus que d’autres (j’en atteste !) : en cause, la sueur, la température et, parait-il… le cholestérol ! Donc ne pas transpirer, rester près du frigo, et arrêter la charcuterie…

Nathalie CAUNE





Un commentaire

  • Jean-Pierre HECQ

    si la prévention n’a pas marché, et que nous avons été piqués, ça démange!
    cette démangeaison est provoqué par une réaction allergique de la peau à la « bave » du moustique qui vient de nous piquer; elle contient, entre autres, un anesthésiant pour que nous ne sentions pas sa piqure; ainsi, si nous ne l’avons pas vu ou entendu arriver, il agit en toute impunité; et aussi, un anticoagulant pour que notre sang ne se bloque pas pendant qu’il nous le pompe.
    pour faire cesser la démangeaison un remède vieux comme le monde, il faut chauffer tout de suite la partie piquée avec ce qu’on a sous la main, cigarette,(mais ça va couter cher!), eau très chaude, etc; ce qui marche bien, sans risque de se bruler, c’est le sèche cheveux à garder à proximité pendant toute la période à risque. Cela va peut être en faire rire certains, mais c’est moins pénalisant que de se polluer l’organisme aux antihistaminiques ou à la cortisone, et je peux vous assurer qu’en ce qui me concerne ça marche!