(par M. Paillot) Réponse concernant « Bandol Station Voile »

NDLR: les commentaires récents ont évoqué « Bandol Station Voile », citant les noms de certains responsables politiques ou de cette structure. L’un deux, Michel PAILLOT, m’a fait parvenir le texte qui suit en réponse à ce que quelques-uns ont perçu comme la relance de rumeurs.
J’ai souvent rappelé que j’étais prêt à publier un droit de suite ou de réponse pour toutes personnes mises en cause sur ce blog. C’est donc naturellement que je publie son texte ci-après:



Monsieur les historiens……. Permettez-moi, tout humblement, en tant que bandolais aimant ma ville, que professionnel du nautisme depuis plus de 25 ans et surtout qu’ancien Président de Bandol Station Voile, de vous apporter les éléments techniques sur cette « affaire » qui n’en était pas une si les élections de 2001 n’avaient pas pointé leur nez… …/…


…/… J’avais été poussé, je dis bien poussé, à prendre la présidence de cette association, dont le but c’était le développement nautique, idée chère à notre regrettée Docteur Suquet en juin 1997 et j’avais accepté car je considère toujours que le plan d’eau de Bandol est exceptionnel et propice à des grands évènements, qu’eux seuls peuvent apporter la notoriété et les retours économiques dont toute ville a besoin.
En octobre de la même année, Alexandre Gad propose à la Municipalité le projet du Championnat du monde 49er pour le printemps 1998, seul championnat du monde avant les JO de Sydney 2000, dont il avait à travers sa Société d’évènementiel, l’exclusivité mondiale (ce qui, par ailleurs pour la petite histoire, aurait du, des propres propos de l’inspecteur de la DGRSSF, clarifier pourquoi un appel d’offre n’était pas si nécessaire). Monsieur Barois, à l’époque adjoint aux sports, propose ce projet à la SNB, qui considère l’organisation de ces championnats trop lourde par rapport à ses moyens humains. La Municipalité prends alors la décision de la confier à BSV et Monsieur Barois demande au Conseil d’Administration de BSV, dans lequel se trouvaient, pour la petite histoire, 7 élus de la ville et pas les moindres, d’approuver cette décision et d’embaucher Alexandre Gad pour l’organiser afin de récupérer les retombées pour la municipalité.
C’est à cet moment, donc novembre 1997 que, suite à cette décision, je rencontre monsieur Gad pour la première fois de ma vie et je tiens à dire que je souhaite à tout « patron » un collaborateur aussi fiable, travailleur, disponible, honnête et créatif comme Alexandre Gad, et je penses, qu’aujourd’hui son absence fait défaut aux besoins urgents de développement de Bandol….
Bandol, depuis toujours, à été un village ou les rumeurs faisaient bon train, ou on habillait et déshabillait des gens sans trop savoir ce qui est vrai et ce qui est de la pure imagination….

Le fait est que nous avons réussis cet évènement, que les médias du monde entier, dont les téléspectateurs de CNN, Sky, Eurosport et les grandes chaines nationales européennes, ont couvert Bandol qui à accueilli plus de 120 équipages de plus de 40 pays et des personnalités de haut rang comme le Président de l’ISSAF, le secrétaire général du Comité Olympique International, Monsieur Deniaux et bien d’autres. Suite a cette réussite, envié par beaucoup, durant trois ans, Bandol à été le théâtre de grand évènements (le Salon de la Mer, la ProAM Cup, Ariane 2000, etc.), car l’animation et la promotion de Bandol a été réalise a travers notre action, avec 9 évènements annuels, avec un 49er Ville de Bandol qui a sillonnée l’Europe et décoré la baie de Sydney jusqu’au jour de l’ouverture des JO, jamais organisés auparavant, et malheureusement jamais depuis, alors que les budgets d’animation ont largement dépassé le 1 000 000 € du temps de Monsieur Barois et n’en sont certainement pas loin aujourd’hui…
Il est vrais, comme le souligne Monsieur Delaud , que les budgets de BSV ont été de plus de 1 500 000 € pour les 3 années (9 700 000 francs sur 3 ans), sauf que seulement 700 000 € (4 600 000 francs) provenait de la Commune, le reste étant du sponsoring et des subventions régionale et départementale, que « l’illustre Gad » comme le dit Monsieur Chorel, se démêlais de trouver par ses relations et la qualité de ses présentations.
Quant aux retombées, du point de vue médiatique, effectués par des cabinets spécialisés, le championnat du monde 49er, pour n’en parler que de celui-ci, sa valeur était supérieure à une campagne de promotion de plus de 5 500 000 € (oui, plus de 34 000 000 francs) et du point de vue des retombées pour le commerce bandolais, factures à l’appui, Ariane 2000 à laissé plus d’ 1 000 000 € (6 850 000 francs) auprès des hôteliers, des restaurateurs et d’autres commerces bandolais. Certes, certains n’ont pas été payés suite à la décision de la Municipalité de pas régler le solde de 400 000 francs de la subvention voté à BSV ce qui a entrainé la perte d’autres 400 000 francs de subventions auprès les instances régionales et départementales – si la mairie de Bandol ne verse pas la subvention qu’elle a voté, pourquoi les Conseil Général et Régional le feraient-ils?-; j’en souffre, aujourd’hui encore et regrette les promesses du précédent maire de solder ces dettes, promesses oubliés dans l’euphorie hallucinatoire du pouvoir.
Les condamnations dans cette affaire, qui n’était qu’une mascarade et une manœuvre de bas étage orienté contre celui qui aurait du, en toute logique et pour la continuité du développement de l’image de la ville, succéder au docteur suquet, je parles de Monsieur Bogi, concernant BSV, ne portes que sur l’embauche d’une stagiaire en contrat de qualification, considéré comme un contrat fictif. Là encore, une décision approuvée par le Conseil d’administration, décidé par la municipalité, et qui avait « oublié » de plus, de l’honorer financièrement. Je ne suis pas celui qui a payé le plus cher tribu dans cette affaire, le docteur Suquet, Marcel Bogi et surtout monsieur Gad (emprisonnement scandaleux, salaires et indemnités non encore règles, 12 chefs d’inculpation dont 11 non lieux) qui bataille depuis 9 ans pour prouver cette mascarade, ont certainement été plus touchés que moi, mais je me devais de remettre les pendules à l’heure et les points sur les I et je ne comprends pas, aujourd’hui encore, comment ceux, qui par leur méconnaissance, par leur avidité et leur malhonnêteté intellectuelle ont créé, et, où exploité cette ignominie a des fins personnelles ou électorales (et j’en croise pas mal…) peuvent se regarder dans la glace…. Car ils ne sont pas barbus….. Sans rancune mais je n’oublie pas.
Michel Paillot
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3 Commentaires

  • Merci Michel pour ton témoignage !
    Il est toujours interessant d’avoir la version des principaux concernés, surtout dans cette « affaire », qui a bien embrouillé les bandolais dans leur choix en 2001, et qui, je pense plutôt espére, a pesé, a posteriori, dans le celui de 2008.
    Je suis loin de partager certaines de tes sympathies pour certains acteurs de cette « histoire bandolaise », mais ton récit l’éclaire sous un jour, dont on n’a pas forcément l’habitude, et c’est interessant !

  • Dominique CERMOLACCE

    Je tiens à apporter quelques précisions et rectificatifs concernant la réponse de Michel Payot, et ce en ma qualité à cette époque de Président de la Société Nautique de Bandol:
    En effet, la SNB a été approchée non pas par Mr BAROIS mais par Mrs SUQUET et BOGI pour organiser ce Championnat.
    Notre refus n’était pas dû au fait du manque de personnel qualifié, mais simplement parce que notre métier, n’est pas d’organiser la totalité d’un événement, c’est à dire la gestion à terre de la manifestation dont les hébergements des officiels, des coureurs, des différentes cérémonies se déroulant à terre, la recherche de partenaires, les médias et l’aspect financier de l’événement,etc…
    De plus, il nous était demandé d’embaucher au sein de notre Club Monsieur GAD, en échange de la venue sur Bandol de cet événement dans lequel Mr GAD semblait avoir quelques possibilités de décisions.
    Ce nouvel emploi n’était pas dans nos prévisions, préférant embaucher du personnel qualifié, c’est à dire des moniteurs.
    C’est donc Bandol Station Voile qui à été chargé de sa maîtrise.
    A la lecture de la réponse de Michel, j’ai quelque peu l’impression, mais peut être que je me trompe, que la seule réussite de ce championnat est due à BSV, à Mr GAD et aux budgets.
    J’ai aussi l’impression que l’on met de coté la seule raison unique pour laquelle ce championnat a existé, c’est à dire le sport et la voile.
    Je pense d’ailleurs qui si les quelques 120 coureurs inscrits, l’ISAF (Fédération Internationale de Voile) et la Fédération Française de Voile ont tous répondu présents, c’est principalement pour cela.
    Et c’est pour le sport et UNIQUEMENT POUR CELA, que la Société Nautique de Bandol est intervenue en prenant en charge toute l’organisation des régates avec le précieux concours de la Fédération Française de Voile et surtout du nombre important de bénévoles du Club sans oublier les Clubs voisins et les salariés qui durant une semaine ont largement contribué à ce succès.
    Je pense donc qu’en aucun cas il ne faut occulter l’aspect sportif de l’événement.
    J’estime aussi que chacun à sa manière à largement contribué à la réussite de ce Championnat du Monde et en ce qui concerne la SNB, cela s’est arrété à la fin de la remise des Prix.
    Dominique CERMOLACCE

  • Un BRAVO à Michel et Dominique pour avoir éclairé les bandolais sur cette affaire Station Voile qui ressort en ce moment ; il était important de « remettre les pendules à l’heure  » et comme l’a fait Dominique , de souligner l’impact sportif : du haut niveau , du cousu -main : orchestration logistique /évènement irréprochables . Du Sport avec un grand S !