(par J. Kauffmann) Abonnements du port de Bandol

NDLR: Jacques m’a transmis cet article qui intéressera les marins, les clients du port, mais aussi ceux qui s’intéressent à la façon dont la Mairie dialogue avec ceux et celles qui lui font des propostions relatives à la gestion de la ville et de ses équipements. Aussi long que mes éditoriaux, mais facile à lire…

ABONNEMENTS DU PORT DE BANDOL (par J. Kauffmann)

Le port de Bandol, un des poumons économiques de notre ville, est un des premiers ports français par la taille. Sa capacité, 1.600 places, est considérable par rapport à la taille de la ville.

Je souhaite ouvrir une réflexion sur le fonctionnement de notre port. C’est-à-dire sur les manières possibles d’augmenter la satisfaction des usagers sans forcément passer par des investissements.

Une des premières pistes de réflexion est l’offre d’abonnement.

Le fonctionnement d’un port est basique. C’est celui d’un terrain de camping. Vous passez la nuit, vous payez en fonction de la surface occupée.

Parlons tarifs, pour commencer. Prenons l’exemple d’un  bateau « moyen », c’est-à-dire 10,50 m de long et 3 m de large.
En passager, cela vous coutera  18,58 € par nuit en hiver et 33,39 € par nuit en juin, juillet et août. En comparaison, à Hyères, le tarif serait de 12,70 € en hiver et de 38,30 € en juillet aout. Donc plus cher à Bandol en hiver, moins cher en été.

Si vous souhaitez rester, des formules d’abonnement sont proposées, et c’est de cela que je souhaitais parler.

Il y a le « graal », c’est-à-dire l’abonnement annuel. C’est la formule la plus intéressante tant financièrement que d’une manière pratique. Pour 2.085,93 €, le bateau de notre exemple a le droit de stationner toute l’année. A titre de comparaison, cela correspond à 62 jours de stationnement d’été. Vous avez donc, au même prix, 365 jours de stationnement.
L’intérêt évident de cette formule explique les listes d’attentes infinies et toutes les rumeurs sur les modes d’attribution et autres passe droits.

Si vous êtes propriétaire d’un bateau et que vous ne faites pas parti des bienheureux qui bénéficient d’un contrat « à l’année », la galère va alors commencer.

Pour l’hiver, c’est encore simple, vous avez un forfait hivernage qui va d’octobre à avril. Notre voilier de 10,50 mètres paiera 240 € par mois, soit 1.680,21 € pour les 7 mois du contrat.

Cela pose un premier problème. Un contrat annuel est facturé 2.085,93 € pour 12 mois, alors que le contrat d’hivernage, qui libère pourtant la place durant les 5 mois d’été les plus cher, est facturé seulement 20% moins cher.
Le prix élevé de ce contrat explique pour beaucoup le grand nombre de places disponibles dans le port en hiver.

Ce contrat a un autre problème. Son pendant, le contrat d’été, est ruineux. Pour notre bateau exemple de 10,50 m, il faudra payer 535,50 € par mois, soit encore2.677,50 € pour les 5 mois d’été. C’est complétement irréaliste et d’ailleurs, il semble que cette formule soit maintenant réservée aux bateaux de moins de 8m.

Cela veut dire concrètement qu’il n’y a pas de solution abordable, en dehors du contrat annuel, pour stationner son bateau dans le port en été. Si vous n’avez pas 5 mois de vacances, vous êtes coincés.
Il ne vous reste que la solution du corps mort. Ce sont les bateaux que vous voyez face à la Réserve. Pour pouvoir stationner là, il vous faut une autorisation administrative délivrée par la D.D.T.M. (ex DDE), payer 250 € de droits, et trouver ou faire poser un corps mort (2.000 euros environ). Et l’attribution des autorisations est, elle aussi, très mystérieuse. Il y en avait, il y en avait plus, il parait qu’il y en aurait encore.
Le problème, c’est qu’un corps mort n’est pas un port. Dès que le vent se lève, votre bateau est malmené. Si les vagues sont de la partie, alors vous avez, en plus, le risque de le voir aller à la cote. Cela arrive chaque année, plusieurs fois. Cela concerne parfois des voiliers quasi-abandonnés, mais aussi des voiliers entretenus et surveillés par leur propriétaire. Et une fois à la cote, dans un cas sur deux, cela se termine par la destruction totale du bateau.
Cela se produit généralement lors d’un coup d’est qui vire en largade (c’est-à-dire qui passe mistral en tournant par le sud). C’est pour cela que les bateaux atterrissent généralement entre la plage du Grand Vallat et la Gorguette.
Cette période de mauvais temps existe tant qu’il y a des tempêtes de Sud Est, soit, généralement, jusqu’au 15 juin et après le 15 septembre.

Vu comme cela, le contrat d’hivernage est donc trop court.
Et on observe alors cette situation dramatique avec des bateaux détruits au mouillage devant un port qui propose des places vides à un prix inabordable.

La première solution de bon sens serait de prolonger les contrats d’hivernage, pour leur faire couvrir la période du mauvais temps, donc du 15 septembre (à la place du 1er octobre) au 15 juin (à la place du 30 avril).
Durant cette extension, il n’y a que trois moments où un problème de place peut se poser dans le port : le salon nautique, la Samu’s Cup, le trophée SNSM. Est-ce qu’une solution ne serait pas d’imposer ce qui est fait notamment à la Nautique, à Marseille ? Contraindre ces abonnés à libérer leur place à ces dates ?
Et en allant dans ce sens, il ne serait pas la peine d’augmenter le prix du contrat, déjà exorbitant par rapport au contrat annuel, puisque cette extension ne ferait pas perdre de recette au port.

Une deuxième piste peut être explorée : la création d’un contrat « 11 mois » comme cela est pratiqué dans d’autres ports, Vannes par exemple.

Comment cela marche ? C’est un contrat annuel qui vous contraint à libérer votre place durant 31 jours consécutifs en juillet ou août.
Cette formule a de nombreux avantages.
Généralement, les marins naviguent pendant leurs vacances. Ils libèrent donc leur place sans grande difficulté durant ces trente jours.
Les places ainsi libérées permettent d’accueillir les passagers. Ça tombe bien, le rush des bateaux en passagers (qui sont d’ailleurs ceux qui ont libérés leurs place dans un autre port) n’existe, concrètement, qu’en juillet août.
Une pierre deux coups. Sans aucun investissement, le nombre de contrat d’abonnement peut être largement augmenté tout en préservant l’accueil des passagers. Plus de contrat, cela veut dire plus de recette.
Parce que rien ne coute plus cher au port qu’une place vide.
Cette solution est gagnante pour toutes les parties.

Bien sûr, la plaisance est souvent assimilée à une activité de «nantis » qui auraient bien tort de se plaindre.
C’est parfois vrai.
Mais il faut distinguer les nouveaux bateaux, souvent des palaces flottants de 14 ou 15 mètres, et les bateaux plus anciens, généralement de 6 à 9 mètres. Un bateau, cela vit longtemps. Nombre de ceux stationnés dans le port de Bandol ont plus de trente ans.
Si le nouveau propriétaire d’un voilier acheté 150.000 € peut trouver normal de payer une fortune pour son stationnement, ce n’est pas le cas de celui qui a hérité de son père ou qui s’est acheté un petit bateau pour quelques milliers d’euros.
Ce sont ces bateaux qui ont fait que, dans le Var, la plaisance a toujours été un loisir populaire.
C’est pour eux qu’il faut conserver des solutions de stationnement accessible et sécurisé.

Pourquoi cet article aujourd’hui ?

Rappelez-vous le mois de septembre dernier. La fleur de mouillage avait suscité bien des polémiques avant d’aller, elle aussi, s’échouer sur la plage dorée. Interpellé à ce sujet sur le forum de la ville, M. le Maire m’avait invité à lui présenté des suggestions d’amélioration. Je l’avais fait le 10 septembre, en le rencontrant et en lui remettant un dossier d’une douzaine de pages, illustrant avec des exemples concrets recueillis dans d’autres ports, différentes solutions, dont celles-ci. M. le Maire m’avait fait part de son vif intérêt, en particulier sur ces deux propositions de modifications des contrats d’abonnements.

Et depuis ?
Rien.
Et dans quinze jours, les contrats d’hivernages prendront fin, et la trentaine de bateaux concernés retourneront au mouillage. Et leurs propriétaires passeront leurs journées à consulter la météo et leurs nuits à craindre le pire.

Ces propositions méritent, je le crois, discussions. Je les ai déposés sur le forum de la ville la semaine dernière. Aucune réponse non plus.
Je souhaite vivement ouvrir ce débat avec les Bandolais, plaisanciers ou non, et avec la Sogeba.

Jacques KAUFFMANN





13 Commentaires

  • Prévision pour la journée du mardi 3 mai :
    Vent :de Port Camargue à Porquerolles,secteur Ouest force 3 à 4 tournant Nord-Ouest force 5 à 6 l’après-midi, fraîchissant force 6 à 7 en cours de nuit.
    Mer :peu agitée à agitée.

    Tendance pour la journée du mercredi 4 mai
    Sur l’Ouest, Nord-Ouest force 6 à 8 mollissant force 4 à 6 en soirée.
    Mer peu agitée à agitée.

    Voila.

    Ça recommence.

    Nous sommes à peine retournés à nos mouillages devant la Réserve que la météo annonce déjà un Force 8 d’ouest pour mercredi.

    Personne ne me fera croire qu’il n’y a pas trente places dans le port pour nous accueillir en toute sécurité jusqu’à la belle saison.

    « Je suis à la disposition de tous les plaisanciers et habitués du Port pour les suggestions pratiques qui amèneraient la création de nouvelles places où la valorisation de son exploitation. » Docteur Christian PALIX, Maire de Bandol, Forum de la ville – 26/8/2010

    Je l’ai fait. Je l’ai rencontré. Je lui ai remis un dossier. Je lui en ai reparlé 3 fois, à la SNB, lors de remises de prix après des régates. Je lui ai écrit à la Mairie. J’ai remis un message sur le forum de la ville. Bandolais.fr a publié un article écrit sur ce sujet, repris par Bandol Blog.

    Aucune réponse de la mairie.

    Pourtant, M. PALIX avait manifestement compris le problème. Les corps morts ne peuvent être qu’une solution de beau temps. Il ne sont pas adaptés à cette période, encore trop agitée.

    J’ai proposé d’augmenter la durée des contrats d’hivernage. Je comprends parfaitement qu’il puisse ne pas être d’accord, qu’il puisse y avoir des raisons qui s’y opposent.

    Mais la moindre des choses, après avoir sollicité les plaisanciers, c’est de leur répondre.

    Oui ou non, mais répondre. Ce qui permet d’ouvrir un débat.

    Il parle de valoriser l’exploitation du port de Bandol ? Deux bateaux ont fait perdre, en occupant chacun 5 places alors qu’une seule leur est facturée, près de 30.000 € chaque année à la SOGEBA. Soit 150.000 € en 5 ans (cela fait 5 ans que je signale ce problème).

    Il suffit de déplacer ces bateaux de quelques dizaines de mètre pour qu’ils puissent stationner normalement et libérer chacun 4 places. C’est trop compliqué ?

    Il est évidement plus facile d’augmenter les tarifs et les impôts.

    Je suis extrêmement surpris de la capacité de M. PALIX a se créer des opposants.

    Combien d’exemples comme celui-là ?

    Jacques

  • Bonjour Jacques K.
    d’après ce que je lis ,vous êtes possesseur d’un bateau de plaisance que vous amarrez au port pendant les mois d’hiver ou de basse saison.Le printemps vous vous retrouvez dans la situation des personnes qui ont un toit précaire et que l’on fout dehors le printemps venu.Pour moi ce que vous décrivez ce sont les faits.Ce que j’aimerais connaître ce sont les causes.Etant Bandolais pourquoi la ville vous éjecte sur un corps mort mouillé devant la Réserve.Etant Bandolais,pourquoi n’êtes-vous pas prioritaire pour avoir votre place à l’année.Payer des impôts dans une commune implique aussi d’avoir des droits.Je ne suis pas forcément impliqué dans la vie du port mais j’aime bien comprendre ce qui se passe dans la commune où je laisse quelques deniers à des fins publiques.
    Je lis,j’écoute,j’observe tout ce qui se passe à Bandol et malheureusement je constate que à cause d’une poignée de personnes « responsables » la vie à Bandol devient rapidement insupportable,ce mot là est fort :je sais très bien que beaucoup de gens envient notre position mais là honnêtement je ne comprends plus rien à la soi-disant logique de cette commune qui pourrait être,je le répète,le paradis sur Terre si elle était mieux gérée.
    En espérant que votre bateau ne se retrouve pas un jour drossé contre les rochers,je vous souhaite un bon combat!
    Cordialement
    Guy ROBERT

  • Guy,

    Un grand merci pour vos encouragements.

    Pourquoi sommes nous ejectés du port ? Parce que nous avons un abonnement qui termine le 30 avril.

    Pourquoi nous n’avons pas d’abonnement à l’année ? Je partage tout à fait votre point de vue. Le port de Bandol contient plus de 1.600 places, il se classe dans les 10 premiers de France par la taille. Bandol a un peu plus de 8.000 habitants.

    Je suis Bandolais. J’y paie mes impôts. J’y vote. Je participe à la vie du port, régates, animations, surveillance des bateaux. Mes enfants participent à la vie de la ville.

    Vous indiquez que les Bandolais devraient être prioritaires. L’idée est complexe, mais ce que je constate, c’est que je paie avec mes impôts les amménagements du port, dans lequel je paie plein tarif mon stationnement, alors qu’un plaisancier abonné non bandolais ne paiera pas les équipements et bénéficie, avec son abonnement, d’un tarif trés compétitif pour son stationnement. Il y a effectivement un truc qui cloche.

    Je suis sur liste d’attente depuis 5 ans. Et ce point aussi est ahurissant.

    En 2006, j’ai demandé mon inscription, il m’a été répondu qu’il n’y avait pas de liste d’attente par le directeur du port.
    En 2008, le directeur du développement de la Sogeba m’a dit, devant le président de la Sogeba, qu’une liste d’attente des multicoques avait été ouverte pour permettre à l’ancien président de la Sogeba d’y inscrire son multicoque pour le vendre. Je demande mon inscription sur cette liste, et je suis 2ème.
    En 2009, la capitainerie m’indique que je suis 3ème sur la liste des bateaux de 20 mètres et plus (du fait de la largeur de mon catamaran). J’explique à quel point c’est stupide, n’ayant pas besoin d’une telle place et bloquant l’arrivée d’un yacht dont le stationnement serait bien plus rémunérateur.
    En 2011, le maire m’indique en février que, oui, j’ai raison, je n’ai rien à faire sur cette liste, et je retourne sur la liste des multicoques où je suis en 1ère place. Selon le maire, il devrait être possible de me satisfaire l’année prochaine. C’est écrit sur une lettre.
    Et il y a 3 semaines, je reçois une nouvelle lettre du maire qui m’indique que je suis à la place 1 BIS de la liste des multicoques.

    1 BIS !

    C’est pas génial, ça ?

    J’ai effectivement tout entendu comme explication sur les listes d’attentes à Bandol. Ce qui est évident, c’est que les périodes d’attentes ne sont pas les mêmes pour tous. Je n’en connais pas les raisons.

    Donc voila pourquoi nous sommes une trentaire (21 hier soir) à nous exiler sur les corps morts.

    J’invite tous ceux que cela intéresse à faire un tour sur le port et à compter les places vides.

    Et vous remarquerez ce que j’expliquais hier, 2 bateaux qui a eux seuls occupent dix places et on fait perdre 150.000 € à la Sogeba en 5 ans.

    Jacques

  • Rebonjour Jacques ,
    je suppose que de rétrograder de la place 1 à 1bis a de quoi vous mettre en rogne.soit vous avez été contrôlé « positif » sur la ligne d’arrivée,soit quelqu’un a usé de ses connaissances pour vous griller!
    Hélas c’est de mieux en mieux surtout lorsque de partout il es question de …transparence.
    Bon courage
    Guy ROBERT

  • je suis bandolais et propriétaire d’un voilier, je suis confronté comme vous au manque de transparence pour l’attribution des places que ce soit en saisonnier ou à l’année; si la municipalité souhaite la clarté dans la gestion du port, elle doit mettre en place un conseil de gestion composé (pour une période à définir) par des plaisanciers bandolais tirés au sort parmis une liste de candidats volontaires.
    Je souhaiterais que
    1/ le contribuable bandolais, en retour d’investissement, puisse être prioritaire sur l’attribution
    2/ que la municipalité évoque l’échéance des amodiations afin d’anticiper tout mouvement spéculatif.

    cordialement

    NAB

  • Merci NAB pour votre message.

    Je partage votre position sur le principe qu’un contribuable bandolais bénéficie d’une priorité dans l’attribution du port qu’il contribue à financer par ses impôts.

    Vous êtes dans le même cas que moi.

    Nous payons une première fois le port par nos impôts locaux qui financent les travaux d’équipements.
    Nous le payons une deuxième fois en acquittant un tarif de stationnement plus élevé puisque nous n’avons pas la chance de bénéficier de l’abonnement annuel.

    Au final, l’abonné non contribuable gagne sur tous les tableaux. Il ne finance pas les travaux et paie moins cher son stationnement.

    J’avais cité même le cas du port de Bormes. Dans ce port privé, la mairie gérait une panne réservée aux Borméens, avec un tarif spécial. Ce qui est possible dans un port privé doit l’être dans le port de la ville !

    Il y a un grand mystère sur la sortie des amodiations. S’agissant d’une concession d’un espace public, la loi voudrait que les amodiations soient réattribuées sur appel d’offre. Ce n’est pas forcément la bonne solution. Généralement, elles sont transformées en abonnement annuel à la fin de la période amodiée. Je partage votre avis qu’une information claire est indispensable sur ce point.

    Il y a différentes discussions en cours en ce moment sur la constitution d’une association des usagers du port. Nous en reparlerons ici.

    Jacques

  • @ Jacques,
    personne n’a relevé mais si je me souviens bien de ce qu’on ma expliqué, il faudra trouver un autre motif pour permettre aux bandolais d’être prioritaires pour les places de port:

    nos impôts ne paieraient pas le port mais ce serait plutôt l’inverse, puisque la ville gagne de l’argent grâce au port (qui verse une redevance non négligeable aux finances de la ville, même si on est nombreux à penser qu’une gestion optimisée permettrait de la faire grossir encore sans besoin d’augmenter les tarifs). Sans compter les retombées économiques diverses que cette infrastructure peut avoir sur l’économie de Bandol (ce que tu soulignes avec la notion de poumon économique).

  • MANZONI Salvatore

    A Jacques K,
    vous avez raison,ce que vous dénoncez en tant que contribuable est scandaleux ,mais est-ce que cela vous étonne vraiment?Moi non!
    Pour aujourd’hui j’espère que votre bateau est bien amarré.
    A+
    SM

  • @Salvatore,
    Merci de votre soutien. Oui, Erendil était à l’abri hier, ce coup de vent était annoncé.
    @Fred,
    Ta remarque montre encore à quel point il est nécessaire d’améliorer la transparence dans le fonctionnement du port et son financement.
    Oui, le port, par la Sogeba, verse une contribution au budget de la ville, sous la forme d’une redevance d’utilisation de l’ouvrage, le port lui même. Je n’ai pas le chiffre exact sous la main, mais de mémoire, il est question de 150.000 € annuels.
    Mais cela n’empèche pas la ville, donc ses contribuables, de financer tout l’entretien lourd du port (ce qui est normal, puisque l’ouvrage lui apparartient). C’est donc le budget de la ville qui a financé la refection de la jetée sud cet hiver, comme c’était le budget de la ville qui avait payé les magnifiques bornes électriques, comme c’était le budget de la ville qui avait payé la refection de la panne D il y a trois ans.

    Alors dire que le port rapporte à la ville en se limitant au seul angle de la redevance, sans considérer les dépenses d’entretien me semble un peu limite.

    C’est pour cela qu’il n’est pas illégitime de dire que les Bandolais contribuables, qui donc ont payés et paieront encore les équipements du port, devraientbénéficier d’une priorité pour bénéficier des abonnements annuels.

    J’insiste également sur l’intérêt d’augmenter les ressources du port en faisant la chasse aux places vides. Cela ne représente que des recettes, aucun coût supplémentaire. La conséquence en sera directement d’améliorer la rentabilité du port et donc de pouvoir augmenter la redevance versée par la Sogeba.

    Un peu plus de transparence dans les comptes, qui pourraient facilement être publiés sur le site de la ville, me permettrait d’étayer ma démonstration avec des chiffres.

    Jacques

  • @ Jacques,
    il nous faut donc un spécialiste du suivi des chiffres du port pour nous rappeler les flux d’argent entre Bandol et son port sur les dernières années, afin de nous éclairer…
    Quelqu’un se dévoue?

    Et qu’est-ce qu’on fait pour les bandolais qui ne sont pas usagers du port si leurs impôts servent à entretenir cet équipement?

  • Je te promet, Fred, que je vais essayer de creuser le sujet.

    Pour ta question sur les Bandolais non usagers, le propos est le même pour tous les équipements municipaux. Il y a des Bandolais qui ne jouent pas au foot, ils paient quand même la nouvelle pelouse. Il y en a qui ne boivent pas de vin, et qui paient la maison des vins. Il y en a qui n’ont pas d’enfant, et qui paient pour les écoles, créches et autre centre aéré. Il y en a qui regardent la télé et qui paient pour la médiathèque.

    C’est une chose de payer des impôts pour un équipement que tu es libre d’utiliser.

    Dans l’exemple que je citais, la situation était un peu différente.

    Nous payons par nos impôts l’entretien des équipements du port.

    Et nous payons, pour utiliser cet équipement, plus cher qu’un non contribuable abonné.

    Imaginerais tu une situation où, pour aller dans un spectacle organisé par la ville, tu aurais la file « touriste », qui mène aux meilleures places devant la scène, avec un billet à 5 €, et la file « contribuable bandolais », qui mène aux places du fond, avec un billet à 10 €.

    C’est ce que nous vivons.

    Jacques

  • @ Jacques:
    ce concept de priorité est délicat…
    Je t’interrogeais là-dessus car c’est la porte ouverte à beaucoup de revendications dans tous les sens. Faudra-t-il des quotas de places réservées aux bandolais ou une billetterie spéciale à la salle Jules Verne, parce que nous finançons cet équipement? Il me semble que cela peut très vite dériver.
    En tous cas cela me paraît mériter un débat, et si on cherche, je suis certain qu’il a déjà eu lieu ailleurs (c’est peut-être même le législateur qui aura le premier réfléchi à ce point en donnant un cadre à ce genre de privilèges possibles ou pas).

    Mais tu as raison, la transparence est de toutes façons la base nécessaire en amont de toute réflexion autour de ces questions.

  • J’ai effectué quelques recherches dans les textes législatifs concernant l’attribution de places aux résidents, recherches infructueuses, par contre, certains gestionnaires comme Le port de La Turballe qui le précise dans le réglement, je cite

    « AFFECTATION
    La sélection des candidats inscrits sur la liste d’attente est effectuée souverainement par le Conseil d’Exploitation.
    Elle est fonction tant du rang occupé par le candidat sur la liste d’attente que du respect des critères ci-après :
    – résidence sur la Commune de La Turballe
    – propriété du navire
    L’affectation de place ne devient définitive qu’après justification de ces critères. »

    Il est vrai que celà peut ouvrir la brèche à maintes revendications.
    J’adhère complètement au principe de transparence