(par Guy C. LEVY) Quel Avenir pour Bandol?

NDLR : je remercie Guy Levy pour nous avoir adressé à travers mon blog cette contribution au débat, et être le premier à s’emparer rédactionnellement de cet espace que je voulais démocratique. Que tous ceux qui ont une « vision » argumentée à partager (et ne pensent pas disposer de leur propre espace de parole un jour prochain), n’hésitent pas à enrichir à leur tour cette réflexion qui vient à point nommé: les enjeux et les moyens sont là devant nous, avec l’échéance électorale de mars… Je ne demande aux volontaires que le respect d’un minimum de règles (déjà exprimées à maintes reprises dans ce blog).

Cette démarche peut paraître prétentieuse, et pour ceux qui ont ce sentiment, je voudrais les détromper : je ne suis pas un donneur de leçon mais un observateur d’événements qui ont comptés dans ma relation avec Bandol.

Je ne voudrais pas non plus tomber dans un lyrisme douteux, genre « Bandol mon amour… tu seras toujours dans mon cœur ! »

Et je ne souhaite pas tomber dans le piège de la critique acerbe comme : « Bandol tu ne mérites pas ce que l’on t’a fait « .

Mais surtout je voudrais exprimer ce que je pense sur des « nécessités premières » qui semblent avoir été ignorées non pas qu’elles n’étaient pas connues mais parce qu’elles n’ont pas été programmées comme « nécessités premières ».

…/…

…/…Il faut souligner, en outre, que les circonstances ont permis à certains projets de voir le jour: ils seront terminés à la fin du mandat de l’équipe municipale actuelle car les élections municipales ont été repoussées de 2007 en 2008, ce qui a eu comme conséquence l’exécution du projet Pharaonique de la médiathèque et la réfection du centre ville :

Deux « grands » travaux qui ont paralysé le centre ville, fait fuir les bandolais résidants des quartiers extérieurs, et ruiné certains petits commerces.

On peut s’interroger sur les motivations qui ont justifié la réalisation de ces ouvrages:

– nécessité d’un espace administratif supplémentaire?

– nécessité d’un lieu de rencontre pour les associations?

– nécessité d’un espace culturel etc.?…

Ces arguments pourraient justifier la création de ces nouveaux espaces encore que… certains soulignent que Bandol disposait déjà d’espaces conséquents dont certains très récemment acquis et rénovés.

Ces espaces sont disséminés dans le centre ville, le dernier est utilisé par les services de l’urbanisme.

En définitive Bandol, petite ville de 8000 habitants dispose maintenant en toute propriété de 4 à 5 bâtiments ou espaces municipaux en plus de la nouvelle médiathèque.

Par ailleurs Bandol par l’intermédiaire de la Sogeba est propriétaire dans le Val D’Aran et de l’œnothèque en cours de construction.

Les critiques les plus acerbes concernent surtout la localisation de ces bâtiments et en particulier de la Médiathèque, cette localisation a pour conséquence

-la centralisation des espaces de rencontre

-la centralisation des services administratifs

dans le périmètre étroit du centre ville.

Ceci accentue les 2 problèmes laissés pendants et sans solution acceptable soit:

– L’accès difficile du centre ville (une grande partie de l’année)

– le stationnement délicat voir impossible pour des activités de la vie courante.

Ceci concerne en priorité les résidants des quartiers résidentiels qui n’ont pas un accès aisé aux commerces du centre ville et qui par voie de conséquence vont ailleurs.

Ensuite certaines critiques s’adressent au coût représenté par cet investissement et à son opportunité:

Laissez moi vous rapporter cette phrase: « les dépenses publiques ne sont pas destinées à retour d’investissement ».

C’est la réponse d’un Maire de Bandol, à un de mes courriers dans lequel je manifestais des doutes quant à l’opportunité de certains investissements.

Cet état d’esprit m’avait particulièrement choqué car il ne correspond pas à une conception saine d’une entreprise et encore moins d’une municipalité.

Il est vrai que ce qui différencie l’entreprise d’une municipalité dans le domaine de la gestion c’est que les habitants d’une commune donc « contribuables » sont pris en otage et que l’équilibre budgétaire peut se corriger par une simple augmentation de la « contribution ».

Le Retour d’investissement d’un projet est un élément décisionnel important, car si l’on veut estimer le coût d’un projet aussi faut-il savoir ce qu’il va rapporter en intégrant les recettes escomptées mais aussi les frais de fonctionnement : frais d’entretien, frais de personnel…

Connaît-on le « retour » d’investissement de la Médiathèque? Connaît-on celui de la réfection du centre ville? Et en dehors de toute notion comptable quel apport à la qualité de vie des bandolais?

De nombreux bandolais doutent que cet apport soit indispensable ou simplement positif.

Pour expliquer cette attitude, revenons en arrière:

Dans le passé Bandol a traversé des périodes critiques et il a fallu « le savoir-faire » de l’équipe municipale du moment et surtout de son Maire pour débloquer la situation.

Les bandolais se souviennent certainement des torrents qui dévalaient des collines et traversaient le centre ville pour se jeter dans le port, les jours d’orage, l’eau du port en devenait boueuse.

Cette situation n’était pas nouvelle, mais curieusement les administration municipales précédentes n’avaient pas eu la volonté d’investir dans des travaux qui semblaient gigantesques tant par la difficulté de la réalisation technique que par les sommes à investir: et pourtant ces travaux de « première nécessité » n’avaient pas été retenus!

Il a donc fallu la clairvoyance et l’obstination de ce nouveau Maire pour réaliser avec le succès que l’on connaît ces travaux de première nécessité!

C’est cette même équipe municipale qui a eu la volonté d’aborder et de résoudre » la déviation du centre ville » en réalisant la déviation au départ de la route du Beausset vers la route de Saint-cyr.

Les « retours d’investissement » de ces travaux sont inestimables car ils ont donné à Bandol une plus value déterminante tant par l’amélioration de la qualité de vie, que par l’attraction des investisseurs qui ont cru au potentiel de la ville.

Nous pensons qu’à ce moment Bandol a franchi une étape importante car de « petite ville » pour résidence d’été, Bandol est devenu une ville à part entière où l’on peut résider à plein temps.

Il n’y a aucune comparaison entre ces travaux qui ont permis l’essor de Bandol et ceux entrepris par la dernière équipe municipale : en effet loin de résoudre « l’excès de centralisation » ils l’amplifient ce qui aboutit à une « ghettoïsation » des quartiers résidentiels extérieurs.

Désenclaver le centre ville est une première nécessité.

Elargir le centre ville est aussi une priorité

Créer des »zones d’activités Touristiques excentrées » doit aussi être envisagé : le stade Defferari ne devrait-il pas être déplacé?

Le littoral face à l’île de Bendor ne peut-il abriter que des voitures?

Quel avenir pour le port avec ses 1600 postes? Hyères, si proche, devrait être pourtant un exemple pour nous.

Souhaitons simplement que la prochaine équipe municipale osera reconnaître les « premières nécessités » qui permettront un nouvel élan de notre ville.

Guy C. LEVY

NDA : les travaux de déviation et ainsi que ceux concernant le contrôle des eaux de pluie sont à l’actif du Dr Paecht (Maire de Bandol de mars 1983 juin 1995 selon mes sources: Wikipédia)





4 Commentaires

  • Fred Bonsoir,
    Quelques précisions sur les réalisations d’Arthur Paecht durant ses deux mandatures bandolaises (1983-1989 et 1989-1995).
    La déviation nord de Bandol a été certes réalisée durant ces mandatures mais par le Conseil Général du Var car la route était (et est) départementale.
    Bandol a participé à cette réalisation par l’acquisition des terrains (quasiment offerts par Xavier Suquet, premier adjoint de l’époque et propriétaire desdits terrains) et par une participation financière à hauteur de 10%.
    Certes Arthur Paecht était vice président du Conseil général à cette époque (si ma mémoire est bonne) ce qui a facilité certaines démarches.
    Au sujet des torrents d’eau qui dévalaient des collines dans le centre ville, deux précisions.
    Les premiers travaux ont été réalisés sous la mandature de Christian Goux.
    Ensuite il existe toujours des points noirs.
    J’invite Guy Levy à se tenir sous le pont de fer (Bd de Lorette) ou au pont des Morts par forte pluie, il y verra toujours dévaler des torrents d’eau.
    Enfin, je ne sais pas à qui attribuer la paternité de ces travaux, au maire Arthur Paecht ou à son premier adjoint Xavier Suquet qui en 1995 a monté une liste contre Arthur Paecht et l’a battu.
    Ses motifs de dissidence étaient le peu d’intérêt qu’accordait Arthur Paecht à Bandol.
    A ce qu’il paraît, ce dernier se vantait de régler les problèmes de Bandol en une demie journée.
    Je l’invite aussi à se rendre sur le site http://bandolavenir.over-blog.com/, j’ai dressé le bilan de la municipalité de Christian Goux de 1977 à 1983.
    Il comprendra ce que peut faire une municipalité de gauche.
    Cordialement

  • Christian Bonjour
    Comme vous le conseillez, j’ai lu votre article sur les réalisations de C. Goux. Votre orientation politique vous incline uniquement sur les réalisations positives de cet ancien maire. Je ne vous parlerai pas des aspects négatifs de tel ou tel ancien maire parachuté tel que C. Goux ou A. Peacht. Leur passage à Bandol n’était qu’un tremplin, ils visaient beaucoup plus haut, même si tout ne fut pas négatif. Et puis les situations économiques et sociales de l’époque (20 ans) n’étaient pas celles d’aujourd’hui. Pour les qualificatifs de gauche ou de droite, je ne sais plus trop ce qu’ils représentent. Au niveau national, il n’y a jamais eu autant de social que sous le premier ministre du Général De Gaulle, J Chaban-Delmas; mais là aussi c’était en d’autres temps. Aujourd’hui de nombreuses personnalités de gauche ont rejoint N. Sarkozy.
    Pour l’heure, contentons nous de proposer aux Bandolais un programme cohérent pour les six années à venir, donnons leur l’envie de participer à la vie de la commune, proposons autre chose que ce qui a déjà été fait, car bien ou mal, il faudra faire avec les réalisations des différentes municipalités passées. Je pense qu’un rassemblement de personnes compétentes, disponibles et dévouées pour leur commune, quelle que soit leurs appartenances politiques ( en évitant les extrèmes) est la solution idéale pour une ville telle que Bandol. C’est pour ces raisons que je suis avec M. Sauzet
    Cordialement Serge GERVAIS

  • Bonjour M. Gervais,
    Votre commentaire dénote votre méconnaissance de l’histoire bandolaise, ce qui en soit n’est pas critiquable. Ce qui l’est, c’est de ne pas s’informer avant d’écrire des contre-vérités ! Et votre candidat aurait pû vous dire que C. Goux n’était pas « parachuté », puisqu’il l’accompagnait alors. Et pour enrichir votre connaissance locale, C. Goux est toujours résidant bandolais, ce que n’a jamais été A. Paecht.
    Maintenant, si vous voulez parler des aspects négatifs des uns et des autres, nous sommes ouverts à la confrontation… d’arguments.
    Cordialement.
    Jean-Pierre Chorel

  • Jean Pierre
    Oublions le mot parachutage qui vous choque, mais après sa mandature, on ne l’a peu vu, même s’il réside à Bandol.
    Mon unique but était de vous dire que le passé n’est pas l’interêt primordial, et que les réalisations de Pierre ou Paul dans le passé n’interessent pas spécialement les Bandolais. Je voulais simplement dire qu’un bon programme pour six ans avec des acteurs sincères et disponibles est surement la principale attente de nos concitoyens. A aucun moment je n’ai cherché à polémiquer, ce n’est pas mon but et cela n’apporterai rien au debat qui se prépare. Vous comme moi, nous avons besoin de toutes les forces positives pour redonner à Bandol son caractère provençal et convivial.
    Cordialement Serge