(par C. Seux-Bos) Même les bateaux célèbres se retirent à Bandol

Abeille FlandreLa preuve en images avec l’Abeille Flandre à Bandol pour terminer tranquillement sa carrière. Bandol ville de retraités?

Claude SEUX-BOS

Abeille Flandre





4 Commentaires

  • Pourquoi « terminer » sa carrière ?

  • C’est vrai que ce « vieux »-là inspire le respect !
    J’ai trouvé un joli texte sur le net qui le décris, du temps ou il œuvrait en Bretagne :

    « Ce bateau sort quand les autres rentrent. La tempête est son domaine, la fureur des vents, son ordinaire et la violence des vagues, son quotidien. L’Abeille-Flandre veille sur le «rail» d’Ouessant. Ce remorqueur est le chien de garde des vraquiers, des méthaniers et autres supertankers qui se bousculent sur l’autoroute océane. Il les guette, les accompagne, les houspille, les remet sur le droit chemin et vient à la rescousse quand ils menacent de sombrer. L’Abeille est en mission depuis vingt ans, depuis le naufrage de l’Amoco-Cadiz. Et, depuis vingt ans, aucun pétrolier n’est revenu saloper le granit. »
    (http://sauvmer.free.fr/abeille/flandre.html)

  • Nous héritons en Méditerranée des remorqueurs que les bretons ont usé sur le rail d’Ouessant et qui sont remplacés par des navires plus performants ! Il faut dire qu’ils sont + sollicités en Manche ou Atlantique que dans Mare Nostrum…
    Mais ce remorqueur est encore bien vaillant et a toutes les capacités de remorquage/secours du Service Public qu’il assume depuis sa base de Toulon. Il fait des ronds dans l’eau en attente de mission, ce qui nous permet de l’observer fréquemment au large de notre côte.

  • La citation est jolie, mais manque un peu d’exactitude…

    « Depuis 20 ans, aucun pétrolier n’est revenu saloper le granit ». Ben si, et comment :

    Le 28 avril 1979, le pétrolier libérien Gino transportant 32 000 tonnes de noir de carbone coule au large de l’Ile d’Ouessant

    Le 7 mars 1980, le pétrolier malgache Tanio, chargé de 26 000 tonnes de fuel, se casse en deux par le milieu, au nord de l’île de Batz (Finistère) par une forte tempête et des creux de 7 mètres. Au moins 6 000 tonnes de fuel sont répandues à la mer.

    Et surtout, le 12 décembre 1999, le pétrolier maltais Erika, chargé de 31 000 tonnes de fuel lourd se casse en deux à une trentaine de milles au sud de la pointe de Penmarc’h (sud Finistère).

    Et il n’est pas certain que l’Abeille Flandre aurait pu faire quoi que ce soit pour éviter ce carnage. Il y avait un remorqueur sur zone, le Pacific, 10.000 cv et le Simson, 16.000 cv, appelé en renfort. Le Pacific est intervenu trop tard, les négociations entre l’assureur de l’Amoco Cadiz et la compagnie affretant le Pacific et le Simson ayant capotée plusieurs fois sur le coût de l’opération. Quand ils se mettront d’accord, cela sera trop tard, l’Amoco Cadiz étant sur le point de s’échouer. Et le Simson, parti de Cherbourg, arrivera après la bataille.

    L’Abeille Flandre est en service depuis 1978.

    Il est, depuis 2008, basé à Toulon, et on le croise dans tous les coins de la med. Il est souvent dans la baie de la Ciotat, mais je l’ai vu aussi à Santa Manza en Corse.

    Jacques