(par C. Delaud) Droit de réponse à Christian GOUX

NDRL: Christian DELAUD souhaite publier ce droit de réponse suite à l’article de Christian GOUX, et aux commentaires qui ont suivi. Comme c’est la règle en général et ici en particulier, j’accède d’autant plus volontiers à cette demande que Christian DELAUD jouit à Bandol d’une réputation de probité et de droiture sur laquelle je renchéris, et qu’il a pu sentir mise en cause notamment dans les commentaires qui ont interprété les paroles de Christian GOUX au-delà de ce qu’il a écrit me semble-t-il.
La réponse de Christian DELAUD suit:


Replaçons les faits dans le contexte.
Quand j’écris que les chiffres sont têtus, je me réfère au bilan financier de la commune.
Concernant l’autofinancement par exemple, il atteignait 1,8 million d’euros en 2001 pour s’établir à 740 mille euros en 2007 ayant même eu une valeur négative en 2003 (-1,17 million d’euros). Concernant la dette, elle s’élevait à 9,8 million d’euros en 2001 pour culminer à 14,5 million d’euros en 2007.
La capacité de désendettement était de 3,4 années fin 2001 pour s’envoler à 8,5 années fin 2007.
De 2001 à 2007 la commune a vu son autofinancement diminuer de 59%, sa dette augmenter de 48% et sa capacité de désendettement être divisée par 2,5.
Ces mauvais résultats étaient-ils dus à la crise?
Non car …/…


…/… en 2006, des produits exceptionnels de cessions de biens immobiliers et mobiliers ont gonflé les recettes communales de 1,5 million d’euros.
Non car les recettes issues des jeux du casino ont représenté plus de 23 million d’euros alors qu’en 2008 elles ont fléchi de 800 mille euros et que la dégringolade se poursuit en 2009.
Non car les recettes tirées des droits de mutation ont cru de 50% entre 2001 et 2007 pour y atteindre près de 1,2 million d’euros. Elles ont amorcé une baisse en 2008 (1,1 million d’euros) et sont estimées à 670 mille euros pour 2009.
Non car la dotation globale de fonctionnement a cru de 46%.
Donc malgré cette conjoncture très favorable de 2001 à 2007, les finances de la commune étaient en 2008 dans une situation très préoccupante.
Situation d’autant plus préoccupante qu’en mars 2008 la délégation de service public des jeux du Casino n’était pas signée contrairement à ce qu’avait laissé supposer la majorité sortante lors de son dernier conseil municipal de février 2008 (soit dit en passant un mois avant les élections). Il faut savoir que la délégation de service public des jeux du casino avait déjà été prolongée et que le préfet n’aurait pas accepté un nouveau report.
En conclusion, la commune avait en 2008 une situation financière très préoccupante et une délégation de service public des jeux à négocier avec un partenaire car seul le groupe Partouche y avait répondu.
La majorité municipale élue en mars 2008 a pris ses responsabilités.
J’ai pris les miennes à partir de données chiffrées et d’éléments fiables.

Aussi je répondrai à ceux qui attaquent les actions entreprises depuis mars 2008 par dépit d’avoir été refusés sur une liste ou à ceux qui ont viré casaque que je n’ai que mépris pour eux.
Quant à ceux qui attaquent l’intégrité des élus, je leur rappelle que cela s’apparente à de la diffamation publique et que c’est condamnable.
Afin d’être précis, je cite :
« seules les raisons personnelles dictent à voter pour ou contre le budget »
Comme si des convictions personnelles forgées sur un bilan financier n’étaient pas crédibles.

« Lorsqu’on écrit raisons personnelles veut on dire raison personnelle économique ou raison personnelle politique, … »
J’invite le jean foutre qui a écrit ça à venir me le dire en face.
Christian DELAUD
.





4 Commentaires

  • Réponse à Christian DELAUD et toutes mes excuses
    Je viens de lire et relire la réponse de Christian DELAUD à mes propos. Ne pas me sentir concerné relèverait d’une bêtise navrante, par contre je mesure à quel point les mots que j’ai employés étaient outranciers. Je ne peux pas rester sans réaction et j’adresse, le plus naturellement, mes plus sincères excuses à Christian DELAUD. Encore une fois je constate la dangerosité d’un moyen d’expression qui n’utilise que le mot sans la langue, et c’est là que l’excès trouve sa source.
    Aussi j’utiliserai cet espace pour renouveler à Christian toutes mes excuses.

  • Jean,
    la nuance est subtile mais réelle. J’avais personnellement compris la phrase de Christian GOUX comme le fait que des raisonnements économiques financiers et comptables peuvent toujours s’argumenter, et cela corrobore ce que mes cours sur le sujet avaient forgé comme conviction quelques années en arrière.
    Introduire cette nuance de « raisons personnelles » change effectivement la lecture du texte de M. GOUX, qui comme on l’a constaté, a été poussée un cran plus loin. Et je comprends l’offense ressentit par Christian DELAUD, même si comme je le lui ai écrit, j’eusse préféré qu’il reste dans plus de mesure lui-même (mais j’assume d’avoir mis en ligne son droit de réponse tel qu’il me l’a fourni).
    Ecrire publiquement est délicat: quand j’étais en fonction dans une entreprise dont je n’étais qu’un rouage, je faisais systématiquement relire tout ce qui sortait de mon service par un tiers (collaborateur, secrétaire, etc.). C’est lourd mais salutaire, et malheureusement, je ne peux appliquer cette prudence dans l’exercice du blog considérant mon volume de production en ligne. En revanche, je pense avoir apprivoisé l’exercice de l’écriture en ligne, et mon style souvent lourd est en revanche précis sur l’emploi des mots, ce qui me permet de tenir dans la pratique du blogging malgré tous ses pièges. Je ne dis pas que ce que je dis est parfait, mais que je peux tout assumer aujourd’hui encore.
    Je ne peux que conseiller à chacun de laisser reposer ses textes trop chauds, les faire relire par quelqu’un de confiance, et parfois renoncer si on sent qu’on ne sait pas formuler adéquatement ce que l’on veut exprimer. Le temps permettra certainement d’y revenir plus posément, d’autant que ce blog ne s’envole pas, et que beaucoup de sujets sont récurrents.

  • @ Jean
    J’accepte tes excuses et ne te tiens pas rigueur de tes écrits car je te connais suffisamment pour t’apprécier.
    Et justement c’est là que ça m’a fait mal. Que ce type de réflexions vienne de toi alors que pendant sept ans sur le même banc (même si nous n’étions pas du même côté, toi à gauche et moi à droite ou l’inverse?) nous avons défendu les mêmes idéaux d’honnéteté intellectuelle et de probité.
    Passe de bonnes fêtes de fin d’année en famille.
    Amitiés
    Christian

  • (par J.P. Joseph) Analyser Bandol sur chaque période