Naissance de l’association « CLUPP-Bandol »

Le Yacht Club de Bandol s’était donné d’autres objectifs lors de son assemblée générale d’avril 2009 à laquelle j’avais assisté. Depuis il a modifié sa ligne de conduite en présentant un candidat (maintenant élu) aux élections du CLUPP (Comité Local des Usagers Permanents du Port) de Bandol. Notre YCB occupe donc un siège de représentant des plaisanciers au Conseil Portuaire avec une volonté affichée de s’y impliquer parallèlement à ses activités d’animation notamment.
L’association des Pêcheurs Plaisanciers a également vu un de ses membres élu de la même façon et avec plus ou moins les mêmes remarques.

Le troisième et dernier élu (ou le premier si on compte l’ordre en voix obtenues), avait fait campagne hors cadre associatif sur cette seule ambition : faire vivre un vrai CLUPP au service et dans ce rôle de représentation de tous les plaisanciers locaux et à l’exclusion de toute autre mission.
Un pas a été franchi dans cette direction puisqu’il transmet aujourd’hui l’avis de naissance de l’association CLUPP-Bandol à lire dans la suite de l’article ou ici en version PDF. Bandol s’apprête donc à bénéficier d’un CLUPP actif à l’image de ceux déjà présents dans de nombreux ports français. Les fondateurs m’ont d’ailleurs sollicité pour réserver l’adresse d’un futur espace web qui marquerait donc un tournant supplémentaire dans la vie de cet outil, à l’interactivité augmentée.
Pour l’instant ils espèrent que des plaisanciers s’approprieront le CLUPP à leurs côtés, et détaillent leurs premiers axes de travail ci-dessous.

F.M. – www.bandolais.fr

« Clupp-Bandol », une nouvelle association
pour représenter et défendre les plaisanciers du port de Bandol

Le port de Bandol, régulièrement classé parmi les premiers ports de plaisance de France, suscite une très forte attente de la part de ses utilisateurs, plaisanciers bandolais ou visiteurs.

Il est aussi un des poumons économiques de la ville et un élément fondamental de son identité.

A la suite de la désignation des représentants des Plaisanciers au Conseil Portuaire, et comme nous nous en étions engagés, nous avons créé « Clupp – Bandol », association pour la gestion du Comité Local des Usagers Permanents du Port de Bandol.

Cette association régie par la loi 1901 s’est donnée pour objet :

  • La représentation des plaisanciers utilisateur du port de Bandol tel que le prévoit le Code des Ports Maritimes
  • L’assistance et la défense des plaisanciers utilisateurs du Port de Bandol dans leurs rapports avec l’administration portuaire.
  • La diffusion des informations relatives à la gestion du Port de Bandol.
  • La réflexion sur l’avenir du Port de Bandol et ses modes de gestion.

Notre première action a été d’adresser à tous les élus au Conseil Municipal de Bandol un courrier nous présentant et proposant deux solutions pratiques dans le cadre de travaux projetés dans le port :

1) Prolongement de la panne C, dont les travaux de remise en état sont programmés l’hiver prochain :

Les pannes A, B, C et D se trouvent coté stade. Elles accueillent des plaisanciers abonnés. Ces pannes, réalisées en béton, sont très dégradées. Elles doivent être remplacées, comme l’a déjà été la panne D en 2008. Le remplacement de la panne C est programmé cet hiver.

Nous proposons, à cette occasion, de prolonger cette panne pour créer 8 nouvelles places.

La passe secondaire du port, celle qui est comprise entre les pannes A, B, C et D et les pannes amodiées, mesure 35 m de large. A titre de comparaison, la passe principale du port de Sanary mesure 23 m de large, celle du Lavandou 21 m et celle de St Tropez 20 m.

Cette zone du port ne reçoit pas de grands yachts. Une quinzaine de mètres sont suffisants pour permettre à deux bateaux pour se croiser.

Nous proposons donc de prolonger la panne C de 15 m et de la finir par un « T » à l’image de la panne d’accueil de Sanary. Cette solution permet de recevoir des bateaux hors gabarits, qui, du fait de leur largeur ou de leur longueur, ne rentrent pas dans les places classiques.

La création de ces 8 places permet de générer un chiffre d’affaires supplémentaire de 25.000 € chaque année, soit également de 100.000 euros chaque année en prolongeant également les pannes A, B et D.

Enfin, la solution retenue est de remplacer les pannes fixes en béton par des pannes flottantes en alu. Ces pannes sont fragiles, les flotteurs s’endommagent facilement, et la panne D réalisée il y a quatre ans selon cette technique sont déjà très dégradées (poteaux notamment). Nous souhaitons que soit évalué le recours à des pannes fixes en aluminium, plus résistantes et nécessitant moins d’entretien.

2) Evaluation d’une méthode de dragage du port par bio-digestion :

Le dragage du port de Bandol est nécessaire. Les travaux sont prévus.

La méthode classique consiste à employer une barge équipée d’une suceuse ou d’une pelle mécanique grattant les fonds pour remonter la vase.

Elle nécessite de déplacer les bateaux stationnés dans la partie du port à traiter pour permettre l’accès à la barge avec tous les inconvénients lourds que cela génère.

Elle disperse, lors des opérations, les sédiments déposés qui sont extrêmement pollués, tant d’un point de vue biologique que chimique.

Et cette technique génère des déchets très volumineux (plusieurs centaines de m3 à l’échelle du port), très onéreux à transporter et à dépolluer (les autorisations de déversement de ces déchets dans la baie, comme cela se pratiquait avant, n’étant heureusement plus attribuées).

Nous proposons d’employer à Bandol une nouvelle technologie qui a fait ses preuves à Port Gallice (Antibes) et permet de résoudre ces inconvénients : le désenvasement bactérien.

La vase des ports est composée essentiellement de matériaux organiques. Cette technique, issue des biotechnologies, consiste à ensemencer, directement dans la vase du port, des bactéries non pathogènes qui digéreront les composés organiques.

Après cette digestion, l’épaisseur de la vase diminue de plus de la moitié et les polluants restent confinés dans l’enceinte portuaire.

Il n’y a aucun déchet à déplacer ou à détruire. Ce traitement, du fait de l’absence de contrainte, coûte généralement 4 fois moins cher qu’un traitement par dragage.

Nous proposons, avant de recourir à la technique classique, d’évaluer cette nouvelle méthode.

Cette réflexion étant lancée, nous souhaitons également intervenir sur un troisième point :

3) Les contrats d’hivernage

Nous souhaitons également, dans l’intérêt des plaisanciers concernés et de la Sogeba, étudier la possibilité de maintenir l’offre de contrats d’hivernages pour les plaisanciers qui en ont bénéficié l’année dernière et qui souhaitent en bénéficier cet hiver.

Les travaux de la panne C nécessitent de déplacer les bateaux qui y stationnent durant les travaux. 80 bateaux doivent donc être relogés dans le port.

Pour libérer de la place, la Sogeba a choisi de supprimer, l’hiver prochain, les contrats d’hivernage.
Les bateaux concernés doivent donc trouver un autre port d’accueil pour l’hiver prochain.

Pourtant, l’analyse de la fréquentation du port l’hiver dernier montre qu’une autre solution, plus soucieuse de l’intérêt des plaisanciers et de la rentabilité financière du port, apparait possible.

Le port réserve 80 places en hiver pour les bateaux « passagers ».

Selon le rapport présenté par la Sogeba pour l’exercice 2011, il y a eu 49 nuits en escale en novembre et 17 nuits en escale en décembre. Ce résultat, qui représente concrètement un ou deux bateaux accueillis chaque nuit, doit se rapprocher du nombre de places réservées.

Il y avait également environ 180 contrats d’hivernage accordés. Il est donc question de supprimer 180 contrats pour déplacer 80 bateaux, alors qu’il y aurait déjà 80 places passagers disponibles quasi intégralement.

Il apparait donc que le port peut accueillir les 80 bateaux déplacés de la panne C sur les places passagers, quasi inutilisées en hiver tout en accordant des contrats d’hivernages à ceux qui en ont déjà bénéficié en 2011 et qui souhaiteraient en bénéficier l’hiver prochain. C’est d’ailleurs ce qui s’était passé lors des travaux de remplacement de la panne D en 2008.

Les contrats d’hivernage génèrent un chiffre d’affaires de plus de 170.000 € annuels. Ils sont accordés pour une durée de 7 mois, alors que les travaux de remplacement de la panne D, identiques à ceux prévus pour la panne C, avaient durés moins de 2 mois en 2008.

Il n’apparait pas sérieux de vouloir en priver la Sogeba alors que le port apparait avoir la capacité nécessaire d’accueillir les bateaux concernés pendant les travaux prévus.

D’autres sujets devront être débattus.
Nous devrons être particulièrement vigilants sur l’avenir de notre port. La concession à la Sogeba, par exemple, prendra fin dans deux ans. La Chambre de Commerce et les grands groupes privés tels que Vinci et Véolia sont déjà sur les rangs pour en obtenir la gestion.

Nous sommes également à votre disposition pour vous assister dans vos démarches avec l’administration du port.

L’association « Clupp-Bandol » sera entendue si elle est forte. Nous avons besoin de votre soutien comme simple plaisancier, et pour cela, nous vous proposons d’y adhérer.
Nous souhaitons également rassembler tous ceux qui souhaitent s’investir personnellement et contribuer concrètement à la réflexion sur les problèmes du port et sur les solutions pour y aboutir.
Car c’est bien de cette ouverture que naissent les débats productifs.

Nous vous attendons les samedis matin de juillet, de 10 h à 12, sur Paola, amarré au début de la panne I.

La Mairie et la Sogeba peuvent compter sur nous pour être un partenaire constructif et exigeant, pour le plus grand intérêt de la ville, des plaisanciers et des Bandolais.

Les fondateurs :

  • Jacques KAUFFMANN, représentant des Plaisanciers au Conseil Portuaire
  • Michel GRATALOUP, représentant des Plaisanciers sortant
  • Jean SARRAT, membre fondateur

Contact : contact@clupp-bandol.fr
Clupp-Bandol, 458 bd Bois Maurin – 83150 Bandol
06.60.81.46.62 – 06.12.13.85.93

 





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6 Commentaires

  • […] la mairie, interpelée concernant les choix techniques de traitement de la pollution du port et son désenvasem…, se contente sur le forum de la ville de publier la réponse d’un commercial qui vend une […]

  • Bravo Jacques ( et Michel et Jean ) et bienvenue à votre nouvelle association !
    Enfin quelqu’un qui, une fois élu, fait ce qu’il a dit qu’il ferait ! C’est rafraichissant.

  • Bonjour à tous.

    Au moins, le lancement de notre association n’est pas passée inaperçu.

    M. le Maire de Bandol publie sur le forum de la ville un message à notre attention.

    http://www.villedebandol.fr/viewtopic.php?f=14&t=188

    Cette réponse est accompagnée d’un courrier de l’entreprise Idra Environnement :

    http://www.villedebandol.fr/download/file.php?id=3&mode=view

    Ainsi donc, l’entreprise commerciale Idra Environnement, dont le métier est de désenvaser les ports par dragage mécanique, dit tout le mal qu’elle pense d’un procédé concurrent, la bio digestion.

    Je vous laisse apprécier la portée générale de ses arguments.

    Contrairement à ce qu’elle écrit, il ne semble pas que la technique de la bio-digestion soit abandonnée par manque d’efficacité.

    Au contraire, elle est largement soutenue par la Fédération Française des Ports de Plaisance, qui l’a fait évaluer à port Gallice (Antibes) en faisant appel aux services d’un laboratoire, la société Copramex :

    Le rapport présenté est assez éloquent :

    http://www.ports-developpementdurable.com/2012/res/PPT_R_Poste_A7.pdf

    Ses conclusions sont, faut-il s’en étonner, diamétralement opposées de celle de l’entreprise Idra Environnement qui vend un procédé concurrent.

    En effet, ce rapport, présenté par le Délégué Général de la Fédération Française des Ports de Plaisance, se termine en concluant :

    « l’avenir de ce procédé est plus que prometteur »

    Nous ne sommes vendeurs d’aucune de ces deux solutions. Nous souhaitons simplement en débattre.

    Nous souhaitons simplement qu’elle soit sérieusement évaluée.

    C’est là, exactement, la raison d’être de notre association : proposer des solutions pratiques validées ailleurs et réfléchir à les transposer à Bandol.

    Sur le deuxième point sur lequel répond M. le Maire, relatif donc à la prolongation de la panne C, nous l’invitons à relire dans le compte rendu du Conseil Portuaire les propos de M. Grataloup, qui était alors le représentant des plaisanciers.

    Là aussi, nous formulons une proposition dont l’impact peut être une augmentation de recettes de 100.000 € pour la Sogeba tout en améliorant le service rendu aux usager. Nous la documentons en regardant ce qui se fait ailleurs, à Sanary, au Lavandou, à St Tropez.

    Cela ne mérite pas une discussion plus sérieuse ?

    Jacques KAUFFMANN
    Représentant des plaisanciers au Conseil Portuaire

  • L’association Clupp-Bandol a répondu au communiqué de M. le Maire sur le forum de la ville : http://www.villedebandol.fr/viewtopic.php?f=14&t=188#p477

    Jacques KAUFFMANN
    Représentant des plaisanciers au Conseil Portuaire

  • Ce qui m’étonne dans les réponses du maire, c’est la position abrupte de ses réponses. On a l’impression qu’il sait et que les autres sont des loufoques rêveurs. On a aussi l’impression qu’il soutient des positions « parachutées » commentées par des phrases toutes faites.
    Cette approche du contact avec les gens est très bizarre pour un homme qui fait profession de politique. A croire qu’on n’utilise le concept de fédérer qu’avant d’être élu et qu’une fois élu on passe à l’autorité puis a l’autoritarisme, en tout cas dans le comportement. D’un autre côté si on juge sur le bilan … faut voir. J’en ai connu d’autres qui étaient imbuvables mais très efficace.
    Il faut aussi retenir que le gestionnaire d’une ville n’a pas les mêmes armes que le gestionnaire d’entreprise, quoi que ! Des patrons avec de l’autorité mais avec du doigté ça existe : il y en a plein le port de Bandol mais ceux là n’ont pas l’intention de mettre les pieds dans « l’enfer de la politique ». Essentiellement parce qu’il faut gérer tous ceux qui jouent à si j’étais le maire, tout en sachant qu’ils ne s’impliqueront jamais… C’est usant, sauf si on a le gaoubi (orthographe non garantie) : la manière de faire, le feeling, l’empathie, etc …. le Gaoubi quoi, sans préjudice d’avoir aussi du charisme.
    La perle rare n’est pas encore trouvée, mais je pense que chacun a sa part de responsabilité lorsqu’il s’emploie un peu trop a miner la route du maire au lieu de « participer » aux débats. Je me souviens que madame Christodoulos est intervenu de nombreuses fois pour ramener les intervenants sur les dossier tandis qu’ils ne développaient même plus d’arguments contraires trop intéressaient qu’ils étaient à se « placer » et à user le maire.
    Lequel s’il n’est pas suffisamment à l’écoute porte la responsabilité de la dégradation des relations …. le Gaoubi vous dis-je !
    Au final de ces chahuts systématiques on a un bilan perdant-perdant.
    Pour le dragage du port, c’est une priorité pour les lobbyistes mais, a mon sens, ça n’est pas une priorité pour les Bandolais plaisanciers qui auraient besoin d’évoluer d’abord dans une eau régénérée ou, ce qui est plus complexe dans une eau non polluée. C’est dans cet esprit que je rejoint la proposition de Jacques K sous réserve de vérifier l’efficacité du procédé. ça tombe bien mon fils travail au pôle voile d’Antibes, je vais lui en parler.

    Le fond de ma pensée : Bandol a tendance à « faire du lourd » tandis que je connais des communes qui en font tout autant sans se ruiner, simplement parce qu’ils font « au mieux de leurs intérêts » et ça c’est un concept qui ne fait pas la part belle aux lobbys ceci expliquant peut-être cela ;o)

  • intéressés (au lieu de aient) avec les corecteur d’ortograffe on ne corige plu la gramère.