Merci Françoise! Adieu cyclopousse?

Y revenir était une promesse que je vous avais faite en juin lors de l’article sur les difficultés de Françoise pour faire encore une saison d’été à Bandol avec Eko Pouss. Saison 2011 finie, et avec les mois creux, Françoise a tranché: elle arrête et se prépare un autre futur professionnel.

Ce n’est pas sans lui poser souci, car des clients, elle en avait, et certains tellement réguliers qu’ils ont parfois arrêté de conduire*. La Mairie est informée de la cessation d’activité officielle demain vendredi, dernier jour de septembre.
Le cyclopousse à assistance électrique est à vendre. La poursuite d’activité est envisageable par un repreneur, s’il se manifeste. Je sais même que la municipalité a réfléchi aux moyens de maintenir l’activité:

  • l’intégrer aux services municipaux avec du personnel réaffecté à ce moyen de transport très local qui fait les courses trop courtes pour les taxis,
  • ou aider un repreneur à travers notamment le montage de dossiers de subventions ou financement.

Aujourd’hui il ne s’agit plus de sauver Eko Pouss son entreprise, mais Françoise veut faire savoir que le tricycle est disponible, que la Mairie fera son possible pour aider le prochain prestataire (tout le mode opératoire est connu pour l’installer). Cet article doit permettre que tous ceux qui veulent voir renaître notre rickshaw local aient un endroit pour s’exprimer et convaincre candidat et autorités.

Si le forum de la ville est un lieu adéquat pour passer les messages en mairie (une pétition aurait une forme peut-être inutilement revendicative au sens agressif), la zone de commentaires ci-dessous peut aussi parfaitement centraliser vos remarques sur ce point, et Françoise se chargera d’en imprimer une version pour recueillir sur papier le témoignage de ses clients qui n’ont pas internet mais regrettent déjà ses services.

Si vous voulez revoir un cyclopousse en ville, mieux vaudrait être nombreux à l’avoir dit: commencez par l’écrire ici.

F.M. – www.bandolais.fr

* c’est souvent sage quand les tracasseries de l’âge provoquent une gêne visuelle ou moins de souplesse dans les cervicales, exemples qui riment mal avec maîtrise d’un véhicule en toute sécurité





11 Commentaires

  • […] Cette affaire ressemble pour moi à celle d’EkoPousse : face à une activité originale, sympathique pour l’image de la ville, on a commencé par appliquer le règlement. Mais avec une activité difficile, fragile, un peu marginale, quand on s’est aperçu qu’il fallait peut-être l’aider avant de lui demander de s’inscrire dans un cadre qui ne pouvait pas correctement lui correspondre, il était trop tard et on avait tué le moteur essentiel pour que les difficultés soient affrontées et peut-être surmontées : la motivation. Je ne sais pas si j’ai raison de faire un parallèle, mais le débat est ouvert… Et faut-il faire un règlement spécifique pour les peintres? Ou les laisser tenter leur chance dans des villes voisines? […]

  • Pierre Cap des palmes

    Étonnant ce désir soudain de vouloir aider un éventuel repreneur, après avoir alourdi les charges du concepteur et l’ avoir « pousspoussé » un peu plus vers le dépôt de bilan….

  • SEUX-BOS Claude

    +1
    N’ayant aucune notion du comment une mairie peut aider une entreprise, je suis surpris, comme Pierre, d’apprendre qu’un repreneur sera aidé, alors qu’il aurait été plus simple d’aider la créatrice de ce nouveau concept à Bandol. Curieux !

  • Pour l’instant il s’agit plutôt d’exprimer les positions de chacun par rapport au fait qu’un service de Cyclopousse existe à nouveau à Bandol, et si on considère ou non que ça peut mériter un effort collectif via une aide (ou intégration) par la Mairie, qui l’inciterait à aller dans ce sens.

    Réservez la polémique comme cartouche de campagne pour 2014. 🙂
    Sans oublier qu’au départ il s’agissait d’une initiative privée comme le soulignait Jacques sous l’article du mois de juin (il y a au départ une étude de marché qui n’a pas détecté la réalité économique du projet), et que le temps d’une mairie n’est pas celui du privé: qu’elle réfléchisse aux solutions ne veut pas dire qu’elle en a une opérationnelle demain matin à coup sûr pour un repreneur, ni hier pour Françoise (dont on n’a pas forcément pu ou voulu mesurer la réalité des difficultés, au bon échelon et au bon moment – mais ça, cela relève des débats de campagne électorale, n’est plus productif pour Françoise, et n’aide pas à la reprise du service, seul objectif à débattre de cet article).

  • Pierre Cap des palmes

    Pas besoin de cartouche, je ne fais pas parti des artilleurs.
    Ma réflexion n’a rien de polémique, je constate simplement, et je trouve étonnant que l’on attende le dépôt de bilan de Francoise pour se rendre compte que son activité aurai peut être sa place à Bandol et qu’ une aide peut être envisageable. C’est regrettable. C’est mon avis, et regrette une fois de plus de l’avoir exprimé ici./
    Quant à l’utilité d’un tel concept, j’avais par ailleurs, lors d’un post concernant la circulation des bus et leurs stationnements a la fontaine, soumis l’idée que le pousspouss aurai pu être utilisé comme navette gratuite entre la Fontaine et le Casino, lieu que je proposai comme nouvelle gâte routière.

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    NDLR: Pierre, ne regrette rien, mais discuter sur le pourquoi l’aide n’est pas venue avant, c’est forcément lancer une polémique politique. Avec cet article, ce que voulait Françoise, c’est que les clients qui DEPENDENT d’elle, retrouve une solution. Rien d’autre.

  • Je suis assez d’accord avec Pierre, même si ce n’est en effet pas productif du tout.
    C’est la première réaction qui m’est venue à l’esprit. Et quitte à ne pas débattre, nous, de cette volonté de la mairie d’aide pour un repreneur, je la trouve malgré tout choquante et inopportune après coup.

    Le CycloPouss, à défaut de générer de la trésorerie ( malheureusement pour Françoise ), avait une grosse côte de sympathie même parmi ses non-clients.

  • Pareil aussi que Pierre, Claude et Nathalie.

    Cette activité est sympa, utile pour certains, mais ne permet pas de faire vivre son exploitant. .

    Il serait inadmissible que la Mairie trouve pour d’autres une solution qu’elle n’aurait pas proposé à Françoise.

    Après, si Françoise veut passer à autre chose, c’est aussi son droit le plus strict. Bonne chance pour elle en tout cas.

    Jacques

    PS pour Nathalie : merci pour tes superbes photos de la Voile d’Or. As-tu conscience que les plus belles photos d’Erendil sous voiles que j’ai viennent toutes de tes collections ?

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    NDLR : le souhait de Françoise est avant toute considération, que ses clients puissent continuer à bénéficier d’un rickshaw.
    Et c’est en ce sens qu’elle m’a à nouveau contacté, même si elle a sûrement un avis sur ce qui serait admissible ou pas dans ce dossier.

    Pour une fois, et afin de ne pas faire irruption dans son souhait de voir une continuité (elle jette l’éponge pour les raisons qu’elle connaît, mais manifeste une conscience qui l’honore à l’égard des clients qui l’ont fait travailler), gardons le débat sur ce qui est admissible ou pas pour la période électorale.
    Mais le blog n’est peut-être finalement pas le bon endroit pour demander la continuité puisqu’on a l’habitude d’y pratiquer le débat. La version papier circulera et rassemblera je l’espère numériquement plus.

  • Oui, Françoise souhaite un repreneur pour son rickshaw et pour ses clients. C’est compréhensible qu’elle n’ai pas envie de voir tous ses efforts disparaitre.

    La question qui est soulevée est sans rapport avec le problème qu’elle pose.

    Elle n’est pas pour autant polémique, ni nécessairement électoraliste.

    C’est une appréciation sur une pratique assez générale dans la vie publique : le trop tard, qui finalement coûte bien plus cher.

    Il vallait effectivement mieux aider Françoise à faire vivre son activité si on estime qu’elle présente un intérêt public (à mon sens au moins autant que, par exemple, les terres neuves) plutot que de s’en préoccuper quand elle jete l’éponge.

    Pour revenir à la question du début, peut être que Françoise trouverait plus facilement des soutiens si elle nous présentait, elle, ici ou devant le marché, un texte en nous demandant notre adhésion.

    Nous avons tous commencé par dire, d’une manière ou d’une autre, que le cyclopousse était une activité intéressante pour Bandol.

    Jacques

  • C’est quoi un « rickshaw », docteur?

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    NDLR :
    Dictionnaire : rickshaw
    Images : rickshaw
    JFGI 😉

  • Adieu cyclopousse, mais bravo à Françoise d’être restée humble envers tous ses détracteurs, à commencer par les taxis de Bandol qui voyaient en elle une concurrence et l’ont obligé à modifier ses statuts commerciaux; quand on connaît la complexité administrative, elle n’avait pas besoin de ça.
    La mairie, auprès de laquelle je suis intervenu début 2010 sur les pratiques tarifaires de son activité, abusives à mon sens, a mis bien longtemps à réagir, trop tard peut-être.
    La ville ayant choisit une solution écologique du déplacement urbain, il n’est peut-être pas trop tard pour proposer à Françoise une sortie honorable et humaine, car cette maman se retrouve dans une situation familiale et financière préoccupante.
    Je donne raison à Frédéric Metey pour son article sur bandolais.fr, car sinon, qui viendrait en aide à Françoise sans connaissance de la situation; la mairie, de quel bord soit elle, à le devoir d’écoute, de conseil et d’aide à ses concitoyens si nécessaire, et je trouve que c’est maintenant qu’elle doit agir.

    Roland

  • l’intégrer aux services municipaux avec du personnel réaffecté à ce moyen de transport très local qui fait les courses trop courtes pour les taxis,

    du personnel municipal en train de pédaler , mais vous n’y pensez pas
    pourquoi pas à la police municipale en remplacement de leurs trotinettes électriques

    il paraitrait que la mairie soit prete à soutenir un repreneur !!!!!!
    quel retournement de situation apres les tracas qui lui ont été faits