Les politiques locaux apprennent à jongler avec les différents canaux de communication

Si ce blog depuis 4 ans, promeut les usages de la communication électronique, dématérialisée, il s’attache aussi à rappeler que chaque message à son canal idéal : selon ce qu’on a à dire, à qui, pourquoi, il convient d’adapter le tuyau qu’empruntera le message (article, coup de fil, email, rencontre physique, etc.). C’est une vieille règle de la communication, et les rencontres du web bandolais sont d’ailleurs nées pour cette raison, de complémentarité des échanges avec l’expression publique et en ligne.

Les acteurs politiques de la vie bandolaise sont largement en train de faire leur conversion à l’outil internet, mais leur culture d’origine reste le tract, le papier: que ce soit une question de générations, ou de pratique politique, c’est d’abord le moyen de toucher un public large à un coût modéré, surtout au plan local qui ne bénéficie pas de l’effet loupe et masse de la télévision. Le web ne remplace pas les vieilles méthodes, mais les complète (à condition qu’il y ait cohérence). En marketing ça s’appelle le « multicanal« .

3 exemples actuels prouvent qu’à Bandol, le papier restera (et longtemps) l’outil de prédilection des politiques qui veulent amorcer le contact avec les électeurs, quitte à relayer ensuite leur communication sur d’autres supports:

  • le député rencontre les bandolaisLe député de la circonscription vient tantôt rendre visite à ses électeurs bandolais. C’est un bon vieux carton d’invitation qui circule depuis des jours.
    Message repris en ligne, mais l’information se fait aussi de la main à la main, par ses relais locaux (le carton est estampillé aux couleurs politiques de l’élu, assuré d’avoir des relais bénévoles). Du contact de proximité, du papier épais qui a de bonnes chances de rester comme pense-bête efficace, et peut même circuler de mains en mains.
    Ca martèle un nom auprès de la population (la notoriété en politique, est le meilleur investissement), avant de dialoguer en direct avec les électeurs les plus motivés, qui feront le déplacement pour une rencontre.
  • tract VVB CASINO septembreL’association du Dr Jean-Paul JOSEPH, devenue (et tout en étant hors du Conseil Municipal) la source de production d’arguments et chiffres la plus prolixe de l’opposition au Maire, s’est faite connaître par son site, qui lui permet ce que permet le web : de la place pour détailler et expliquer ses positions, sources et démonstrations à l’appui. Mais pas seulement!!! Des réunions complètent le dispositif de communication avec la population, et la distribution de tracts dans les boîtes à lettres bandolaises permet de toucher un public plus large avec un discours plus concis.
    Du papier percutant pour toucher large, des rencontres pour séduire, de l’argumentaire fouillé en ligne pour convaincre. Du multicanal, qu’on découvre prudemment: les commentaires ne sont pas encore possibles, et restent un exercice casse-gueule sur les sites des acteurs de la politique. Gérer le débat doit s’apprendre.
  • Dernier exemple strictement local, l’explosion de Bandol en @ction dans l’année qui a suivi sa création donnait le sentiment de la perte de contrôle de son site web éclipsé sous mot de passe dans un premier temps, remis en ligne après disparition de nombreux textes, et laissé à l’abandon depuis.
    FCL lettre info 1Bandol-blog indiquait il y a quelques jours l’apparition d’un nouvel outil de communication de ce côté-là: une lettre d’information sur papier (que je n’ai pas encore eu entre les mains), qui ne mentionne même plus le site web de l’association de Frédérique CONNAT.
    Peut-être échaudée par ses premières armes en ligne, ou à court de webmaster pour gérer un site vivant, et sa présence ou son image sur les supports locaux, elle revient au bon vieux papier, qui a au moins l’avantage de ne pas héberger de discussion… discussion qu’il faudra réapprivoiser. Car sur le plan communication, elle et son entourage ont marqué les esprits par des excès dans tous les sens (ses partisans se livraient à un militantisme actif en ligne pas toujours bien perçu par les internautes, des débats ou querelles qui ont parfois laissé une impression étonnante, et aujourd’hui une position de victime qui fera sourire une partie des observateurs).
    Le papier est commode et rassurant, mais je doute qu’il suffise au XXIème siècle: le moment venu, Frédérique CONNAT qui pratique aussi les réunions chez l’habitant pour se gagner de nouveaux sympathisants, saura réélargir sa communication « multicanaux » en revenant en ligne comme ses futurs rivaux aux élections municipales.

Le papier est utile pour faire connaître un message. On va continuer à le voir fleurir: c’est la base du militantisme politique, et qui, à sens unique, offre l’illusion d’une maîtrise de la communication. Quelle que soit le développement d’internet, les arbres ont encore du souci à se faire. La politique n’est pas prête de renoncer à ce canal là (et en bon élève du marketing, je crois à la pertinence du multicanal, donc au papier aussi).

Je ne sais pas si cela fait un article à commenter, mais vous pouvez au moins commenter le contenu des 3 documents présentés en exemple…

F.M. – www.bandolais.fr





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