Les pointus payent leur place au port de Bandol

Illuminations de Noël sur les pointus de BandolSuite au billet d’humeur de Nathalie CAUNE sur l’évolution d’un Bandol qui perd au fil des mandats son aspect d’origine, j’ai été contacté par deux responsables de l’association PLT qui n’ont pas accepté la formule de Nathalie « Les pointus, s’ils sont mis en avant, c’est parce que la place est cadeau » , non sans raison car le raccourci est ambigu, et de leur point de vue, quasiment diffamatoire.

Je l’ai publié tel quel car je ne voulais pas imposer de retouches à ce qui était un billet d’humeur très personnel, bien écrit, une opinion ayant légitimement le droit d’être exprimée, et que je savais à quoi faisait référence Nathalie dans cette phrase. Clarifions:

  • les pointus de l’association PLT payent leur place comme n’importe quel autre bateau de plaisance au port de Bandol.
  • le « cadeau« , c’est la possibilité pour un bateau répondant aux critères très sévères de l’association, de bénéficier d’une attribution de place rapide au sein du morceau de quai réservé à l’association, et qui s’explique par plusieurs raisons détaillées au pied du présent article.

Nathalie a parlé de cet avantage en voulant dénoncer ce qui pourrait être un « alibi provençal » dans une politique qui globalement, Maire après Maire, dénature le caractère d’origine de Bandol, et cela me paraissait suffisamment respectable comme opinion pour pouvoir être publié. Notons que pour ma part et avec quelques dizaines d’articles sur le sujet, j’ai salué et soutenu cette initiative d’association Pointus Légendes et Traditions créée par Michel GILLOPE et appuyée à 100% par le Maire Christian PALIX (ce qui à moi me paraît une bonne idée et une réussite indépendamment du fait que cela constitue ou pas un « alibi » par rapport à la politique d’urbanisme de Bandol). Nathalie elle-même photographie à répétition et avec un plaisir évident, ce sujet de choix pour son objectif.

A noter que l’attribution du quai réservé aux pointus ne s’est faite en n’expulsant personne mais en déplaçant les bateaux qui utilisaient ces places au préalable. Les critiques de certains et le terme « cadeau » viennent du fait que si deux bateaux demandent une place annuelle au port de Bandol, un bateau quelconque patientera quelques années sur liste d’attente, alors qu’un pointu (encore une fois s’il répond aux conditions draconiennes de l’association) pourra obtenir une place très rapidement, grâce au quota alloué à l’association. Ce qui ne manquera pas de relancer le débat sur la transparence du port, et notamment concernant les modalités d’attribution de places à Bandol.

Nathalie (auteur) et moi-même (en tant qu’éditeur) du précédent article présentons nos excuses à Marie-Laure SORET et Michel GILLOPE (respectivement Secrétaire et Président de l’association) et à tous les membres de PLT pour le doute qu’une phrase trop rapide a pu faire naître dans l’esprit de nos lecteurs sur la nature de l’avantage dont ils bénéficient et qui n’est pas sans contreparties, contreparties choisies et assumées avec la Mairie.

F.M. – www.bandolais.fr

Conditions nécessaires à l’adhésion d’un pointu au sein de l’association PLT, supposant un effort financier et une implication personnelle des propriétaires justifiant que l’association bénéficie d’un quota de places réservées au bénéfice de la valorisation du patrimoine:

  • bateau traditionnel de la région.
  • rénovation selon un cahier des charges précis, soit par le propriétaire lui-même, soit par un chantier naval compétent, à l’exclusion de toute autre solution.
  • participation obligatoire à un minimum d’événements nautiques (co-)organisés par l’association.
  • entretien rigoureux du bateau pour garantir durablement son état.
  • objectif d’inscription sur la liste des bateaux présentant un intérêt pour le patrimoine maritime national.

Ces conditions ont d’ailleurs déjà découragé plus d’un candidat à l’obtention rapide d’une place… On ne les remplit pas sans un minimum de passion pour les bateaux traditionnels.





9 Commentaires

  • […] PLT payent leur place au port comme n’importe quel bateau de plaisance amarré à Bandol. Article explicatif à suivre dans les jours qui […]

  • […] pointus de Bandol Jeudi 27 janvier 2011 Après la mise au point sur bandolais.fr, concernant les pointus, et le commentaire de Jacques K, l’occasion est trop belle et je me […]

  • Jacques KAUFFMANN

    @ Fred,

    Merci pour ces précisions qui me satisfont totalement. J’aurais probablement l’occasion, comme tu le suggére, d’en parler directement aux membres de l’association.

    Une remarque toutefois. Il était question, au départ, de « rassembler les pointus qui étaient dispersés dans le port ».

    C’était donc simple, ils avaient chacun leur contrat dans leur coin et on les mettais tous au même endroit. Rien à dire sur ce principe clair.

    Il est question maintenant de donner immédiatement un abonnement (dont tu soulignes à raison que certains les attendents des années. Pour moi, cela fait déja plus de 5 ans) à « tous ceux qui satisfont les critères trés stricts de l’association ».

    Ce n’est déja plus tout à fait pareil.

    Sans, encore, la moindre volonté de polémiquer, je connais au moins un bateau qui semble satisfaire à tous les critéres énoncés et qui, paraît il, aurait vu son adhésion refusée. Et, naturellement, son propriétaire ainsi évincé montre du doigt d’autres bateaux membres de l’association dont la conformité à ces critères n’apparait pas au premier coup d’oeil.

    Ces pointus, qui sont un élèment essentiel du patrimoine maritime provençal et dont l’association participe activement à la vie du port doivent être soutenus.

    Mais je ne vois pas en quoi ils auraient plus droit qu’un autre à un contrat d’abonnement.

    Pourquoi alors un voilier bandolais qui participe à toute les régates et animations organisées par la SNB et le Yacht Club n’aurait pas aussi droit à ces contrats ?

    Pour ceux qui ne connaissent pas le fonctionnement du port, le contrat d’abonnement permet d’occuper une place à l’année pour un prix trés nettement (jusqu’à trois fois moins cher) inférieur à celui d’un passager.

    Ce n’est pas à la Sogeba de soutenir une association de patrimoine.

    C’est à la mairie de le faire si elle le souhaite, par exemple en versant une subvention ou en lui faisant profiter des moyens municipaux.

    Jacques

  • @ Jacques,
    l’objectif de l’association pour ce que j’en sais N’EST PAS d’accueillir tous les pointus plus ou moins âgés et plus ou moins conformes aux origines de l’histoire maritime locale, mais d’agir dans un objectif de sauvegarde du patrimoine: un bateau de 1987 au hasard, a probablement moins d’intérêt en termes de patrimoine qu’un bateau de 1920 par exemple, sauf pourquoi pas à avoir été construit par un chantier qui aurait marqué l’histoire locale et dont il serait l’un des rares exemplaires – chaque situation est à apprécier et je comprends que des frustrations naissent, mais non, tous les pointus ne se valent pas, en termes de valeur historique).

    En ce sens, comparer un voilier qui participe aux régates (et sans aucun « avantage » au port), avec des pointus très précisément voués à appartenir à une liste patrimoniale nationale conservant notre histoire maritime (et qui pour cela bénéficie d’un coup de pouce pour être à flot plutôt qu’au musée) ne me choque pas : ce sont des choix politiques au vrai sens du terme. Aux électeurs à signifier à leurs élus quelle part de l’effort/espace public collectif ils souhaitent accorder à chaque activité, et aux élus à fixer le curseur ensuite.

    La SOGEBA est un instrument de la Mairie (actionnaire majoritaire de cette société d’économie mixte) pour gérer la vie locale, et piloter ce genre de choix (tant que ça respecte le droit national évidemment).
    Tu compares des voiliers qui à travers des clubs sportifs font vivre nos loisirs, avec PLT qui fait vivre un patrimoine: que je sois d’accord ou pas sur la place qui est allouée à chaque type d’activité, je comprends que la Mairie puisse accorder un traitement différent à nos loisirs et à la protection du patrimoine. Comme elle accorde aussi des avantages portuaires particuliers aux professionnels de la mer (pour ceux qui exercent véritablement, ils font aussi partie de notre patrimoine, des métiers historiques locaux, etc.). J’aime l’idée que l’on conserve des pêcheurs professionnels à Bandol, et dans le contexte, je ne doute pas qu’il faille les aider un peu et différemment de ce à quoi toi et moi plaisanciers pouvons prétendre. Ca peut parfois me frustrer à titre individuel (10 ans d’attente pour une place ça m’a même découragé de faire la demande car je ne sais pas si j’aurai un bateau et lequel à ce terme), mais ça me réjouit à titre collectif.

    La SOGEBA, c’est quand même plus ou moins la Mairie, et si elle encaisse les loyers, elle ne soutient pas une association de patrimoine. Elle se contente juste d’appliquer le choix politique d’affecter une part de l’espace dont elle a la gestion à une activité priorisée par les élus sur des choix de société. C’est bien la Mairie qui décide et je ne vois aucune raison de considérer que la SOGEBA serait sponsor de PLT car ce n’est pas le cas, sur ce point au moins (il n’y a eu à ma connaissance que des déplacements de bateaux pour créer ce quai PLT, pas de places « passager » supprimées au profit de places « abonné »).

    Quant à la façon dont PLT applique ses critères d’admissibilité aux bateaux qu’elle englobe, je t’engage une nouvelle fois à rencontrer le bureau de l’association PLT pour poser les questions et obtenir leurs réponses. Je suppose que ceux qui ont obtenu un refus en connaissent les raisons, et c’est à eux à discuter leur légitimité (mais parfois il est juste difficile d’accepter un NON, et je ne suis pas expert naval pour discuter de la bonne ou mauvaise foi des uns et des autres): se référer au cahier des charges de PLT s’il est rédigé.

  • ehhh beeehhh; je n’imaginais pas que quelques mots entraineraient une telle réaction…

    J’ai bien dis, dans mon message, que les pointus, qui constituent un patrimoine irremplaçable doivent être soutenus. C’est parfaitement clair pour moi.

    J’ai fais trois observations.

    La première, c’est que, et tu ne l’as peut être pas remarqué, mais une bonne dizaine de ces pointus n’était pas dans le port avant leur rassemblement. On peut tourner cela comme on veut, mais au final, cela fait une dizaine de pointus qui aurait bénéficié d’un abonnement sans liste d’attente.

    Ces abonnements ont bien été pris quelque part. S’il n’y a pas eu construction de place, alors c’est forcément des places existantes qui ont été ainsi affectées aux dépends de ceux qui sont inscrit en liste d’attente.

    La deuxième, c’était que si l’appartenance à l’association entraine l’octroi d’avantages, alors les critères d’entrée dans cette association doivent êtres transparents.

    Je n’ai pas trouvé ces critères sur le site de l’association, mais j’ai peut être mal cherché.

    Tu m’invites à en discuter avec leur président, et je le ferais évidement. Mais cela sera par simple curiosité. Je n’ai pas à me prononcer sur les critères de sélection qu’il a choisi d’appliquer.

    J’étais en rendez vous extérieur jusqu’à maintenant, j’ai raté quelques épisodes, mais j’ai bien l’impression qu’il y a un débat sur les conditions d’application de ces critères.

    Je ne suis pas historien de la marine, je n’ai aucune connaissance des pointus, mais à voir les bateaux dans le port, je me dis que Grenadine aurait aussi bien sa place parmis eux que, par exemple, Egine, voilier de 10 m construit en 1960 à Cannes. Ce n’est qu’un sentiment d’un passant qui n’y connait rien.

    La troisième, et je la maintiens malgré ta réponse, c’est que ce n’est pas à la Sogeba de soutenir une association.

    La Sogeba est une société commerciale. Sa vocation est de faire des bénéfices, pour reverser un dividende à ses actionnaires. Il y a parmis eux la mairie, mais elle n’est pas toute seule, et les minoritaires n’ont pas à faire les frais de la politique municipale.

    Renoncer à une recette, cela s’appelle en droit pénal un abus de bien social et en droit fiscal un acte anormal de gestion.

    Accorder un abonnement à quelqu’un qui n’y a pas droit selon le réglement du port revient à se priver d’une recette, celle constituée de la différence entre l’abonnement et le prix passager. C’est tout.

    Non, la Mairie et la Sogeba, ce n’est pas la même chose. Et non, la Sogeba n’est pas non plus une association para-municipale, qui pourrait effectivement jouer le rôle de « bras armé » de la mairie.

    La mairie est dans son rôle quand elle soutient une association qui rassemble des pointus.

    La Sogeba, elle, n’a que faire du soutien du patrimoine. Ce n’est pas son objet social. C’est pour cela que je disais, avec un brin de provocation, qu’elle pouvait aussi bien accorder le même avantage à d’autres qui font aussi partie de le vie locale, comme par exemple des bateaux qui régatent.

    Longue vie à tous les pointus et à tous les plaisanciers et soutenons toutes les initiatives qui contribuent à faire vivre le port de Bandol !

    Jacques

  • @ Jacques:
    1) ton premier point est le point de départ de toute la discussion, le fameux « cadeau » que signalait Nathalie, et qui est que des bateaux acceptés par PLT peuvent passer devant ceux en liste d’attente.Non seulement on ne veut pas polémiquer, mais on dit carrément la même chose.
    Je comprends la position de chacun, et j’ai déjà expliqué longuement la mienne par rapport à ce « cadeau ».

    2) Tu réclames de la transparence. Ca tombe bien, c’est un peu mon cheval de bataille avec ce blog, qui se bat surtout pour ça et aussi pour que les acteurs publics communiquent et expliquent leur action. Comme toi j’invite PLT à se faire davantage connaître, jusque dans son fonctionnement, à des fins à la fois de comm et de transparence (notamment si l’association bénéficie d’une priorité aux dépends des autres plaisanciers).

    3) tu fais la différence entre une place abonné et une place passager. Pourquoi? Si la place a été accordée à un pointu passé devant quelqu’un sur liste d’attente, c’eût été une place abonné, pas passager.
    prix abonné – prix abonné = 0€ de différence, donc je ne vois pas de sponsoring de la Sogeba dans ce calcul.
    Est-ce que le nombre de places « passagers » a diminué pour être affectées aux pointus? Dans ce cas j’abonderai dans ton sens, sous réserve de ce que peut dire la Délégation de Service Public (qui encadre l’objet social de la Sogeba pour la partie Port – faire des bénéfices, certes, mais en assumant une mission de gestion d’un bien public municipal selon des règles légales et des orientations fixées par la Mairie visiblement).

  • Fred,
    Ce que dis Jacques est simple. En quoi le fait d’acheter un Pointu, souvent à un prix hors marché, donne la possibilité de passer devant toute une liste d’attente pour l’octroi d’une place.
    Moi je suis aussi un admiratif et partisans des Pointus pour plusieurs raisons:
    -J’habitai un Village: Pointe Pescade, les habitants étaient appelés: Pointus
    – Le Pointu (bateau) nous était familier et s’appelait chez nous: Batibat
    et pour des raisons plus sérieuses, par rapport aux ancrages patrimoniaux dans l’histoire de notre côte Méditerranéenne.
    Mais ceci n’enlève rien aux questions que l’on peut se poser: priorité fondée sur quoi…la revente d’un Pointu donne t-elle le droit systématique d’octroi de place etc….Le nombre de places affectées est-il limité? Et aussi, pourquoi pas, disons-le: la priorité est-elle donnée aux Bandolais dans cette affectation ?(Je ne le crois pas…)

  • @ Jean:
    j’aimerais bien que les gens qui connaissent le sujet prenne la peine de nous éclairer parce que je n’ai pas vocation à servir d’avocat aux uns ou aux autres (et que je fournis déjà l’espace de discussion sans avoir l’obligation de faire moi-même toutes les recherches alors que certains maîtrisent forcément le sujet).

    Mais ce que j’ai trouvé dans le code des ports maritimes (texte de loi qui régit l’activité des ports français) est simple aussi: la Mairie peut attribuer un quota de places d’un port communal à des associations (ces places sortent ipso facto du régime général des autres plaisanciers et ne dépendent plus de la liste d’attente).
    Vous voulez une place: montez une association et expliquez à la Mairie pourquoi elle doit vous allouer un quota, ce qui sera bien une décision politique, basée sur la raison (patrimoine, sport, etc.) qui vous donnera ce privilège…

    Reste la question de la transparence souhaitable, mais si les responsables d’une association ou d’une autre n’ont pas encore compris l’intérêt qu’ils avaient à l’appliquer pour échapper au soupçon en particulier lorsqu’ils bénéficient de dérogations ou privilèges, alors là je ne peux rien pour eux. LA TRANSPARENCE est nécessaire au vivre ensemble aujourd’hui sur ce qui concerne l’usage du bien collectif.

    Je précise que cet article de loi est tiré du Livre 6 Titre III (Domaine Public Portuaire) Chapitre III (Dispositins Communes – et donc qui s’applique aussi aux ports communaux traités au chapitre II) – version à jour au 01/01/2011
    http://perlpot.net/cod/ports_maritimes.pdf

    Art. R*631-4 La disposition privative de postes à quai destinés à des navires de plaisance ne peut être consentie pour une durée supérieure à un an, renouvelable chaque année dans les conditions définies par l’autorité compétente. La collectivité compétente fixe par délibération la proportion de postes à quai réservés à des navires de passage. Lorsque la disposition privative de postes à quai est consentie à des entreprises exerçant des activités de commerce et de réparation nautiques ou à des associations sportives et de loisirs, la durée fixée au premier alinéa est portée à cinq ans.
    Il peut être accordé des garanties d’usage de postes d’amarrage ou de mouillage pour une durée maximale de trente-cinq ans, en contrepartie d’une participation au financement d’ouvrages portuaires nouveaux constituant une dépendance du domaine public de l’Etat. Le contrat accordant la garantie d’usage mentionnée ci-dessus doit prévoir que le droit attaché à cette garantie ne peut faire l’objet d’une location que par l’entremise du gestionnaire du port ou avec son accord.

    Pour la suite, et en particulier pour discuter de l’intérêt patrimonial des pointus, que vous soyez pour ou contre, vous serez gentils de faire sans moi. Je veux bien clarifier des propos ambigus que j’ai validé à la publication, mais je n’ai pas à prendre part à un combat qui au vu des éléments dont je dispose, ne me concerne pas. J’ai fait ces recherches parce qu’on m’a accusé de défendre le droit de l’association à bénéficier d’un quota de places en violation des lois françaises. Si vous pouvez trouver un texte supérieur (en termes de héirarchie juridique) qui contredise celui que j’ai cité ci-dessus, je ferai un article demandant le rétablissement du droit dans le port de Bandol, mais jusque là, moi j’ai fait ma part.

  • @Fred,
    Il ne faut pas se tromper de débat.

    Je ne pense pas que l’association PLT ou les pointus n’aient besoin d’un avocat. Tout le monde semble bien d’accord de l’intérêt de protéger ces bateaux en tant que patrimoine maritime.

    Je n’ai pas la moindre idée si le montage juridique utilisé est légal ou non, et je ne sais pas trancher ce débat comme cela.

    Le principe d’accorder un avantage à ces pointus ne me pose aucune difficulté.

    La question est de savoir si la distribution de ces avantages, en l’occurence un abonnement au port, est régulière. En particulier, si les critères d’adhésion à l’association sont les mêmes pour tous. Et là, il y a d’évidence, pour le moins, un débat.

    Ce qui ne veut pas forcément dire que cela soit l’association qui soit en cause.

    La deuxième question, c’est la manière dont ce type de réalisation nous est « vendue ». Au début, il est question de « rassembler les pointus dispersés dans le port ». Et au final, se retrouve plus d’une dizaine de bateaux qui n’étaient pas dans le port avant.

    Quand à ma phrase « la liste d’attente est le dernier moyen pour obtenir une place de port à Bandol », je commence a avoir suffisamment d’exemples concrets pour pouvoir en être convaincu.

    Jacques