Les intempéries dans le Var… et ce blog

Alors que je sors de plusieurs semaines avec des déplacements répétés, un deuil familial qui impacte forcément mes activités, je trouve en rentrant enfin chez moi ce dimanche un message via la page de contact du site qui m’a mis en forme (je tais le nom de la dame car je pense qu’elle écrit sous l’émotion et sans se poser les bonnes questions, et qu’elle n’est certainement pas la seule à penser de travers sur les questions qu’elle pose – son identité n’a pas d’intérêt en soi).
Je cite :

« Pas un mot sur les intempéries dans le Var? Avec ces deux jeunes disparus à Toulon??
Vous ne vous sentez pas concernés??
Décidément, le microcosme bandolais ne se fait pas honneur à passer son temps à se regarder le nombril!! »

C’est l’occasion d’un petit rappel (c’est cyclique) :

  • Qui donc Madame pensez-vous que je suis? Var Matin?
  • Jusqu’où dois-je pousser les frontières de mon blog pour vous agréer? Le Var? Inclure Marseille (beaucoup plus proche que Fréjus ou Draguignan)? Vous savez qu’il y a aussi un disparu à Porquerolles, un autre dans l’Hérault, etc.?
  • Faut-il que je présente un justificatif d’absence puisque je n’étais pas là (et là où j’étais, la situation n’était pas bien meilleure, dois-je en parler sur le blog?). D’ailleurs a-t-on le droit de s’absenter quand on tient un blog? Même de faire autre chose, voire une pause?
  • Je suis touché par les événements dramatiques dont vous parlez. Je me sens même concerné par les élections américaines… Mais je ne parlerai pas du vote aux USA ici non plus : mon blog traite (et se resserre de plus en plus) sur Bandol. BAN-DOL!!!
  • J’ai bien proposé à un moment de la publicité aux commerces locaux, ou aux bandolais de faire un geste pour sponsoriser un peu des frais que génère un site de ce genre, sans aller jusqu’à parler de professionnalisation (sur un périmètre de 8000 habitants c’est illusoire). Je ne me souviens pas vous avoir comptée au rang des très rares qui ont soutenu cette démarche.
  • Un article vous manque? Que ne le faîtes-vous vous-même? Encore que dans ce cas précis, je ne le publierais pas : le lien avec Bandol dépasse ma ligne éditoriale. Allez sur le site de Var Matin ou ceux de la presse nationale pour ces sujets… Ils peuvent apparaître très ponctuellement selon l’humeur, mais ne représente pas 1% de ce blog. C’est mon choix, et rien ne peut autoriser qui que ce soit à me le reprocher. D’autant qu’en ce moment, j’ai un peu autre chose à faire que bloguer pour tout vous dire…
  • Souffrez donc Madame que j’ai des occupations, des obligations professionnelles, personnelles, une famille, et n’oubliez pas ce qu’est ce blog. Merci de ne pas vous comporter ici en consommateur à qui tout est dû. Et si ce blog vous paraît trop étroit, je vous en prie, créez le vôtre, avec toute l’amplitude géographique et thématique qui vous plaira…

Cette réponse vaut pour tous ceux qui pensent pouvoir me reprocher ce que je mets et surtout ne mets pas dans ce blog… Car il se peut même que des choses intéressantes se passent à Bandol, et que je n’ai le temps, ni de m’y intéresser, ni d’en parler. C’est un blog d’un bandolais. Ni plus, ni moins. Il va de soi que je présente mes plus plates excuses à tous ceux qui trouvent scandaleux que j’ai baissé le rythme de mes articles… Non mais je rêve…

F.M. – www.bandolais.fr

P.S.: et je présente cette fois sincèrement mes excuses à ceux qui trouveront déplacé que je traite des sujets mentionnés par la dame en question dans un billet d’humeur auto-centré. Sa lecture demande évidemment une certaine distance par rapport aux drames multiples qui viennent de se jouer.





Article précédent : Vie et mort des sites à Bandol

5 Commentaires

  • Le BEAUSSET info

    Il est des fois où l’imbécilité des gens nous laisse pantois… Tout est dû. C’est normal.
    Quand en plus l’agressivité est associé à la bêtise ça fait pitié…

  • merci pour le blog et il ne faut pas attacher trop d’importance aux critiques qui confondent journal et blog; bon courage.

  • Fred,
    Au delà de la triste nouvelle évoquée par l’auteurE de la remarque, ta réponse recadre bien les règles et limites d’un blog. Bien sûr cette personne, certainement habituée à ne dialoguer que par clavier et anonymement, confond discussion et communication. De plus il y a comme ça des gens qui affectent des responsabilités à des bonnes volontés,bénévoles. Mais c’est ainsi, tout le monde confond bénévolat avec mandaté, donc délégué, rémunéré et tenu au devoir d’informer.
    Continue, ton angle de vision donne un regard enrichi à celui qui veut voir plus large.

  • Colette,
    il ne s’agit pas de quelqu’un qui découvre le blog.

    Jean,
    elle n’est pas anonyme mais a signé son message. L’anonymat n’est d’ailleurs pas un frein absolu à la discussion (voir les nombreux échanges sur ce sujet).

    Merci de vos commentaires, mais il y a des jours où les réactions me rappellent que je n’écris que pour un tout petit pourcentage de mes lecteurs : ceux qui savent lire et ont vraiment envie de comprendre ce qu’ils lisent. Ca fait moins qu’on ne pourrait le croire. Cette dame fréquente le blog depuis des années.
    Et pour tous ceux qui malgré la lecture ont des questions, je rappelle que les rencontres du web bandolais sont un RV mensuel permettant de dialoguer avec les webmasters des sites locaux pour lever vos doutes et interrogations, suggérer ou comprendre, bref dialoguer, de vive voix. Beaucoup de gens gagneraient à venir et dire les choses, et à écouter les réponses.

  • n’étant pas au fait du détail de ce que cette dame a écrit je ne commenterais pas. On peut comprendre quelle avait envi de dire son émotion mais qu’elle ne savait pas l’exprimer.
    Sur le fond on peut dire que commenter le froid en hiver et le chaud en été c’est ce qu’en journalisme on appel des marronniers : des incontournables comme la rentrée des classes chez les touts petits, le bac chez les ados, le goûter de Noël chez les vieux, etc.
    Qu’ensuite il y ait des gens qui meurent des intempéries il pourrait être intéressant de comprendre ce qui s’est passé pour apprendre et ne pas reproduire l’erreur, si erreur il y a. De ma longue expérience, on peut globaliser en affirmant que beaucoup de personnes n’ont plus, ou jamais eu l’instinct de survie dans un monde hyper sécurisé. Résultat le véliplanchiste part dans les vagues par vent qui porte au large, le jeune ado fait du vélo sans soucis des intempérie sur un terrain qu’il ne connait pas, mon fils s’arrête au sommet d’une congère pour admirer la falaise et fini en hélico au CHU; moi même me brise une vertèbre en galopant sous la pluie dans un escalier non couvert avec aux pieds des sabots en plastiques. Dans tous ces cas on peut parler non seulement d’imprudence, mais de perte de 6ème sens, de perte d’instinct de survie.

    Samedi je suis allé à Castorama. Avec un trafic Renault ça n’était pas tout à fait déraisonnable, mais j’ai vu plusieurs dizaines de voitures immobilisées sur une voie inondée d’environ 40/50 cm d’eau et des gens qui continuaient à s’engager, comme s’ils avaient les allemands aux trousses en 40. Forts pour certains de véhicules de luxe flambants neufs. Sur la plupart des visages on notait une incompréhension du genre « ça alors ! j’aurais pas cru ». Ils sont passé de dieux vivants à tout penaud en un instant. eux là ne sont pas morts mais c’est du pareil au même. Je parle de la voie le long du chemin de fer, là ou l’ahuri de Toulon voulait créer une gare TGV.
    Nous sommes trop habitués à faire plier la nature à notre grès et il ne faut pas s’étonner, ou se révolter quand elle nous dépasse. Je précise que je ne dis pas qu’elle se venge. la nature est là, comme elle est, elle ne se venge de rien ni de personne, c’est nous qui déconnons avec; C’est nous qui dépassons les limites.
    Alors s’il faut faire un marronnier à chaque fois qu’il pleut ou qu’il neige …

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    NDLR : cette dame a écrit ce que j’ai reproduit, strictement. Seul son nom manque puisque je n’ai pas mentionné la signature.