Les disqualifiés de 2014 à Bandol

Un long billet encore pour ce qui devrait être le dernier avant le 1er tour de vote de ces élections municipales de 2014 dans 2 jours, en forme de synthèse de ce qu’aura été cette expérience tout à fait originale dans ma vie jusqu’ici. Un dernier tour des raisons qui m’ont poussé à le créer, et qui tracent une ligne jaune entre 2 groupes de candidats à la mairie de Bandol.

Découverte de la politique

L’élection municipale de 2008 aura été pour moi une découverte de la politique : premiers regards vraiment impliqués sur la vie locale et le fonctionnement des institutions. Avant j’étais un simple électeur, un citoyen qui allait voter à chaque convocation, en se basant sur une information mal collectée, avec un regard distrait projeté sur les médias français et ce qu’ils nous racontent du monde politicien, de notre système démocratique. Mais ça c’était avant.
En 2008 j’ai fait irruption dans le débat, à l’échelon où je le pouvais, et avec un petit avantage culturel sur les outils modernes de communication, j’ai pris et occupé une position de carrefour du débat politique à Bandol : un blog citoyen, bandolais.fr… Gonflé , et maladroit, mes textes de l’époque me faisant aujourd’hui souvent sourire : naïfs, presque enfantins pour un citoyen de bientôt 40 ans… L’éducation civique et politique n’avait pas été menée à terme dans mon cas…

Une fatigue du système et des hommes qui en vivent

Malgré tout, 39 ans d’expérience de vie, d’études supérieures (qui sont le premier stade où se travaille, bien tard, l’esprit critique), de vie professionnelle, de recul sur une une constitution (celle de la Vème République) qui est l’unique système politique que j’ai connu dans mon pays, m’ont quand même conduit à des convictions : que le système est à bout de souffle, que la Vème taillée pour le Général est allée au bout de sa logique et est entrée dans une spirale qui impose des corrections (le passage du septennat au quinquennat n’a rien résolu, et peut-être empiré le problème). Les acteurs qui s’y plongent, notre personnel politique, ne fait plus que vivre dans le système, vivre du système, et perpétuer le système, sans l’améliorer : dans le meilleur des cas il se contente de gérer, plus ou moins bien, mais souvent en décevant un électorat qui réclame le divorce de plus en plus fort.

Ce n’est plus un problème de droite et de gauche, mais une question de corrections des institutions. Et tant que le corps électoral se plie encore aux règles, vote, s’abstient de renverser la table, c’est donc encore vers les hommes et femmes politiques qu’il faut se tourner pour leur demander de modifier ce qui doit l’être. L’exigence de plus en plus forte du « peuple » envers ces décideurs transpire de partout toujours plus fort : montée des extrêmes, associations visant la lutte contre la corruption, l’éthique, la transparence, abstentionnisme, discours médiatique, tentatives de créations de nouveaux partis issus de la société civile, les symptômes sont omniprésents.
Je pense faire partie d’une génération et d’une strate socio-culturelle qui a épongé littéralement ce phénomène, et le traduit en comportement, en vote, et en discours. Certains appelleront ça le phénomène BoBo et je ne le rejette pas : bourgeois par le niveau socio-culturel que la société française nous a permis d’acquérir, bohème par des aspirations de vie qui sont en contradiction avec la marche du monde : un capitalisme qui se libère de toutes régulations et devient fou, une démocratie affaiblie face au pouvoir de l’économie et qui s’éloigne à pas certains de sa propre définition, même en Occident, même en France. Oui j’accepte la définition de BoBo si elle s’appuie sur le fait qu’elle marque un attachement plus fort à mon capital socio-culturel qu’à mon capital économico-financier.

2008-2014 : évolution et renforcement d’exigences

Alors en devenant acteur satellite et central à la fois de la vie politique locale en 2008, je me suis investi dans ce rôle, tout en ayant une réserve due à ma méconnaissance du micro-local : comment ne pas être injuste avec untel ou unetelle, quand on a tout à apprendre de leur histoire. Je ne pouvais m’appuyer sur la maigre partie des faits visibles, encore documentée ou témoignée par les mémoires de ceux qui voulaient bien partager avec moi. Ma participation au commentaire de la campagne 2008 aura été pleine de réserves, de peur de mal faire. Et c’est normal.

Il est tout aussi normal qu’en 2014, après 6 ans de blog intensif, 2150 articles, plus de 8000 commentaires recueillis, et des heures et des heures à échanger avec tout ce que Bandol compte de volontaires pour parler de vie et politique locale, je ne sois plus le même.
Ma peur de mal faire est intacte, mon souhait d’offrir un espace central de débat aussi. Mais j’en sais beaucoup plus, j’ai observé, lu, accumulé les traces et les faits qui m’aideront certainement à faire mon choix au premier et au second tour du scrutin municipal à venir, bien plus en conscience et bien mieux informé qu’en 2008. Mais ce n’est pas pour qui je vais voter fin mars qui est l’objet de cet article. Je voulais partager avec vous des critères de choix, qui sont finalement ceux qui ont présidé à la naissance et à la vie de ce blog pendant plus de 6 ans.
Un blog, c’est une lettre ouverte, un accès direct à mon cerveau (en 2000 articles, son fonctionnement devrait apparaître assez net à ceux qui se seront évertués à lire un tel contenu qui peut difficilement mentir sans que cela finisse par se voir). Cette lettre est adressée à ceux qui ont la fibre, l’envie et la volonté de s’engager dans la vie politique (ou y sont déjà). C’est un appel à appliquer dans leur comportement ces fameuses modifications qui sont réclamées par le corps électoral :

  • modestie
  • exemplarité
  • respect de la démocratie et de l’opposition
  • vérité
  • communication
  • probité
  • pédagogie
  • respect
  • etc.

Pas d’idéologie politique au sens droite gauche. Mais une revendication sur l’éthique. Et à l’aune de ce critère, je souhaite vous expliquer comment je filtre 50% des candidatures pour Bandol en 2014. Ca tombe bien, il y a pléthore de listes, et je vous propose de diviser par 2 ce choix : les raisons qui m’ont fait créer ce blog me permettent de dire ce que moi je trouve acceptable comme comportement et ce qui ne l’est pas. Il restera à choisir dans la liste « acceptable ».

Disqualification ne veut pas dire bannissement

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de déchoir de leur citoyenneté des gens, des voisins, des collègues, mais de refuser de leur laisser ce pouvoir de décision et de représentation particulier qu’on donne aux élus. Ces candidats ont le droit de s’exprimer, d’émettre des idées ou des critiques, de formuler des projets pour notre communauté, et ils doivent être écoutés, comme n’importe lequel d’entre nous. Mais c’est leur comportement politique (parce que ceux-là ont en plus un passé sur ce plan) qui me fait les exclure de la liste des gens dont d’accepte l’idée qu’ils nous représentent et nous dirigent à l’avenir.
L’inconvénient de cette ligne jaune est d’être bien plus sévère avec ceux qui ont exercé un rôle politique (au pouvoir ou dans l’opposition), car elle sanctionne le passé et favorise les nouveaux venus. Mais elle illustre aussi l’usure du pouvoir, l’éloignement éventuel des réalités et des attentes, et la nécessité de renouveler un personnel politique qui tend à se déformer dans la pratique de ses responsabilités.
Ca vaut d’ailleurs aussi pour les blogueurs (assimilés au 4ème pouvoir), et je m’arrête aussi le mois prochain parce que je sens également qu’il y a un risque qualitatif à éventuellement prolonger pendant un nouveau mandat ce rôle de contre-pouvoir (qui n’est pas du tout régulé hormis les lois applicables à la liberté d’expression): pression, usure, risque d’enivrement me guettent aussi (et pas mal de gens pensent que j’en souffre depuis très longtemps, et je ne peux exclure qu’il y ait une part de vérité à laquelle j’aurai peut-être accès en prenant du recul).

Un cas à part : BBM

Mettons tout de suite à part l’unique liste placée aux extrêmes, Bandol Bleu Marine.
La liste Front National pour de multiples raisons est écartée de mon champ de vote possible, pour des raisons qui tiennent à ce qu’est ce parti (extrême droite), à sa façon d’aborder nationalement le scrutin local des municipales, et enfin à Bandol pour les raisons qui ont été expliquées par la presse et débattues sur ce blog depuis 10 jours…
Inutile d’en débattre : si vous retenez ces arguments, vous partagerez mon point de vue, et si vous êtes prêts à voter FN, nous sommes sur des positions irréconciliables… Ne perdons pas de temps : nous n’en avons plus assez avant la fermeture des commentaires ce soir à minuit pour 48H.

Marcel Bogi

Vous aurez compris à mon article d’hier, que sa liste Bandol par coeur ne peut pas rentrer dans la catégorie des vainqueurs acceptables. Mais oublions cet article sur les tentatives de manipulations sous de faux-nez. Ce blog porte tellement de traces de choses que je n’accepte plus de la part des politiques et qu’en 6 ans j’ai eu l’occasion de reprocher répétitivement à Marcel :

  • sa motivation basée sur la griserie du pouvoir (et l’usurpation de symboles statutaires, sans vergogne)
  • son incompétence que j’ai démontrée
  • la démagogie d’une campagne aussi calamiteuse (et pourtant victorieuse en 2008, ce qui en dit long sur nous les citoyens, les électeurs) que celle qu’il dirigea à la précédente édition
  • le procédé choisi pour gagner en 2008, en s’arrogeant les pouvoirs pendant qu’il laissait l’écharpe et son surcroit de prestige à un prête-nom
  • 2 ans avec un cumul de délégations impressionnant et zéro avancée sur le plan de la gestion démocratique (refus de diffusion de la vidéo des conseils par la mairie, refus de laisser filmer un membre du public, …)
  • use vision oligarchique du pouvoir
  • une longévité au même niveau de pouvoir qui est contraire à la sagesse que j’appelle de mes voeux comme tant d’autres sur la limitation de la durée des mandats
  • une parole inconstante
  • méthodes scandaleuses contre tous ceux qu’ils voient comme adversaire (jusqu’à la pratique de l’intimidation). Qu’on est loin du débat public sur la gestion du bien commun…
  • etc.

Sa médaille de 30 ans au service de la municipalité (c’est la longévité qui est récompensée, indépendamment des résultats) aurait pu être une porte de sortie avec les honneurs. Mais les mauvaises raisons le poussent à briguer une nouvelle fois la mairie, et en jouant la dispersion électorale alors même qu’il criait en 2010 place aux jeunes et en 2013 à l’Union. Décidément non, la liste est trop longue, et éliminatoire à chaque ligne, pour accepter de voter pour Bandol par coeur

Christian Palix

Coupable d’être arrivé à la mairie comme homme de paille du précédent, il est aussi coupable d’en avoir donc également cautionné les pratiques. Mais c’est directement sa gouvernance qui est disqualificative. Ses challengers se sont chargés de vous le rappeler en campagne, mais s’il faut faire un début de bilan des fautes :

  • mensonge sur la situation financière de la ville (accablant un prédécesseur bien imparfait mais qui ne méritait pas le procès qui lui a été fait à longueur de communication municipale mensongère depuis 6 ans)
  • mensonge sur la gestion du dossier du Casino, irréparable, puis finalement réparable quand son transfert s’est avéré impossible
  • gestion indigne de conseils municipaux pathétiques et dont le rythme insuffisant est finalement justifié par leur quasi totale inutilité d’un point de vue démocratique
  • non-respect des promesses de campagne en particulier sur la vie démocratique (la seule diffusion des conseils municipaux en vidéo ne rachète pas les manquements, par exemple sur la concertation avec les publics concernés, tout juste alignée sur les minima légaux, ou démagogique : vous avez dit forum en ligne?)
  • la gestion du dossier « manège » qui a fait couler tant d’encre numérique, inacceptable
  • hystérisation (responsabilité partagée) des rapports avec l’opposition
  • le « cantonalogate » qui aura confirmé un caractère du maire qui gère les crises par le déni et le mensonge
  • abus de la prime au sortant (Bandol Mag, téléconsultation téléphonique des électeurs à un an de la fin de mandat, etc.)
  • je ne reviens pas sur les problèmes d’urbanisme et de PLU largement évoqués sur ce blog
  • etc.

Là aussi la liste est longue. Et la pratique du pouvoir tellement loin des attentes du corps électoral (français, parce que pour tout vous dire, à Bandol, j’attends de voir les résultats du premier tour pour me faire une idée en 2014). Cependant s’il fallait un jour hiérarchiser (imaginons un duel de second tour entre les siamois de 2008), je dois rendre à Christian Palix une justice. Mon blog a dû être, et c’était une nouveauté pour les maires du dernier mandat qui en auront eu dans leurs villes, un petit cauchemar quotidien, une vraie épine dans le pied.
Et sur ce plan du respect démocratique, je dois souligner que Christian Palix m’a foutu une paix royale. Je ne suis pas certain que tous ses opposants du 23 mars prochain auraient été capables d’un tel stoïcisme face à un observateur pinailleur et qui ne passait sur rien ou presque. Ca tranche suffisamment avec les « chefs d’inculpation » ci-dessus pour ne pas être passé sous silence.
La liste des griefs est cependant trop lourde pour moi, et je fais partie de ceux qui préfèrent laisser leur chance à de nouveaux entrants que de reconduire des élus qui ont à ce point déroger aux règles que j’estime devenues indispensables à notre démocratie. Il n’est pas envisageable de voter Bandol Naturellement.

Frédérique Connat

Ce n’est pas pour ses allusions gratuites à MA moralité que je l’écarte des choix possibles. pour tout vous dire je m’en fous à titre personnel. Mais sur la question des principes, c’est juste anormal de la part de quelqu’un qui prétend aux responsabilités.
Et les attaques qu’elle a formulée contre une autre candidate restent comme un moment éminemment choquant de la campagne pour 2014. Trop d’agressivité, trop de hargne mal maîtrisée, sa communication augure d’une relation politique plus hystérique encore que celle que nous avons vécu pendant 6 ans au conseil : sa page Facebook est édifiante.
Sauf à vouloir se mettre sur la gueule, il n’est pas pensable que des élus se comportent ainsi, déjà que c’est difficilement acceptable de la part des simples citoyens. Ce n’est pas irrémédiable, et la sagesse nécessaire à de telles fonctions peut venir avec le temps, mais elle doit apprendre à se maîtriser et à proposer une autre communication pour que personnellement j’envisage de pouvoir un jour l’écouter avec l’idée qu’on peut voter pour elle.

Je ne peux écarter non plus le souvenir de Bandol en @ction, sa très temporaire association avec Marcel Bogi, mais ce choix qu’elle a fait en connaissant certainement mieux que moi le passif de Marcel, comme dans le cas de Christian Palix, est à mon sens une faute politique sur tous les critères que j’affirme avec ce blog. Ne s’étant jamais expliquée sur cette alliance et sa rupture, elle ne peut s’en laver en disant qu’elle a ouvert les yeux en cours de route. Car on l’a entendu attaquer beaucoup de gens, mais pas son ancien partenaire dont j’eusse aimé qu’elle dénonce les dérives avec autant de force qu’elle dénonce celles du maire actuel.

Donc : 3 choix possibles

Contre les 3 restants, je n’ai pas de griefs éthiques dont on m’ait apporté les preuves à formuler : ils sont quasi neufs. Avec l’exception notable de Laetitia Quilici qui siège au conseil depuis 6 ans, mais dont la mesure n’a jamais été prise en défaut (on va passer l’éponge sur un très léger échauffement des esprits en campagne, quasi inévitable et plutôt bénin : je suis sûr que tous ceux qui devront envisager de faire alliance avec elle au second tour auront oublié un ton un peu trop guerrier à une seule reprise).
Je les espère, aussi parce qu’ils symbolisent un renouvellement de générations, plus neufs, plus en phase avec les évolutions à venir et celles nécessaires. Beaucoup de bouleversements dans la vie des communes seront liés aux technologies émergentes (et vous savez que la question me passionne), et les initiatives comme les bornes bluetooth, le wifi du port, le forum, les applications pour smartphones, toutes inutiles ou gâchées, ont montré ces dernières années qu’il pouvait être difficile de bien décider ou piloter des projets sur des technologies auxquelles on est totalement étranger (même si un homme comme André Labarrère a prouvé en son temps à Pau que l’âge n’est pas le seul critère – c’était déjà un vieux monsieur quand il lança le chantier fibre de sa ville avec 10 ans d’avance).

Pour ces 3 là, Laetitia Quilici, Jean-Paul Joseph, et Thierry Revol (respectivement Bandol Passion, Vraie Vision pour Bandol, et Votez Bandol), je vous propose de faire votre choix en vous basant sur leurs programmes, la façon dont ils l’ont défendu, la maturité de leurs projets, la conviction qu’ils vous ont fait partager, la qualité de leurs équipes. Là on rentre dans le champ politique. Et là s’arrête l’utilité et la pertinence de mon blog (en tous cas à mes yeux) : nous avons eu assez de temps sur ce blog pour échanger sur ces sujets, et s’il vous a manqué du débat, j’espère que vous l’aurez su trouver ailleurs qu’ici. C’est peut-être parce que nous étions trop peu à écrire des articles et à faire vivre des commentaires (sûrement un peu ma faute, mais pas que la mienne).

Vous me direz que je suis injuste, que j’ai trop peu d’éléments pour juger et valider ces candidats, en excluant les autres, que j’oublie ou méconnais leurs casseroles, leurs défauts, et que sais-je d’autres. Certes : ce blog, mon blog, individuel, ne me permet de juger qu’avec les éléments dont je dispose. Avec ce qui m’a été communiqué, ou pas, ce dont on m’a informé, ou pas, ce qui a été partagé publiquement et dont j’ai eu connaissance, ou pas, prouvé, ou pas, et dans la limite de mes disponibilités et contraintes. C’est imparfait, mais je vous invite à faire mieux : un nouveau mandat s’ouvre bientôt, et les besoins en contre-pouvoirs ne seront pas moindres, quelle que soit l’équipe victorieuse le 30 mars.

N’oubliez pas d’aller voter dimanche avant 18H.

F.M. – www.bandolais.fr

 

 





11 Commentaires

  • Malheureusement tout ce que tu dis tient la route et pour ce qui me concerne, pour avoir approché le monde politique grâce ou à cause du blog, le constat est que quand on ne le connaît pas on choisi ou on élimine celui qui a été aux commandes, celui qui a fait ou pas fait ce qu’il avait promis!
    Et pour Palix/Bogi je me suis fait avoir.
    Nous votons donc pour sanctionner d’une part et pour des beaux parleurs d’autre part.
    N’y aurait-il des solutions pour que les citoyens, que des groupes de citoyens vigilants réunis en associations s’inquiètent de vérifier que la politique menée corresponde à celle promise?
    Une question comme ça!

  • Vous êtes comme la prochaine majorité, il faut absolument appeler à voter Umps contre le FN, on connait, mais pensez vous que les électeurs Front National vont voter UMPS ?
    Nous verrons….

    Mr Viala ,oui, il existe le conseil participatif, le front National le propose.

    http://bbm2014.eklablog.com/conseil-participatif-c24650430

  • Merci pour vos analyses très sensés que je partage . Palix/ bogi/connat c’est le NI/NI/NI pour vieux politicards BBM hors jeu restent 3 candidats crédibles dont on espère qu’ils uniront leurs forces au deuxième tour

  • Analyse assez complette, même si je ne partage pas dans l’intégralité.

    Renouveler les candidats oui et non, car en politique comme dans tous les autres corps de métier, il faut avoir une certaine compétance et surtout de l’expérience.
    Je ne ferai faire aucun travaux chez moi, par un artisan qui n’a encore jamais travaillé. Par contre mettre un ouvrier expérimenté avec un jeune débutant, oui car ce jeune se formera pour l’avenir.
    En politique c’est pareil.

    Je sais il y a dans le monde politique des gens peu intègres, des profiteurs, des filous, mais comme partout dans tous les milieux sociaux, mais il y a aussi et en majorité des gens à qui l’on peut faire confiance.

  • Je vois que vous préférez voter pour un ‘éventuel ‘Maire à mi temps !!!

    Mais au fait percevra t’il les indemnités a 50% ? je ne pense pas.

  • @ Philippe Ponge:
    Il y a une candidate qui a annoncé vouloir s’engager à plein temps.
    Pour les 2 autres, je suis prêt à prendre ce risque plutôt que de reconduire des gens qui ne satisfont pas à mes critères.
    De nombreux observateurs m’ont expliqué qu’une ville se gérait avec une équipe de 4 à 5 personnes : faut-il que parmi elles le maire soit absolument à temps plein, je ne sais pas. Je le préfèrerais, mais certainement parce que j’ai le cerveau lent, et que si je me projette, il me faudrait un temps plein, sauf à avoir vraiment une excellente équipe pour déléguer beaucoup.
    Je note que pour cela, la rémunération d’un maire de ville comme Bandol à 2000€ par mois me paraît très insuffisante pour une mission aussi exigeante si elle doit se faire à temps plein.
    Je note au passage que JP Joseph a annoncé pour sa part qu’il renonçait par exemple cependant à tout ce qui à trait aux avantages d’une voiture de fonction et de carte essence. Avec 8km2, sa voiture personnelle lui suffit. C’est une façon de répondre à votre souci des finances publiques.

    Enfin je reste amusé par votre lecture d’un vote UMPS dans une ville où il n’y a ni liste UMP ni liste PS au premier tour… Sortez du rôle de perroquet du discours national de votre parti : parlez nous de Bandol, de vous. Enfin c’est vrai qu’il est tard pour le faire.

  • M. Ponge, vous êtes assez mal placé, non, pour parler de l’exercice de la fonction de Maire ?

    Pour cela, il faut déja présenter un programme et une liste. Pas une liste de noms, une liste de gens qui ont travaillé ensemble et qui partagent la même vision.

    Serge, OK pour l’humour hier. Ce n’était pas si clair que cela.

    Par contre, je ne partage pas votre analyse, encore une fois orientée.

    Le Conseil Municipal représente les habitants, il a pour mission de régler par ses délibérations les affaires de la ville.

    Ce n’est donc pas un artisan.

    Le Conseil Municipal n’est pas là pour faire le travail des employés municipaux. Ni d’ailleurs pour leur dire comment faire leur métier.

    Il est là pour donner une vision, fixer des objectifs, fournir les moyens nécessaires pour les obtenir.

    L’expérience ? Ce n’est certainement pas celle d’élu qui apporte une solution.

    Encore moins celle d’un élu qui veut faire carrière et qui est pour cela prêt à bien des compromissions. Allez, pas la peine d’aller chercher bien loin, on a quelques personnalités assez célèbres pour cela à Bandol, qui ont su opportunément retourner leur veste pour poursuivre leur carrière. Pour le bien de qui ?

    L’expérience intéressante, c’est celle de candidats qui, par leurs parcours personnels, ont su multiplier les points de vues, ont pu observer des solutions intéressantes et savent travailler ensemble.

    Et cela pose aussi la question de l’indemnité de l’élu. Puisque la France n’a jamais voulu se donner les moyens d’un vrai statut de l’élu local, l’indemnité qui leur est versée n’est pas suffisante pour vivre.

    Perso, je prèfère un élu qui continue son activité professionnelle. Il gardera les pieds sur terre et ne dépendra pas de son mandat pour vivre.

    L’autre option, c’est l’élu « professionnel », qui est rapidement conduit à multiplier les mandats pour cumuler les indemnités. Est ce vraiment souhaitable ?

    Un élu présent en Mairie de l’aube à l’aurore, on a déja vu ce que cela donnait.

    Un bon maire, c’est un élu qui sait ce qu’il veut pour sa ville, qui sait donner des objectifs clairs à son équipe et aux services municipaux et qui sait déléguer.

    Jacques
    http://www.vvbandol2014.fr

  • Isabelle Carbona

    Je ne partage pas le point de vue de tous.
    Comment peut-on parler de renouveau quand la liste de Madame Quilici contient 3 ex-élus (dont 1 en position de 1er adjoint) de monsieur Palix qui ont cautionné son action (augmentation des impôts, …) 5 années sur 6 de sa mandature ?
    Enfin pour rebondir sur l’intervention de monsieur Ponge, je me demande comment madame Quilci qui est agent territoriale pourra assurer sa qualité de vie si elle demande une disponibilité pour assurer une fonction de maire. La disponibilité entraîne une perte de salaire et je ne saisis pas comment madame Quilici qui veut se mettre en disponibilité pourra vivre avec son indemnité dérisoire de maire. La question est aussi posée à monsieur Ponge qui est aussi actif.

  • @ Jacques.

    Bon ma comparaison avec un artisan est peut être mal, choisie!!! mais ce qui pour moi est essentiel, c’est la connaissance du fonctionnement, les obligations, les projets votés et budgétisés par l’ancienne municipalité, connaitre les portes où il faut frapper, connaitre les interlocuteurs avec leurs qualités et leurs défauts…….
    Je vais arreter là pour ne pas surcharger.

    Pour être plus clair, si j’avais à choisir entre quelqu’un comme moi (incompétant en gestion communale, parceque je ne connais pas)) et quelqu’un comme Christian Delaud, mon choix irait vers Christian.

    De toutes façons, dimanche il faut aller voter, voter en son ame et conscience, quel que soit son choix, même un vote blanc si personne ne nous intéresse, car ensuite il serait mal venu de critiquer alors que l’on a pas accompli son devoir de citoyen.

    Et à l’issue du deuxième tour, le ou la Maire élu (e) sera notre Maire, la majorité l’aura choisi. C’est la règle de la démocratie. Quel qu’il soit je le respecterai et l’aiderai s’il a besoin de mes minimes compétances.

  • Je viens de lire le dernier tract de Bandol Passion, et je comprends mieux ce qui s’écrit ici.

    Ainsi donc, Madame Quilici attaque encore une fois frontalement la tête de liste « une vraie vision pour Bandol » ?

    Faut-il qu’elle commence à douter d’elle pour commettre, deux fois dans la même semaine, une telle faute.

    C’était bien la peine de s’être posée en candidate rassembleuse si c’est pour perdre ses nerfs dans la dernière ligne droite.

    A trop fréquenter le maire sortant, elle se retrouve à utiliser ses méthodes.

    Elle annonce qu’elle quittera son poste d’ingénieur pour occuper les fonctions de maire à temps plein.

    Ca gagne combien, un ingénieur dans la fonction publique ? 4 ou 5000 euros.

    Ca gagne combien, le maire de Bandol ? 2000 euros au grand max/

    Qu’est ce qu’elle va faire pour compenser ? Augmenter encore l’indemnité de 25% comme Palix et elle l’avaient déjà fait en début de mandat ?

    Cumuler les mandats pour additionner les indemnités ? Mais alors comment peut elle promettre d’être maire à temps complet ?

    Le reste de ce tract est du même tonneau.

    Comment parler de renouveau, quand elle et les membres importants de sa liste, dont son premier adjoint, étaient tous des fidèles du maire sortant jusqu’à l’avant dernière minute ?

    Comment parler de rassemblement, quand elle ne fait qu’attaquer celui qu’elle devrait considérer comme un allié ?

    Marius Escat

  • On choisi un maire en fonction du programme qu’il propose de ses compétences de sa proximités avec les administrés et en accord avec Mme Corbona des personnes qui vont l’entourer et le représenter au sein du conseil municipal