Les « Bandol » du matin 02/12/2010

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Un commentaire

  • Jacques KAUFFMANN

    J’avais signalé cette pétition que, pour ma part, je soutiens.
    En effet, je ne pense pas qu’un parc marin n’a sa place devant une ville de 800.000 habitants, et je ne vois pas bien l’intérêt de protéger la rade sud de Marseille ou l’archipel du Frioul.
    Au dela de la pétition, cette histoire montre bien l’intérêt de réfléchir en amont des décisions.
    Les derniers comptes rendus des rencontres entre le GIP (organisme public qui met en place le parc) et les associations d’usagers montrent que celles-ci ne sont absolument pas écoutées dès lors que leur propos va à l’encontre du projet présenté.
    (voir à ce propos le n° de février de « Voiles 13 » qui fait le point sur ces rencontres)
    C’est un peu la même histoire que celle que semblent vivre les élus des communes entre Giens et Camarat, qui n’apparaissent pas consultés dans le projet d’extension du Parc de Port Cros.
    En effet, une fois que les décisions sont préparées, il est bien tard pour essayer de les faire changer.
    Les pétitions dont il est question ici le montrent bien. Celle des escaladeurs a reçu plus de 20.000 signatures, sans que cela ne modifie le projet initial d’un chouia.
    La réflexion que je proposais de mener sur l’extension du parc marin des calanques jusqu’au 2 frères avait pour but justement de prendre position avant que la décision ne nous tombe dessus.
    Il n’est question là que de parc marin. L’emprise terrestre du parc des Calanques s’arrête de toute façon avant la Ciotat.
    L’intérêt de cette proposition était de prémunir notre littoral contre les deux principales sources de pollutions marines toujours citées : les rejets des émissaires et les boues rouges. Parce que je pense que seul un Parc pourra résoudre ces questions vieilles de plusieurs décennies, parce que seul un parc a l’autorité réglementaire pour le faire sans se préoccuper des conséquences économiques, qui affolent tant les élus.
    Je pense aussi à une troisième nuisance. Quand on voit des plages aussi fréquentées que les notre, le problème des rejets des bateaux de plaisance doit être posé. Un bateau de plaisance n’a pas de fosse septique. Les rejets de ses toilettes vont soit directement à la mer, c’est-à-dire à quelques mètres parfois des baigneurs, soit dans une caisse à eau noire. Je suis fervent militant des caisses à eau noire et pense effectivement qu’elles devraient être obligatoires pour mouiller devant une plage. Même si, pour l’instant, il n’y a pas d’autre solution pour les vider que d’aller faire un tour un peu plus loin.
    La encore, un Parc peut agir.
    Pourquoi en avoir peur ? Parce que un parc, c’est de l’intégrisme, et que sa réglementation est au final insupportable. C’est une réalité.
    C’est bien loin d’un simple vernis cosmétique. C’est au contraire un modification en profondeur des habitudes et pratiques.
    C’est là que je pense qu’il faut agir. Rendre le règlement vivable pour concilier protection de l’environnement et activité des usagers. Les deux me semblent autant indispensables.
    Et donc le but de cette réflexion, c’est bien d’avoir un projet à proposer avant que l’arrêté d’extension ne soit signé en Conseil des Ministres et n’aboutisse, par exemple, à interdire le mouillage à Port d’Alon.
    Dans les calanques, le principe d’interdire le mouillage à En Vau apparait acquis et je ne crois pas que les pétitions ne changeront quelques choses.
    Encore une fois, c’est en amont, qu’il faut agir.
    J’ai le sentiment que la situation actuelle ne durera pas et que, effectivement, les réglementations vont pleuvoir.
    Alors pourquoi ne pas anticiper pour les rendre efficaces et adaptées ?
    Indépendamment de cela, je pense toujours que le label « parc » est très attractif et participerait efficacement à l’essor Bandolais.
    Jacques
    PS pour répondre à autre chose
    En quoi poser une perche sur la sèche d’Alon serait tellement couteux ?
    Quant à moi, s’il y aurait un balisage que je modifierais dans le coin, ce serait de poser un feu sur la tourelle des Magnons. C’est un coin casse gueule, et il est très difficile de repérer la tourelle la nuit en venant du coté de Sicié.