Lecture commentée de « Bandol en action »

Parfois, il faut publier des choses, non pas pour le plaisir que vous prendrez à les lire, mais pour ce que ces textes nous apprennent sur leurs auteurs.

Frédérique CONNAT-LERAT m’a demandé de reproduire un texte qu’elle a publié sur son blog Bandol en action, en réponse à des commentaires qui lui ont déplu sous un de mes articles.
Le « Cantonalogate
bandolais » n’a pas fini de nous éclairer.

Elle aurait pu le poster elle-même en commentaire, mais puisqu’elle me demande de le faire, j’en profite pour directement marquer mes observations en rouge insérées dans son billet (disponible ici en PDF pour ceux qui voudraient le lire expurgé de mes remarques), vu que point par point, son texte me paraît défendre des positions inacceptables. Ca vous fera 2 lectures en une et vous épargnera quelques aller-retours, d’autant plus que Christian VIALA a jugé utile de le republier également (sans le moindre recul) en croyant qu’il faisait oeuvre d’information.

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par Frédérique CONNAT-LERAT (commenté par Frédéric METEY aka « Bandolais.fr »)

les points sur les i ! et les barres sur les T !

Puisque Monsieur Metey a eu la bonne idée d’agiter un « chiffon rouge » autour de ma personne, j’espère qu’il aura la courtoisie de publier ma « mise au point ».

FM : Madame, puisque chez moi les commentaires sont libres (contrairement à chez vous où ils sont modérés a priori), et qu’il semble que pour l’essentiel ce soit les commentaires qui vous aient gênés, je ne vois pas ce qui vous empêchait de publier votre propre réponse/commentaire. Mais compte-tenu du caractère édifiant de votre billet, et parce qu’il me parait anormal de laisser de tels propos sans réponses, j’aime autant le faire ici en accédant à votre demande, plutôt que sur votre blog « politique » .

En premier lieu sur le fait. Que ça plaise ou non, un Président de bureau ne peut pas s’absenter en même temps que son Vice Président, pas plus que sa Vice Présidente. Cela ne tient pas à la personnalité de la Vice Présidente, mais aux textes du code électoral.
Voilà pour le fait.
En ce qui concerne la réponse formulée par le locataire de l’hôtel de ville, il démontre une nouvelle fois qu’il ment pour un oui et pour un non, y compris quand il est pris en flagrant délit. C’est pitoyable quand il s’agit de l’homme et inquiétant quand il s’agit du premier magistrat.

FM : Nous sommes d’accord, j’ai même pris la peine de faire un article qui n’a pas dû beaucoup plaire en mairie, sur ce sujet, et qui concluait à peu près comme vous le faîtes (notez mon accent mis sur le mensonge de la part d’un titulaire de la qualité d’Officier de Police Judiciaire).

En ce qui concerne les commentaires, je constate que la toile a remplacé le banc du port où nos ancêtres aimaient envoyer des brousses sur les uns et les autres en les voyant passer. On dit ça, on dit rien..Pierre s’émeut au passage d’une Grosse voiture allemande, à sa place j’aurais mis 3 o pour que l’Allemande paraisse plus grooosse. Jusque là … rien de bien méchant.

FM : L’avantage sur la Toile, c’est que le caractère public, fait que ceux qui essuient les « lancer de brousses » peuvent choisir d’y répondre, en demander réparation s’ils sont dans leur bon droit, opposer des arguments. A moi ça me paraît pas trop mal, et pas pire que les rumeurs qui partent des bancs de notre port, et même pourquoi pas des bateaux de notre port, des terrasses de notre port, etc.. Votre mari et vous-même avez eu l’occasion de répondre à Pierre, et ça me paraît une amélioration par rapport à un ragot circulant de zinc en zinc et de verre en verre.

Quand on a pris la décision de s’investir dans la vie locale, il faut derechef accepter ces petites mesquineries. Là où le sujet me semble plus sérieux c’est quand on me fait un procès d’intention.

FM : en aucun cas : le conflit d’intérêts n’est pas une intention mais une situation anormale qui induit automatiquement une suspicion quelle que soit la moralité a priori des personnes concernées. Le droit européen et national s’agite de plus en plus pour lutter contre la possibilité de ces situations.

Serge Gervais écrit « Je ne serais pas bien dans ma peau Président d’une association qui reçoit des subventions de la Mairie alors que mon épouse est conseillère municipale et vote ces subventions. »
Je m’explique, mon mari est bien membre (FM : membre ou Président?) d’une association patriotique qui perçoit des subventions de la ville, du département de la région, et de l’Etat. Je rassure l’internaute assidu, il ne s’agit pas de l’association de ceux qui aiment aller en voyage en Autriche (FM : ??? ça vise quelqu’un?), non il s’agit d’une association reconnue d’utilité publique. Depuis plus d’un siècle des bénévoles s’activent au devoir de mémoire. La subvention est demandée chaque année au nom de l’association à Monsieur le Maire de la Ville. En commission, ce sont les administratifs et l’adjointe aux associations qui ont instruit les dossiers présentés.

FM : J’ai déjà expliqué moultes fois la différence entre conflits d’intérêts et comportement malhonnête, et même mis en avant la charte proposée par une association qui préconise certaines recommandations pour éviter le conflit d’intérêt des élus territoriaux. Je vous recommande en particulier la lecture du point 3 de la charte en question, qui vous aurait épargné ces remarques de Serge et Jacques si elle avait été en vigueur… Votre cas semble en être l’illustration pédagogique.

Pour qu’il y ait conflit d’intérêt il eut fallu que je défende le dossier que je propose au Maire une somme plus importante que celle demandée par l’association. Ce n’est pas le cas et pour votre information au moment où cette subvention a été demandée à la Mairie j’avais déjà fait savoir au locataire de l’hôtel de ville que je me plaçais dans l’opposition municipale. Il y a donc eu peu de chance pour qu’on me fasse un cadeau même en passant par le « citoyen Lerat ».
J’espère qu’au moins pour cette partie, les choses sont claires.

(FM : cette réponse m’a été fournie par Jacques qui vous donnait déjà en commentaires tous les éléments pour comprendre votre erreur):

J.K. : Prise illégale d’intérêts : en finir avec les approximations.
« Pour qu’il y ait conflit d’intérêt, il eut fallu que je défende le dossier que je propose au maire une somme plus importante que celle demandée par l’association ».
Madame Connat Lerat, si vous souhaitez être maire, je vous suggère vivement de réviser vos classiques.
J’avais donné le lien d’un article de la cour de Cassation, rédigé par un conseiller référendaire. Il dit quoi ?
Ben le contraire.

« la participation d’un conseiller d’une collectivité territoriale à un organe délibérant de celle-ci, lorsque la délibération porte sur une affaire dans laquelle il a un intérêt, vaut surveillance ou administration de l’opération au sens de l’article 432-12 du Code (pénal)« 

Ca veut dire quoi ?
Que le délit est constitué par le seul fait de délibérer.
Il n’est pas question de proposer une somme plus importante que celle demandée comme le soutient Madame Connat Lerat, mais simplement de voter la subvention proposée.
C’est pour cela, que l’on soit dans l’opposition, dans la majorité ou entre les deux, qu’il faut se retirer au moment où il est délibéré d’un sujet dans lequel on a un intérêt patrimonial, moral ou familial. Ce qui me semble d’ailleurs la moindre des choses.
Jacques

Il reste le cas de Monsieur Mettey (FM : Metey avec un seul T suffira, malgré votre envie de me mettre les barres sur les T) qui écrit : « je me suis fait confiance à moi-même pour être le premier à traiter la question ». C’est souvent le cas, quand on court après l’audience et le scoop.

FM : Parlez à votre mari madame! Lorsqu’il m’a sollicité comme témoin, je lui ai fait remarqué qu’il m’obligeait ce faisant à un article que je n’avais aucune envie d’écrire – j’avais d’autres projets pour la nuit de dimanche à lundi comme faire une nuit de sommeil normale). Il avait l’air parfaitement conscient de ce qu’il faisait, et conscient de déclencher bien plus qu’une « main courante » en me mettant dans le circuit, d’autant que je lui ai précisé que j’écrirais ce que je pensais des deux côtés – sur ce coup-là, je trouve l’argument « culotté » en plus d’être totalement éculé – et je vous rappelle que je ne vis pas de mon blog, dont l’audience ma foi m’importe plus qualitativement que quantitativement – reprochez la course à l’audience au blog qu’il vous plaira, mais pas au mien : j’ai assez de métier pour connaître les recettes d’audience qu’il faudrait appliquer et que je ne suis pas, pour un tas de raisons qui ne sont pas notre sujet du jour).

Toutes les occasions sont bonnes pour se poster en « donneur de leçon ». Je vis très mal ce procès d’intention. Ne vous déplaise Monsieur Mettey (FM : Metey, Madame, Metey, un seul T, même si l’accent sur le premier E a été perdu par l’état-civil il y a plus d’un siècle, la pronociation ne m’oblige pas à changer pour autant l’orthographe de mon nom), je ne fais pas de politique pour gagner de l’argent, ni pour le voler.

FM : Ne vous en défendez pas, on ose l’espérer comme une évidence.

Ne vous déplaise (FM : mais j’en suis ravi, ravi pour vous, sincèrement), j’ai une vie confortable, stable et équilibrée.

FM : J’ai des échos plutôt bons de l’établissement que vous dirigez, et considérant ce que je vois de « Bandol en Action », j’avoue rêver que vous ne vous consacriez qu’à la médecine.

Moi, je ne donne pas de leçons à longueur de pages sur le respect des règles, sur l’anti-corruption, sur l’éthique et la morale.

FM : Ben… comment vous dire…?  … C’est un peu le concept du blog citoyen… Encore un truc sur lequel il y aurait malentendu?
Un canal idéal qu’un blog pour dire à nos élus et candidats tout ce qui nous paraît anormal ou choquant vu d’en bas, au jour le jour, et pas tous les 6 ans.

Je ne pense pas que vous soyez aussi bien placé que cela pour le faire. Si vous voyez ce que je veux dire ?

FM : Non justement je ne vois pas. Et vous allez finir par me fâcher.
A moins que « vivre dans le pêché » avec une immigrée (ressortissante européenne quand même) vous paraisse une atteinte à la morale, mais il se trouve que je suis agnostique (ma morale ne réprouve pas ma situation de couple). Autre chose à me reprocher? Parce que votre sous-entendu sans aucun élément explicatif ressemble pour l’instant juste à une saloperie en passant (« je dis ça je dis rien » – vous disiez quoi Madame sur les « brousses » ? ).

Donner des leçons aux autres, ça va un moment. Mais vous ne me compterez pas parmi ceux qui hurlent aux « Tous pourris » et vous dénie le droit de laisser croire que je suis potentiellement malhonnête.

FM : Je note juste votre souci de l’éthique insuffisant à mon goût (voir plus haut le point sur le conflit d’intérêt que vous persistez à ne pas comprendre) et que c’est simplement choquant pour une élue qui prétendra peut-être en plus un jour être maire.
Si mes commentateurs vous posent des problèmes de débat, adressez-vous à eux, ou laissez tomber la politique.
Je réprouve également les pratiques politiciennes que j’ai déjà pointé régulièrement du côté de Bandol en Action et de ses dirigeants (je vous refais une liste?) , car en tant qu’électeur, elles m’écoeurent et m’éloignent de la politique que je considère comme noble.

À l’avenir je vous conseille d’être vigilant sur vos insinuations.

FM : Vous rigolez ? Vos allusions sur mon éthique et ma moralité sont quoi selon vous?

Duralex sed lex. La loi est dure mais c’est la loi.

FM : Votre mari m’a informé que vous faisiez des copies d’écrans de mon blog. Je sais en faire aussi du vôtre. Merci.

Chacun d’entre-nous doit s’attacher à la respecter.

FM : OUI !!!

Chacun d’entre nous doit accepter les règles qui sont écrites même si certaines semblent absurdes.

FM : Le respect des règles ne doit pas non plus empêcher l’intelligence une fois en situation. Sauf quand on s’accroche aux règles, non pas pour l’utilité des règles, mais pour l’exploitation de leur utilisation, évidemment, mais là c’est une question d’appréciation personnelle, et raison reviendra toujours à la loi.

Après tout, pourquoi un Président et sa Vice Présidente ne pourraient-ils pas s’absenter en même temps, comment dire ? Pour évacuer la pression ? Malheureusement, pour l’instant c’est interdit, un des deux doit être présent … et nous ne sommes pas chez les Bonobos.

FM : Vos propos sont simplement scandaleux, indignes d’une élue. Quand on sait qui vous visez, et quel est le trait de comportement qui a rendu célèbre l’espèce des Bonobos, vous placez la politique à un niveau ordurier. Ne me donnez de leçons, ni de morale, ni de rien d’autre, et ne vous étonnez pas si je traite sans ménagement les méthodes de votre équipe qui cumule les procédés « lignes jaunes ».
Et quand des lecteurs prétendent faire une exégèse de votre propos en parlant du pour et du contre de la sociabilité de ces chimpanzés, vous comprendrez l’admiration pour votre trait d’humour qui n’assume même pas son outrance. Souvenez-vous que l’exemple vient d’en haut, que vos militants vous imiteront, et rehaussez le niveau, vite! Faîtes les blagues que vous voulez en privé, mais en public, apprenez un minimum de hauteur si vous prétendez à nos suffrages.
Mon blog n’a jamais donné dans le « People », mais je constate que votre blog n’hésite pas à toucher à la vie privée, de la pire des façons.

Pour le mensonge, quand un sale môme se fait attraper en faute, la réprimande doit être double si … il ment et prend cette posture pour seule défense. Il en est de même pour un adulte. En conséquence je ne vois pas pourquoi il en serait autrement pour le premier magistrat de la ville. Son mensonge est à l’image de ce que j’ai vu depuis 3 ans en conseil Municipal. Je le répète c’est pitoyable pour l’homme et inquiétant pour la charge de la fonction.

FM : Nous sommes toujours d’accord sur ce point (et vous ne m’en voudrez pas d’avoir été direct considérant la façon dont vous parlez du premier magistrat vous-même), même si je commence à penser que le maire doit vivre un état de guérilla psychologique permanente, placé sous pression des citoyens (plus actifs que jamais par le passé – comme je l’illustre moi-même), mais aussi et surtout d’une opposition qui recule devant bien peu de procédés pour le faire craquer et non le combattre. La rapidité avec laquelle votre mari a réalisé l’absence du Maire, trouvé le numéro de la Préfecture, obtenu le bon interlocuteur, et connu la bonne information me laisse sans voix (on parle de quelques dizaines de secondes à peine, moins d’une minute*).

J’espère que les points sur les i sont assez précis, si ce n’est pas le cas n’hésitez pas à me le faire savoir je me ferais un plaisir de répondre.

FM : justement non, pas précis du tout. Si vous ne pouviez pas avoir l’amabilité de préciser vos allusions à mon éthique, ma morale ou ma corruption, je trouverai décent que vous les retiriez, et pousserai l’utopie jusqu’à espérer des excuses (on va oublier une possibilité de condamnation, puisque c’est suffisamment bien tourné pour ne probablement pas tomber sous le coup de la loi). Je ne doute pas que vous trouverez le chemin des commentaires pour ces précisions, et vous en remercie par avance.

Bien à vous
itou

Frédérique Connat-Lerat
Présidente de Bandol en action
Conseillère Municipale d’opposition

et F.M. – www.bandolais.fr

* quand un « flag » se passe aussi magistralement (moins d’une minute, pensez donc!) entre le constat du problème et l’obtention des instructions préfectorales, je repense forcément (et histoire de détendre l’atmosphère) à l’interrogatoire par Bébel des gérants du Printania dans Flic ou Voyou. Je sais, mes références ne volent pas toujours au niveau espéré, mais c’est du Audiard quand même (autant dire « culte »), et dont je joins l’extrait pour mon ami Thierry qui suit ce blog au loin par amitié pour moi : j’ai gardé pour lui jusqu’à la présentation cultissime des policiers Rey et Massart par Charles Gérard.





15 Commentaires

  • […] jour publié par la Mairie dans la suite de l’article, permettez-moi de faire une suggestion à la lumière des récents événements (ou moins récents) européens comme […]

  • […] 23), mais pas sûr qu’elle appréciera (elle a quasiment abandonné le web qui lui faisait quelques soucis, mais pas sûr qu’elle préfère longtemps le papier). Ces articles pourraient vous […]

  • […] avec le soutien de Marcel BOGI était de fait liée à ce coup d’éclat. C’est ensuite avec Mme CONNAT-LERAT que j’eus alors un échange que les habitués n’auront pas non pl…. Depuis, les aléas de la vie étant ce qu’ils sont, et sans que j’ai la moindre […]

  • […] jamais subi la moindre intimidation de la part d’autres forces politiques bandolaises – les allusions de Mme Connat sur ma moralité ont eu lieu à l’époque où elle était associée avec Marcel Bogi dans Bandol en @ction). […]

  • […] de fermer… de me taire. Beaucoup de mes lecteurs se souviendront en effet qu’elle avait elle-même éprouvé les pires difficultés à assimiler la notion de conflit d’int…, pour qu’elle admette qu’elle s’était trouvée dans une situation critiquable de […]

  • […] une explication appuyée avec la conseillère municipale Frédérique CONNAT, sur ce blog, nous avions vu au conseil suivant 3 ou 4 élus se retirer (et c’est je pense historique à […]

  • […] Connat : nos relations sont connues de mes lecteurs. Le différend n’a jamais été soldé. Nous avons depuis dîné en bavardant à la même table […]

  • Fred
    bien répondu et continue comme ca ton blog

  • lebeausset-info

    Frédéric, sans entrer dans le fond, recevez tout notre soutien dans cette affaire.

    Il est toujours étrange de constater l’attractivité qu’exerce un blog citoyen: courtisé lorsqu’il s’agit de faire sa promotion et honni quand une analyse ou un commentaire exprimé déplait. Ce qui m’étonne tout de même dans ce cas c’est l’incroyable amateurisme de cette élue dans sa stratégie de réponse. Sans juger du fond une nouvelle fois, mais uniquement sur la forme, je ne suis pas sûr qu’elle en sorte grandie. Un silence vaut parfois mille mots….

  • Très bien répondu Fred
    Par’ la même occasion, Madame Veuillez demander à votre Mari le « Citoyen Lerat » de bien vouloir également préciser que c’est lui qui m’a téléphoné, que je n’ai rien demandé et qu’il donne en public sur le blog les bonnes raisons ainsi que ses sources d’information.
    Les sous entendus ne me conviennent pas et ses propos ressemblent à de la calomnie!!!

  • Les blogs citoyens sont un outil puissant de diffusion que nous permet Internet. Avoir son propre blog pour pouvoir s’exprimer est une chance, tant au niveau personnel pourquoi pas, que politique ou idéologique.

    Par contre, utiliser ce mode d’expression pour se répandre en insinuations salaces, est indigne. Et demander que les propos tenus soient relayés sur d’autres blogs, s’assurant ainsi une audience élargie, me parait confondant de perfidie … ou de maladresse.

  • BAANNDOL, ton univers impitoyaaaable, pom pom pom pom
    BAANNDOL, malheur à celui qui n’a pas compris…
    Duralex sed lex !!! mais LUX MEA LEX, la lumière est ma loi
    deux phrases deux philosophies, intransigeant code pénal mais discernement de l’homme qui applique le code.
    Mon sujet de philo au bac c’était gouverner c’est trahir, j’aurais eu une meilleure note avec gouverner c’est mentir !
    mais si c’est FRED qui est la source de tout ca je le veux a poils attaché à un palmier a minuit sur le port

    bises

    ———————–
    NDLR: Thierry, y’en a plein qui vont pas comprendre. Tout le monde ne connaît pas Flic ou Voyou par coeur. Et si je mets un extrait du film de 90mn, ça s’appelle plus un extrait mais un piratage…
    Mais merci pour l’éclat de rire et à très vite. 😉

    NDLR2: je ne savais pas que Lux Mea Lex était la devise de l’Université de Dakar: honte à moi…

  • Janine Sauter-Gilli

    Une petite précision: la loi veut que le président d’une association ne prenne pas part au vote qui attribuera une subvention à ladite association. Elle ne parle pas du conjoint, du frère, de la soeur ou du cousin au 3ème degré…
    Autre point:on ne vote pas une subvention au président: l’argent n’est pas pour lui, qui est un bénévole.
    Rien, pas un centime. Lui, il donne de son temps, gratis pro deo, il se déplace à ses frais, sans compter tous les soucis inhérents à ses responsablilités. (Savez-vous qu’un président bénévole est responsable sur ses biens propres de la santé financière de l’association dont il s’occupe?)
    Parler en l’occurence de conflit d’intérêt me semble légèrement abusif. En plus, vu l’énormité de la somme en jeu (700 euros), il n’y a pas de quoi fouetter un chat, les subventions attribuées à Bandol allant de 150 euros à 100 000 euros…
    Pour le reste…

  • Janine,

    Je dois apporter quelques précisions.

    La responsabilité des dirigeants d’associations, bénévoles ou pas, ne peut être recherchée qu’en cas de faute de gestion.

    Le sujet est bien traité là : http://www.associations.gouv.fr/707-la-responsabilite-des-dirigeants.html

    La jurisprudence de la cour de Cassation sanctionne comme prise illégale d’intérêts, nous l’avons vu, le fait de délibérer sur une décision pour laquelle on a un intérêt moral, patrimonial ou familial.

    Et c’est bien la qualité des dirigeants de l’association qui défini la prise illégale d’intérêt familial. Le problème n’est pas d’être le mari de l’association, mais le mari du président de l’association.

    Le fait qu’il bénéficie personnellement de la subvention est, s’il est illégitime, un autre problème, celui de l’abus de bien social.

    Cela dit, effectivement, je partage votre avis, il n’y a pas la de quoi fouetter un cheval. On parle, dans le cas cité, de rien.

    Jacques

  • Oh mais on progresse à pas de géants ces jours-ci!!!

    Serge reconnaît que la charte éthique proposée aux élus des collectivités territoriales n’est pas sans intérêt…

    Et on dirait qu’on glisse doucement de « Dura Lex Sed Lex » vers « Lux Mea Lex » (je suis fier de mon ami Thierry):

    – personne ne songe à faire un procès à Mme CONNAT-LERAT pour avoir voté une subvention dans un cadre qui correspond à ce qu’énonce le principe de « conflit d’intérêt », pour un enjeu mineur (mais si elle pouvait juste s’abstenir lors de la prochaine délib similaire…),

    – pas plus que personne (ou presque) ne songea à faire autre chose que téléphoner au Maire pour lui rappeler que la procédure imposait à lui ou à son(sa) vice-président(e) de revenir superviser le bureau dans le cadre de la procédure imposée par le code électoral, car il avait commis ce qui s’appelle une « bourde ».

    En revanche, et je promets de faire un papier là-dessus, à force de ne plus se poser la question éthique du conflit d’intérêts (en particulier pour les élus pour qui ce devrait être une obsession) sous prétexte d’enjeux mineurs, on les voit fleurir, partout, tout le temps, jusqu’à permettre le soupçon de clientélisme.

    Liberté aux politiques d’entendre l’avertissement ou pas: mais le rejet de leur « corporation » (pardon mais je n’ai pas trouvé mieux comme terme) tient en bonne part selon moi à la relégation de l’éthique à un plan très secondaire d’une façon générale : si vous avez vu les infos aujourd’hui, vous savez que selon le test d’un magazine anglais, nos députés européens ne sont pas tous pourris, mais un sur 15 a perdu tous repères moraux, sans que cela altère la protection juridique que leur confère leur statut de député européen. C’est inacceptable pour le citoyen, et il faut utiliser tous les outils que le système propose pour réduire le pouvoir de nuisance ou d’influence de ceux qui dérapent. L’obsession de l’éthique, quand on est au pouvoir, est le meilleur levier de restauration de la confiance entre élus et électeurs. On y reviendra.