Le tri sélectif à Bandol et les locataires saisonniers

tri sélectifQuelques contacts avec des gens chargés d’accueillir les locataires en saison à Bandol, et de reprendre les clefs le jour de leur départ, me permettent de penser que le tri sélectif à Bandol est mal connu et pratiqué par nos visiteurs temporaires. Eux-mêmes s’en émeuvent, et regrettent parfois lors de la dernière poignée de main, de n’avoir pu appliquer le tri sélectif comme ils le souhaitaient.

Il a fallu creuser un peu pour comprendre, mais l’explication peut se trouver dès les frontières de Bandol passées.

Des communes voisines utilisent trois bacs ou plus pour le tri des déchets: ordures ménagères, plastiques, cartons notamment.
A Bandol, les ordures ménagères dans le bleu, mais dans le jaune, plastiques et cartons mélangés surprennent les habitudes de touristes qui peuvent chez eux avoir pris un autre pli, et qui cherchent désespérément pendant une semaine comment différencier certains types d’emballages au niveau de la mise à la poubelle. container tri sélectif carton plastiqueFaut dire aussi que la fente qui permet de jeter les plastiques dans le bac jaune impose de déstructurer totalement les emballages cartons pour pouvoir les y jeter: pas intuitif pour quelqu’un habitué à un bac supplémentaire et spécialement conçu.

Eh oui, chaque ville peut avoir ses pratiques. A nous (nous Bandol), municipalité mais surtout propriétaires loueurs en saison, de penser à intégrer cette information dans les consignes communiquées aux arrivants qui veulent bien faire, mais ne savent pas toujours comment s’y prendre. Même sur le site de la commune, on retrouve de l’info générale, mais pas l’un des fascicules distribués dans le passé par nos boîtes à lettres, et qui listait notamment les produits exclus du recyclage de façon pas toujours évidente pour l’usager: cartons de pizzas, polystyrène, etc.

Etre citoyen, c’est un effort permanent. Mais c’est sain.

F.M. – Bandolais.fr





2 Commentaires

  • Pourquoi ne pas coller un adhésif sur les bacs jaunes qui mentionnent les exceptions qu’on aurait tendance à mettre spontanément au recyclage : films alimentaires, boites pizzas, etc.

    En plus si la technique évolue et qu’on peut recycler de choses auparavant interdites, il suffit de changer l’autocollant sur le container pour mettre une information à jour à disposition de la bonne volonté de nos concitoyens, résidents ou visiteurs.

  • Bonjour Frédéric,

    Concernant le tri sélectif, je crois que Eco-Emballage et l’ADEME (agence de l’environnement) travaillent sur des critères nationaux qui pourront aussi bien s’appliquer à Roubaix, Nantes, Lyon, Dax, Bandol, etc. Mais compte tenu de la lenteur de notre bonne vieille administration, ces critères ne sont pas prêts d’être définis et je crains, cher Frédéric, que votre post soit encore d’actualité l’année prochaine !

    J’ai une question : en tant que résident occasionnel de la ville de Bandol (plusieurs semaines par an) je me demande comment une municipalité peut inciter les citoyens au tri sélectif quand elle-même ne donne pas l’exemple en laissant des îlots de saleté, de véritables dépotoirs non loin du centre ville ? Allez donc faire un tour rue de Lyon située à 2 pas de la baie de Renecros. Vous constaterez l’état d’abandon de l’abri à conteneurs (je tiens à votre disposition des photos prises cet été). J’ai signalé cette situation aux services de la ville, à plusieurs reprises j’ai vu des camions de la société Bronzo passer devant cet abri, sans que rien ne soit fait. Pourtant le site internet de la municipalité vante les actions de nettoiement de la ville à savoir que les conteneurs sont lavés une fois par mois et leurs abris une fois par semaine… Difficile à croire !

    Bandol est une ville magnifique. Il ne tiens qu’à son équipe municipale, monsieur le maire en tête, de la garder propre, gage d’une reconnaissance hors de ses frontières et du bien-être de ses habitants même temporaires.

    Bien amicalement,

    Marc