Le petit meunier, plage du Lido. Hum!

De temps en temps je vous fais part des endroits où j’ai aimé sortir, prendre un verre ou casser la graine voire plus. Cette fois, aucun doute, ce que j’ai mangé était bon, le service avenant, l’endroit sympa, et pourtant, la satisfaction n’était pas au rendez-vous.
Tous ceux qui rentrent tard en voiture via Sanary connaissent cette boulangerie au fond de la baie de Bandol (mais sur le territoire de Sanary): l’un des rares endroits où ils pourront acheter leur pain après 20H (ce n’est pas ma baguette préférée, mais le côté pratique est bien réel d’autant qu’il n’y a aucun problème pour se garer devant).
On y a fait une pause casse-croûte avec 2 compères ces jours-ci, sachant que…/…


…/… le snack intégré sert aussi du salé, et est un bar agréable avec une terrasse donnant sur la baie (sur la route aussi, mais ça reste un chouette point de vue pour siroter un soda). Et puis la « clim » sera bien agréable au sortir de la plage en été, avec un local refait à neuf dernièrement, et refait dans les tendances design de l’époque.
La carte présente des assiettes et des plats « bistronomiques », à respectivement 12,90 et 21 euros (comptez 2 ou 3 euros de plus pour une formule intégrant deux boules de glaces en dessert). On prend la précaution de savoir si les assiettes en question nourrissent leur homme, et la serveuse reste suffisamment évasive pour que nous rêvions encore de « bruncher »
Hélas, quand les millefeuilles de crevettes avec salade arrivent, on comprend qu’on nous sert une simple entrée: joliment présentée, agréable à manger, mais qui ne calera personne en dehors de Kate MOSS dans sa période la plus anorexique. On l’aurait payé 7 euros sans ciller, 8 euros dans ce local tout neuf ou on fait un effort en cuisine sur l’allure de ce qui est servi, allez, 9 euros en valorisant exagérément l’endroit qui est effectivement bien placé, mais à treize euros, on s’est cru sur la plage de Pampelonne
L’addition convertie en ancienne monnaie, laisser 300,00FF pour 2 entrées, une part de quiche, un bol de mâche, un soda et 2 cafés plus un litre d’eau, celui qui a réglé a un peu toussé. « Le petit meunier » a indubitablement dû souffrir de la fermeture de la route pour cause d’éboulement un peu plus à l’Est en janvier. Pour autant, le rattrapage est malheureux: le positionnement a changé, sans pour autant convaincre ou trouver une justification claire, malgré des efforts certains. On a laissé une boulangerie qui avait une sympathique terrasse pour avaler une tarte salée ou un sandwich au soleil, et on retrouve un salon de thé amélioré, qui pratique les prix de la tranche haute des restaurants bandolais…
Pas sûr que cette orientation soit un choix adapté à la situation économique actuelle de la ville et du tourisme local, et pour ma part, je pense que les patrons devraient envisager une révision rapide de la carte s’ils ne veulent pas voir les clients modérer leurs apparitions comme moi. Mais la saison arrivant, la tentation des euros des estivants ne prêche sûrement pas pour une baisse des prix. Moi je me demande combien de temps les touristes accepteront de se faire saigner, car les abus tarifaires sont une réalité pas si anecdotique dans notre périmètre géographique. Et bien des bandolais (beaucoup de mes clients me l’ont confié) font déjà leurs courses aux alentours plutôt qu’à Bandol.
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11 Commentaires

  • […] avait déjà eu lieu sur Bandolais.fr (et hors du champ politique) avec mon article sur le Petit Meunier et la vidéo qui avait suivi. Comme à l’époque, ce qui suit ne prive pas Patrick DURVILLE […]

  • Françoise Gerard

    j’ai eu le même genre de surprise sur le Cours Mirabeau où le café en terrasse est passé de 1,80€ à 2,30€ d’un mois sur l’autre. Explication donnée: le chiffre d’affaires est en chute libre, alors le patron a décidé de tout augmenter pour rattraper le manque à gagner…tout ça avec une réduction du personnel qui doit faire le même travail qu’avec l’équipe complète.
    Je pense que la baisse prochaine de la TVA ne va pas non plus profiter au consommateur dans cet établissement.

  • Madame, monsieur,
    j’écris aujourd’hui sur ce blog car j’ai été vivement irritée par cet article.
    Je me présente Florence Revest, patronne du Petit Meunier. Je vais commencer par vous dire que je suis tout à fait disposée à accepter des critiques qu’elles soient positives ou négatives mais ce qui me choque dans votre article c’est l’image que vous donnez de nous au delà des prix des plats « bistronomiques », ainsi je souhaite apporter quelques informations pour que le consommateur puisse avoir toutes les informations avant de penser que nous sommes des personnes cherchant à profiter de nos clients.
    1) Mon compagnon et moi sommes nés ici, ma famille est une des plus ancienne de Bandol, je suis une fille d’agriculteur et j’aime ma région, respecte les personnes qui y vivent ainsi que les touristes auxquels j’aime vanter les richesses de notre territoire: vins, fruits et légumes, beauté de notre végétation et nos villages.
    2) Ainsi, nous n’avons aucune envie de profiter du porte monnaie de nos concitoyens en pratiquant des prix abusifs. A noter, nous n’avons pas augmenter nos prix depuis plus de 1 an et nous ne comptons pas les augmenter cette année. Nous proposons à nos clients des produits auxquels nous apportons tout le savoir faire et les meilleures matières premières et tout est fait Maison.
    3) Les plats bistronomiques n’ont pas augmenté depuis le barrage de la route, dès le départ (en Décembre) nous avons appliqué le même tarif qu’à ce jour. Je comprends que vous ayez pu être désagréablement surpris par le prix mais savez vous tout sur ces plats: nous sommes boulangers pâtissiers de métier et sur un salon à Paris nous découvrons avec bonheur ce concept inédit de plats bistronomiques, Philippe Faur, maitre glacier reconnu, originaire de St Girons a créé ce concept pour vivre de ses glaces tout au long de l’année, ces glaces sont fabriqués avec des matières premières de première qualité qui sont achétées localement, les glaces sont fabriquées avec de lait entier frais approvisionné par l’éleveur partenaire de Philippe Faur et non pas avec de lait en poudre (90% des glaces sur le marché). De plus, il n’y a pas de colorants ni de conservateurs dans nos glaces. Nous avons une exclusivité avec Philippe Faur pour pouvoir proposer les plats bistronmiques et c’est avec sa collaboration que sont fixés les prix au regard des coûts de revient calculés au mieux. A savoir que la baisse de Tva est une aubaine et que nous avons prévu de la répercuter totalement sur le prix de vente aux clients.
    4) En laissant penser que nous avions augmenté les prix car la route a été fermée, vous nous touchez profondément car en effet nous avons passé des moments très durs et nous n’avons reçu l’aide de personne (état, assurance, banque…rechignent et retardent voire refusent les indemnisations) nous avons lutté et avons fait des sacrifices pour ne pas léser nos employés. Malgré cela, nous avons réouvert avec le sourire et le seul désir de pouvoir travailler dans de bonnes conditions et cela sans augmenter les prix.
    5) Nous avons travaillé 10 ans dans les deux boulangeries familliales avant de les racheter il y a 3 ans bientôt, nous avons deux enfants 3ans et demi et 8 mois et nous travaillons 7jours sur 7 toute l’année, nous nous sommes endéttés pour faire les travaux afin de proposer à nos clients un endroit sympa et surtout pour construire une entreprise solide pour durer: vous pouvez toujours manger pizzas et sandwiches et notre salon de thé brasserie propose des produits de qualité aux mêmes prix qu’auparavant.
    Ainsi je suis déçue car déjà qu’il est très difficile d’entreprendre dans notre pays, vous êtes en plus jugés sans que l’on vous connaisse et cela peut avoir de graves conséquences.
    Je voulai aussi revenir sur le fait qu’il est incroyable de voir que des personnes quand elles voient notre magasin réagencé ne puisse croire que ce sont des artsans honnetes qui sont les patrons mais pensent toujours que se sont des investisseurs sans scrupules qui veulent gagner de l’argent à tout prix.
    Toutefois, j’accepte votre avis sur une tarification élévée des plats bistronomiques mais j’aurai préféré vous rencontrer pour que l’on puisse échanger nos points de vue avant de découvrir cet article.
    Au plaisir de vous voir sur notre terasse pour boire un petit café
    Cordialement
    Florence Revest

  • Chère Florence (si vous le permettez, sinon lire « Madame » ou « Mademoiselle » Revest),
    Tout d’abord, merci d’avoir répondu à mon article. C’est bien de l’avoir fait (et d’avoir pu le faire sur un blog qui le permet) comme me l’a fait remarqué un lecteur croisé aujourd’hui et qui a été sensible à vos arguments.
    Second point : il n’y a aucune raison que ce soit réservé aux politiques ; je vous ai mise en cause publiquement dans votre approche commerciale, et je comprends que vous le viviez mal. Ce blog vous offre un droit de réponse, ou droit de suite, indépendamment du commentaire que vous m’avez laissé ci-dessus, suite à mon article. Concrètement je vous suggère de me proposer un article relatif à votre commerce, illustré comme il vous plaira (image de votre carte, de votre établissement, de vos plats « bistronomiques »), et dans lequel vous pourrez présenter à nos lecteurs les autres points (forts) du Petit Meunier, de manière à rétablir l’équilibre qui vous paraît injustement rompu par mon papier. Evidemment, les 2 articles (le mien avec nos commentaires, et le vôtre), seront reliés entre eux. J’ai également pensé exaucer votre souhait de me voir revenir en terrasse pour un café, et si vous le préférez, nous pouvons filmer notre entretien et notre échange d’arguments pour un petit vidéopodcast (mais c’est court, 5mn guère plus pour une diffusion acceptable par les lecteurs). Il faudra juste convenir d’une date sur la deuxième quinzaine de juin, car je suis très peu disponible dans les prochains jours.
    Ceci posé, je ne sais pas si vous avez écrit sous le coup de l’émotion, à chaud, ou avec un peu de recul. Mais je ne partage pas votre lecture et vais tâcher de vous expliquer pourquoi :
    1. vous pensez que je noircis le trait, en effaçant le soin que j’ai pris de souligner plusieurs qualités évidentes que j’ai noté en fréquentant (régulièrement, et en particulier ce jour-là) le Petit Meunier (horaires pratiques et larges, refonte du local soignée, accueil par votre personnel, qualités gustatives du plat en cause et même sa présentation, etc.). Mes lecteurs pourront ne pas suivre mon analyse, et trouver votre prix pas si exagéré compte tenu de ces éléments que je donne. La fin de l’article qui vous a sans doute laissé cette mauvaise impression vous vise moins que l’ensemble de la zone commerçante de Bandol, qui par expérience personnelle et échos divers (mes clients en particulier), paraît chère. J’aurais peut-être dû faire un lien vers un article publié en 2006 sur mon blog personnel et qui recadre mon point de vue, au risque de froisser d’autres susceptibilités commerçantes : http://www.metey.com/fredmetey_fr/2006/09/la_vie_est_moin.html
    Je comprends votre irritation, mais pense qu’elle dépasse ce que les lecteurs vont lire et percevoir. C’est humain, et je réagirais peut-être comme vous dans cette situation.
    2. vous dîtes que je ne sais pas tout ce qu’il faut savoir sur ces plats « bistronomiques » et m’expliquez comment le prix a été fixé, en me reprochant de ne pas vous avoir demandé. En réalité, celui qui a payé a fait la réflexion à la serveuse et n’a obtenu qu’un sourire poli mais gêné en réponse. Votre personnel doit pouvoir répondre sur ce genre d’objections, notamment s’il y a une histoire/explication particulière derrière ces formules et leur prix. Chaque client un peu surpris ne va pas en référer au patron, éventuellement parce qu’après le déjeuner, il a un rendez-vous ou un horaire de bureau qui le contraint. Le « client roi » se contente généralement de ne pas revenir… et d’en faire-part à tout son entourage (ce n’est pas « public » au sens du blog, mais guère mieux pour le commerçant).
    3. la quantité de glace servie en couronnement du millefeuilles ne me paraît pas de nature à impacter le prix du plat. Le concept marketing et son éventuelle redevance au créateur sont un meilleur argument, mais considérant que 3 clients lambda ont tous été fâcheusement surpris, peut-être convient-il de réévaluer la pertinence de ce produit sur votre carte. Je ne fais peut-être pas partie de votre cible de clientèle du fait de mes moyens financiers, mais si d’autres clients réagissent majoritairement comme nous, la question mérite que vous l’examiniez.
    4. A la relecture, je comprends que vous preniez la critique du prix comme une compensation de votre perte de chiffre d’affaires de janvier, et c’est une maladresse rédactionnelle de ma part. En fait, je n’avais pas fréquenté les tables intérieures de votre établissement auparavant. J’ai pensé à une nouvelle carte avec la rénovation de l’établissement. Vos prix n’ont pas bougé : j’en prends note. En revanche une fois assis, on nous a remis cette carte, et deux d’entre nous ont opté pour cette formule plutôt que vos produits plus orienté « snack » (pizzas, tartes ou sandwichs), pensant que c’était la carte des tables « restauration » intérieures. L’option « snack » ne nous a pas vraiment sauté aux yeux, et l’un d’entre nous voulant tester votre climatisation, on n’a pas cherché l’alternative terrasse et moins formelle, moins « assise », « brasserie ».
    5. Je suis parfaitement sensible à votre argument de l’abandon que vous avez vécu en janvier lorsque la route fût coupée. Je serais personnellement favorable au fait que les communes de Sanary et Bandol fassent un geste pour les commerces impactés, et surtout, que les assurances assument. Encore faut-il avoir un contrat « perte de chiffre d’affaires accidentelle » et que ses clauses vous couvrent, mais je n’y crois pas vraiment. Vous êtes victimes dans ce cas d’une des injustices que réserve la vie économique (d’autres la vivent dans l’immobilier, ou dans d’autres cas d’abandon par les assurances, quand leur bateau lâche au mouillage et va s’échouer ou fracasser à la côte, etc.). C’est d’autant plus regrettable que je crois à la situation que vous exposez, et que je crois que vos revenus sont vraiment le fruit de votre travail, intense. Encore désolé d’avoir pris un raccourci de formule, mais je pense que personne n’imagine vraiment que vous faîtes « payer au client » le prix de la malchance qui vous a affecté.
    6. Mais surtout, c’est l’approche de notre différend qui me paraît fondamentalement nous opposer. Nulle part je n’ai écrit que vous étiez des investisseurs sans scrupules. Et vous vous plaignez que je vous juge sans vous connaître.
    Je vous réponds comme aux politiques qui se plaignent plus ou moins de la même façon, que c’est ce que font vos clients tous les jours. Ils entrent, achètent, consomment, repartent sans vous demander votre pedigree, et partagent leur expérience avec leurs semblables. Pour une fois, vous avez accès au « cerveau ouvert » d’un électeur, pardon, d’un client, qui pense à voix haute (et avec une certaine influence, mais on ne va pas l’exagérer non plus – ne serait-ce que parce qu’aucun touriste ne me lit, et même à Bandol, la majorité m’ignore). Seconde chance, vous pouvez répondre (vous l’avez bien rédigé), et je vous ai proposé de doubler cette chance comme expliqué en début d’article, car, je crois que ça commence à se savoir, je suis fair-play, et que ce blog n’est pas là pour flinguer pour le plaisir (l’heure et la longueur de ma réponse devrait vous en convaincre).
    Notez aussi que je persiste à voir ceci comme une chance : la plupart des entreprises qui font du marketing (ma formation de base) payent, parfois très cher, pour accéder à ce retour d’expérience de la part des clients Elles le font d’autant plus qu’aujourd’hui, sollicité de toutes parts, le client répond difficilement à des demandes de ce genre. Pour faire remplir un formulaire de satisfaction, n’importe quelle enseigne est aujourd’hui obligée d’organiser un jeu-concours. Très peu de clients vont répondre d’un point de vue marketing s’ils n’ont rien à y gagner. Alors mon article est probablement sévère, pas plus que ce que j’aurais dit à mes amis bandolais en privé. Certes c’est public, mais ça ne pèsera pas bien lourd face à la vue dont jouit votre terrasse, et qui devrait continuer à vous garantir une affluence normale. Si conséquence il y a, vous acceptez et je maintiens ma critique sur le prix « bistronomique ». A minima, formez votre personnel sur l’attitude par rapport à ce point délicat. Quel discours tenir, au client qui demande en amont si c’est une assiette « brunch », et au client qui n’est pas satisfait en aval…
    Dernière réponse sur ce point du jugement. Vous réagissez sur un point qui vous frappe pour la première fois je suppose. N’avez-vous jamais laissé un commentaire sur Internet, sur un forum, concernant une marque, un produit, une bonne ou une mauvaise expérience commerciale ? Si ce n’est fait vous y viendrez. Et vous n’avertirez pas forcément le service clients de l’enseigne concernée.
    Je suis un prosélyte permanent de ces technologies car le monde change. Il y a peu ce genre de problème touchant à la « e-réputation » ne touchait que les grandes marques. Aujourd’hui le web est local, personnel. Tout commerçant, tout individu peut être affecté par des critiques le concernant. Je forme des gens toutes l’année à ces questions, car les décennies qui viennent vont voir se généraliser les soucis de cette nature, mais qu’il faut encore une fois relativiser. Free Orange et SFR sont bombardés de récriminations de clients, même de procès : aucun n’a encore vraiment souffert de ces conséquences (« Noos » aurait pu disparaître, mais le service a vraiment été catastrophique à une époque, que sa renaissance en « Numéricable » est en train de faire oublier peu à peu). Un commerçant sérieux n’a pas plus à craindre du web. L’implication que vous avez démontré sur tous les aspects dont nous avons parlé relègue sur un second plan une critique quand même très ciblée sur une partie de votre carte. Vous travaillez dur et avec du savoir-faire, et votre ouverture aux critiques vous permettra soit de corriger et transformer en simple péripétie cet incident bloguesque, soit de trouver une clientèle pour votre positionnement, mais dans laquelle je ne peux pas me permettre de m’inclure régulièrement, sur cette partie de votre offre (je prendrai encore des cafés et sodas à votre terrasse, et fréquenterai la boulangerie plus ou moins comme par le passé).
    Je reste à votre disposition pour tous les points que nous avons évoqué (notez que mon téléphone et mon email sont disponibles sur ce blog à toutes fins utiles). Cordialement.

  • @ Fred,
    Dans ton 5ème paragraphe tu suggères que les villes de Bandol et Sanary participent financièrement à la réparation du préjudice conséquent à la fermeture de le route.
    Je ne suis pas d’accord pour deux raisons.
    La route est départementale, Bandol et Sanary n’ont aucune part de responsabilité dans sa fermeture.
    Quant au département, nous attendrons que le contentieux qui l’oppose au propriétaire du terrain qui s’effondre soit réglé pour déterminer une éventuelle responsabilité.
    Ensuite, l’argent du contribuable bandolais ou sanaryen ne doit pas servir à aider des commerçants fussent ils lésés par des catastrophes « naturelles ».
    De toute façon je ne pense pas que ces commerçants attendent la charité.
    Ce qu’ils attendent est que leur commerce soit rentable et l’aide que je pourrai leur apporter, en tant que bandolais, sera de fréquenter leur établissement.
    Etablissement dont l’un des mérites (parmi d’autres) est d’avoir une plage horaire d’ouverture très large qui me satisfait.

  • @ Christian:
    j’ai parlé de geste… Pas de se substituer aux assurances, qui avec la malchance, resteront la clef de ce genre de traversée du désert. Juste s’assurer que notre tissu économique ne va pas être détruit par un événement de ce genre. Parce que l’attente du règlement du contentieux avec le département laisse la possibilité que certains commerces ne résistent pas: c’est la vie comme je l’écrivais, mais parfois il est possible avec un soutien dont la forme peut être variée, d’éviter des micro-catastrophes (journée de solidarité des commerçants, rallye des boulangeries, etc.). On devait se sentir très seuls au Lido en janvier.

  • Florence Revest

    Frédéric (si je peux me permettre) votre réponse est tout à fait satisfaisante pour moi. Vous avez entierement raison sur le fait que mes vendeuses ne sont pas toujours assez explicites quant à la description des plats bistro mais aussi nous ne sommes pas assez clairs concernant la possibilité de consommer à une même table plat bistro et sandwich par exemple, c’est pour cette raison que nous n’avons pas inscrit « restaurant » sur notre enseigne mais « cantine ». Nous souhaitions que chacun puisse trouver dans notre offre de snaking et de repas une formule qui l’interesse. Nous ne voulions plus faire de restauration (auparavant nous avions un coin créperie) mais notre rencontre avec Philippe Faur nous a donné envie de partager ses créations avec nos clients. Cependant nous n’expliquons pas cela clairement aux clients et chacun repart de chez nous avec ses propres suppositions…c’est un fait, j’en suis consciente et il va falloir y remédier.
    Concernant ma réaction, je suis une personne qui n’aime pas l’injustice et j’ai trouvé votre article injuste (hormis la critique sur le prix) et d’autres personnes aussi (prix augmentés car route barrée et intenton de récupérer un maximum d’euros aux estivants). J’ai donc interprété vos dires d’une certaine façon, je crois que c’est là la richesse des hommes, la différence d’appréciation et de points de vues même si cela nous mène parfois à de longs débats…
    Concernant la réaction de Christian Delaud, je partage entièrement sa vision des choses. Ce n’est en aucun au contribuable de nous verser une quelconque indemnité. L’assurance (nous avons bien une garantie pour cet incident) met du temps à nous indemniser, nous avons eu la possibilité de reporter nos échéances de crédits mais il fallait ajouter 6000€ de frais… et nous attendons la réponse à notre recours concernant une aide à la prise en charge du chômage technique…dur, dur… mais bon, comme vous dites Frédéric, c’est la vie.
    Au sujet des critiques positives ou négatives sur le web, je sais qu’aujourd’hui elles sont incontournables (je les consulte aussi avant de me décider pour un achat) et je crois que le Web est réellement un outil indispensable (nous avons le projet de créer rapidement un site pour proposer notre carte, nos nouveautés, mettre en vant les fêtes…). Simplement c’est mon interprétation de certaines de vos remarques qui m’ont géné pas le fait que l’on parle de mes produits sur un blog.
    Il est vrai que nous sommes tous les jours jugés, sans pouvoir comme je l’ai fait sur votre blog apporter une réponse.
    Enfin je suis tout à fait d’accord pour que l’on se rencontre pour échanger nos points de vues, rédiger un article présentant nos produits serait intéressant, de plus c’est avec plaisir que j’écouterai vos conseils car je crois qu’il est important de se remettre en question et que nous pouvons apprendre beaucoup les uns des autres.
    Cordialement
    Florence

  • Bon je crois que la messe est dite puisque le commentaire de FRED portait avant tout sur les prix trop élevés à son avis et pour lesquels Madame REVEST le reconnait elle meme
    Prenons note qu’elle n’a pas augmenté ses prix et qu’elle les baissera des la diminution de taux de TVA ce qui me semble la moindre des choses
    Pour le reste de la réponse de Madame REVEST qui nous parle de tout et de rien reconnait aussi un manque d’explications pour ses clients ( la formation de son personnel est de son ressort )
    Arretons d’affubler les plats de mots qui ne veulent rien dire « bistronomiques »et qui sous couvert de tels noms font flamber les prix
    Quant à la coupure de la route elle s’est produite pendant la période non estivale et n’a pas duré des mois et ce n’est pas aux mairies à payer encore moins celle de Bandol
    Pour mon cas personnel je n’irais pas payer un tel prix assis au bord de la route devant le traffic des autos .
    Ce cas n’est malheureusement pas un cas isolé sur Bandol

  • @Florence et @Fred
    Comme (personnellement) j’apprécie vos réactions et vos arguments! Je suis le lecteur croisé par Fred pendant le conseil municipal. Je trouve en effet très enrichissant la possibilité d’exprimer un point de vue et j’ai très sincèrement apprécié la réaction de Florence REVEST qui, à n’en pas douter, a utilisé les mots qu’il fallait. Vous avez, l’un et l’autre, donné une leçon à ceux (de plus en plus rare heureusement) qui se cachent derrière des pseudo. Débat riche et intéressant.Je connais Fred, je ne connaissais pas Florence REVEST, mais j’irai découvrir son établissement, car, je suis sûr d’avoir un « bonjour » et un « au revoir » avec entre les deux un « merci » contrairement à certains établissements du centre qui ignorent totalement les règles élémentaires d’usage envers le client.

  • Tout d’abord, merci Jean pour votre réaction, cela fait vraiment plaisir de vous lire. Je serai ravie de vous rencontrer prochainement dans mon établisssement.
    Ensuite un mot à monsieur Janicot: la messe comme vous le dite, m’a permis de revoir aujourd’hui avec mon mari notre carte en réfléchissant aux améliorations que l’on pouvait apporter. Concernant ma première réponse à Frédéric, vous dites que je parle de tout et de rien, c’est de ma vie que je parle, cela me tenait à coeur et je pense que Frédéric a apprécié ma réponse. Pour revenir à la route barrée, heureusement pour tous elle n’a pas été coupée trop longtemps mais vous minimisez l’impact de cette catastrophe pour nous. En effet, si pour vous un demi salaire en moins du jour au lendemain n’est pas un gros problème tant mieux, pour nous ça l’est. Aussi, choisir des noms originaux pour nos produits cela permet un peu de fantaisie, cela n’est pas une occasion de pratiquer des prix abusifs (enfin pas pour nous).Enfin, je reconnais volontiers que mes vendeuses ne sont pas formées parfaitement et je vais tout faire pour y remédier.
    Cordialement
    Florence Revest

  • Le « Petit Meunier »: le droit de réponse

    Le 1er juin, j’avais fait un article me plaignant de certains tarifs de cet établissement situé au fond de la baie de Bandol. S’en est ensuivi un échange argumenté avec Florence REVEST, la patronne, qui avait eu la bonne idée de réagir et s’expliquer. …