Le Beausset, miroir de Bandol ?

Pas de vrai édito bandolais aujourd’hui : je vous invite à lire cet article du site LeBeausset-info, que j’aurais sans doute voulu écrire pour Bandol.
Changer le nom des acteurs, secouez un peu, servez, lisez : ce que nous vivons à Bandol n’est pas si différent de ce que connaissent une grande part des communes de France, (au moins pour celles de taille comparable, et j’exclus nombre de petites communes où la responsabilité d’une mairie est visiblement un poids qui ne fait pas rêver, contrairement à Bandol où des gestes déplacés montrent que les plus furieux aimeraient pratiquement faire couler le sang ; on a vu un abruti faire, face à un candidat en train de prononcer son discours d’inauguration de permanence, le geste de trancher la gorge, pour bien signifier les intentions ou déstabiliser l’orateur, ce qui dans les 2 cas est juste impensable dans mon univers démocratique, et relève peut-être de la psychiatrie).

L’exemple voisin du Beausset nous montre que chez nos voisins aussi, le petit morceau de pouvoir local et les menus privilèges sur lesquels on fantasme beaucoup souvent à tort et parfois à raison, conduit à la présentation d’un nombre étonnant de candidatures. Et l’on constate aussi que la date de leur réveil, leur discours, leur vacuité impressionnante parfois, l’absence flagrante des compétences minimales nécessaires à la simple campagne de quelques candidats, révèle que les motivations et le sérieux d’implication et de préparation est TRES variable, souvent insuffisant, en tous cas le sera vraisemblablement pour conduire les affaires de la ville si d’aventure certains devaient être élus. Au Beausset… et à Bandol ?

Partout en France il y a des candidats qui n’ont rien à faire dans la course, des candidats qui seraient bien en peine d’assumer la charge à laquelle ils prétendent, des candidats qui ne poursuivent que des rêves de revanche, d’égo, de notables, des candidats qui ne pensent qu’en termes de clans, de camps, et de clivage, des candidats pour qui le bien commun est plus l’enjeu d’appropriation que de gestion. Ils feraient mieux d’être candidats comme moi au retour à l’anonymat à partir d’avril.

F.M. – www.bandolais.fr





11 Commentaires

  • Si cela se passe comme à bandol ils sont pas sortis de l’auberge
    Quand les candidats arrêteront de regarder leur petit nombril peut être que le conseil municipal sera véritablement le reflet de bandol ou celui du beausset
    Aujourd’hui la plupart des candidats vous parlent de rassemblement au 1er ou 2ème tour mais en réalité s’est juste une négociation pour savoir qui aura qu’elle poste en cas de mutualisation même ceux qui prônait ne pas vouloir être maire mais œuvrer pour les bandolais sont à mettre dans le même panier s’est la course au poste beau dévouement pour leur commune
    Alors quel choix cornélien pour les bandolais comme pour les beaussetan 7 ou 8 listes ou vous avez toujours les même acteurs qui vous promettent mont et merveilles et qui une fois le gâteau partage perpétueront les problèmes actuels

  • Miroir sans doute… mais avec quelques bémols… Et que les choses soient clairs dans mon commentaire. Je ne fais pas la promotion du maire sortant (au demeurant n’étant pas sur les listes électorales de Le Beausset…) et ne le connait de fait de vue que par nos participations réciproques à certaines manifestations qualifiées dans la région de « patriotiques »…. ou autres.

    Les bémols, et ils sont de taille, c’est ce que le maire actuel de Le Beausset a fait en 2011 lorsque le débat faisait rage – si je puis dire – sur la destination que Le Beausset devait prendre en matière d’intercommunalité: TPM ou SSB.
    Monsieur RICHARD, puisque c’est son nom, fut le seul maire à prendre l’initiative de faire une étude comparative sur les avantages et inconvénients de chacun de ces choix… et d’en assurer une présentation aux beaussétans lors d’une réunion publique au cours de laquelle chacun put prendre la parole. Il fallait oser si je puis dire, pour aborder un sujet si peu évident, et même ésotérique pour beaucoup. On peut discuter de « l’objectivité » de l’étude qui_ avait été présenté… mais l’initiative mérite d’être soulignée… A BANDOL…. rien!

    Seconde initiative de ce maire… Ce dernier n’avait pas caché son penchant rejoindre TPM… Provoquant un tollé tant dans SSB que dans sa propre commune… les méchantes langues disent que ce choix était dicté par un vieux contentieux en matière d’urbanisme et de viabilisation l’opposant au « maitre » de SSB, son proche voisin maire du Castellet, G. TAMBON…. mais ce sont de mauvaises langues… Bref… devant les avis divergents , opposés et parfois virulents sur le choix à faire… monsieur RICHARD a demandé au peuple de trancher… et a organisé un référendum , (en fait une consultation si on est juriste pointilleux en mal de jacobinisme pur et dur) … Et ce fut un succès : 30% de participation et prés de 95% pour le maintien dans SSB et le rejet de TPM. Les mauvaises langues qualifierait cela de plébiscite….

    http://www.lebeausset-info.fr/2012/01/15/intercommunalite-un-vote-defavorable-par-946/Beausset

    A BANDOL: rien… aucun vrai débat… sans demander « une consultation du peuple » il aurait été pour le moins souhaitable que municipalité majoritaire et opposants débattent publiquement…. Mais sans doute était-ce trop demander. BANDOL serait plutôt « bonapartiste » au mauvais sens du terme… on préfère les 18 Brumaire en plein mois d’Aout pour faire passer aux forceps, alors qu’il n’y a aucune urgence, un PLU qui devrait fixer le devenir de la commune en matière d’urbanisation pour les 10 à 15 années à venir… Mais point de consultation générale en dehors d’une réunion salle Jules Verne début 2011 où les choses étaient tellement bien présentées et organisées, sans ligne directrice claire… que chacun y allait de sa petite rue, de son petit jardin ou de sa petite clôture…
    Là où il fallait une grande consultation avec explication (en dehors des panneaux mis en mairie tout de même)… ce fut le grand vide et le grand silence.M

    Alors effet de miroir entre les deux communes…. disons que celui de Le Beausset est plus lumineux que le notre à BANDOL…. et pourtant nous avons la vue sur mer, mot magique qui résout pour certains tous les problèmes et répond à toutes les inquiétudes…

  • @ Prink Karl :
    je ne parlais pas de miroir au sens des positions des uns et des autres (maire, ancien premier adjoint, etc.). J’ai bien précisé « secouez » avant de lire l’édito de LeBeausset-info et de l’appliquer à Bandol.
    Je parlais bien de miroir au sens de pléthore de candidats, pour un fond très inégal, et d’interrogations sur le bien fondé de certaines candidatures, en regard du vide et/ou du niveau d’argumentation qui sert parfois de discours électoral…

  • J’avais bien compris le sens initial de la comparaison entre les deux situations… Mon intervention visait simplement à souligner, qu’au niveau du maire sortant de Le Beausset (et candidat pour mars 2014, après avoir plus ou moins annoncé il y a un an qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat…), il y avait une légère différence par rapport à BANDOL. Tous les deux sont candidats, mais celui de l’intérieur des terres a su, pour des décisions importantes (en l’espèce le choix de l’intercommunalité), d’une part procéder à une large information des citoyens de sa commune, et d’autre part recourir à une consultation de ces derniers.

    Ces démarches me devaient semble-t-il être soulignées, si peu courantes bien qu’annoncées plus ou moins clairement dans tous les programmes et propositions qui fleurissent sur les documents qui nous sont distribués ou déposés dans les boites aux lettres.

  • Cette campagne est bien à l’image de notre société qui met en avant les individus, les égos, la pipolisation et qui croie que la notion d’intérêt général c’est juste faire plaisir à tout le monde.

    Comme le montre l’exemple jumeau du Beausset, Bandol est loin d’être un cas particulier mais ce n’est pas plus rassurant.

  • je retiens ce § parmi d’autres qui résume le reproche que l’on peut faire aux challengers Bandolais :

    Vous nous direz qu’il reste encore deux mois avant la première échéance. Et vous aurez raison. Mais deux mois c’est court pour passer d’une posture d’indigné à celle de contributeur d’idées nouvelles. Deux mois pour faire passer l’intérêt général avant son ego et pour tenter de fédérer et de se différentier des autres protagonistes (surtout quand on en est encore à une phase d’analyse des besoins, à consulter les Beaussétans pour tirer le bilan de la mandature 2008-2014 qui vient de se dérouler ou encore à lancer des rumeurs et des attaques…).

    Plus loin dans le texte et dans les commentaires des intervenants (savoureux) on trouve également le principe que c’est le rôle des challengers de faire la trace et donc, à part si ils n’ont rien à dire, (sic) de partir de loin avec toute la force de leurs convictions.
    Je continue à recommander à ceux qui se retrouveront dans l’opposition d’organiser une distribution papier tous le 6 mois pendant 6 ans pour informer la population des manquements, des décisions partisanes, des mises en péril des finances, des lacunes envers tel ou tel secteur de la gestion d’une ville.
    Un A4 recto verso tous les 6 mois c’est rien mais ensuite, 6 ans plus tard on peut enfin se présenter avec quelques chances de succès. Avec une certaine légitimité qui pourraient amener certains candidats qui n’ont aucune chance de renoncer, y compris les 28 colistiers qui se retrouvent être les désabusés de la vie politique. J’en ai vu pas mal s’effondrer preuve de leur méconnaissance totale de la vie électoraliste. C’est à eux que je penserais au soir du premier tour si toutes les listes vont jusqu’au bout.

  • De 1989 à 1995, l’Ex UCB (Union Civique de Bandol) avec 1 Élu au Conseil, a rédigé, imprimé, distribué tous les 2 mois un journal, entièrement financé et produit par les 4 piliers de ce mouvement, reprenant, jugeant, contredisant, corrigeant: la gestion de la Ville par l’équipe en place.rRéactions ,,,,????
    De 1995 à 2001, l’Ex UCB (Union Civique de Bandol) devenue « Engagement Démocrate » avec 5 Élus au Conseil, a rédigé, imprimé, distribué tous les 2 mois un journal, entièrement financé et produit par les 5 piliers de ce mouvement, reprenant, jugeant, contredisant, corrigeant: la gestion de la Ville par l’équipe en place.
    Conclusion !!!!
    ……et c’est ainsi que ce magnifique mouvement de citoyens mourut de sa belle mort par un éclatement de ses forces….. Suite????

  • @ Jean Sarrat :
    je n’ai pas connu cette époque comme résident bandolais.

    Tu fais référence à des actions d’opposants entre 1989 et 2001, qui remontent donc entre 13 et 25 ans en arrière. Il faut sûrement s’intéresser aux leçons de cette époque, mais rien n’est transposable tel quel, et il faudrait analyser beaucoup de questions pour en tirer des conclusions :
    – quel contenu ?
    – quelle formulation ?
    – quelle diffusion ?
    – quelle pertinence ?
    – quel état de l’opinion ?
    – quelle réceptivité de l’opinion ?
    – quelle sociologie ?
    Sans oublier un contexte différent : quelle était la culture politique des acteurs de l’époque, celle du public, son niveau d’exigence, la conscience des problèmes (de la ville, comme du rôle des élus, …). L’Histoire retient que l’internet a bouleversé l’implication citoyenne à partir du haut débit (2000-2001, et plutôt 2004-2005), avec tout un tas de comportements qui ont été modifiés par l’émergence de ce qu’on a appelé le web 2.0 (et dont je suis à Bandol une illustration).
    Beaucoup de gens disent que Bandol décline depuis 30 ans, et tu parles du début de cette période. On peut supposer que malgré une inertie certaine, les comportements et les attentes peuvent avoir évolué entre le début et la fin de la période, en même temps que se sont faites progressivement certaines prises de conscience… et comme tu le rappelles de temps à autre, un renouvellement de la population et des générations.
    Les mêmes actions auraient peut-être d’autres effets aujourd’hui. En tous cas elles n’auraient pas la même forme, ne serait-ce parce que le web a introduit une dimension qui vous a certainement manqué aujourd’hui : la conversation. Votre public d’alors serait aujourd’hui en dialogue avec vous. Ca change beaucoup la façon dont il reçoit les choses.

  • @ Jean Sarrat.
    je te lis et mon coeur saigne. L’indifférence des citoyens. c’est très étrange. Je ne suis pas naïf et je sais, parce que l’histoire du monde nous l’as appris, qu’une poignée d’individus gouverne l’ensemble des moutons. Mais je sais aussi que la démocratie ça se mérite et lorsqu’une commune s’apprête à élire ou réélire un maire sans savoir à deux mois d’aller voter quels sont les projets des uns et des autres . . .
    ça craint
    on a les chef qu’on mérite.

  • Vous avez raison pour l’imbécile qui fait le geste de trancher la gorge.

    Mais comment vous qualifiez celui qui a eu l’idée quand même assez saugrenue d’aller faire sa galette des rois devant la permanence de son adversaire, qu’il a déja trahi de la pire manière.

    L’un est un imbécile, mais l’autre a aussi une curieuse manière de concevoir la fonction de Maire.

    Escat Marius

  • J’aime bien l’intervention de Monsieur Marius Escat que je découvre ici.
    1 – il dit son nom ce qui nous change.
    2 – il donne tord aux deux parties : le geste de trancher la gorge de vieille mémoire et la provocation d’un qui aurait trahit.
    il est vrai que lorsqu’on a en tête des actes de provocations on ne peut que s’attendre à des actes identiques sur la forme ou sur le fond.

    Bandol est-il un cloaque politique ? je ne le pense pas car si on s’écarte des quelques 210 x 0.70 % = 147 personnes en prise directe sur le sujet . . . les autres . . .
    On remarquera que les élites ne sont pas présentes. Je ne parle pas des personnes qui s’agitent du mieux qu’elles peuvent, je parle des élites.

    j’invite les lecteurs à aller sur le lien proposé du Beausset pour constater que les « bouseux » de l’arrière pays ont des débats d’une autre consistance. Par exemple le même Marius Escat aurait donné les noms des personnes incriminés sans honte, sans crainte, sans gloire, en citoyen responsable. C’est peut-être ça le véritable exercice de la démocratie.
    Encore une fois les bouseux nous montrent la voie.