Le bandolais éco-responsable n’est pas aidé

En ces journées de consommation électrique record, on nous invite à être responsables sur le plan énergétique. Ca passe par une réduction du nombre d’appareils branchés notamment aux heures de pointe (18H à 20H), surtout les plus gourmands comme le chauffage et autre gros électro-ménager (voir le site d’EcoWatt PACA) : ceci afin d’éviter des risques de coupure comme c’est toujours possible pour notre région qui comme la Bretagne est mal connectée au réseau EDF et ne produit que trop peu d’électricité.

Chauffer or not chauffer

En particulier aujourd’hui, l’alerte lancée par EDF qui est orange depuis 3 jours virera au rouge en ce lundi 6 février. Même si autour de Toulon nous sommes dans la zone secondaire du risque, par solidarité avec nos voisins de l’Est du Var ou des Alpes Maritimes, il serait citoyen et courtois de veiller au pic de début de soirée où la France fera péter un nouveau record de consommation électrique. Mais c’est vrai qu’après petit sondage autour de moi, je constate que la qualité de construction à Bandol a fait longtemps fi des performances des logements en matières d’isolation thermique, pour ne citer que ce point. Chez moi, comme autour, je constate que le chauffage marche à fond (pour un résultat pas toujours suffisant). Et que si on chauffe l’après-midi pour couper à 18H, les habitations conserveront dans peu de cas leurs calories jusqu’à 20H…
Tâchez quand même de respecter les consignes d’EcoWatt PACA.

Voiture ou bus

Profitant de cette sensibilisation au risque énergétique et à l’envolée permanente de notre consommation, il y en a parmi nous qui pourraient aussi vouloir faire attention à d’autres énergies, les prix à la pompe du moment étant d’ailleurs une forte incitation à laisser la voiture de côté au profit d’autres modes de transport plus économiques. Les conditions de circulation hivernales peuvent d’ailleurs inciter à ne pas vouloir prendre le volant, au moins les jours où VarLib n’annule pas ses services comme ce fût le cas la semaine dernière à l’Est de Toulon.
J’ai moi-même voulu prendre le car pour aller au Beausset il y a quelques jours, mais là aussi, la bonne volonté du bandolais disposé à mettre en oeuvre les bonnes pratiques s’est trouvée contrariée. Les horaires chargés il y a plusieurs mois sur mon téléphone ne sont plus en vigueur: c’est à l’arrêt de bus près de l’embarcadère du port de Bandol que je consultais donc les horaires. Or ils étaient faux. Je le compris au moment où j’allais abandonner lassé d’attendre. Le chauffeur du bus qui arriva avec pas mal de décalage nous le confirma: les fiches placardées à l’arrêt n’étaient pas à jour. Bravo!!!
Ca nous renvoie à un de mes précédents articles.

Le « je m’en foutisme » finit toujours par coûter à quelqu’un

Je ne peux que constater que la légèreté des constructeurs du bâtiment depuis 30 ou 40 ans, comme le manque de considération pour l’usager chez VarLib, conduisent à des conséquences qui vont à l’inverse des buts recherchés collectivement. Construire à la va vite et sans souci de la qualité participe à l’augmentation de la facture énergétique et à davantage de pollution pendant des décennies. Négliger l’information des clients de VarLib, c’est décourager ceux qui voudraient s’y convertir, enquiquiner ceux qui en ont besoin, dégrader l’image du service public, et conduire chacun à poursuivre dans le tout automobile.
L’amateurisme, dans le boulot, conduit toujours à présenter une facture différée. Malheureusement, c’est souvent un autre, ou la collectivité, qui la paye…

F.M. – www.bandolais.fr





8 Commentaires

  • Vaste débat…
    Alors dans l’ordre si je puis … écrire..

    Les normes d’isolation en matière bâtiment ont commencé à évoluer sérieusement après le premier choc pétrolier de 1973… et n’ont jamais cessé d’être « durcies »… Mais ce qui a été construit l’a été. Il y a les avantages fiscaux en matière d’amélioration de l’isolation, si on fait des travaux en ce sens (propriétaire ou locataire)… donc un choix à faire (si on le peut financièrement évidemment… et aussi techniquement). Mais ramenons, sur BANDOL, les choses à leur dimension… Nous ne sommes pas en Sibérie, ni dans les Vosges ou le Massif Central… Il n’est qu’à voir la différence ne serait-ce qu’avec Le Beausset… 3 à 5° … plus bas dans cette commune par rapport à nous….
    Isolation, mais aussi mode de chauffage…. et là c’est un choix auquel les pouvoirs publics ont poussé depuis la fin des années 70: l’électricité (il faut rentabiliser le parc nucléaire)….C’est simple, peu coûteux à l’installation…Alors c’est vrai que lorsque survient la surconsommation électrique par froid anormal, tout le monde qui au loup… Les clim « air air » ne servent plus à grand chose, car elle n’ont pas grand chose à pomper en calories à l’extérieur, et les radiateurs classiques sont poussés à fond… A-t-on retenu la leçons des années précédentes? certainement pas.Il n’est qu’à voir ce qu’on installe comme système de chauffage dans les grandes constructions récentes ou en cours sur BANDOL: électricité de base avec systèmes variés: du pur air-air réversible… aux radiateurs classiques… mais tout cela en électrique . Ça fait plaisir à l’acheteur: c’est simple suffit de tourner le bouton, vous n’utilisez rien quand vous n’êtes pas là, vous pouvez programmer… rien dans les charges… Un choix, sur lequel il ne faut pas ensuite venir « pleurer » par des journées comme actuellement…. Mais aucune autre solution par la suite sauf à mettre en place tout un système (gaz ou chauffage collectif) à un coût exorbitant…En attendant, passés les risques de coupure, c’est EDF qui encaisse le coût des factures, tout bénéfice…..

    Pour les horaires de bus… Effectivement, ceux ci ne sont pas à jour… Au moins depuis 2010…. Certes, on peut les consulter sur internet… àà jour.
    Mais quand on voit la sophistication de Varlib (bus suivis en permanence, système de contrôle) apparemment ils ont tout basé sur la nouvelle technologie, l’affichage devant être considérée comme désuet sinon ringard…. alors qu’il suffirait d’afficher les petites brochures papier distribuées gratuitement et très bien faites pour chacune des lignes… Un « oubli » ou une négligence…. d’une concession de service public…..

  • Ben oui, la doctrine du « tout électrique » est un pur produit des industriels du nucléaire, modèle Cogema 1970.

    C’est bien elle qui nous pousse effectivement à concevoir des maisons inhabitables sans électricité (certaines n’ont même plus d’eau si une pompe de relevage ne l’apporte pas).

    Et cette pensée unique a été tellement martelée qu’il est maintenant quasi impossible d’en concevoir une alternative. Cet état de fait se traduit par l’axiome « c’est ça ou le retour à la bougie » fermant systèmatiquement ce débat, en omettant de rappeler qu’il y a bien des pays industriels qui n’utilisent pas, peu ou plus l’énergie nucléaire. Et que la France, pays le plus nucléarisé du monde, achète de l’électricité à l’Allemagne, qui, elle, a fait le choix de sortir du nucléaire.

    Mais la production d’énergie nucléaire a deux défauts majeurs. Elle est trés peu modulable et elle est trés centralisée (19 sites de production pour tout le pays).

    Ce qui pose donc des problèmes de transport et de fourniture dans les périodes de pic (ou de creux d’ailleurs).

    Mais, avec le mauvais esprit qui me caractèrise, j’ai un peu dans l’idée qu’il y a peut être aussi un soupcon de manipulation derrière les alertes à répétitions d’Ecowatt Paca.

    Une des données du problème est qu’il n’y a qu’une ligne qui dessert le Var et les Alpes Maritimes.

    Un vieux projet d’EDF (RTE maintenant) était de construire une deuxième ligne. Le problème, c’est qu’elle devait traverser le haut Var, le Verdon en particulier.

    Et oui, pour faire passer une ligne à Trés Haute Tension, il faut un coin désert. Mais le problème des déserts, c’est qu’ils sont souvent trés beau. Et que les quelques habitants qui les font vivre y sont trés attachés. Attachement que je comprend, comme je comprend et partage leur opposition à cette ligne.

    Cette ligne à trés haute tension est restée dans les cartons. Fatalement, une décision du Conseil d’Etat ordonnait de l’enterrer, ce qui coute une fortune.

    Et je me demande donc si derrière tout cela il n’y a pas aussi une tentative, en dramatisant, de reprendre la main sur ce dossier.

    Jacques

  • 19h52, soit notre élan citoyen, qui nous a conduit à baisser notre consommation, a été efficace alors qu’il fait +1° dehors, soit il y avait bien une volonté de dramatiser la situation.

    Ou peut être un peu des deux !

    Jacques

  • Le drame continue demain soir…… Tous aux bougies, lampes à pétrole et torches….

  • Ce soir, on est seulement en orange. On peut brancher l’appareil à tarfiflette sans crainte.

    Jacques

  • Bonjour tout le monde !

    « Éco-responsable », « Éco-citoyen »… pourquoi pas bientôt -si ce n’est déjà fait- « Éco-participant » ? Tiens, pourquoi pas « Éco-con » ?…
    Je pense même qu’un jour viendra où la fonction d' »Éco-employé-municipal » sera créée ; histoire de placer quelques membres de la « famille »… ou amis… je n’entend plus que ce genre de vocables « tout prêts », qui me confortent dans l’idée que nous « touchons le fond » et qui, à l’instar de la cuisine rapide se sont (ou plutôt « nous ont » été) plus ou moins imposés à nous, banalisés par une même classe bien-pensante qui forcément possède la science infuse… peut-être baignée des eaux magiques de Versailles.

    Ces termes en kits utilisables à toutes les sauces, stéréotypés, présents dans toutes les bouches « parisiantes », dans la lignée de la pensée unique chère à nos femmes et hommes politiques, tous les « Grenelles », « Communauté de communes », « Mixité », « Laïcité », « Tri responsable, sélectif », « Acte, démarche ou souhait citoyens », « Pôles (« de compétences » par exemple), etc… participent à l’aplatissement, la dévalorisation et donnent naissance à l’anéantissement de notre culture propre régionale…
    J’en avais déjà dit mot au sujet de la ligne LGV… mais je persiste : l’asservissement à cette ville somme toute banale (Paris) et la gestion totalitaire nationale qui en émane est insupportable.
    Les créations de Communautés de communes ne servent pas qu’en politique électorale (par exemple, en ce moment, pour « ficeler » les mains des maires qui n’ont plus qu’à ce jour à choisir entre le « centre-un peu-gaucher » ou le « centre-un peu-droitier »)… elles sont également une corne d’abondance de gains alimentés par nos impôts et taxes augmentant au fur et à mesure que les infrastructures « évidemment indispensables » gagnent du terrain… agricole.
    Voyons ce que fait notre cher Robert Ollioulais, en ce moment, de la zone du CC6… de l’échangeur autoroutier (qui sera tôt ou tard totalement inutile puisque le flux routier et la démographie vont augmenter proportionnellement à la création d’entreprises, de logements, et autres lycées et commerces qui vont être créés)…
    Je pense que le Génie du Faron et Robert auront la solution : Faire des bretelles en partenariat avec Escota à toutes les villes… On pourrait même faire passer plusieurs trains, non ?

    Suite à quoi on ose nous parler d’éco-responsabilité… ? De protection environnemental ?

    Je vais en venir au nucléaire et à la gestion française « éco-irresponsable » de cette industrie suicidaire, ne vous inquiétez pas. Mais je me sens quelque peu obligé de suivre un certain ordre dans l’exposé de mes constatations… Il y a tant à dire.
    Il y en aurait à dire de même sur la manne de l’industrie pharmaceutique…
    Les adjuvants inutiles, les additifs alimentaires et autres qui -on peut le dire- fabriquent des malades…
    Lisez les étiquettes ! Ce sera peut-être l’objet d’un prochain roman…

    Toujours le mode de vie…

    Ah le beau « tout nucléaire » ! Quelle joie cette électricité soi-disant sans danger et peu chère disponible à toute heure !
    Dès notre retour au doux foyer, clac ! : on allume aisément la cuisine, même s’il fait encore jour suffisamment… l’ordinateur, la télévision et tous ces appareils devenus indispensables pour 85% de la population française actuelle… vite, recharger le téléphone portable.

    Au Japon, certains doivent penser « peut-être aurions-nous dû réfléchir à une autre façon de créer de l’énergie électrique. Peut-être aurions-nous dû éduquer, informer les gens, pour une vie différente, un autre rythme de vie… » Nous, ici, dans notre magnifique europe, « intouchables », plus forts que tous les autres pays, il nous semble impossible qu’il nous arrive quoi que ce soit, pas vrai ?
    Nous sommes à la pointe du progrès ; tout va bien. On maîtrise… Personne ne peut nous démontrer que nous faisons fausse route dans notre choix d’utiliser le nucléaire. Vu la surface de notre pays et la quantité de sites nucléaires s’y bousculant ; vu l’étendue désastreuse des dégâts et les conséquences terrifiantes sur l’environnement et la santé lorsqu’il se produit un « incident nucléaire », il vaudrait vraiment mieux, effectivement, que nous « maîtrisions » entièrement ! Le droit à l’erreur est interdit.
    Je reste malheureusement convaincu que le risque zéro n’existe pas…
    Pensons à nos enfants, aux générations futures… Qu’allons-nous leur laisser ? Quel environnement ?
    Et je ne parle pas du problème des déchets provenant de cette source d’énergie…
    On les achemine en partie loin de chez nous… en payant sûrement des pays trop pauvres pour résister à cette offre empoisonnée… on en « perd » un peu dans la nature… etc.
    Les coût d’entretien, le cas échéant de restauration ou d’entretien sont titanesques et les pouvoirs décideurs le savent depuis fort longtemps. Cette source d’énergie n’est ni rentable, ni sûre, pas du tout « éco-citoyenne », et encore moins « éco-responsable ».
    Alors pourquoi ? Pour le fric. C’est la triste et unique vérité.

    Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, je recommande un DVD documentaire : « Déchets, le cauchemar du nucléaire » de Éric Gueret… très instructif.
    Également à visiter : le site de la CRIIRAD.

    On veut aider l’afrique ? Bonne idée ! On en parle tout le temps. Sortir ces pauvres gens de leurs conditions de vie serait une excellente idée. Ils ne seraient plus obligés de s’expatrier loin de leurs terres ; auraient l’occasion de développer leur propre économie… Alors, au lieu de leur offrir toutes les années quelques parts de nos impôts, pourquoi ne pas imaginer des « accords » avec ces régions du monde qui possèdent des possibilités incroyables d’ensoleillement et, en partenariat, y installer des éoliennes, des panneaux solaires… ? Des emplois seraient créés pour les populations locales et nous, bénéficierions d’une énergie « verte » et sans effets secondaires. Voilà une idée équitable, « donnant-donnant » de partage des richesses, du savoir et des ressource que le terrestre peut nous apporter.

    La toute nouvelle Europe de nos rêves, et avant tout notre société, aurait soit-disant, avec l’élan de la classe politique, le désir d’évoluer vers une terre -toujours pour reprendre ces termes très tendance- « éco-citoyenne » ; « éco-responsable » (comme je l’ai déjà dit plus haut, bienpensance aveugle et stupide, agrémentée du stéréotypage du langage typique du déclin de l’être humain français vers le mimétisme animal étranger à la moindre réflexion et de l’assurance sans fondement de l’intouchabilité, de la supériorité prétendue de notre nation)… Cette petite parcelle d’une minuscule et si magnifique planète bleue perdue dans l’immensité de l’espace (hostile rappelons-le), où tous les habitants seraient soudainement devenus des êtres responsables ; des formes de vie attentives et respectueuse d’une nature jadis en danger ?
    Regardez autour de vous. Consultez les vieux clichés de notre Provence et comparez avec l’aujourd’hui. Ne parlons même pas du futur… ici, ce serait envisager une dalle de béton et goudron discontinue de Nice à Marseille. Avons-nous évolué ? Y croyez-vous vraiment ? Pour ma part, j’avoue être très très sceptique.
    Je fais pourtant preuve de compréhension envers ces personnes qui y croient… des idéalistes, des naïfs, des optimistes… ou ceux qui surfent sur ce système et en récoltent les fruits… mais moi je m’y refuse.
    Je n’y crois pas. Je me refuse en prendre tout en bloc tel que les médias me le présentent. Je ne marche pas non plus dans le système de la banalisation, du conformisme.

    Si la récente vague de froid n’a pas occasionné de coupures de courant, je ne pense par que ce soit par prise de conscience soudaine. Non, je pense malheureusement que seul le coût de la vie et notamment de l’électricité en sont les causes.

  • RASTOIN REVOLON Danielle

    Bravo, je me suis régalée à vous lire, votre analyse est éclairante dès lors que l’on parle autant de pénurie électrique .
    Quant à votre avis sur le partage des richesses solaires avec l’Afrique , il m’apparait tout à fait judicieux ; l’échange que vous évoquez est à la fois moral et équitable.
    Merci de produire vos idées « en continu » sur Bandolais.fr!!!
    Peut-être à très vite …Monsieur « un provençal »…?

  • Merci Danielle…
    et tant mieux si mon propos vous a plu.
    Cela me rassure quelque peu d’apprendre que je ne suis pas le seul (ou presque) à avoir gardé les yeux ouverts ; même si l’on ne peut distinguer que les parties émergées des énormes icebergs destructifs qui se profilent à nos horizons… Celles que l’on découvre petit-à-petit, que l’on nous impose et avec lesquelles il faut vivre. Ne sommes-nous pas en 2012 après tout ?! « Il faut vivre avec son temps »… tel est leur leitmotiv. « S’inscrire dans toutes les formes de progrès »… etc. J’en passe et des meilleures…
    Quant à produire mes idées « en continu » sur Bandolais.fr… Pourquoi pas ? J’y songe. C’est un peu le temps (au sens de disponibilité horaire cette fois-ci) qui me manque…
    En tous les cas, je ne suis jamais très loin… et comme je trouve ce site très bien géré (et fréquenté) je m’y promène régulièrement. Ah, tous ces sujets si intéressants…
    Je ne suis pas de Bandol (juste à côté), mais c’est tout comme.
    À bientôt Danielle (et les autres).