La pollution c’est comme le port-salut…

Un marin de Bandol qui rapportait accroché à son hélice un énième sac plastique me confiait récemment que le vent d’est nous permet de mesurer l’étendue de la pollution et sa circulation.
Dans son cas précis, en quelques semaines il a pu clairement identifier la provenance de cette pollution: parmi les inscriptions qui ornaient les dits sacs, en toutes lettres la ville d’implantation du supermarché distributeur, NAPOLI…
Ben oui, on récupère depuis des semaines ce qui circule dans le golfe de Gênes, et la crise des ordures à Naples a déjà réussi à se propager jusque-là, et jusqu’à nous! On aura peut-être bientôt plus besoin de voir Naples pour en mourir.
ordures naples.jpg
Photo: http://paisa.hautetfort.com/archive/2007/05/12/les-poubelles-de-naples.html





2 Commentaires

  • L’an dernier, en randonnée sur la presqu’île de Saint Tropez, j’ai fait une photo d’un joli voilier rouge sur une mer turquoise, et plein de méduses autour. Mais ces méduses étaient quand même bien grosses. Il s’agissait de dizaines de sacs plastique, et c’était aussi après du vent d’est.

  • @ ClaudeSB:
    il n’y a pas que Naples qui nous approvisionne en déchets plastiques car pour avoir naviguer sur pas mal de mers et océans, et un peu partout ici, il faut bien que je dise que les déchets de notre mode de vie sont partout en mer. L’objet de cet article est bien de souligner « l’effet papillon »: en l’occurrence, un déchet « moderne » jeté quelque part ne se détruit pas vite dans la nature, mais va polluer d’une façon ou d’une autre, et circuler sur des distances parfois étonnantes. Le vent d’Est fréquent qu’on a eu ces derniers mois permet de le mesurer très concrètement.