La campagne 2014 sera plus dure à Bandol qu’en 2008

Le titre original prévu était « La campagne 2014 sera plus sale à Bandol qu’en 2008 ». Je n’ai pas voulu garder un titre trop violent. Pourtant, c’est bien l’impression qui restera en avril, alors que le lent démarrage de l’automne avait tendance à nous endormir. Pourquoi ?

En 2008, les 3 listes challengers ont shooté presque exclusivement sur le maire sortant de l’époque François BAROIS et son bilan. Et le maire a joué en défense. Pas de tirs multidirectionnels. Et j’étais déjà trop seul, trop jeune bandolais, trop niais politiquement, pour affirmer trop fort ce que je pressentais et dont je n’ai eu les preuves que plus tard, et je n’ai donc pas vraiment non plus essuyé moi-même de tirs « perdus » vers ma position d’observateur. On a essayé de me manipuler un peu, et je ne me souviens que d’un seul incident d’agressivité (très) déplacée à mon endroit. Rétrospectivement, les positions étaient presque trop claires :

Premier tour des municipales de 2008 à Bandol

  • un sortant, bénéficiant de la « prime au sortant », des outils de campagne que constituent qu’on le veuillent ou non les moyens de communication municipaux, et « tenant du titre » malgré une côte d’amour très endommagée (les résultats l’ont confirmé).
  • deux figures de l’opposition unies dans une liste poids-lourd.
  • une liste de gauche, presque une liste de témoignage politique, qui a confirmé les pronostics plafonnant sous les 20%.
  • un nouveau venu, qui pour une première campagne mais vraie campagne a fait un score mieux qu’honorable.

L’enjeu du premier tour était de savoir à combien serait réellement l’ancien maire, et pour les plus modestes, vendre le plus chèrement possible leur poids électoral à l’heure des alliances pour maximiser le poids de leurs électeurs, en essayant peut-être de décrocher quelques délégations permettant de peser politiquement plus que dans l’opposition.

En 2014, ça va défourrailler dans tous les sens

Cette année, le maire actuel Christian Palix fait aussi quasiment l’unanimité contre lui avec une majorité subclaquante, et presque tous les challengers affichent comme première motivation la volonté d’en finir avec son mandat.
Mais en 2014 ils ne sont plus 3. Ils sont 7 (ou plus? une rumeur continue de planer sur une liste de gauche malgré tout) à se présenter contre lui, et de fait, sont rivaux. La liste politiquement à l’écart, celle de gauche, n’est pas présente à cette heure et est remplacée dans le rôle isolé, par la liste d’extrême droite (FN) et pour un score qu’on attend peut-être dans les mêmes eaux que la liste de gauche en 2008 (le FN avait « fait un score »  lors des dernières cantonales, mais où moins de 40% des inscrits avaient voté à Bandol).
Par ailleurs, la prime au sortant, constitue un coussin qu’on ne peut pas envisager voir trop se réduire, sous 25% des voix, voire 30%. Divisé par 6, le reste donne une moyenne d’à peine 10% (dans le meilleur des cas) par liste qui aura pu aller au bout (se présenter en déposant une liste – paritaire – en Préfecture).
10%, c’est précisément le seuil à atteindre pour pouvoir prétendre rester au deuxième tour, pour une triangulaire voire une quadrangulaire au lieu d’un duel. Ou pour juste pouvoir négocier chèrement son ralliement et défendre les choix de ses électeurs dans une des listes qui pourront encore prétendre à la victoire. Il y en a qui feront nécessairement mieux, et d’autres qui feront un score de figuration grâce à leurs proches mais sans avoir convaincu. Il est écrit que ça va jouer des coudes.

Fusionner, abandonner, faire la guerre,
ou faire une campagne digne et stoïque

Ceci explique les postures d’union qui s’affichent, préalable à de possibles ralliements, en espérant qu’ils ne soient pas contre nature (l’éthique des uns et des autres, pour autant que je puisse en juger par ce que j’ai appris pendant ces 6 ans de blog, présentant d’énormes disparités). Depuis un an, les tractations ont lieu, sans aboutir, soit par refus de mésalliance (oui mais sans untel, François BAROIS l’ancien maire grand absent de 2014* en a peut-être fait les frais), soit pour des problèmes d’égos (pas de fusion de mes forces avec les vôtres si moi je n’en croque pas), soit parce que certain(e)s pouvaient encore trouver le jeu assez ouvert et se sentir assez forts pour y tenter leur chance (l’investiture par les partis était encore à déterminer).

Mais si les fusions de listes immédiates ne peuvent se faire, il va bien falloir – ou  pas – faire un petit peu la « guerre »  et « tuer » un tout petit peu aussi quelques rivaux pour grappiller les quelques voix nécessaires à l’entrée dans le tiercé ou quarté de tête (à moins que certains jettent l’éponge, une campagne c’est dur, ou que d’autres s’auto-sabordent, on connaît quelques maladroits dans la vie publique locale, et les inévitables fâcheries internes à chaque liste finissent toujours par faire des dégâts). Surtout si on est un peu faible côté argumentaire parlant au cerveau de l’électeur. Et pour avoir des yeux et oreilles** dans les coulisses du Bandol politicien depuis 2007, je sais que certains ne reculeront devant pas grand chose. Bandol (comme beaucoup de villes) a connu des épisodes peu glorieux dans un passé qu’on m’a raconté mais que je n’ai pas connu.
Les premières indignités ont déjà commencé il y a presque un an.
Et vous vous souvenez que j’ai déjà fait état que moi, citoyen solitaire tirant la queue des fauves au milieu de l’arène, j’ai déjà vécu l’allusion à ma moralité (sans jamais ni explications ni excuses), et l’intimidation. Celle-ci reprend, encore feutrée :  on ne me promet pas le tribunal, mais on y pense quand même très fort, alors que depuis 2007 presque tout le petit monde politique avait su se tenir et respecter ma position particulière alors que je n’ai épargné personne (mais pas de problème, on ira s’expliquer s’il le faut – Messieurs les anglais… vous connaissez la phrase).

C’est curieux comme ceux des politiques qui affichent le plus fort leur attachement à la liberté d’expression le font pour songer à la remettre en cause, et ce, dans 2 phrases consécutives. C’est ça l’intimidation feutrée : passer des messages, l’air de rien, et avoir l’air de dire le contraire. Et on a peine commencé le décryptage.

F.M. – www.bandolais.fr

* malgré une combativité persistante au conseil municipal (et sans contact direct avec l’intéressé) qui en fait encore la figure de proue de l’opposition municipale, François Barois ne m’est annoncé nulle part dans la bataille de 2014 : son bilan et le scénario de 2008 semble représenter encore aujourd’hui plutôt un risque qu’une force électorale.

** c’est l’avantage d’un village (désolé pour ceux que ce terme choque), mais pour qui veut savoir, peu de choses restent secrètes dès qu’elles sont partagées entre plus de 3 ou 4 personnes. Et comme en plus, façon Astérix, les fâcheries sont régulières, et motivent autant de gens à s’épancher.





2 Commentaires

  • […] Comme le dit Fred dans son billet… […]

  • Plus dure peut-être… mais plus surprenante, voire maladroite sûrement !
    7 lignes en référence (peu chaleureuse) à Bandolais.fr, blog citoyen, en page d’accueil pour présenter un site de campagne pour l’instant vide, c’est juste se tromper d’adversaire !
    … ?