Historique du personnel de la Mairie de Bandol

personnels municipaux BandolLa question du personnel municipal et des anomalies contractuelles qui pourraient sévir à Bandol comme ailleurs ne laisse pas de préoccuper les observateurs. Le 3 janvier, le site Vigilance et Vérité à Bandol en ayant remis une couche avec de nouvelles questions dans le dossier bénévolat/Dircom/DirCab, j’ai décidé pour ma part de publier un petit rappel de l’historique des effectifs de la Mairie tel que j’ai pu le voir reconstituer grâce à quelques connaisseurs de la vie de Bandol. 

J’en appelle à vous amis lecteurs pour corriger les éventuelles approximations, n’ayant pas moi-même pris la peine d’aller pointer les registres de ressources humaines à l’hôtel de ville (faut dire qu’apparemment les élus en place au sein du Conseil Municipal n’arrivent même pas à se mettre d’accord sur l’effectif actuel), mais je vous ai épargné les commentaires sur la façon dont s’est faite cette évolution au fil du temps (profils et modalités des recrutements selon les époques): je sais que ça peut faire rire, mais moi ça me fait rire jaune.

  • Mandats 1965 à 1977 – environ 80 employés
  • Mandats 1977 à 1983 – environ 180 employés
  • Mandat 1983 à 1995 – environ 220 employés
  • Mandat  1995 à 2001 – environ 240 employés
  • Mandat 2001 à 2008 – environ 260 employés
  • Mandat 2008 à 2014 – environ 280 employés à aujourd’hui (comptes estimés à l’automne 2010)

Plus que savoir comment se sont faites ces tranches successives d’embauches, je serais pour ma part intéressé par les explications permettant de comprendre quelles sont les missions, nouvelles tâches et nouveaux périmètres qui expliquent qu’une Mairie comme celle de Bandol ait besoin d’augmenter ses troupes. Que fait-on en 2010 de plus (mais aussi de moins) à l’échelon communal, qu’on ne faisait pas (ou qu’on faisait encore) en 2001, en 1995, en 1983 ou avant…? Plus de monde, pourquoi pas, mais pour faire quoi de plus (ou de mieux)?

Dernier point : je ne sais pas comment les effectifs de la SOGEBA* et de l’époque « régie municipale » du Casino des jeux ont été pris en compte dans ce chiffrage. Si c’est à ajouter, ma curiosité est encore plus stimulée concernant les questions que je pose ci-dessus.

F.M. – www.bandolais.fr

* la SOGEBA est la société d’économie mixte qui gère à la fois le port et les activités immobilières commerciales de la Mairie (Zone d’Activité du Val d’Aran notamment), permettant à la mairie de s’affranchir de contraintes grâce à ce statut plus souple que le sien (une S.E.M. est soumise au droit privé).





11 Commentaires

  • […] Commentaires sur l’historique du personnel de la Mairie de Bandol Ne manquez pas les commentaires de J. K. et J. S.-G. sur cet article et qui font avancer notre […]

  • […] lundi dernier où je vous interpellais pour m’aider à comprendre l’évolution de l’effectif de la Mairie de Bandol, ce lundi c’est à nouveau une interrogation plus qu’un article que je vous soumets. A […]

  • […] pas qu’on n’ait pas vu dès le lendemain matin, les employés des services municipaux (a priori jugés nombreux) pelle à la main pour dégager a minima le centre ville, et fissa fissa!! Je pourrais pencher de […]

  • A mon humble avis FRED tu dois te tromper
    Le Maire avait juré et promis qu’il veillerait tout particulièrement aux dépenses de la commune vu sa situation financière
    et je pense que c’est ce qu’il a fait ; la preuve nous avons eu un directeur de la communication, informaticien, créateur de blog,photographe qui a travaillé pendant 6 mois gratuitement ;
    UNE SEULE QUESTION SE POSE : S AGIT IL DE TRAVAIL AU NOIR ,? CAR AU NIVEAU DE L’URSSAF SI IL Y A UN ASPECT DE DEPENDANCE VIS A VIS DE QUELQU UN DANS LE CADRE D UN BENEVOLAT IL DOIT Y AVOIR CONTRAT DE TRAVAIL . A MOINS QUE LA MAIRIE SOIT ASSIMILEE AUX RESTO DU COEUR OU AU SECOURS POPULAIRE
    C EST CE QUI SEMBLERAIT ETRE LE CAS DANS LE CAS D UN DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION .

    enfin si tes chiffres sont exacts on remarquera l’embellie dès que les socialistes arrivent au pouvoir

    dernier point , j’ai l’impression que de plus en plus de services et taches sont confiés à des prestataires extérieurs qui dans ce cas là ne sont plus comptés comme de l’effectif communal
    il faudrait donc pouvoir comparer les couts du personnel + les prestataires extérieurs

    heureusement on vient d’embaucher un économiseur de flux

  • Passer effectivement de 80 à 280 employés en une quarantaine d’année est assez remarquable, alors que dans le même temps la population est passée de 6184 à 8747 personnes.

    Soit 250 % de hausse de l’effectif pour seulement 41% de hausse de la population…

    Relevons toutefois l’arrivée en 1982 des premières lois sur la décentralisation, qui ont organisés pour la première fois de trés larges transfert de compétences entre l’état et la commune. Le prefet, en particulier, a perdu sa tutelle financière et administrative sur la commune, qui est devenue autonome.

    Savoir si cela justifiait le passage de 80 à 180 employés au sein de la mairie est une autre histoire…

    Cela dit, la création en 1984 de la fonction publique territoriale a peut être aussi changé la donne, en comptant dans l’effectif municipal des employés qui pouvaient être comptés ailleurs. Je n’en sais rien.

    Cette évolution est, toutefois, assez générale. Passez à Toulon devant l’ancien siège du Conseil Général, au coin de la place de la Liberté, et comparez avec le nouveau siège aux Lices… D’un coté un petit immeuble avec des pièces immenses, de l’autre un énorme machin.

    Evidément, quand on parle de transfert de compétence, il ne devrait pas s’agir d’empiler les mêmes fonctions dans toutes les administrations territoriales, mais bien de les déplacer. Plus facile toutefois à dire qu’à faire, surtout dans un contexte local.

    Cela dit, l’effectif est quasi stable depuis 20 ans, en considérant encore que la réduction du temps de travail en 2002 a du mécaniquement créer une vingtaine de postes.

    Jacques

  • @ Jacques,
    merci pour ces rappels du contexte historique qui me renseignent plus qu’une condamnation lapidaire de tel ou tel maire…

    Bref, avis à ceux qui ont vécu et se souviennent de cette histoire municipale pour affiner notre compréhension de cette évolution.

  • Janine Sauter-Gilli

    Je ne comprends pas à quoi correspondent exactement ces chiffres. Ils sont approximatifs; on ne peut pas non plus préjuger des emplois jusqu’en 2014.
    1er point- Il y a 3 catégories de personnel: titulaires, non titulaires et emplois saisonniers. Il est extrêment simple d’avoir les chiffres exacts : le tableau des effectifs est voté en fin d’année en conseil municipal, et il figure également dans le compte administratif annuel M14 établi (ou contrôlé) par le comptable du trésor: comme c’est lui qui paie les employés, on peut lui faire confiance.
    2ème point- Il est donc facile de voir l’évolution des emplois année par année: une soustraction suffit. Etablir une moyenne par mandature n’a pas de sens.
    Il faut prendre les chifres , par exemple au 1er janvier 2001, et les comparer à ceux du 1er
    janvier 2008. on a une vision claire de l’évolution des emplois.
    La polémique sur les chiffres au dernier conseil municipal ne tient pas à l’ignorance des élus quant au nombre d’emplois: ils ont consulté les documents officiels et compté : titulaires au 01/01/2009: 215 et au 01/01/2011: 227, soit + 12 en 2 ans. C’est le maire qui n’en comptait que 8 en 2 ans…
    3ème point- Ce qui est pris en compte, c’est le nombre d’emplois pourvus en fonctionnaires titulaires et c’est sur eux qu’on calcule l’évolution (ce qu’a fait la Chambre régionale des comptes; à ce propos, elle a noté une grande stabilité des effectifs sous le mandat précédent, ce qui ne correspond pas aux chiffres donnés :+20): un poste titulaire créé va engager financièrement la commune pendant plus de 30 ans; il faut donc être prudent. On laisse de côté les non titulaires qui sont des professeurs intervenant à l’école de musique, et dans les écoles primaires, plus quelques contrats d’apprentissage.
    Je pense qu’une étude prenant en compte les postes de titulaires serait plus pertinente, ou alors il faut séparer les 3 catégories. Là on aura une vision exacte.
    Dernier point, le nombre d’habitants INSEE ne suffit pas: il faut ajouter les résidences secondaires.
    Au recensement de 1982, il y avait 6713 habitants + 4250 résidences secondaires.
    Aujourd’hui, 8747 + 5600 résidences secondaires.
    De plus certaines communes privatisent des services ex: la restauration scolaire. Ce n’est pas le cas à Bandol, tant mieux pour les enfants.
    Il est délicat de comparer, cependant, de l’avis de personnes du métier, l’effectif Bandolais est pléthorique, il faudrait le diminuer et non l’augmenter, comme on en prend le chemin.

  • Janine Sauter-Gilli

    J’ai oublié: les employés du Casino et ceux de la SOGEBA ne sont pas des employés municipaux.

  • Madame

    j’interviens sur votre contestation car vous pretendez que les données de 80 a 280 employés municipaux ne sont pas exactes mais approximatifs ; HELAS vous etes dans l’erreur – c’ est la verité –

    Passer effectivement de 80 à 280 employés en 40 ans dans le même temps la population est passée de 6184 à 8747 personnes.

    Vous parlez par mandat de 2001 a 2008 je vous donne les chiffres établis par la secretaire generale du mandat 2002 (sous reserve que l’évaluation soit fausse si vous la contestez et aussi que le maire est des documents dont les chiffres donnés sont érronés) .

    Titulaires 200 non titulaires 27 contrat 19 stagiaires 70
    + CCAS 200 titulaires

    donne hors saison 250 pleine saison 300.

    Archives personnelles 1977 à 2008

    max MOUTTE

  • madame

    j ai oublé de vous dire ce qui a changé dans le personnel c’est le lieu de recrutement et les origines des personnes et la forme d embauche.

    Avant 1965 sont recruté des personnes de la commune.
    1965 – 1971 – de la commune 80%
    1977 – 1983 – de la commune avec carte 70% / par famille 20% / par sympathie 10%
    1983 – 1995 de la commune 50% venant de l’exterieur par connaissance 30% par diplome et concours 20%
    1995 2001 tres peut d’embauche
    de 2000 à 2008 documents de la mairie de mes archives
    2001 2008 documents minicipaux.
    2008 a lorsque je vais en mairie 50% du personnel que je ne connais pas.

    mais il est une remarque qui peut etre évaluée dans l’accueil général qui la méconnaisssance de leurs lieux d’emplois ; le manque de sourire du soleil du midi c’est une génération qui est triste c’est dommage car l’ensemble est toujours vetu trés correctement et bien eduqués chaque generation n’est pas semblable – ces remarques ne sont pas personnalisées aux municipalités qui se sont succédées que j’ai connue depuis 1956 date de mon fravail a bandol.

    Max

  • Janine Sauter-Gilli

    sans vouloir vexer personne, je ne comprends pas les chifres donnés : j’ai beau les triturer dans tous les sens, additionner retrancher, je n’arrive ni à 250 emplois, ni à 300.
    Pour ma part, je n’ai pas d’archives personnelles, je n’ai que des documents officiels.
    Ceci dit, j’ai retrouvé le livre de Christian Goux, (écrit en 1975 avec Mrs Chanteloube, Culioli et Grillon), « Bandol, commune en Provence », où il étudie l’évolution de la population, d’après l’INSEE:
    1962 4195 h
    1968 5088 h
    1975 6204 h
    Voilà qui permettra d’y voir plus clair. Mais ces données sont insuffisantes si l’on ne tient pas compte des résidences secondaires qui conduisent à l’accroissement des services municipaux (voirie, urbanisme,emplois saisonniers etc…).
    j’ai consulté l’INSEE:
    1974 2859 résidences secondaires
    1981 4356
    1989 5581
    1998 6066
    2004 6163
    J’étais moi-même loin du compte, je me basais sur la population DGF reconnue par l’Etat.
    Si l’on cumule augmentation de la population à l’année, et celle des résidences secondaires (qui passe de plus en plus de temps à Bandol, une fois à la reraite…) on constate un fort accroissement. Ce qui n’empêche pas de dénoncer les dérives quand il y en a.