Fleur de mouillage à Bandol : le retour!!!

NDLR : vous vous souvenez de la fleur de mouillage ? De sa ridicule visite par une ministre, un préfet, deux députés ? Et de sa fin aussi pitoyable qu’annoncée. Je l’avais crue définitive.
Mais la délibération n°19 à l’ordre du jour du Conseil Municipal de Bandol de ce jeudi matin laisse craindre le pire. L’AG CLUPP Bandol s’est procuré le texte intégral de la délibération (ci-contre), et m’a transmis un communiqué dont j’espère que nos conseillers auront le temps de le lire avant le conseil (même s’ils ont du wifi sur leurs iPads municipaux en séance, leur écran affichera probablement plutôt leurs documents de travail que mon blog).

Communiqué de l’AG CLUPP Bandol : Fleur de mouillage 2ème.pdf
« Je ne peux pas prendre la responsabilité
de laisser les bateaux s’y amarrer »*





43 Commentaires

  • C’est un exemple typique de lobbyisme. Comme dit monsieur le maire les Bandolais n’auront rien à payer. Mais ceux qui auront à utiliser le machin si. Par contre l’argent ira au lobbyiste. Le porteur du projet est un lobbyiste pro attaché à la mairie de Bandol. Il travaille pour des sociétés écran du groupe Veolia. Il m’a laissé sa carte en me vantant les mérites de son tas de ferraille à l’occasion d’une réunion à la chambre de commerce. Réunion propagandiste sans intérêt.
    Un lobbyiste porteur d’un projet performant, sincère, honnête et vertueux, je ne suis pas contre s’il en existe, mais là ! ! !
    Le principe d’héberger des bateaux en cercle est un non-sens à la base pour de multiples raisons. Comment approcher de la chose ? Par vent de face + vent de travers + vent arrière + ¾ . Comment les bateaux vont-ils se défendre contre le vent et la mer, chacun étant orienté différemment et décalé au regard de la houle. Bonjour le charivari. Il suffit de regarder ce QUI SE PASSE DANS LE PORT PAR GRAND VENT POUR COMPRENDRE CE QUI SE PASSERA DEHORS. On voudrait tuer des gens qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
    Si la mairie est consultée pour donner son aval c’est qu’elle aura à endosser sa part de responsabilité lorsqu’il y aura des dégâts matériels, des blessés et des morts, et que l’officine qui aura installé le piège aura fondu les plombs ? En échange de quoi ? Vous prendriez un tel risque vous ?
    Depuis l’antiquité les marins savent que pour protéger les bateaux il faut des digues . . . Et non pas des dingues. Une digue flottante par exemple, comme à Monaco, à savoir que la digue fait des millions de fois le poids total des navires ancrés dessus. Le ministre de l’équipement de la principauté, que je connais, qui a porté ce projet est lui-même plaisancier (une modeste vedette de 11 m), il a pris ses précautions et entre lui et l’industriel il n’y avait pas de lobbyistes ce qui fait toute la différence, comprenne qui veut . Tant qu’à faire de construire une digue : avec un fond de 4 m autant la poser sur le fond non ?

  • « Main basse sur la ville « …. film de Francesco Rossi (1963)… Film à voir, ou revoir….
    Et dans notre monde réel… quelques constatations…

    La « chose » dite « fleur de mouillage » est un « produit » Veolia:
    http://www.polemerpaca.com/Environnement-et-amenagement-du-littoral/Port-du-futur/FLEUR-DE-MOUILLAGE
    La compagnie d’exploitation des ports (CEP) filiale de Veolia Environnement…(qui l’a cédé début 2013 à la Compagnie de l’Ozone (actionnaire principal… Veolia) en assure la promotion. La CEP assure, en délégation de service public la gestion d’un certain nombre de ports de plaisance en France….

    A BANDOL la délégation de service public de l’eau potable a été confiée à la Société des eaux de Marseille (SEM)…groupe des Eaux de Marseille dont l’actionnaire est VEOLIA…

    … et la DSP du nettoyage ramassage des ordures ménagères à BRONZO (actionnaire Eaux de Marseille distribution… du Groupe des Eaux de Marseille… actionnaire Veolia)

    BANDOL… VEOLIA City…. ?

  • Derrière l’ironie de notre premier message, cette délibération porte en soit deux problèmes distincts.

    – Une solution totalement inadaptée.

    Quel est le problème ? L’argument annoncé de la protection des posidonies ne tient pas, il n’y en a pas sous les corps morts actuels et de toute façon la DDTM impose un système avec flotteur intermédiaire qui protège déjà les fonds marins.

    Pourquoi est ce qu’il a 35 bateaux sur corps morts ? Parce qu’ils attendent un abonnement au port, dont les tarifs « passagers » en été sont trop élevés (il n’y a pas de contrat mensuel en été pour les bateaux de plus de 8 m, et le tarif passager appliqué pour les seuls 5 mois d’été est égal à 2,4 fois le tarif ANNUEL).

    Plutôt qu’aménager cette situation avec des solutions aventureuses, il vaudrait mieux la régler définitivement en accueillant ces bateaux dans le port. Des solutions simples existent, nous en avons parlé.

    Ce sont des solutions qui fonctionnent déjà ailleurs et qui repose à la fois sur l’augmentation de la capacité (par exemple en aménageant les bouts de pannes) et sur une gestion des places laissées vides pendant les sorties de leur titulaire.

    Quant à l’accueil des passagers, cette fleur de mouillage est un repoussoir comme il y en a peu. Sans caricaturer, il y a deux types de plaisanciers qui stationnent au mouillage pendant leur croisière.

    D’une part celui qui veut être tranquille dans un joli coin. Celui là n’ira jamais payer pour être stationné avec 15 autres bateaux sur un ponton flottant bruyant dans un promiscuité forte (80 personnes au minimum sur une surface de 500 m²).

    Et il y a celui qui n’a pas trouvé de place au port. Il peut être intéressé par une bouée payante, mais il préférera toujours stationner à quai, ce qui règle également les problèmes d’eau, d’électricité, de sanitaires, de déchêts et de débarquement.

    Tant qu’a mettre en place une solution d’accueil pour les passagers, autant alors utiliser un ponton flottant relié à la terre. Cela fait longtemps déjà que nous avons proposé d’aménager la jetée derrière la capitainerie, qui est protégée par l’avancée de la jetée sud, avec un panne flottante l’été pour recevoir les passagers. Cela se fait au Lavandou, à Figari et dans des dizaines d’autres ports.

    – Une méthode déplorable

    Le manque de concertation est criant. Il est demandé au Conseil Municipal de donner tout pouvoir au Maire pour privatiser un service public en concédant l’exploitation d’un dispositif de type « Fleur de mouillage » en remplacement des corps morts actuels sans que les intéressés, c’est-à-dire les titulaires des AOT actuels et les associations de plaisanciers, n’aient été consultés. Le tout après 10 mn de débats en Conseil Municipal.

    Et pourtant, les corps morts sont la propriété des titulaires des AOT, qui sont contraints de les retirer si l’AOT n’est pas renouvellée. Nous avons déjà (je suis personnellement titulaire d’une de ces AOT) dépensé entre 2.000 et 3.000 € chacun pour poser nos corps morts, et je suis bien incapable de dire combien coutera leur retrait, sachant par exemple que le mien a disparu sous le sable.

    En dehors de ce problème de coût, il est ahurissant de voir que personne ne nous demande notre avis avant de nous imposer de stationner sur une fleur de mouillage, qui n’a pas, et loin s’en faut, démontrer sa sécurité.

    Quand à l’intérêt de déléguer tout cela à un privé, pas une ligne dans le projet présenté ne le justifie, sachant que l’immense majorité de ces mouillages collectifs organisés en ZMEL sont généralement gérés par les associations de plaisanciers locales.

    Jacques KAUFFMANN

  • Mon petit doigt me dit :
    L’astuce de ce machin flottant c’est de s’approprier la mer au déprofit des communes et donc des habitants qui in finé en sont les propriétaires, même si les maires n’ont de cesse de s’approprier un bien qui est avant tout collectif : expropriations au profit d’intérêts privés et définition des priorités en direction des lobbyistes plutôt que des habitants.
    Comment faire lorsqu’on s’appelle Veolia et qu’on a échoué de justesse, à cause de Patrick Lacaze dans la « tentative du jeudi », tentative de s’approprier le port de Bandol. Les défenseurs de cette désappropriation se nomment Suquet, Bogi, Barois, le secrétaire de mairie de l’époque et le représentant de l’officine lyonnaise prête nom de Véolia : la bande des 5. Une belle brochette d’intellos !
    La Méthode que je subodore (procès d’intention ? oui oui oui )
    On met en place un machin dans la baie pour habituer les gens. Le machin est insuffisant, soit qu’il casse soit qu’il faille augmenter sa capacité. Donc le machin grossit et apporte plein d’emmerdes.
    De fil en aiguille, ou de pain en fromage, il est convenu de créer une véritable extension au port. Et comme c’est Véolia qui détient les droits du machin, c’est « naturellement » que Veolia se verra confier la réalisation, l’investissement, la gestion, d’un port qu’il aura créé à titre privé sur le domaine publique. CQFD. Comme les viaducs (Eiffage payant sur une autoroute gratuite), comme les tunnels (20 ans à Toulon parce qu’il est gratuit), comme les autoroutes (ASF), comme les parkings (Vinci), comme les arènes de Fréjus (Eiffage:site ravagé pour faire plaisir aux Amici, aux affiliés, ), etc…
    L’art et la manière de déshériter le peuple . . . Pour protéger les marmottes et les posidonies.

  • Il semble qu’il aurait été décidé au Conseil Municipal, après une intervention de M. Christian Delaud, d’adopter cette délibération en la modifiant sur un point essentiel.

    La dernière phrase aurait été retirée, ce qui suppose donc une nouvelle délibération du Conseil Municipal.

    Nous espérons que cela permettra une réelle concertation avec les titulaires actuels des AOT et avec les associations de plaisanciers.

    Jacques KAUFFMANN

  • Alors c’est adopté ou pas ? S’il y a une nouvelle délib c’est que ce n’est pas le cas ! Ou alors elle sert à quoi ( comprend rien 🙁 )

    Et pour les ignares en acronymes comme moi, AOT signifie :
    Autorisation d’Occupation Temporaire
    … en gros pour les SDF du port à qui on daigne accepter la présence moyennant participation financière conséquente.

  • @Nathalie,

    Je n’étais pas au CM, donc je ne peux que rapporter des propos rapportés 🙂

    Il semble que des précisions ont été apportées sur les intentions de la mairie vis à vis de la gestion du port et de la Sogeba.

    Et que cette délibération a bien été adoptée, après une modification concernant la délégation au maire du pouvoir de signer.

    Si cette info est confirmée, nous ne pourrons que nous en féliciter. Cela ouvre la porte à une consultation des intéressés (qui de toute façon sauront se faire entendre s’ils ne sont pas consultés) et à un contrôle par le Conseil Municipal des solutions qui seront retenues.

    Oui, une AOT te donne l’autorisation d’occuper le Domaine Public (ici un bout de mer pour poser une bouée, ailleurs cela peut être un bout de trottoir pour mettre un stand ou un point de vente).

    Jacques

  • Messieurs Bogi, Sauzet, et Palix ont tous les trois des bateaux dans le port de Bandol.
    En parlant de Dieu, un philosophe disait :  » je me méfie de ces architectes qui n’habitent pas dans les maisons qu’ils construisent ». Dans cet esprit nous pourrions leur suggérer d’inaugurer la prochaine solution aquatique en installant leur propres bateaux pendant une quinzaine de jours . . . juste pour voir les dégâts dus au ragage. 15 jours ça devrait suffire ;o)).
    C’est incroyable que l’on puisse se réunir pour déblatérer sur une telle imbécillité.
    On devrait les laisser aller au bout de leur c . . . Pour voir.

    Peut-on dès à présent remercier Christian Deleau pour son intervention ou doit-on attendre la confirmation de son intervention ? Peut- être lui même peut-il confirmer ?
    Les élus informant la populace que nous sommes sous forme d’un communiqué compréhensible par tous (on dit aussi un digest) ce serait formidablement démocratique non ?

  • Oui, il me semble que nous pouvons remercier Christian Delaud pour être intervenu sur ce point lors du Conseil.

    Nous aurons, d’ici peu, l’explication de ce qui se tramait derrière cette affaire et de ce qui a pu pousser la Ville à intervenir dans le dossier de la gestion des mouillages.

    Et pourquoi elle a présenté cette délibération, qui visait expressement un dispositif de type fleur de mouillage exploité par un opérateur privé.

    Si ce n’était pas l’intention de la ville, pourquoi avoir rédigé la délibération en ce sens ?

    Jacques Kauffmann

  • Je pense après avoir découvert… et un peu lu ces textes (voir ci après) qu’il est préférable que la commune ait usé de son droit de priorité… sinon le secteur risquait de tomber directement chez un exploitant privé.
    Bonne lecture et bonne réflexion… car il en faudra pour un projet cohérent.

    DOMAINE PUBLIC MARITIME

    CODE GENERAL DE LA PROPRIETE DES PERSONNES PUBLIQUES

    Article L2124-1 En savoir plus sur cet article…
    Modifié par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 – art. 240
    Les décisions d’utilisation du domaine public maritime tiennent compte de la vocation des zones concernées et de celles des espaces terrestres avoisinants, ainsi que des impératifs de préservation des sites et paysages du littoral et des ressources biologiques ; elles sont à ce titre coordonnées notamment avec celles concernant les terrains avoisinants ayant vocation publique.
    Sous réserve des textes particuliers concernant la défense nationale et des besoins de la sécurité maritime, tout changement substantiel d’utilisation de zones du domaine public maritime est préalablement soumis à enquête publique réalisée conformément au chapitre III du titre II du livre Ier du code de l’environnement.
    NOTA:
    Ces dispositions s’appliquent aux projets, plans, programmes ou autres documents de planification pour lesquels l’arrêté d’ouverture et d’organisation de l’enquête publique est publié à compter du premier jour du sixième mois après la publication du décret en Conseil d’Etat prévu à l’article L. 123-19 du code de l’environnement.
    Article L2124-3 En savoir plus sur cet article…
    Pour l’application des articles L. 2124-1 et L. 2124-2, des concessions d’utilisation du domaine public maritime comportant maintien des terrains concédés dans le domaine public peuvent être accordées. Un décret en Conseil d’Etat fixe les conditions d’instruction et de délivrance de ces concessions.

    Article L2124-4 En savoir plus sur cet article…
    Modifié par LOI n° 2010-788 du 12 juillet 2010 – art. 240
    I.-L’accès des piétons aux plages et leur usage libre et gratuit par le public sont régis par les dispositions de l’article L. 321-9 du code de l’environnement.
    II.-Les concessions de plage sont accordées ou renouvelées après enquête publique réalisée conformément au chapitre III du titre II du livre Ier du code de l’environnement. Elles respectent les principes énoncés à l’article L. 321-9 du même code.
    Tout contrat de concession doit déterminer la largeur de l’espace mentionné au dernier alinéa de l’article L. 321-9 du même code en tenant compte des caractéristiques des lieux.
    Les concessions sont accordées par priorité aux communes ou groupements de communes ou, après leur avis si elles renoncent à leur priorité, à des personnes publiques ou privées après publicité et mise en concurrence préalable. Les éventuels sous-traités d’exploitation sont également accordés après publicité et mise en concurrence préalable.
    Les concessions de plage et les sous-traités d’exploitation sont portés à la connaissance du public par le concessionnaire.
    III.-Un décret en Conseil d’Etat fixe les modalités d’application du présent article.

    Article L2124-5 En savoir plus sur cet article…
    Des autorisations d’occupation temporaire du domaine public peuvent être accordées à des personnes publiques ou privées pour l’aménagement, l’organisation et la gestion de zones de mouillages et d’équipement léger lorsque les travaux et équipement réalisés ne sont pas de nature à entraîner l’affectation irréversible du site.
    Ces autorisations sont accordées par priorité aux communes ou groupements de communes ou après leur avis si elles renoncent à leur priorité.

    ====================================================================

    Un résumé
    Loi « littoral »
    La loi  » littoral » a institué un régime juridique spécifique de zones de mouillage prenant en compte la protection de l’environnement et le contexte de la décentralisation, tout en préservant les responsabilités de l’Etat en matière de gestion du domaine public maritime et de navigation.
     
    Elle a posé quatre grands principes :
    la priorité donnée aux communes pour l’obtention de l’autorisation
    la reconnaissance par la loi au bénéficiaire d’une telle autorisation de percevoir des usagers une redevance pour services rendus
    l’établissement d’une base légale à un régime de police spécial adapté
    la possibilité d’affecter une partie des droits de ports et autres redevances perçus dans les ports de plaisance, à l’aménagement et l’exploitation de mouillages ou d’équipements isolés pour l’accueil et l’exercice de la navigation de plaisance
    Décret d’application
    la nature des travaux autorisés : installations de corps-morts, pieux alignés, pontons flottants ; les zones de mouillage ne doivent pas comporter d’ouvrages qui affecteraient le site de manière irréversible ; toutefois, une cale d’accès peut être aménagée en dehors des espaces protégés de façon particulière
    les règles de procédure, comprenant notamment la consultation du ou des conseils municipaux concernés, de la commission départementale des sites et de la commission nautique locale
    les conditions de navigation et de balisage
    les règles de sécurité des personnes et des biens
    les règles de salubrité et de protection de l’environnement
    les conditions de délivrance, de résiliation et de retrait de l’autorisation. Celle-ci est délivrée par arrêté du préfet, pris conjointement avec le préfet maritime
    Textes de référence
    loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 modifiée relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral (dite loi  » littoral »)
    Décret n° 91-1110 du 22 octobre 1991 relatif aux autorisations d’occupation temporaire concernant les zones de mouillages et d’équipements légers sur le domaine public maritime

  • @Prinz,

    Oui, c’est bien que la ville utilise son droit de priorité pour éviter à la DTTM de devoir concéder cette zone à un exploitant privé.

    Mais cela n’a aucun intérêt si, ensuite, elle la concède elle même à un exploitant privé, qui peut être le même que celui qui avait soumissionné à la DDTM.

    Et la délibération présentée hier prévoit expressément de concéder les mouillages à un exploitant privé et il semble même que M. le Maire ai indiqué qu’il ne pensait pas que c’était la vocation de la ville de gérer des mouillages.

    Jacques

  • sur le commentaire de Jacques K :
    je ne comprend pas cette phrase : éviter à la DTTM de « devoir » concéder cette zone .. …
    sur quoi repose une telle obligation ?
    que signifie DTTM ? je suis allé sur google y’en’a 1000 des dttm

    par contre je comprend parfaitement la suite : le maire exerce son droit et ensuite le revend à un privé. En fait s’il n’y a pas d’obligation, de fatalité des textes, comme je le pense, le maire a pouvoir de remplacer cette non obligation par un décret de son droit divin. Ainsi l’obstacle est surmonté ? non ?

    On aimerais que les élus s’expriment sur ce sujet sous forme d’un mémo perso genre « billet de xxx « 

  • DDTM : Directions Départementales des Territoires et de la Mer

    Les directions départementales des territoires et de la mer (DDTM) mettent en œuvre les politiques publiques d’aménagement et de développement durable des territoires et de la mer.

    Dans les régions littorales, les DDTM regroupent l’essentiel de la DDE (direction départementale de l’équipement), de la DDAF (direction départementale de l’agriculture et de la forêt), des directions des affaires maritimes (DDAM ou DIDAM) et une partie des services de la préfecture.

    Tout passent par eux dès qu’il s’agit du littoral terre et mer.

  • Merci à Nathalie pour la correction du sigle et l’explication. Tout est aussi exposé là :
    http://www.affaires-maritimes.mediterranee.developpement-durable.gouv.fr/nouvelle-organisation-des-services-r83.html

    La DDTM n’a pas obligation de concéder la zone à un privé, mais il lui faut un motif valable pour le refuser. Sinon elle perdra le recours devant le tribunal.

    Pour elle, la solution la plus aisée est donc de refiler le bébé à la ville, en l’incitant à reprendre la gestion de la zone par une ZMEL.

    Ce qui explique que la ville indique avoir le soutien de la DDTM.

    Par contre, rien n’oblige la ville ensuite à sous concéder l’exploitation de cette DDTM.

    Ainsi que l’expose PK, cela suppose une mise en concurrence préalable, donc un risque de voir la situation échapper totalement à la ville et ou de voir revenir le privé qui avait soumissionné à la DDTM avec le même projet.

    Jacques Kauffmann

  • Jean-Pierre HECQ

    Bonjour à tous.
    Moi, je comprend les choses ainsi:
    Le Décret 91-1110 du 22 Octobre 1991 à une porté « foncière ». il se contente de déterminer les conditions des Autorisations d’Occupation Temporaires du domaine public maritime en dehors de ports pour les embarcations de plaisance. L’autorisation est délivrée pour des conditions particulières de fonctionnement (art.7)
    C’est dans ce cadre que peut être défini la nature des embarcations (légères ou pas?) destinées à être accueillies sur ce mouillage et non dans son titre.
    On peut donc, pour le moment critiquer le projet sur :

    1- la forme
    Le Maire donne une définition de la ZMEL qui n’est pas conforme au décret.
    La ZMEL est une Zone de Mouillages et d’Equipements Légers. Ce n’est donc pas le décret
    qui défini la nature des bateau accueillis, contrairement à ce que laisserait entendre le titre de la délibération, mais l’attributaire de la ZMEL, c’est à dire la mairie.

    2- le fond:
    Cette opération n’est pas justifiée. En effet IL N’Y A PAS DE POSSIDONNIES à protéger dans ce secteur, et les mouillages sauvages résidents sont déjà interdits au delà des 35 AOT autorisées; ce sont donc de faux prétextes.
    Cette ZMEL remplacerait un régime, qui, s’il n’est loin d’être idéal, notamment en matière de sécurité au regard des intempéries, à le mérite d’être stable au regard des usagers. Elle substituerait aux AOT individuelles, une AOT collective au profit d’un gestionnaire qui serait rémunéré pour service rendus. Lesquels?
    La mise à disposition d’installations destinées à recueillir des déchets? Elle ne dépend pas de la création d’une ZMEL. elle peut très bien être établie dans la situation réglementaire actuelle.
    Une meilleure sécurité aux intempéries? l’expérience de la « fleur de mouillage » n’a pas suffit à couvrir Bandol de ridicule; faut-il recommencer l’expérience?

    Le seul et vrai problème qui se pose, c’est de supprimer ces mouillages en ne recevant pas d’embarcations résidentes hors zone portuaire. C’est possible, nous l’avons démontré. (Voir articles VVB sur le port)
    Cette ZMEL n ‘est qu’un moyen d’instituer une pompe à fric, sans améliorer ni la situation des bateaux qui y sont actuellement, au contraire, ni celle des possidonies puisque, manifestement, il n’y en a pas à cet endroit.
    Si c’est juste pour ajouter un service de ramassage des déchets, il y a beaucoup plus simple à faire, et la SOGEBA peut aussi bien s’en occuper que de louer des vélos électriques!

    On peut se demander aussi pourquoi la DDTM pousserait à cette création. Une explication vient assez vite à l’esprit: elle se débarrasse ainsi d’un obligation récurrente (gestion annuelle des 35 AOT individuelles qui ne lui rapporte rien en matière d’honoraires) sur un tiers par un seul contrat passé pour 15 ans. Ce tiers, c’est la commune ou le gestionnaire qu’elle aura désigné qui en fera son affaire, contre rémunération;
    Cela ne marchera pas mieux, mais la DDTM sera débarrassée du boulot, le gestionnaire prendra la monnaie, le pigeon sera comme d’habitude… l’usager.
    Et la commune dans tout ça? Rien pour elle, mai ça fera peut-être plaisir à un ami.
    L’écologie a bon dos. Aujourd’hui, ce sont les possidonies. Hier, avec les compteurs d’eau radio- relevés, c’étaient pour économiser la ressource…et la SEM a pris 80 000€ de plus par an sans rien changer au service rendu!
    Bravo!

    Et après la critique, pour rester positif , voici une contre proposition.

    1)- Suppression des 35 mouillages résidents en embouchure du Vallat, et intégration des bénéficiaires actuels dans le port. C’est possible !
    2)- Seuls seraient autorisés, ce qui se fait maintenant, des mouillages sur ancre pour quelques heures sur les fonds sablonneux.
    3)-Pour éviter d’abimer les prairies de possidonnies, délimitation des zones où le mouillage est strictement interdit.
    4)-Création d’une ZMEL saisonnière, le long de la jetée nord, derrière la capitainerie, gérée par la SOGEBA pour accueillir les passagers en été : plus de navette avec les annexes, gestion rapprochée des mouvements des passagers, pas de soucis d’encrage sur le fond marin qui arrache la flore,…. c’est l’endroit de Bandol le plus commode pour une installation de ce type.
    Après on dira que personnes ne fait de propositions !

    ZMEL
    Pointillé jaune : Chenal des engins motorisés pour loisir
    Zone rayée rouge : Champs de possidonies = mouillage interdit
    Zone Turquoise : ZMEL saisonnière

    Le mouillage de jour reste autorisé sur la zone à l’est de la ligne rouge matérialisé par la Montée Voisin et le bout du chenal et au sud de la zone de baignade.

  • Pourquoi la DDTM a fait cette proposition… Je partage entièrement l analyse faite: la DDTM comme nombre de services de l État n à plus les moyens d’assurer la gestion des AOT (et d en contrôler le respect…)….
    La SOGEBA peut être une réponse….Mais attention: nouvelle délégation de service public ou modification d une DSP= obligation de lancer une mise en concurrence….Et certains loups n ´hesiteraiét pas a perdre de l argent dans un premier temps pour se gaver ensuite…
    Très bien de rappeler la DSP de l eau …

  • Jean-Pierre HECQ

    Non, on peut faire plus simple sans se mettre une nouvelle DSP sur le dos.
    la DSP du port fini en 2015.
    le temps de faire les démarches, les études et les travaux nous y sommes!
    la commune peut conduire tout ça en son nom en attendant, mais il faudrait qu’elle ait une politique à ce sujet. Pour le moment on à le sentiment qu’il y à un fort lobbying de la part de Veolia (cf ce qu’en dit Pehel), et que la Mairie agit soit en réaction, soit dans le sens de cette pression, je n’ai pas encore réussi à comprendre et les propos du maire entretiennent le suspense.
    Je profite de la circonstance pour faire remarquer que pour la ZMEL, comme pour l’eau, c’est Véolia qui est derrière.

  • Effectivement la mairie pourrait prendre en charge cette gestion. Qu en est–il du port de Sanary? N est-il pas gère directement par la commune?

  • Tout repose sur l’étique et la probité des hommes. Sur leur sagesse à résister à leur ego et aux flatteurs. Sur la façon dont ils interprètent l’égalité entre chacun de nous, la part du mérite et la part de la participation sociale.
    Peu de mots pour une quadrature. Sophie est tu là ? si tu est là frappe 3 coups que le rideau s’ouvre sur un spectacle différent.

    Du travail en perspective pour les candidats de 2014 dont on attend désespérément les commentaires. . . avisés ?

  • le bal des lobbyistes mardi à 20 h 50 sur ARTE

    mais ça ne concerne pas la France. Pays des droits de l’homme et de toutes les vertus.

  • pierre Cap des Palmes

    @ JP Heck

    L’idée d’une ZMEL Saisonniere, placée derriere la capitainerie, c’est oublier l’exposition au vent d’est et à son clapot insupportable à cet endroit, à tel point que les quelques bateaux au mouillage forain qui s’y mouillent, déguerpissent pour se mettre à l’abris à la gorguette.
    De plus, il faut tenir compte de la zone d’évitement à 360°entre les bateaux ce qui laissent, au plus, une dizaine de mouillages possibles selon la taille des bateaux.

    J’ai entendu dire qu’il était question de retirer les plots de béton dejà installés devant la Reserve dans le cas de la création d’une ZMEL, c’est pas gagné, car extraire une tonne de béton enfoui dans le sable……ca doit pas couter cher ça non plus….

    Pierre Cap des Palmes

  • pierre Cap des Palmes

    Une derniere, n’oubliez pas les professionnels de la mer que sont les pêcheurs professionnels, ils ont aussi leur mot à dire, et sont en droit de demander une indemnité pour le gel d’une zone faisant partie des eaux prud’homales. Un exemple, lors de construction du port ATHENA, il a été donné trois emplacements dans ce port à la Prudhomie bandolaise.

  • Jean-Pierre HECQ

    @pierre
    je n’ai pas oublié l’exposition à l’est, mais ZMEL, c’est aussi Equipement Léger.
    Cet équipement serait solidaire de la jetée, et les bateau y seraient amarrés comme sur panne, un procédé porté par des flotteurs immergés remplaçant la chaine mère, ce qui ne gênerais pas les possidonnies.
    il n’y a plus le risque de girouette, et le nombre utile de bateaux traités au mètre linéaire d’équipement devient intéressant.
    ce dispositif n’empiète que très peux sur la zone de pêche.
    de plus, si une zone d’une trentaine de mètre le long de la jetée se trouve ainsi « sanctuarisée » au regard de la pêche, cela ne peut être que favorable à la reproduction et au maintien de la ressource halieutique.
    bien sur les pêcheurs ont le droit de ne pas être de cet avis, et tu as raison, on ne doit rien faire sans les consulter.

  • Ce qui est pénible c’est le mépris qui transparait clairement avec le retour de ce projet foireux. Le principe a déjà été testé en mer et s’est révélé un fiasco. Et pourtant on nous le ressert ! Et en invoquant la protection des herbiers de posidonies par dessus le marché, dont chacun sait (enfin presque) que à partir de la Réserve, devant la plage du Grand Vallat, c’est du sable !
    Si la mairie est préoccupée par la santé des herbiers, c’est devant l’ile Ricard qu’il faut prendre des mesures, alors que les projets de type « sentier sous-marin » ont rencontré bien peu de succès jusqu’ici !
    De toute évidence la préservation environnementale est un leurre que l’on agite à volonté pour montrer patte blanche, un peu comme le bateau à bras (encore Veolia tiens !) qui devait sillonner les eaux Bandolaises cet été pour ramasser les macro-déchets, et qui demeura bateau fantôme !

  • pierre Cap des Palmes

    @Jean Pierre

    Ok Jean Pierre, les posidonies sont inexistantes à cet endroit, c’est un paysage lunaire,il s’agit d’un fond rocailleux avec quelques gros cailloux par ci par là, les posidonies sont à 50 m du bord, peut etre à cause des eaux du port à proximité, donc guere propices à la reproduction à mon sens.

    .Si ZMEL veut dire Equipement Léger, la placer à cet endroit donnera raison au Maire quand il dit « embarcation légère », car ton dispositif solidaire de la jetée necessitera un dragage ou sera réservé exclusivement aux bateaux de moins d’un metre de tirant d’eau. J’insiste, il sera encore plus perilleux de s’y amarrer encore plus pres de la digue. Quand on voit les difficultes de certains à prendre place au port alors que c’est calme, j’ai du mal à les imaginer faire leurs manoeuvres avec du vent, de la houle, ou du clapot, car du clapot a cet endroit il y en a, meme par grand beau temps, en saison à 17h, quand tout le monde rentre au port, c’est force 4 contre la digue… Dans ce cas je conseille l’installation de gradins car le spectacle sera garanti.
    Amicalement

  • Pierre Cap des Palmes

    Encore une Jean Pierre, les soirs de feux d’artifice, il faudra evacuer la ZMEL car les bateaux seront amarrés dans la zone de sécurité, ou bien abandonner les departs de feux sur la grande jetée.
    Pierre

  • Jean-Pierre Chorel

    Eh oui Pierre, tes commentaires avisés mettent en relief la nécessité d’écouter les professionnels, les bonnes volontés ne sont pas suffisantes ! Et sur Bandol ce qui manque le plus c’est bien cela, le professionnalisme…

  • La zone Zmel (voir le plan proposé par Mr heck) est exploitable à condition de placer une digue devant. Cette solution porte un nom : un port.
    De cette façon Véolia Environnement (ex Vivendi Universel de triste mémoire) mettra un pied dans la capitainerie et ça porte un nom : faire entrer le loup dans la bergerie.
    cette digue fera entrer la houle dans le port , il faudra une contre digue à partir du môle babord (en entrant) + les sanitaires + les parkings, etc . . .
    Tout ça pourquoi ? est-ce que c’est un besoin pour les Bandolais. Pour créer 160 places de mieux ?
    Une fois de plus un lobby lance la polémique et tout le monde se lance dans des études abracadabrantesques ce qui ne peut que donner de la crédibilité à un besoin qui n’en est pas un. Et qui fait courir un risque de dépossession du port de surcroît.
    Hé ! Ho ! les gars ! Un peu de recul
    Si ce n’était le risque de créer un précédent juridique dont Véolia s’emparera de façon définitive je serais tenté de dire : laissez les faire de toutes façons au bout le sang coulera. Il y aura des blessés et probablement des morts.
    Ce qui ne les empêchera pas de toucher des masses de subventions pour recherche et développement pour des machins qui n’ont aucune chance d’aboutir. Autant construire des maisons sous le niveau de la mer LOL.
    Autant d’argent qui n’ira pas aux vrais travailleurs que sont les PME PMI les éternelles oubliées. Je parle de PME indépendantes pas des prêtes nom de Véolia.

  • Jean-Pierre HECQ

    oh! he!
    les gars, merci de ne pas me faire passer pour le demeuré de service!
    je ne suis certes pas un grand usager de la mer, mais j’ai ma coquille de noix et je sais ce que c’est que le clapot.
    si vous m’avez bien lu, vous aurez vu que ma position, c’est qu’il n’y ait aucun bateau en dehors de la zone portuaire! (2- le fond – 5° alinea):
    «  »Le seul et vrai problème qui se pose, c’est de supprimer ces mouillages en ne recevant pas d’embarcations résidentes hors zone portuaire. C’est possible, nous l’avons démontré. (Voir articles VVB sur le port). » »
    si j’ai positionné une ZMEL à cet endroit, c’est parce que le sujet de cet article c’est bien la création d’une ZMEL, et que d’autres, qui sont de bien meilleurs navigateurs que moi l’ont déjà proposé, que c’est une solution qui a déjà été retenue dans d’autres ports (plusieurs!), et que si ont doit en faire une autant la faire là; si elle présente bien des inconvénients, j’en conviens, elle n’en aurait pas plus que là ou elle est proposée! et surtout, il ne serait pas question de l’attribuer à quiconque en de hors de notre collectivité.
    c’est tout!
    salut! bon dimanche.

  • Ce débat intéressant montre effectivement tout l’intérêt d’une concertation avec les usagers. C’est de la confrontation de différentes pratiques qui peut produire les solutions adaptées aux besoins.

    Les corps morts sont une mauvaise solution. Nous avons assez parlé ici de son insécurité, avec déja une quinzaine de bateaux détruits ces dernières années. Ce n’est pas non plus une solution pratique.

    Mais elle est aujourd’hui indispensable. Les 35 bateaux qui y stationnent n’ont aucune autre solution. C’est pour cela qu’ils y sont. C’est tout.

    La place d’un bateau qui stationne, c’est au port. Pas au mouillage.

    Pas pour les raisons invoquées dans cette délibération.

    Non, ils ne tuent pas les posidonies, il n’y en a pas là et de toute façon les lignes sont équipées de flotteurs intérmédiaires.

    Non, ils ne déversent ni produits toxiques ni poubelles. Ils sont vides.

    Mais parce que ce n’est ni sur ni pratique.

    Le problème de l’accueil des passagers est encore autre. Le premier constat est que la fréquentation des ports en passagers baisse inéluctablement. On peut invoquer plein de raison, le fait que les ports sont chers, le fait que les bateaux sont mieux équipés, le fait que tout le monde n’apprécie pas l’agitation estivale en soirée, mais c’est un constat.

    Je ne crois pas que l’accueil d’un passager sur corps mort ne soit également une bonne solution. Ce n’est pas pratique pour lui, et le prix payé (généralement 20 €) est souvent perçu comme disproportionné par rapport au service rendu. En rassembler 16 sur une fleur de mouillage n’arrange rien. C’est même plutot encore pire.

    La solution de la panne flottante contre la jetée de la capitainerie fait débat. Mais il faut la remettre dans son contexte. Elle ne se compare pas à une place panne E ou K, mais à un stationnement sur corps mort. Et je pense que celui aura le choix entre la panne flottante et le corps mort ira sans aucune hésitation sur la panne flottante, en rappelant que cette solution est étudiée pour les deux mois d’été où il n’y a pas de vent d’est, où le vent sera soit un thermique qui se lève à 11 h et tombe à 18 h, soit du mistral qui ne rentre pas dans la baie.

    Je pense aussi qu’il n’est pas mauvais en soit de proposer une alternative au mouillage sur ancre.

    Enfin, il ne faut pas oublier qu’il y a 440 bateaux en liste d’attente.

    Ce débat existe aussi parce que la communication du port sur sa fréquentation est totalement opaque. Nous n’avons aucune information concrète. Le port a même arêté de donner au Conseil Portuaire les statistiques de fréquentation par escale. Il faut lire Var Matin, pour trouver ces données dans une interview du Maire.

    Les quelques infos communiquées sont fausses : le site internet mentionne 1600 ou 1650 places selon les pages, mais nous en avons compté 1720.

    Il est mentionné 240 places visiteurs, mais rien dans les éléments communiqués ne permet de reconstituer ce chiffre.

    Oui, nous pensons qu’il est possible d’améliorer la gestion des places de ports pour libérer des places abonnées, oui, nous pensons également qu’il n’est pas nécessaire de garder des quotas de places passagers mais que la gestion des absences permet d’en disposer du volume nécessaire.

    Mais pour le démontrer il nous faut des données qui ne nous sont pas communiquées. Alors nous passons nos samedis à compter les places pleines et vides.

    .Il manque ausi des explications sur le but visé par la ville. Pourquoi la délibération proposée désignait clairement une fleur de mouillage exploitée par un privé alors qu’au Conseil il nous est dit qu’il n’y aura pas de fleur de mouillage, et que la ZMEL sera exploitée par la ville ?

    L’intérêt de ce débat ici montre, en miroir, la maladresse de la solution proposée par la ville, qui proposait donner tout pouvoir au maire pour signer seul les actes nécessaires sans prévoir la moindre concertation.

    Jacques KAUFFMANN,
    Titulaire d’une AOT sur la zone de mouillage
    Association des plaisanciers AG Clupp Bandol

  • Je découvre encore une serie d aberrations quant a la gestion du port. Normalement il doit y avoir un règlement intérieur concernant le port et notamment l attribution des places. Est-il publie…sur internet( comme a Sanary)?

  • Pierre Cap des Palmes

    @Jacques,

    J’ignore quelles sont tes sources, mais outre le mois de Juin qui est le mois du vent d’Est, parfois tempêtueux, j’ai relevé 14 jours de vent d’est sur Juillet et Aout 2012 m’obligeant a mouiller avec mes clients soit au Embiez ou à la Madrague. Le thermique systematique c’est sur la pub de l’office du tourisme.
    Lorsque vous aurez mis en place vos mouillages, pontons, ou fleur de mouillage, enlevé vos plots de betons, et degagé tous les bateaux devant la Reserve, cette zone sera déclarée « mouillage interdit » ??? parce que les bateaux passagers s’y installeront, sur leur ancre, (le mouillage le plus sur), et vous aurez non pas déplacé le tas de sable, mais vous l’aurez augmenté, avec des bateaux mouillés partout.
    La solution est dans le port, pas ailleurs, question de volonté…..

  • Pierre,

    Content de reprendre ces débats avec toi sur le port et la navigation.

    Commençons par la fin : « la solution est dans le port, pas ailleurs, question de volonté ».

    Je ne dis pas autre chose. Nous sommes d’accord sur ce point. C’est évidement la soluton.

    Pour la météo, je parle de juillet et août, et, encore une fois, je compare deux solutions, les mouillages et le ponton de la jetée. Je maintiens qu’il est plus pratique d’être amaré à un ponton d’où l’on peut débarquer à pied, qui est alimenté en eau et en électricité, qu’à une bouée au milieu de la rade, encore plus s’il fait mauvais.

    Pour la zone de mouillage, une interdiction de mouiller sur les posidonies ne me dérangerait pas. Cela correspond à une petite part de la baie, celle donc à l’ouest de la ligne qui part de la réserve vers le sud.

    Il restera assez de fond de sable dans la baie pour recevoir tous ceux qui veulent mouiller sur ancre.

    Et je pense qu’il est impératif de conserver une zone de mouillage « libre », c’est à dire gratuite pour les plaisanciers de passage qui veulent mouiller plutôt qu’aller au port et qui utilisent leur ancre, et que cette zone soit pratique, c’est à dire à proximité du port et abritée du clapôt et du vent.

    Il ne faut pas oublier que la baie où ce trouve cette zone de mouillage concerne aussi les usagers du ports, qui l’utilisent en mouillage de jour. Un bateau, cela sert aussi à ça, sortir du port pour mouiller devant une plage.

    Je ne vois pas par contre pourquoi il y aurait plus de bateau qu’aujourd’hui, alors que l’idée c’est d’enlever les 35 sur corps morts et que, dans le reste de la baie, le mouillage est déja libre.

    La fleur de mouillage, j’ai assez dit ce que j’en pensais et, sans parler d’elle, je ne crois pas qu’un ponton collectif au mouillage ne soit une solution.

    Et il ne faut pas se leurrer. Installer un mouillage organisé (cqfd payant) et penser qu’on le remplira en interdisant le mouillage sur ancre autour n’a, généralement, qu’un effet : faire radicalement fuir les plaisanciers.

    JK

  • Pierre Cap des palmes

    Mouiller sur les posidonies en principe tout marin ou plaisancier s’abstient mais on a le droit de rêver… Un peu comme celui qui stationne sur les places Handicapés..
    Pour le reste cherche la solution dans le port puisque nous sommes d’accord, ton statut au sein du CLUPP te donne accès à toutes les données et infos necessaires pour trouver la solution pour loger les bateaux comme toi en AOT et rendre la nécessité d’une ZMEL obsolète…

  • Nous le faisons, et activement.

    Mais notre action, je parle là de l’association des plaisanciers AG Clupp Bandol, si elle aide au réglement de problèmes particuliers de plaisanciers ne s’occupe évidement pas de mon bateau autrement que par une solution collective.

    C’est d’ailleurs pour cela que je ne suis pas dans le port cet hiver. Pour ne pas bénéficier personnellement d’une action menée.

    Notre action porte souvent ses fruits, ces deux derniers dossiers, dragage et mouillage, en étant de bon exemples, même si ces projets sont loin d’êtrr clôts. Nous essayons de montrer que la ville et la Sogeba ont tout intérêt à écouter les plaisanciers.

    Il nous semble nécessaire, pour revenir à cette ZMEL, que la ville réunisse les plaisanciers et les professionnels concernés pour élaborer un projet complet et adapté.

    Jacques Kaufffmann

  • Cap des palmes a raison la solution est dans le port et si vous comptez les places le samedi, d’autres savent mieux compter que vous. Certains notables Bandolais et toulonnais ont trouvè une place pour leur bateau comme quelques proches collaborateurs du maire ou encore pour les pointus dont le président a fait venir la moitié de ses bateaux de l’extérieur, et tout ce petit monde sans passer par la liste d’attente comme moi. Faut arrêter de nous prendre pour des c.. dans ce port ou c’est le copinage qui règne et personne ne dit rien.

  • Escartefigue,

    « Personne ne dit rien » ?

    C’est que vous n’avez pas lu tout ce que nous publions et faisons sur ce sujet.

    Cela dit, nous sommes effectivement la seule association de plaisanciers à le faire à Bandol.

    Si vous avez des infos concrètes sur des passe-droits, plutôt qu’utiliser un mode allusif qui ne fait en rien avancer le débat, nous vous invitons à nous contacter. Soyez certain que nous agirons.

    La solution est dans le port ? Oui, elle devrait l’être.

    Mais je ne crois pas qu’il suffise d’invoquer les passes droits et la mauvaise gestion pour trouver une solution pour les 440 bateaux en liste d’attente.

    Il faut également réfléchir en terme d’équipement. C’était le sens, par exemple, de notre action visant à prolonger la panne C pour créer 8 nouvelles places et de le généraliser aux autres pannes.

    Passez nous voir un samedi matin. Vous comprendrez mieux notre mode de travail.

    Jacques KAUFFMANN
    Association de plaisanciers « AG Clupp Bandol »

  • C’est comme à la coupe de l’America : il y a d’un côté les challengers et de l’autre le defender.
    Le defender c’est le citoyen Bandolais qui ne souhaite pas se voir déposséder de son sol et, ou, de sa mer. Donc de sa baie si utile pour recevoir convenablement les « clients saisonniers vacanciers » qui représente la manne de notre cité (directe et induite). De même pour le port convoité par des privés qui ne manqueraient pas d’augmenter les tarifs (pardon les prestations) et de poser d’énormes problèmes financiers à la société nautique qui sera inévitablement assimilée à la liste des cochons payant. De même à la ville si elle souhaite recevoir des manifestations nautiques. Avec les lobbys c’est comme au scrabble : tous les maux comptent triple.
    Les challengers se sont les lobbys précédemment cités mais aussi tous ceux qui cherchent à obtenir une place à quai comme par exemple . . . . CF ceux qui sont sur la panne K en hiver. Ce n’est pas pour rien si je lit que la panne K ne sert presque à rien suite à une baisse de fréquentation etc. . . .
    Donc en dehors de toutes querelles de personnes et d’intérêt nous dirons que 400 personnes souhaitent la construction d’un nouveau port.
    Le reste c’est du baratin.
    Ceci étant posé avec sincérité, honnêteté, lucidité et éthique la seule vraie question est : Bandol peut-il créer un « port des jeunes, comme à La Rochelle, Port la nouvelle, Les Embiez, Hyères, et partout ailleurs.
    Une piste pour les candidats 2014

  • @ mr Heck
    je ne m’adressais pas à vous et il n’y a aucune raison que vous preniez la mouche, bien au contraire puisque je citais votre intervention et la qualité de votre travail d’étude et de réflexion en amont de ce débat. J’ajoute : ce genre de travail constitue une base de réflexion.
    Je me suis servi de l’image que vous publiez en soulignant que vos travaux conduisaient inéluctablement à « la possibilité non pas d’une île », mais d’un port. Ce que je confirme aujourd’hui. Pour être bien clair, les réflexions de chacun conduisent toutes à ça : un nouveau port. Le reste c’est du bricolage.
    Y’a plus K attendre les chansons des écologoïstes. Vous savez ces gens qui ne voient pas en hiver (quand les arbres n’ont plus de feuilles) que les rapaces sont tous regroupés au plus près de la civilisation contre toute attente ésotérique de leur part.
    Ma grand mère disait toujours : il faut appeler un chat un chat.

  • Patrick,
    Je ne crois pas que 400 personnes souhaitent la construction d’un nouveau port.

    440 personnes sont en liste d’attente pour obtenir une place à l’année à Bandol. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

    Parmi eux, combien disposent déjà d’une place à l’année dans un autre port ? Je ne sais pas à Bandol, mais généralement plus de 60%. Et parmi eux, combien sont restés songeurs devant des places vides inoccupées des semaines durant ?

    Ils ne veulent pas un nouveau port, ils veulent une place dans le port de Bandol et pensent que c’est possible.

    Quant à l’éternelle chanson sur les écolos qui bloqueraient tout, et empêcheraient ainsi la construction d’un nouveau port, un exemple voisin fait réfléchir.

    C’est la quatrième ou cinquième fois qu’une DSP est accordée à un opérateur privé pour aménager un port de plaisance à la Seyne et ils ont tous jeté l’éponge.

    Pourquoi ? Il n’y a aucune difficulté technique pour aménager un port sur le site des anciens chantiers. Il n’y a pas eu le moindre froncement de sourcil d’un seul écolo. Et le site lui-même n’est pas mal placé, à coté d’un plan d’eau abrité et très animé et proche de Porquerolles.

    Alors qu’est ce qui coince ? Ben simplement qu’un privé n’est pas là pour perdre du pognon.

    Chacun a remarqué le vieillissement de la population des plaisanciers. La baisse du nombre de pratiquant va suivre inéluctablement (on estime généralement la crête à 10 ans).

    Et donc, si les opérateurs privés se battent pour reprendre la gestion des installations existantes, ils sont nettement plus réticents à financer un nouvel équipement. Et jettent l’éponge quand ils constatent que ces cochons de plaisanciers ne se laissent pas facilement convaincre de payer d’avance 120.000 € pour une amodiation pour un 10 mètres.

    C’est pour cela que nous (et je me permet d’intégrer Jean Pierre, avec qui nous avons largement travaillé sur ces points, dans ce « nous ») militons pour « coloniser » l’espace existant.

    Tu n’as qu’à comparer la densité d’occupation des pontons pro devant l’hôtel du Parc avec le reste du port, et tu verras vite qu’il n’est pas nécessaire de conserver des passes de 35 à 40 m de large et qu’il y a quelques dizaines de places qui peuvent être créées simplement.

    C’est aussi pour cela que nous souhaitons améliorer la gestion des places vides, avec une réelle incitation à signaler son départ et sa date de retour. C’est une excellente manière d’éviter de stériliser un quota de places passagers de moins en moins utilisées.

    Un travail sur les formes des contrats annuels et la manière de les transmettre nous semble également utile.

    Jacques Kauffmann
    Association des Plaisanciers AG Clupp Bandol

  • jean pierre Hecq

    @pehel
    Je n’ai pas pris la mouche, j’ai juste repris ton he! Ho! Les gars…..
    Je remercie beaucoup ceux qui me font la bonte de reconnaitre mon engagement, et je voulais aussi farie remarquer que si ma proposition de zmel n’etait pas exempte de defauts , elle n’emanait pas de quelqu’un qui ne connait rien a rien. Fermons le ban!
    Nous voyons bien que sur ce sujet nous sommes a peu pres tous d’accord!
    Les bateaux qui ne naviguent pas couchent dans le port!
    a+
    jph

  • je ne suis pas sûr de tout savoir mais il me semble qu’à la Seine il y a entre 6 et 15 m de fond ce qui pose des problèmes considérables. Il faut nécessairement installer des cat way flottants qu’il faut ensuite stabiliser. C’est autre chose q’une simple chaîne mère et sa descendance. Surtout dans une zone qui est frappée d’une houle absolument destructrice, mon copain Leo Van Der Waal s’en souvient. . . .Et moi aussi : bonjour le mal de mer ! ! ! Il y a probablement aussi le spectre de l’autorité de tutelle qui pose problème : la CCI. Un sacré patacaisse ça encore ! Et la mairie qui veut tout sans investir dans l’infrastructure routière. La lutte entre les TER et les TES.
    Pour ce qui est des bateaux ventouse puisque je lis cet argument qui ne dit pas son nom, je connais cette chanson depuis que mon regretté ami Alain Bombard a lancé le pavé dans la marre es qualité de ministre. Ça ne résiste pas à l’examen : c’est comme de donner les résidence secondaires des Bandolais aux sans abris.
    Dans un cas comme dans l’autre la solution réside dans une véritable politique du logement.
    Sauf à ne plus respecter les lois sur la propriété n’est-ce pas ?
    C’est une idée quelle est super bonne jusqu’au jour ou on passe de l’autre côté de la barrière. humour !

  • J’avais oublié de répondre à Prinz Karl : on avait parlé de ces questions là… (deuxième partie de l’article et commentaires)
    http://www.bandolais.fr/2012/03/un-journal-pour-le-port-de-bandol.html