Faire confiance aux bandolais, confiance aux lecteurs

J’ai choqué. Et cela fera un bon sujet de débat pour ceux qui voudront venir discuter de Bandol et d’Internet demain mardi soir aux rencontres du web bandolais.
Mon article consacré à l’impact de la course Bandol Classic sur la fluidité de la ville a choqué certaines personnes à la Mairie, dans le sillage des gens impliqués dans l’organisation de la course (bénévoles ou responsables). On me l’a fait savoir « hors ligne ».
Parce que je proposais une « solution radicale: fuir bandol pour la journée« , à l’usage de ceux qui n’avaient ni envie d’y assister, ni envie de subir les effets gênants d’un pic d’affluence (et je crois que cela n’a eu aucun effet sur la course qui a vécu sa plus belle édition de l’avis général).
Lire que cette manifestation peut faire « fuir » certains, je conçois que …/…


…/… ce soit fortement déplaisant pour ceux qui s’évertuent à animer Bandol (mairie ou associations). Pourtant c’est réaliste, et je doute que 100% de la ville s’enthousiasme pour chacun des événements très variés qui jalonnent le calendrier annuel. A côté de nombreux curieux ou passionnés locaux qui se joignent à tous ceux venus de loin pour la circonstance, il y a des gens que la foule agace, que la peinture les masters de Pétanque ou la poterie indiffèrent, que les bateaux ennuient, que les feux d’artifice choquent dans leurs convictions écolos, etc., et même des gens que la course à pieds laisse froids. Et puis il y a tous ceux qui ont oublié la date et qui se retrouvent perturbés dans leurs activités habituelles par la logistique et l’affluence du jour J.
Ils ne demandent pas la modification du calendrier des animations municipales pour autant, mais je maintiens qu’ils ont le droit de vouloir faire autre chose…
Il semble que l’article a été perçu comme une critique de l’événement, ou pire un appel au boycott. Loin de moi cette idée, c’est une superbe manifestation qui participe fortement à la renommée de Bandol, et je n’ai aucune envie de la voir disparaître – c’est pour ça que j’invite plutôt ceux qui n’y trouvent que des inconvénients à s’adapter en profitant d’autres joies chez eux ou hors de Bandol). C‘est aussi oublier un peu vite que j’ai annoncé plusieurs fois positivement cette course cette année, comme les années passées: dès décembre, et encore 4 jours avant ce fameux article la veille de la course). Du coup la critique change et on m’accuse d’incohérence (encore – soupir).
On me dit que j’aurais dû prendre des précautions rédactionnelles en précisant que cet article ne visait que les allergiques à la course pédestre et les agoraphobes (car je ne l’ai pas écrit), et que mon article était perçu comme une invitation collective à « fuir ». Je regrette que mon style ait laissé passer cette ambiguïté.

Explication de texte:

  1. Quand je fais des articles sur la course, je dis le bien que j’en pense (même si je ne fais pas partie du public d’aficionados).
  2. Quand je fais un article sur l’impact de la course dans nos vies quotidiennes, j’écris pour ceux que l’événement va gêner.
  3. Et si j’en parle la veille et pas 6 mois avant, c’est parce que l’arrêté municipal qui nous affranchit sur le sujet, je ne l’ai entre les mains que très peu de temps avant.

Il faut faire un tout petit peu confiance aux lecteurs, a fortiori quand il s’agit d’un public fidélisé comme sur un blog local: ils savent prendre l’info qui les intéresse, et quand il y a eu plusieurs articles sur un sujet, ils ont généralement lu la version positive et la moins positive. Sinon je ne me risquerais pas à faire des sujets feuilletons (ex.: un coup tout blanc, un coup tout noir, qui ne sont que deux facettes d’une même médaille).
Je fais des articles trop longs en général. Mais quand je fais court, visiblement c’est trop court aussi. Je crois que je continuerai à faire souvent trop long (histoire d’éviter les raccourcis qui ne tiennent pas compte de ce que je publie autour).
Frédéric METEY
www.bandolais.fr
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2 Commentaires

  • effectivement la course pédestre n’intèresse pas tout le monde
    à moins de connaitre des gens qui se sont inscrits et aller les voir pour les encourager je ne vais pas personnellement me déranger pour aller voir ce type de course
    le printemps des potiers, les belles anglaises drainent une autre clientèle qui à mon sens profite plus au commerce local
    les afficionados de la course à pied ne viennent que pour courir

  • J’avais 2 personnes à récupérer en haut de la rue des Ecoles juste à la fin de la première course. Pour éviter de me retrouver dans une situation délicate, j’ai demandé à ces personnes de descendre en bas de la rue. Merci qui ? merci bandolais.fr.
    Pour ce qui est de l’impact sur Bandol, entre autres pour les commerçants, j’ai comme un doute : les coureurs ayant, pour la plupart, une hygiène de vie très spécifique, et je ne pense pas que cela déplace des montagnes de spectateurs. Mais cela fait parler de notre ville.
    J’ai une expérience très particulière de ce genre d’évènement. Habitant précédemment à Valence, cette ville accueille depuis de nombreuses années le Rallye de Monte Carlo. C’est une manifestation qui attire énormément de monde, et il se trouve que le parking course se trouve à 5 minutes à pied de chez moi. La première année j’ai dû faire un détour de 20 kms pour rentrer chez moi. Autant vous dire que lorsque l’on m’annonce que le Rallye revient, j’évite de monter à Valence. Surtout que cela dure plusieurs jours. On a intérêt à bien connaitre les horaires.