Expression locale… sur le fil

C’est difficile d’arbitrer un espace d’expression publique. J’ai déjà signalé que les écuries politiques locales et leurs supporters avaient parfois tenté de me faire voir les choses d’un point de vue très partisan en espérant que je les dise à leur place (c’est parfois commode en campagne).
Aujourd’hui je reviens sur le sujet, car j’ai assez mal vécu une utilisation détournée de l’album photo d’incivilités que j’ai mis en ligne (exercice périlleux, j’en ai conscience, et pour lequel j’ai prévenu que l’anonymat des sujets était une condition requise auprès de ceux qui voudraient partager leurs contributions avec vous chez moi – au besoin je « flouterai » tout ce qui est trop facilement identifiable par rapport à des personnes).
Je rappelle donc que quand je dis « neutre », « objectif », j’implique certaines règles: les photos illustrant des comportements inciviques/incivils, doivent mettre en scène des comportements de personnes contre qui vous n’avez aucun préjugé, aucun grief, juste des passants qui mordent la ligne jaune des règles du savoir-vivre, dont vous témoignez honnêtement et sans qu’on puisse vous suspecter de parti pris.
Pourquoi le rappeler? Parce que …/…


…/… je viens de voir se produire le contre-exemple, et que si j’entends garder une certaine retenue cette fois, je sanctionnerai de toutes les façons possibles de prochains abus.
Que s’est-il passé? On m’a adressé une photo d’un comportement illustrant une incivilité très répandue. Impossible de reconnaître formellement qui que ce soit. On pourrait tous faire le même type de photo tous les jours dans les rues de Bandol. Mais une photo n’est pas un film, et on ne voit pas la fin de l’action. L’action dénoncée a pu être corrigée, ou bénéficier de circonstances particulières exceptionnelles. La photo (dont les éléments montrent hors contexte une situation parfaitement anormale), devient alors malsaine, détournée. Tout repose donc sur la bonne foi du photographe « accusateur », dans lequel je place a priori ma confiance, en lui offrant ma « tribune ». Neutralité et objectivité sont donc des conditions que j’attends de la part des contributeurs.
Dans le cas de la photo que j’ai reçu (de quelqu’un que je ne connaissais pas auparavant hors le patronyme familial), le photographe et le sujet ne sont pas des inconnus neutres entre eux, mais des gens en conflit ouvert si ce n’est armé (mais je n’en savais rien)… Un commentateur m’a alerté (il a approché une petite partie de la vérité – une partie seulement) en ne me laissant malheureusement qu’une adresse email invalide. Je me suis insurgé de ses soupçons qui trop flous n’ont pas permis d’obtenir la corroboration du photographe. J’ai cependant continué à enquêter auprès de contacts sûrs, fins connaisseurs de l’histoire bandolaise, de ses clans, etc., et ai fini par comprendre.
Le photographe m’a confirmé qu’il pensait avoir suffisamment « anonymisé » la photo pour qu’il n’en reste que l’illustration de l’incivilité, mais qu’effectivement, la personne photographiée faisait partie de ses « meilleurs ennemis », et bénéficiait de circonstances qui si on les connaît, annulent le caractère démonstratif de la photo (en l’occurrence l’incivilité serait relativement pardonnable dans ce cas précis). M’ayant présenté ses excuses, et d’autres gages de bonne volonté, et constatant aussi que la photo avait tellement été rendue impersonnelle que personne n’a pu totalement démêler le vrai du faux, nous avons décidé de retirer la photo et garder les détails de cette affaire pour moi: je n’en partage avec vous que la structure « éducative ». Cette note note ne pourra exceptionnellement pas être commentée et je censurerai tout commentaire fait ailleurs sur mon blog se référant aux individus en cause, afin de préserver une certaine tranquillité à toutes les personnes dont les patronymes (partagés avec d’autres bandolais) pourraient être reliés à cette affaire.
Je présente par ailleurs mes excuses aux quelques personnes qui ont pu être blessées dans ce dossier, et par ma défense assez virulente (en toute bonne foi). Si vous constatez à nouveau des anomalies du genre, merci de me contacter directement par mail ou téléphone (les 2 sont accessibles sur ce site), et pas simplement avec un vague commentaire affublé d’une adresse email éventuellement erronée. En particulier le commentateur surnommé « Le promeneur » qui n’a approché la vérité de ce cas que de 20 à 30% est invité à me contacter pour mettre un point final et honnête à notre échange, avec une adresse mail correcte.
Enfin je vous invite à toujours contribuer à ce blog, à ses albums photos aussi, mais en assumant, et ceci se fait naturellement si on est dans une démarche objective et non soupçonnable. Ca nous fera d’ailleurs un très bon sujet de débat lors de notre prochain RV des rencontres du web bandolais, le 15 avril prochain: éthique dans l’expression en ligne, régulation des espaces publics, rôle des modérateurs de forums, etc.