Edito du Maire de Bandol, la relecture de Bandolais.fr

  • Publié le 15 Sep 2009
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Le Bandol Mag de rentrée est paru, et le lire attentivement ne manque pas d’interpeller l’administré bandolais, pour peu qu’il ait passé l’été à Bandol.
Petit article consacré à l’édito signé Christian PALIX, qui confirme ce que nous avons tous pressenti: un excellent mois d’août a fait le bonheur de (presque) tous ceux qui ont des intérêts dans le tourisme. Pour autant, il souligne l’attractivité de Bandol en particulier, qui jusqu’ici à moi me paraissait globale: …/…


…/…si j’ai bien suivi ce que disaient les médias, la France a connu une saison faste notamment du fait des touristes nationaux restés dans l’hexagone, et en particulier le sud. Je m’en félicite, mais je retrouve ici la tendance de nos élus à faire leurs des succès qui sont parfois plus contextuels que véritablement mérités. Je pourrais faire les reproches que je faisais deux ans en arrière, quand je critiquais le Bandol Mag de l’ère Barois.
Jean-Paul JOSEPH (auteur d’une analyse financière que vous avez pu lire ici) sera heureux de trouver une présentation des chiffres de 2008 par la Mairie, appuyée par un article et quelques tableaux en une page. Je le laisse faire ses commentaires, d’autant qu’il est visé par un paragraphe d’introduction qui précise (page 3): « Toute autre interprétation, d’où qu’elle vienne, n’est pas régulière et surtout n’est pas le témoin de la gestion de l’Ordonnateur (Premier magistrat) et des écritures comptables du trésorier ». Whaouh! Y’a des formulations qui impressionnent, et il appréciera, lui qui s’est appuyé sur les chiffres officiels de Bandol publiés par le Ministère des Finances, et a pris la peine de faire 50 diapos pour nous les présenter. Personnellement j’aurai préféré que la Mairie nous fasse ses commentaires directement sous l’article du Dr Joseph
Pour la SOGEBA, confirmation que le Maire veut séparer le port du reste des activités de cette Société d’ÉconomIe Mixte (Zone du Val d’Aran, Maison des Vins, etc.): j’applaudis, et comme les autres plaisanciers, j’espère que cela permettra à tous de mieux comprendre le fonctionnement et la gestion du 9ème port de plaisance français, dont nous sommes clients (avec nos bateaux) ou renfloueurs (avec nos impôts) et parfois les deux.

La fréquentation de notre station balnéaire a « décuplé »! Whaouh (encore)!! Si j’ouvre mon dico, décupler signifie: multiplier par dix. J’aurais dû faire professionnel du tourisme quand j’étais grand.
chapeau fontenay.JPGAh, la formulation des services comm des institutions politiques: ah que c’est toujours nous qu’on est les plus beaux!!! Si j’étais vénal, je déposerais un brevet sur l’emphase dans le discours politique!
Le dernier exemple du genre figure en fin d’édito: « les cérémonies patriotiques ont été célébrées avec le faste que nous voulons pour la mémoire de nos anciens (14 juillet et 21 août pour la Libération de Bandol) ». Moi, plutôt que de parler de « FASTE », j’aurais parfaitement admis qu’on fasse profil bas. Et il n’y a que la mémoire de nos anciens qui empêchera les bandolais de se gondoler à la lecture de cette ampoulation de ce qui fût quand même un raté. Mes lecteurs ont été nombreux à me reprocher (hors ligne) à l’époque d’avoir été trop gentil: si la décision d’annuler le 14/07 fût logique, on m’a longuement expliqué que la météo étant connue depuis plusieurs jours, un autre pas de tir que la jetée du port aurait dû être prévu par des services municipaux qui devaient faire ce travail d’anticipation, plutôt que prendre le risque de devoir annuler: négocier avec Bendor pour utiliser l’île, tirer du stade, ou depuis une barge au large. Je ne voulais pas être aussi sévère car le vent était véritablement un souci ce jour-là pour notre sécurité, mais quand je vois que la rédaction du magazine municipal nous tartuffie d’autosatisfaction non plus abusive mais qui réécrit carrément l’histoire, j’implore une fois de plus nos élus de revenir à des dispositions plus humbles. Ne tentez pas de nous fabriquer des souvenirs fastueux là où la déception a existé: vous avez de la chance que les bandolais ne puissent pas laisser de commentaires en bas de votre journal comme sur un blog! Rédaction consensuelle dans un magazine municipal, je veux bien, mais pas de fables ni de méthode Coué!

Conseil Municipal des Jeunes: bravo, c’est sur des rails. Ce genre d’exercice qu’avec d’autres j’ai espéré, est une bonne chose: peut-être la seule chance d’éveiller précocement l’intérêt pour notre gestion commune, chez des enfants qui ne vivent pas dans des familles très sensibles au fait politique. Que nos élus s’impliquent et prennent de leur temps est une attitude louable: ils n’ont rien à gagner d’une activité qui va surtout alourdir leur emploi du temps, et ce faisant, ils démontrent leur engagement au service de la collectivité, ce dont les esprits critiques (dont je suis) viennent parfois à douter.
Ce n’était certainement pas une priorité de gestion, mais j’ai écrit pourquoi j’estimais que c’était important, et l’équipe en place l’aura fait dès la seconde rentrée scolaire, témoignant certainement de l’attachement du Maire, pédiatre rappelons-le, à l’enfance. Ca fera certainement partie des points que je porterai à son crédit à l’heure des bilans, point plutôt symbolique, mais diriger, c’est aussi user de symboles.

Je reviendrai sur d’autres pages de ce Bandol Mag dans de prochains articles, mais notez déjà que le prochain numéro est annoncé pour le 15 octobre, soit un rythme pratiquement mensualisé. Je formule des voeux pour que le langage qui y est tenu par nos élus évolue vers plus d’humilité et de sincérité. Vous me lisez car vous souhaitez plus de vérité, et plus d’infos sur notre ville. Espérons qu’un jour les politiques le comprennent.
Crédit illustration : Jean REVOLON
Frédéric METEY
www.bandolais.fr
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