Echouage d’un voilier à la limite Est de Bandol

petit voilier jaune.JPGA croire qu’aucun marin ne sait faire un noeud, ou qu’on ne vend plus que des amarres d’occasion (et usées)… Ce n’est quand même pas le corps mort qui aura lâché avec un si petit bateau?!
Claude l’a signalé en commentaire, et comme je suis passé devant, je me suis arrêté pour une nouvelle photo crève-coeur. Au rythme où il danse sur les rochers, sa carène risque de ne pas survivre bien longtemps.
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Un commentaire

  • Jacques KAUFFMANN

    Ce même voilier s’est échoué lors du coup de sud du début du mois de mai. Il s’était retrouvé sur la plage à coté du Casino.
    Le stationnement sur corp mort est extrémement dangereux.
    Cela suppose une surveillance de tous les instants de son bateau. Et même, malgré cela, chacun d’entre nous peut voir son voilier terminer sa vie sur les rochers.
    Surveillance de la météo tous les matins, rentrée au port dès qu’un coup de vent s’annonce, entretien vigileant du corps mort et des aussières, tout cela ne suffit pas forcément à empécher le drame.
    Et on vit dans la terreur. L’autre nuit, dans l’orage, le vent se lève subitement alors qu’il pleut à verse. Que faire ? Aller voir ?
    Je suis, et je le répéterait encore, profondément choqué de cette situation. Personne ne laisse son bateau stationner au mouillage par plaisir ou par choix. C’est toujours une contrainte.
    C’est toujours parce que les places au port sont trop chère.
    La plaisance était, dans notre département, un loisir populaire. Ce voilier jaune en est un symbole.
    Les prix des places deviennent inaccessibles. Les cales de mise à l’eau deviennent payantes. Tous les endroits où l’on pouvait faire stationner son bateau à peu de frais deviennent réglementés et payants. Et de plus en plus cher.
    Alors les voiliers stationnent sur corps mort ou sur ancre et finissent à la cote.
    Devant un port qui dispose de plusieurs dizaines de places vides.
    Pourquoi vides ? Parce que d’un prix ahurissant.
    Qui peut croire qu’il est normal de demander le prix d’un loyer d’une villa bandolaise pour louer 6 mètres linéaires d’un quai en juin ? C’est pourtant la réalité.
    Je ne sais pas les raisons qui ont fait que ce voilier jaune soit allé deux fois à la cote en deux mois. Je ne connais pas les efforts qu’a pu faire son propriétaire pour sécuriser son stationnement. Je ne sais rien de son histoire.
    Mais je pense que cette situation, des voiliers détruits devant un port qui dispose de places vides parce que hors de prix, est scandaleuse.
    Il y en a eu tellement ces dernières années que nous sommes incapable de les compter. 10 ? 15 ? 20 ?
    La gestion du port est, au moins sur ce point, déficiente, et Bandol n’exploite pas une vraie richesse.
    Un port vivant, ce n’est pas recevoir deux régates par an et condamner pour cela plusieurs dizaines de places pendant tous le printemps.
    Savez vous que Bandol réserve 160 places pour les visiteurs ? Que la Ciotat en réserve … 13 et Marseille Vieux port … 20 ?
    Il n’y a que Hyères, haut lieux historique de la plaisance, au coeur d’une rade qui attire tous les plaisanciers du sud est, qui s’en approche, avec 120 places passagers…
    C’est ce qui explique que, au moins en inter saison, vous trouverez toujours des dizaines de places disponibles dans le port de Bandol.
    Parce que, à cette période, les passagers se comptent sur les doigts d’une main et alors qu’il y a des dizaines de plaisanciers en liste d’attente, ces places ne peuvent être occupée pour stationner du fait du prix délirant demandé.
    Il serait temps d’appliquer ici les recettes inventées par les compagnies low cost : rien n’est plus cher pour l’exploitant qu’une place vide. Même la SNCF l’a compris il y a des années. Bandol y viendra aussi…
    Jacques