Du Thaï en baie de Bandol

Complètement raté l’été dernier alors qu’il s’était installé mi-juillet, je découvre au fond de la baie de Bandol un restaurant sur la plage du Lido qui a ouvert pour une nouvelle saison (avril à octobre). Et ceux qui me l’ont signalé étaient ravis de retrouver une cuisine qui avait ses aficionados : l’établissement est tenu par l’équipe qui officiait en haut de la rue Voltaire en plein centre de Bandol deux ans et demi en arrière.
Que ce soit pour profiter du bar les pieds dans l’eau (on n’entend les vagues, pas les voitures), ou faire une pause dans une journée de bronzage sur le sable, le Mantra offre une vue superbe sur la baie, Bandol, son port, et Bendor au fond du paysage. Avec cuisine exotique le soir, complétée d’une carte également française à midi.

Si on n’est pas opposé aux paillotes de saison, c’est un chouette lieu pour profiter de la plus bandolaise des plages sanaryennes.

F.M. – www.bandolais.fr





4 Commentaires

  • merci Fred, je l’ai raté aussi alors que j’ai entrepris de tracer la carte des resto au bord de l’eau. de La Ciotat à Toulon en passant par le Brusc et La Seine.
    Sous cette falaise je n’étais allé qu’à l’autre qui avait été longtemps fermé, suite à des débats éthique sur le retour à la nature.
    Question : peut on à la fois prôner un illusoire retour à un paysage naturel en même temps que personne ne veut lâcher un centime sur son niveau de vie.
    Lorsqu’on fait un tour d’horizon de la planète on a vite fait de comprendre qu’il existe des milliers de sites, accessibles aux français, qui constituent des sites naturels remarquables. Concernant l’aménagement de notre littoral il serait bon de convenir une fois pour toute que nous avons besoin de « fabriquer » de l’argent et donc de répondre aux véritables demandes de nos visiteurs. Ces demandes portent sur de la prestation de service et le confort « au bord de l’eau ».
    Pourquoi ne pas leur offrir ce qu’ils veulent : un cadre aménagé élégant, pour ne pas dire idyllique. Si c’est bon pour eux ce serait bon pour nous également.
    Car nous aussi nous sommes tour à tour les « consommateurs » de notre propre offre touristique. Comme d’aller chez dadie et milou, dans un cadre entièrement fabriqué … que je sache……………
    Au contraire en niant l’évidence on se refuse le droit de gérer intelligemment nos sites et donc le droit de les façonner avec gout pour le profit et pour le bien de tous.
    Comme par exemple cette histoire des deux restos aux Capélans.
    autre exemple : aménager la digue au bout du terrain de foot (promenade Paul Ricard) où il est possible de créer une rangée de resto avec le dos au soleil donc une vue agréable sans contre jour et le dos au vent, sur une zone qui est brut de décoffrage et qui pour l’instant ne ressemble à rien.
    Non ? quand on prend le temps d’y réfléchir. Une idée qui pourrait mûrir gentiment entre braves gens. Pour l’instant ce site exceptionnel n’est qu’une vaste pissotière pour clébards … c’est pas mieux et ça fait un sacré PIB de gâché.

    A Toulon ils en on fait 12 de restos les pieds dans l’eau au Mourillon et ça marche le feu de dieu. Tout le monde profite. Ou est le mal ?

  • RASTOIN REVOLON Danielle

    Bonjour!

    Vus les prix pratiqués, bon nombre de gens ( touristes ou non ) amènent leur sandwich fait maison ou pas , sur les plages…

    C’est pas les restos qui manquent sur nos côtes, mais plutôt une politique de prix rationnels par rapport à la qualité de l’offre proposée!

    Pourquoi ne pas proposer le même prix promotionnel pour tous les restos du coin, au moins 1 fois par mois?? cela inciterait à la découverte de tables nouvelles , pieds dans l’eau ou pas?

    DR

  • Bonjour Patrick,
    C’est vrai qu’il manque à Bandol d’un endroit sympa pour prendre un verre en entendant juste les vagues…

    A Toulon, ils ont fait 12 restos, à Marseille aussi les restos bordent la plage… et du coup on entend surtout les bruits de fourchettes ! ça ressemble plus à une cantine géante à ciel ouvert qu’à un bord de mer.
    Un aménagement, ça se réfléchit avec modération. La loi Littoral est là autant pour protéger le littoral que les usagers qui pourraient être menacés par les éléments. Un bord de mer ce n’est pas juste un bon moyen de faire du fric avec des airs de carte postale lounge. C’est une zone fragile et sauvage qui est déjà en soi une richesse environnementale et touristique et que nous sommes sensés transmettre aux générations futures. L’environnement se pense à long terme.

     » fabriquer de l’argent et donc répondre aux véritables demandes de nos visiteurs  » pour le profit et pour le bien de tous « , cet argument est construit sur du très court terme, et présume des attentes des touristes qui ont déjà largement de quoi manger à Bandol. Et « tous » se résumerait vite aux quelques chanceux qui obtiendraient des concessions et aux veinards qui auront les moyens de s’offrir des salades toujours plus chères pour profiter du paysage… à ce tarif je préfère me balader avec un pique-nique et pouvoir passer sur la plage sans avoir à me faufiler entre tables et chaises longues, comme c’est déjà le cas à Renecros. A l’instar de Danielle, je pense qu’il faudrait commencer à raisonner en terme de qualité, plutôt qu’en terme de quantité ! Dadi Milou gérait son restau avec le succès qu’on connait grâce à sa convivialité, pas comme un PiB !

    La bonne solution sera issue de bons compromis. En effet les idées doivent murir, sous réserve que les débats aient lieu et que l’administratif le permette. Il y a certainement moyen ( et même nécessité ) d’améliorer l’offre d’accueil à Bandol pour locaux et visiteurs mais pas en raisonnant comme des traders.

    Au fait, discussion très à propos puisque ce sont les Journées de la Mer, les 8,9 et 10 Juin dont le thème est cette année « le Littoral » 🙂

  • Je comprends les préoccupations de Danielle et je les approuve mais plutôt que de chercher des méthodes incitatives pour créer « la journée du pauvre » (ne te vexes pas, c’est mon style de caricaturer pour fixer et catégoriser les idées) plus ou moins dirigistes ou épuisantes pour les incitateurs façon Don Quichotte je pense que les simples lois du commerce devraient permettre d’obtenir de bons résultats :

    Si je m’en réfère à ce que je vois du quartier des restos à Marseille quai du petit rang ainsi que cours Liautaud pour les deux roues je constate que plus l’offre est importante plus il y a de clients. Idem Toulon plages du Mourillon qui tournent toute l’année pendant que partout ailleurs tout est fermé. CMR = je viens de l’inventer pour : « ça mérite réflexion ».
    Egalement par le simple effet de concurrence, la qualité du service augmente et les prix baissent. Que demander de mieux ? Pas besoin de règlementer, les choses se font naturellement.
    D’autre part je citais une zone spécifique, allée Paul Ricard, justement parce que c’est une zone vierge qui se prêterait bien à un aménagement structuré « lourd » au modèle du santa maria au début de la corniche arena cros à La Ciotat qui est je crois un modèle de réussite touristique dans la région et qui montre ce qu’on peut faire à partir d’un enrochement oublié de tous. Ça vient de se créer et donc on voit bien qu’il est possible de faire des aménagements au bord de l’eau, contrairement aux arguties développées autour du site du capelan qui ne font que bloquer des aménagements raisonnés à coup de procès d’intention de développement sauvage. Les mêmes arguties qui avaient aboutis à la fermeture des commerces du Lido, dont parle Fred sur cette page et qui donc ont étés remis en service pour le plus grand bonheur de tous, hormis quelques écologoïstes dont on se demande parfois d’où et de qui ils tirent leur propre subsistance.

    Par contre pour rejoindre Daniel sur les idées incitatives, et prouver que je n’ai rien contre dans le principe, je pense que la communauté des bars restaurants pourrait organiser avec l’aide de la chambre des métiers et de la commune une remise à niveau des serveurs tous les ans ou un an sur deux pour ceux qui ont déjà fait le stage (1/2 journée + un mémo à lire et relire) parce que de ce côté-là y’a du boulot. Il suffit d’aller dans des « vrais » resto pour voir la différence. Entre la franche camaraderie populaire brouillonne et l’école hôtelière il y a un moyen terme à trouver dans le service. Seilans la cascade par exemple (anciennement Gertrude) avec sa nouvelle équipe en comparaison avec la guinguette au bord du lac de Carcès, merveilleusement située, bien sympathique, mais en dessous de tout. Trois heures de cours et un certificat à la sortie, rien de plus, un genre de « trucs et astuces pour bien servir » qui produirait un résultat énorme en direction d’une certaine prise de conscience de ce qui est en fait « un vrai métier » avec ses bases incontournables.
    Dans ce cas l’avantage d’une « incitation parachutée » permet aux patrons d’envoyer les employés en formation en prétextant une « contrainte extérieur » pendant qu’ils seront les premiers intéressés à faire monter leurs équipe en qualité sans avoir à se « gendarmer » pour y parvenir. CMR.
    et merci pour vos participations à ces remue méninge et merci à Fred pour les sujets qu’il nous propose sur son forum
    patrick.