Drôle de rencontre en Mairie de Bandol

Finalement, il n’aura manqué que le thème du logement à cette réunion en mairie de Bandol. Vendredi à 16H, Elle faisait suite à la manifestation organisée par et pour les jeunes de Bandol à l’occasion du dernier Conseil Municipal (un petit bout de la bande-son figure à 20H06 en 4ème ligne du direct), encadrée par un de leurs aînés, connu et apprécié à Bandol pour son implication dans la vie associative, notamment à l’USB, Franck BERTONCINI placé en porte-parole jusqu’ici.
tensionConvié par le cabinet du Maire pour venir assister à cette réunion visant à déminer une situation tendue en jetant les bases d’un dialogue, j’y ai participé au même titre (Média) que Christian VIALA et Sonia BONNIN. Si l’homme orchestre de Bandol-blog et moi-même avons osé quelques incursions dans le débat en tant que bandolais passionnés par le débat et la vie locale, la journaliste de Var Matin s’est pour sa part tenue à son rôle de journaliste (les blogueurs ne sont pas journalistes et réciproquement), en retrait et appliquée dans sa prise de notes malgré des sourires que nous avons été quelques-un(e)s à partager: avec 15 personnes dans la salle, cette réunion (d)étonnante a eu de fait parfois les airs d’une rencontre du troisième type, tant les groupes en présence semblaient peiner pour se comprendre. Et c’est excusable, un peu par les différences générationnelles, mais aussi de parcours, d’aspirations, de responsabilités, de vocabulaire, bref, un bon gros problème de communication à deux sens: chacun est émetteur et récepteur de messages, mais disons que les jeunes bandolais sont réglés sur la bande FM alors que la Mairie travaille en grandes ondes (même à l’heure du tout numérique).

La Mairie avait mobilisé tous les responsables de service concernés, et il ne manquait que le service juridique dont l’éclairage aurait peut-être parfois permis de gagner quelques minutes, mais jugez plutôt:

  • le Maire en tête
  • son assistante
  • son chef de cabinet (avec la double casquette de la communication)
  • son adjointe aux sports, à la jeunesse et à la petite enfance
  • le responsable de la Police Municipale
  • la responsable du BME et Point d’Information Jeunesse
  • le responsable des animations, de l’événementiel et du théâtre
  • et enfin le « ministre des finances » (ou premier ministre?), le Directeur Général des Services

De l’autre côté, Franck BERTONCINI et son épouse Sandrine (dans la tranche d’âge médiane de la moitié des participants, comme moi), accompagnaient Julien FEMENIAS et Thomas MALIQUET qui, à 21 ans chacun, portaient la parole de la génération qui se sent la plus abandonnée des responsables politiques bandolais depuis des années (les mandats précédents n’échappent pas à leurs critiques). Mon voisin trouva au passage qu’il y avait bien beaucoup « d’adultes » autour de la table, mais agitait aussi (virtuellement) sa carte d’électeur (la jeunesse même adulte n’est pas un obstacle à la contradiction): c’est peut-être parce qu’il faut une certaine maturité pour s’intéresser à la vie publique (au point de s’impliquer).

C’est sur la forme que ça a démarré. Pour ma génération, ce fût Devaquet. Pour les suivants, ce furent Juppé et quelques autres ministres qui vécurent les remises en cause de l’autorité par une jeunesse qui ne comprend pas le traitement qui lui est réservé, et pense que le politique en poste est responsable de beaucoup de choses, souvent au-delà de la réalité. Mais à l’échelle d’un « village » (pardon à gUiLe et quelques autres lecteurs qui tiennent à ce qu’on oublie ce qualificatif pour notre ville), l’accès au politique, aux décideurs, est aussi simple que d’aller prendre un RV à la Mairie. C’est ce que Christian PALIX a rappelé au début comme à la fin de la réunion, précisant qu’il avait peu apprécié les slogans entendus lundi sous les fenêtres de la salle du Conseil, même s’il veut passer l’éponge et engager une concertation volontaire: démarrer un dialogue par une manifestation aurait pu être perçu comme une agression (et je vais la mettre en veilleuse sur ce point car un blog citoyen peut faire un assez bon parallèle, mais c’est un autre débat, celui des contre-pouvoirs).
Le déroulement de la réunion a révélé ce qu’on pouvait attendre de cette rencontre: de l’utopie face au monde réel, l’aspiration libertaire et fougueuse de la jeunesse, face à des gestionnaires pris entre les contraintes (financières, réglementaires, de ressources, etc.). Ces jeunes électeurs ont fait en une semaine leurs premières armes politiques: la contestation par la rue comme début qu’ils ont reconnu maladroit à la 68ème minute de la réunion, et l’amorce d’un dialogue avec les détenteurs du pouvoir (mais ils vont apprendre que voter ne permet pas tous les espoirs, dans un monde sans démagogie s’entend).

La 2ème adjointe défend l'action municipaleLa 2ème adjointe Sylvie REDERCHER-LOGEAIS a défendu l’action municipale (on était largement dans son périmètre), remontant même aux initiatives lancées sous le mandat précédent, et a tenu à lister avec pugnacité la variété de l’offre d’activités et de services à destination des enfants, et c’est bien sur les jeunes adultes ou presque que se cristallise finalement le problème (la tranche des 16-25 ans environ).

1ère revendication: l’accès libre à tous les équipements sportifs municipaux quand ils ne sont pas utilisés par les clubs.

A l’âge de la construction de son indépendance, et d’une socialisation extrême, on a bien compris que l’encadrement club ne fait pas rêver Julien et Thomas, malgré l’offre assez considérables de structures du genre et dans une foule de disciplines, pour une ville de notre taille.
Ca pose plein de questions: plus de gardien du stade, état des tennis de l’ancien TCMB (Buffon), responsabilités (laisser éclairage ou chauffage allumé dans un gymnase vide la nuit serait une négligence coûteuse, « police du lieu » et différenciation des accès (bandolais, non bandolais, que se passe-t-il si deux groupes veulent se servir d’un équipement au même moment), assurances, etc. Nos jeunes adultes veulent être responsabilisés, mais au final, la vraie responsabilité reposera toujours sur la Mairie, qu’on gère les accès avec des badges individuels ou pas.
La Mairie voudrait une association en face d’elle (ça prend une 1/2 journée à créer surtout avec des modèles de statuts qui pullulent sur Internet), mais quand on sort de l’adolescence, toute rigidité est une contrainte péniblement supportable. La condition à la poursuite du dialogue passera quand même par une auto-organisation que la Mairie impose en condition préalable à une réunion publique où pourront s’exprimer les souhaits, hiérarchisés et si possible documentés en termes de solutions (il va falloir regarder ce qui se fait ailleurs).

Deuxième grand thème : l’attractivité de Bandol, en termes d’animations

Non le Maire en général, et celui qui est élu depuis 3 ans en particulier, n’est pas responsable de toute l’évolution de la vie nocturne d’une ville. Et là apparaît une première confusion majeure entre ce qui relève des pouvoirs publics, et ce qui relève de l’initiative privée.

L’autorisation d’ouverture des bars dans le département c’est 1H du matin. Le Préfet autorise les maires à signer l’exception, qui porte la limite à 3H. Christian PALIX la signe volontiers: j’ai rappelé que les arrêtés municipaux publiés sur le site de la ville attestaient publiquement que nombreux sont les établissements bandolais à bénéficier de cette mesure. S’ils ferment avant 3H, c’est du côté des patrons de bars (ou de l’association des commerçants), qu’il faut que les jeunes aillent faire connaître leurs souhaits. Mais si un seul ouvre, il a peu de chances de relancer la vie nocturne de Bandol dont beaucoup de témoignages évoquent la nostalgie.
30 ou 40 ans d’histoire bandolaise, l’évolution de l’immobilier (national mais surtout) local et des choix de positionnement touristique qui vont avec, sont plus en cause qu’une équipe en cours de premier mandat.

Thomas et Julien ont défendu le M6 Live de François BAROIS, mais on les a peu entendus 3 ans en arrière, au moment des élections: tellement peu qu’un seul discours anti-M6 Live a poussé tous les candidats, dont l’ancien Maire qui en fût l’artisan, à promettre la suppression de ce festival de 10 jours en août. Le « Ministre des finances » comme il s’est lui-même amusé à se qualifier a souligné le poids budgétaire d’un tel événement sur les possibilités d’animations de la ville. Nos deux « porte-paroles » ont défendu les bienfaits de l’extraordinaire affluence lors de ces concerts, mais leurs aînés se souviennent que ce débat a déjà eu lieu, et que si quelques commerces profitent effectivement de cette manne, beaucoup considèrent que c’est sortir un chalutier pour pêcher quelques gardons, à l’échelle de la ville. La question peut renaître, et chez M6 qui partageait l’effort financier pour installer ce festival, on fera écho à la vision optimiste d’un effet à long terme sur la notoriété et la réputation de Bandol. Le consensus politique en 2008 était plutôt celui d’un virage vers une animation plus étalée et profitant à l’année à plus de catégories de commerces. La Mairie rappelle que les concerts de la plage centrale s’étant avérés une formule appréciée, des 3 ou 4 dates de l’an dernier on passait à 13 dates pour l’été 2011. Et puisque le podium restera en place, si de jeunes musiciens veulent se produire sur les dates libres, le Maire est volontaire pour leur faire apporter le soutien logistique (réserver micros, alimentation électrique, etc., avec le service animations).
Comme pour les bars, l’absence de boîtes de nuit à Bandol fait râler nos 4 (ex-)manifestants, au grand dam de la Mairie: c’est à l’initiative privée de créer ce genre d’offre, et le Maire se déclare favorable à l’étude d’un dossier réunissant les conditions. Peut-être un créneau pour un futur jeune chef d’entreprise?

La fin de cette grosse heure passée ensemble aura vu passer aussi le thème de l’emploi

Mme BERTONCINI demanda à ce que la Mairie « oblige les commerces à prendre des vacataires bandolais » … Mes oreilles incrédules (et mon dictaphone) ont retenu la justification de « discrimination positive » qui selon elle peut-être appuyée par des aides externes (européennes) dont elle doit fournir les textes pour appuyer sa demande (si j’ai bien compris ça rentre dans son champ d’exercice professionnel et elle voit ce genre de mesures appliquées dans le département voisin). J’avoue ma circonspection face à cette « obligation » d’embauche saisonnière, qu’elle a finalement adouci en « incitation », qui plus est tournant autour d’une notion de « préférence locale » (ça m’évoque des thèses assez polémiques). Bandol n’est pas une zone sensible, et la discrimination positive ne fait pas partie des droits universels de l’homme, mais relève de choix politiques qui sont rarement du ressort du niveau local (choix politique tout aussi discuté que la parité obligatoire peut l’être chez les féministes). J’attends avec impatience les éclaircissements qui permettraient d’étudier quoi que ce soit allant dans ce sens au niveau de la Mairie, et publierai volontiers les références aux textes qui encadrent ces dispositifs…

La balle est d’abord dans le camp des « jeunes »

La mairie prêtera un(e) local/salle pour permettre la tenue des réunions nécessaires à l’élaboration de revendications constructives (quantifiées, argumentées, documentées), ma suggestion personnelle étant de faire connaître aussi à la mairie les canaux de communication nécessaires pour toucher cette cible particulière et qui semble très mal informée sur les actions municipales qui la concernent : à l’applaudimètre, ce vendredi après-midi, c’est Facebook qui tenait la corde pour devenir le prochain outil de communication indispensable à l’arsenal marketing de Bandol, selon des modalités à préciser (quel nom donner à une page officielle visant cette tranche d’âge, comment « recruter » ce public, etc.). A mon avis il faut étudier toutes les pistes et seuls les intéressés pourront dire si une liste de diffusion par sms n’est pas encore plus adaptée (et pérenne), ou autre solution de leur choix. L’apprentissage de la communication est permanent, et on revient à une règle de base du genre: si la mairie ne peut pas imposer ses canaux de communication (comme le font les banques par exemple avec leurs clients selon le type d’interaction), il va falloir trouver les bons outils pour chacun des publics visés, puis en apprendre les « codes » de fonctionnement.

Le maire souhaite des résultats d’ici un an. La révolution n’aura pas lieu pour cet été, mais 12 mois ne seront pas de trop pour fédérer les souhaits de cette population et changer significativement sa place et sa prise en compte dans notre ville. Il y aura aussi forcément des déceptions, car bulletin de vote ou pas, ces électeurs ne pourront pas modifier certaines réalités, sauf à s’investir eux-mêmes dans les secteurs économiques qui proposent l’amusement dont ils ont exprimés avec force leur envie, localement. A suivre.

F.M. – www.bandolais.fr





29 Commentaires

  • […] ballot je fais ! Moi qui pensais que j’assistais à une réunion en mairie pour observer (sans être impliqué), et donner un point de vue d’observateur, je constate à travers les […]

  • […] Bandol Couleur Mensonge : qui a manipulé les jeunes? – Bandol pour tous Une réaction au dossier « jeunes » de la part du groupe Barois (opposition municipale de Bandol) qui offre une autre lecture […]

  • […] comme la journaliste de Var Matin qui m’interrogeait sur le fonctionnement du blog après une réunion à la Mairie: ce n’est ni pour l’argent, ni pour faire la publicité de mon activité. Je crois que […]

  • Merci Fred pour ce compte rendu très complet.
    je n’aurais qu’une question: N’est il pas possible de regrouper toutes les tranches d’age en organisant des réunions, jeux, spectacles….. intergénérationnels??
    Car je pense que sur Bandol, il y a des personnes avec certaines qualités et compétances pour pouvoir envisager et organiser ces genres de manifestations.
    La seule obligation: S’investir et la présence de jeunes retraités (surtout dans la tête) avec plus de temps libre à côté des plus jeunes actifs pourait sûrement faire avancer les choses.

  • Salvatore MANZONI

    Bonjour,
    comment doit-on interprêter l’appellation de Christian VIALA « l’homme orchestre de Bandol-blog »?Heureusement qu’il est là pour nous informer,lui!
    SM

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    NDLR : l’homme-orchestre souligne le fait que si comme moi Christian anime son blog à peu près seul, il en est le créateur, le rédacteur, le photographe, le sondeur, le vidéaste, etc. dans des proportions qui montrent son implication (je ne fais qu’effleurer certains aspects de ces possibilités des blogs).

  • Patrick Durville

    Merci Fred également pour ce compte-rendu, ton objectivité dans ce travail d’analyse et de synthèse ne me surprennent pas, pourtant pas évident au sortir d’une réunion de presque 2h, au contraire c’est pour ces qualités que j’ai tenu à ta présence, je ne le regrette pas 😉

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    NDLR: je n’ai pas voulu faire un compte-rendu, mais plutôt donner mon point de vue d’observateur assez peu concerné par les questions débattues, à la façon de mes « éditoriaux » sur la vie locale, tout en m’efforçant de retranscrire le déroulement de la réunion.

  • un compte-rendu subjectif, voilà qui est plaisant à lire, j’ai hâte de connaitre les dessous des cartes de ces interventions éruptives dans la vie locale, ha cette belle jeunesse! quelle fougue!

  • et dire qu’au depart ,ils voulaient ne pas faire voter le budget,faire demissionner le maire,pour de nouvelles elections………….la revolution qu’ils disaient…..pas tres credible tout ca quand meme….

  • Il faut arrêter de prendre les jeunes pour des ignare, arrêter de les prendre de haut ou bien remettre ces revendication a un simple état de « fougue ». Bandol est une ville magnifique, elle a un fort potentiel, une beauté naturelle rare, un climat avantageux, il en ressort un lieu ou il fait bon y vivre… Mais d’un point de vue politique, il ne faut pas se leurré, c’est une ville de magouille perpétuelle. Les revendications avancé par notre jeunesse est bien justifier, Bandol est devenu un « Hospice pour vieux » en hiver et une station balnéaire pour blérot qui veut ce faire entuber en été.
    Ce mouvement jeune de Bandol est une conséquence logique de la politique mené a Bandol depuis plusieurs mandat, il faut l’encourager et non pas la rabaisser, cette jeunesse est l’avenir de Bandol et elle fait preuve d’initiative, ce que je trouve très positif, peut etre que la forme n’y est pas mais l’intension est bien plus pure et optimiste que ce que nous propose les « politicienne » de bien bas niveau qui règne dans le coin.

  • @Arild
    Ton analyse est très juste , je trouve bien méprisante pour des idées justes la phrase (je cite) « de l’utopie face au monde réel, l’aspiration libertaire et fougueuse de la jeunesse, face à des gestionnaires pris entre les contraintes (financières, réglementaires, de ressources, etc.) » , j’ai peut être mal lu, mais je crois citer ici M.Mettey, trouve -il donc que toutes les dépenses actuelles de notre ville sont motivées par des contraintes ?
    Pour moi elles ne résultent que de choix et tout en respectant les contraintes incontournables, les choix pourraient être tout autres, il a raison Franck qui m’informe via FB qu’on prend les initiateurs de ce mouvement pour des benêts …

  • muriel Anguenot

    @Brigitte , Franck , Arild , ….
    pour moi , cette manif a du sens , elle est le reflet et l’expression en live de ce que pense les jeunes et … beaucoup de moins jeunes .
    la preuve en est la rencontre proposée immediatement par la municipalité et qui n’aurai certainement pas eu lieu sans cette explosion de raz le bol qui était inaudible des élus sans cela .
    les contraintes administratives n ‘ ont effectivement rien a voir avec les choix  » politiques  » des travaux ou des programmations Brigitte , tout a fait d’accord !
    le mode d’expression choisi par les jeunes est le signe d’une non reconnaissance de leurs aspirations , et il faut le respecter , l’entendre et agir en conséquence ;
    Printemps des potiers ….. pourquoi pas un Printemps de la jeunesse ?
    forum d’expression , livre ouvert , lieu de rencontre , et ambiance festive bien sur !!!

  • Et s’il fallait un peu mettre les pieds dans le plats ?

    Désolé, mais je trouve cette démarche un peu singulière.

    Ainsi donc la jeunesse bandolaise exige la démission de M. Palix sur l’air « Palix, t’es foutu, ta jeunesse est dans la rue ».

    Et pourquoi ?

    Parce que la mairie aurait interdit une activité, fermé un centre ? Ben non, au contraire, le conseil municipal qui se tenait en même temps nous expliquait la mise en perspective des activités pour la jeunesse autour de trois pôles.

    Parce que la mairie aurait supprimé des subventions ? Ben non plus, au même conseil, on a assisté à un inventaire à la prévert de tous les financements distribués, même aux associations les plus improbables.

    Alors les « jeunes » sont en colère ? Pourquoi ? Parce qu’on lui aurait refusé un soutien à un projet qui lui tient à coeur ? Même pas, si j’ai bien compris, ils sont arrivés les mains vides à cette réunion, sans porter le moindre projet, sinon regretter la fin de M6 live, qui avait pourtant, en partie au moins, couté son poste à M. Barois.

    A lire tout cela, je me dis que l’assistanat a encore de beaux jours devant lui.

    Surtout quand il est à ce point soutenu par les parents qui semblent même mener la danse.

    On parle d’animation pour la tranche d’age 16 – 25 ans.

    J’ai lu ailleurs l’histoire d »Etoiles de Rue, racontée par Sabine, qui expliquait qu’elle avait créée cette association à 23 ans avec sa soeur. Elle ne trouvait pas ce qui lui fallait, elle l’a fait. Résultat, 10 ans après, cette association truste les récompenses nationales.

    C’est évidement un autre chemin.

    Je me rappelle aussi qu’à 20 ans, la mairie aurait été le dernier endroit où je serais allé manifester si j’avais trouvait qu’il manquait d’activité. Si je voulais faire un truc, je me prenait en charge.

    On voulait des boulots d’été ? On commencait par faire le tour des possibilités, et on finissait toujours par trouver un truc. Cela pouvait être n’importe quoi, une perle de job d’été comme un truc de bagnard, mais de toute façon cela ne durait que deux mois. Jamais je ne serais aller à la mairie pour dire que les boulots d’été de Grenoble, où l’on habitait, devaient être réservés aux Grenoblois. Et puis quoi encore ?

    On voulait faire de la voile ? On a trouvé un club à coté de chez nous. On trouvait que le club ronronnait un peu trop ? On l’a dit, et on s’est retrouvé à passer nos jeudis soir dans une salle pour organiser la saison prochaine et renouveller en partie le parc de bateaux. Puis nos week ends de printemps pour préparer les locaux et le matériel. Puis a passer nos diplomes de moniteurs. Puis à y travailler.

    A 25 ans, on voulait naviguer. Alors on a fondé une association, cherché des sous, et on a construit Erendil, un petit catamaran de croisière que l’on a exploité en faisant des sorties.

    Là encore, je ne me serais pas vu aller manifester à la mairie pour que l’on me prenne par la main.

    Vous voulez un « junior DJ » sur la place de la mairie ? Allez le chercher, faites un projet, et manifestez s’il n’est pas soutenu.

    Vous voulez des activités ? Pareil, faites un projet, lancez le, faites le vivre et manifestez s’il n’est pas soutenu.

    Mais c’est bon, l’assistanat à 20 ans, puisque c’est la tranche d’age manifestement en cause, cela me fait franchement frémir.

    Non, la Mairie n’est pas responsable de tout. Oui, il faut aussi apprendre à se bouger un peu, et à s’organiser seul. Non, le salut ne viendra pas toujours de la Mairie, du Conseil Général ou de l’Etat. Ils sont là pour soutenir les actions qui le méritent, pas pour tout faire.

    « Explosion de ras le bol » ? Trente personnes sur un trottoir ?

    « Cette jeunesse fait preuve d’initiative » ? Certainement pas avec cette manifestation.

    Non, si l’on veut que les mots et les symboles gardent un sens, arrêtons cela. Si l’on veut que les « jeunes » ne se sentent pas méprisés (mais qui peut croire une seconde que c’est le problème ?) incitons les à se bouger, à se prendre en main, à agir.

    C’est en faisant réussir leurs projets qu’ils seront valorisés. Certainement pas en se bornant à tendre la main à la mairie après avoir copieusement insulté le maire.

    Apprenons leur effectivement à monter un projet, à le défendre et à communiquer dessus.

    « Ton ami à faim ? Ne lui donne pas un poisson, donne lui une canne à pèche ».

    Jacques

  • Je vois venir depuis un certain temps la politisation des blogs de Bandol, un peu malgrè vous, je pense, mais vous lisant chaque jour j’en retire cette impression; de là à ce que l’on vous pousse pour vous presenter aux prochaines municipales, le pas pourrait à mon avis être fanchi. Nous savons tous que notre maire est un despote pas toujours très éclairé, leur cuisine municipale n’est que le reflet de la politique en général et cele les arrange qu’on en parle, ils sont ainsi toujours en première page. Pour conclure je préférais vos blogs du début, c’est la vie locale et même un peu people qui interesse les Bandolais tout en ne censurant pas , mais sans prendre parti, les décisions communales, en les exposant dans leur brutalité, chacun se faisant son opinion ayant les éléments des projets ou décisions en cours.
    Ce qui précède n’enlève rien à l’utilité et l’agrément de vous lire journellement.

    —————————————
    NDLR: on me pousse de toutes parts, on essaie de me récupérer, de me manipuler pourquoi pas de temps à autre, mais je n’ai pas créé ce blog pour être candidat (et je n’en ai ni l’envie ni le profil). Relire les tous premiers papiers que j’ai publié à la création en 2007 (notamment dans la rubrique « A propos » – menu en haut de la page).
    Quant à ma politisation, je suis toujours amusé de voir tourner en quelques heures le côté duquel on pense que je penche. Je suis la girouette la plus rapide à l’ouest du Pecos, euh, de Toulon.

  • Pourquoi toujours opposer les jeunes aux « moins jeunes » ?

    Le fait même de penser comme ça, implique un clivage et creuse un fossé qui n’a aucune raison d’être. Les jeunes d’aujourd’hui ne le seront qu’un temps, les vieux ont été jeunes hier et avaient déjà les mêmes aspirations et revendications.

    Et à 40 ans, qu’est-ce qu’on est ? Sans étiquette ? On n’intéresse personne que les impôts ?

    Bandolais on est, et on le restera quelque soit son âge. Et chacun veut une ville où il fait bon vivre ensemble. Et chacun peut y participer, jeunes ou vieux. Il faut savoir s’investir aussi, quelque soit son âge. Jeunes et vieux Bandolais regrettent chacun qu’il n’y ait plus de boîte de nuit à Bandol ou d’endroits festifs, mais ça n’est effectivement pas du ressort de la mairie. Les bars lounges, les bars de nuit, la qualité des commerces qui font l’ambiance d’une ville sont autant d’initiatives privées, et si ces établissements ont fermé (ou explosé) les uns après les autres, ce n’est pas forcément la faute de la mairie.

    Et même si, effectivement, il y a des choses à faire au niveau des structures purement municipales (structures sportives et d’accueil des jeunes, manifestations un peu plus dynamiques et dans l’air du temps…), d’autres solutions peuvent exister aussi à un niveau associatif. Il ne faut pas « taper » sur la mairie, et tout en attendre !

    Alors c’est plutôt bien, je trouve, qu’un dialogue se soit amorcé avec la mairie : chacun va prendre conscience des attentes des uns et des contraintes (parce qu’elles existent) des autres. Et c’est comme ça que les choses avancent… petit à petit et avec des bonnes volontés ! Et comme dit Muriel, c’est le printemps, il faut faire fleurir des idées…

  • @jacques,
    Une question toute simple:
    Pourquoi le comité des fêtes de Bandol ne fait-il pas pour les jeunes ce qu’il fait pour les moins jeunes?
    Un DJ Junior, ce ne doit pas être bien compliqué à trouver…
    On peut même en trouver plusieurs.
    La dépense pour ceux de l’année dernière était de 4500€ pour trente jours de représentation à trois sur la place de la Liberté. Qui dit mieux!
    La Mairie nous avait mis gracieusement à notre disposition les estrades pour qu’ils se produisent.
    Je ne dis pas que c’était bien, mais certains se sont bougés comme tu dis.
    Après, je ne suis pas organisateur de manifestations artistiques, à chacun son métier.

  • @ Jacques K
    Tout à fait en accord avec ton commentaire, nous avons été jeunes (nous le sommes encore dans nos tête!!) et l’assistanat est sûrement un des fléaux de notre socièté.
    tout le monde attend d’être pris en main, d’être guidé….
    Ce n’est pas comme celà que nous avancerons.

  • @Serge,
    Si je comprends bien, tu conçois que l’on s’occupe des anciens avec l’organisation des bals avec DJ Sénior mais pas que l’on s’occupe des jeunes avec un DJ Junior, parce que là ça deviendrait de l’assistanat alors que cela n’en serait pas avec les anciens! ;-(

  • Christian,

    Perso je ne cautionne absolument pas DJ Senior qui cible une partie des Bandolais plutôt qu’une autre et qui connote la ville de façon « vieillotte » ! Le rôle la mairie est d’animer une ville dans son ensemble, TOUS les citoyens. Pas d’en favoriser une partie. C’est le principe d’égalité de la république.

    Et s’il manque d’activités dédiées spécifiquement aux plus jeunes d’entre nous, ce n’est pas à la mairie d’y remédier. Elle pourra par contre marquer sa bonne volonté en autorisant et en favorisant les projets qui lui seront soumis. Ce sont les associations qui font vivre la ville, TAOUME pour les plus jeunes, le très bel exemple de ETOILES DE RUE, l’OMCAL depuis longtemps, la GVBandol (Gym Volontaire), et depuis peu l’Extrême Bandol Club que justement cette tranche 16-25 ans devrait aprécier… entre autres, et ils sont nombreux !
    Je comprendrais plus que l’on manifeste contre des interdictions, ou une mauvaise volonté évidente. Il ne manque pas de sujets plus importants digne de controverse. Ca me fait penser à cet hiver, quand on a blâmé le gouvernement à cause de … la neige !

  • bandol sex & rock’n roll
    mais non les jeunes ne sont pas méprisés, il n’est pas question de les prendre pour ce qu’ils ne sont pas. ni d’avoir de discours facile à leur égard, non plus!
    et c’est justement pour cela qu’ils méritent une vraie critique de leur drôle de mouvement.

    par contre, les restaurateurs qui veulent bouger ont bien du mal à s’accommoder de leur voisinage, qui veut du calme en été… ceux-là même qui suçaient le whisky jusqu’à point d’heure dans leur jeunesse?

  • @Christian,

    L’OMCAL a mis en place l’animation Senior DJ. Tu me connais assez pour savoir à quel point ce n’est pas ma tasse de thé. Ce qui n’empèche pas que cette formule a rencontré un certain succès.

    Pourquoi l’OMCAL n’a pas mis en place un « junior DJ » ? Probablement parce que les gars autour de la table de l’OMCAL visaient plus les seniors que les juniors. Chacun voit le monde à son image, c’est tout simplement cela. Il est possible que les mêmes, il y a trente ans, aurait trouvé tout a fait autre chose que ‘senior DJ » comme animation…

    Est ce que, pour autant, ils ont refusé de recevoir quelqu’un qui leur proposerait un projet « junior DJ » ?

    C’était ce que j’essayais d’expliquer avec mon histoire de club de voile. A 16 ou 17 ans, on se retrouve avec quelques copains dans ce truc. On trouve tout viellot. Ce n’était pas l’avis de ceux qui le géraient, notamment parce que l’on n’était pas du tout de la même génération. Mais qu’est ce qu’ils ont fait ? Ils nous ont dit « Super, venez bossez avec nous, et si vos idées tiennent la route, on les fera ».

    Je ne connais pas beaucoup de structure qui ne refuse les bonnes volontés.

    Lequels des 30 manifestants a pris la peine d’aller à l’OMCAL pour leur faire des propositions avant ?

    Jacques

    ————————————–
    NDLR: je pense qu’il s’agit du comité des fêtes et non de l’OMCAL, mais ça change peu de choses à ton argument.

  • @Jacques K
    En vous lisant Monsieur je me demande si vous avez été un jour jeune et si vous l’avez été je vous trouve bien amère.
    A moins que par malchance vous n’ayez pas passé votre jeunesse à bandol et je le regrette pour vous.
    Quand à étoile de rue renseignez vous bien elles n’y sont pas arrivés toutes seules et heureusement qu’elles sont tombées sur une mairie à l’écoute des jeunes mais quand cette association s’est installée sur la commune elle avait été crée depuis un moment.
    D’ailleurs vous Monsieur qui connaissez si bien les bandolais vous devriez savoir que Mesdemoiselles Quilici ont fait leur début en danse dans une association bandolaise très connu et qui existe toujours.
    Si la mairie n’est pas à l’écoute de la population jeune ou moins jeune à quoi sert un maire, Monsieur si ce n’est pour que chacun apprécie de vivre dans sa commune.
    Quand au travail pour les bandolais j’ai connu une époque où tout les bandolais faisaient la saison dans leur ville d’une part car les transports ne nous permettaient pas de nous déplacer aussi aisément mais aussi pour faire vivre et participer à l’activité économique de notre commune (Je ne connais pas un bandolais qui n’est pas fier de sa ville et qui n’evoque pas les bons souvenirs les plus anciens de sa commune) déja que les bandolais n’arrivent plus a se loger dans leur ville (les HLM étant attribués à une population exterieure merci la commune qui à signé ce partenariat avec le CG plutot que de garder la gestion des logements par le CCAS) il ne peuvent même plus y travailler.
    Quand au DJ sur la place de l’église y a til eu une étude et un projet fait par les séniors avant sa mise en place?non car s’est l’ami de l’ami qui connais bien machin qui travaille à la mairie.
    Enfin pour conclure je suis dans le regret de constater que bandolais.fr qui était un blog ou l’on pouvait lire toute les opinions sur divers sujets et devenu un blog ou seul les partisants de la mairie s’expriment librement.

  • @ Christian
    Je n’ai jamais dit- qu’il ne faut pas s’occuper des jeunes, j’ai simplement dit qu’avant de demander de l’aide, il faut créer quelque chose. Je vais te donner un exemple que je pratique toutes les semaines;
    Je suis éducateur sportif diplomé d’Etat et responsable technique du Var à la FFPJP. j’aide à leurs demandes tous les clubs qui désirent créer une école de boules en leur communiquant les droits et les devoirs. Je forme avec mes amis du comité les futurs éducateurs, nous les aidons aux formalités nécessaires (déclaration en Préfecture, déclaration à la jeunesse et- sports….) ensuite lorsqu’ils sont établis et qu’ils fonctionnent, à ce moment là, nous les aidons à obtenir des subventions du Conseil Général, Régional et de la jeunesse et des sports.
    Tu vois avant de demander quoi que ce soit, il faut en premier se prendre par la main et créer quelque chose.
    En ce moment, j’aide à la création d’une école de Boules à La Cadière qui en ce moment occupe les enfants de la cantine en deux séances de 11h30 à 12h30 et de 12h30 à 13h30.
    C’est bien domage que Bandol n’ai pas eu ce désir, car j’offre bénévolement mes services.
    Et ce n’est pas la mairie ‘celle d’aujourd’hui ou celle d’hier!!!, mais le club de pétanque qui ne désire pas spécialement d’école de boules, le collège et les écoles primaires qui n’ont même pas eu la politesse de répondre à mon offre.
    Quand je parle d’assistanat, je pense à tous les inconscients qui agissent sans réfléchir et qui demandent à la société de l’aide.
    Un seul exemple parmi une multitude, les inconscients qui font du hors piste ou ceux qui sortent en mer par grosse tempête et qui ont besoin de secours gratuits pour aller les chercher. Ces secours c’est nos impots qui les paient.
    Alors oui, on doit aider les jeunes, mais eux doivent créer quelque chose et non uniquement tendre la main.

  • Carine,

    Ainsi, sans rigoler, vous me classez comme partisant de la Mairie ? Et vous indiquez m’avoir lu ?

    Pas avec beaucoup d’attention alors…

    Vous me demandez si j’ai passe ma jeunesse à Bandol, alors que j’ai expliqué ce que nous faisions à Grenoble…

    Vous me dites que je n’ai pas eu de jeunesse, alors que justement, j’expliquais ce que j’en ai fais…

    On peut toujours raler sur tout, comme vous le faites.

    On peut toujours critiquer tout sans jamais proposer. On peut aussi tendre toujours la main et toujours se plaindre de ne pas recevoir assez.

    C’est exactement cela, l’assistanat.

    On peut aussi commencer par se bouger, par initier une action, et voir le soutien que l’on reçoit.

    Vous allez dire encore que je soutiens la mairie, mais je comprend parfaitement la phrase de M. Palix, rapportée par Var Matin, aux « jeunes » rencontrés : « mais pourquoi vous n’êtes pas venu me voir avant ? ». C’est bien cela. Pourquoi ne pas construire, plutôt que de raler ?

    C’était ça, mon propos.

    Jacques

  • @Jacques,
    Tu vois et tu sais Jacques que j’apprécie tes commentaires car ils sont honnêtes même quand parfois tu te trompes ou que tu n’as pas tous les éléments en main.
    C’est le Comité des Fêtes de Bandol qui fut un temps « officiel avec Mme Dominique Palix la présidente d’honneur » qui gère DJ senior.
    Crois tu un seul instant, une seul minute que je me serai investi pour écouter et transmettre le message de ces jeunes si je ne savais pas qu’il ne sont pas assez écoutés à la Mairie.
    Le crois-tu vraiment?
    Monsieur Palix souhaite que tout se passe pour le mieux l’année prochaine: C’EST TROP TARD !
    C’est cette année qu’il faut se bouger!
    L’année dernière nous avons mis en place en quelques semaines quelque chose qui a eu le mérite d’exister.
    Nous en avons été de notre poche, c’est notre problème.
    Il faut qu’il se passe quelque chose tous les jours sur la place de la Liberté à partir du 21 juin jusqu’au 21 septembre.
    Et ce n’est pas la peine de dire que cela coute trop cher, nous ne sommes pas obligés de demander à Michel Fugain ou Johnny Hallyday de venir, il y a suffisamment de jeunes talents qui souhaitent se faire connaitre et qui ne sont pas gourmands.

  • Merci Christian de ton propos.

    Oui, je me suis trompé en confondant l’OMCAL et le comité officiel des fêtes.

    Ce que je voulais dire simplement, c’est que chacun agit en miroir avec ses préoccupations, et que Senior DJ a trouvé un écho au comité des fêtes parce que cela devait correspondre à leur envies d’animations.

    Ce qui ne veut pas dire qu’ils soient forcément fermés à autre chose. Je n’en sais rien, je ne les connais pas. Mais est ce que quelqu’un leur a proposé effectivement le « junior DJ » ?

    Sur cette réunion, ce que j’ai pu voir personnellement, et que tu as vus aussi, c’est que M. PALIX est un homme ouvert. Il reçoit effectivement tout ceux qui en font la demande. D’où son reproche légitime.

    Je suis plus critique sur ce qui se passe après. C’est à dire, souvent, rien. Nous l’avons bien vu tous les deux, chacun de notre coté.

    D’accord avec toi aussi. Il faut des animations tout l’été. Pas forcément jusqu’au 21 septembre mais au moins fin août. Pas forcément jusqu’à 3 heures du matin dans la rue, mais au moins jusqu’à 23 heures. Mais, sur ce point, je vois déja les concerts sur la plage qui me semble une trés bonne chose.

    Enfin, je voulais dire aussi un truc sur Bandol et les jeunes. j’étais l’autre vendredi soir sur le port des Leques. Un bistrot faisait une animation « Happy hours » (un verre offert pour un verre acheté), et il y avait plusieurs dizaines de personnes. J’ai vu ça aussi à Toulon, chez Gaetano, pareil. Noir de monde.

    Il y a peu être un problème de prix des consommations à Bandol. C’est d’ailleurs le fils fêtard d’un copain parisien qui me le disait. Les cocktails à 10 €, c’est mort pour eux. Après avoir essayé toutes les enseignes du quai, c’est au Buffalo qu’il a trouvé ce qu’il cherchait, bonne musique, bon accueil et conso abordables.

    Et là encore, la mairie n’y est pour rien.

    Et c’est pour cela aussi qu’il ne faut pas non plus confondre l’animation de la ville et l’animation de tel ou tel bistrot de la place de la mairie. D’un coté, il s’agit des animations communales, proposées à tous gratuitement. De l’autre d’un commerce qui vise une clientèle précise dans une logique commerciale. Rien à dire évidement sur le principe, mais ce n’est pas la même chose et je n’ai pas forcément envie que mes impôts servent à soutenir un intérêt privé.

    On demande beaucoup à la mairie sur le point de l’animation, mais ce n’est pas à elle de tout faire, et ce n’est pas la peine de lui donner des épaules plus larges que celle qu’elle a. C’est pareil que le message sur la fermeture des bars. A entendre les uns et les autres, il est impossible d’ouvrir un bar le soir. Et le maire explique de son coté qu’il signe toutes les autorisations d’ouvertures tardives (3 heures du mat) qui lui sont présentées.

    Jacques

  • Merci Christian
    Enfin une personne qui nous comprend et qui tente d’aider les jeunes.
    Oui nous ralons mais avant de raler nous avons essayés de nous faire entendre mais on a priviligié certaines tranches d’age au détriment d’ autres.
    Comme le dit Christian il y a des jeunes talents qui ne demandent qu’a s’exprimer ainsi que de nombreuses associations qui participeront surement gratuitement même certains commerçants sont prêt à participer avec un apero festif ou une paella party.tout peut être mis en place à partir du 21 juin (fête de la musique qui j’espere sera plus comment dire plus festive) a moindre coût pour la commune il faut que chacun participe à cette action.
    Alors plutot que de critiquer toute nos initiatives (bonne ou mauvaise)pourquoi ne venez vous pas nous aider ou nous donner des idées et ENTERRONT LA HACHE DE GUERRE

  • @ Carine,

    Bonsoir, a priori nous nous connaissons mais je suis désolée je ne vous remets pas. Avons-nous dansé ensemble dans cette école de danse bandolaise bien connue ??

    Bref, en tous cas, vous vous trompez et Étoiles de rue n’existait pas depuis longtemps quand l’asso s’est implantée sur la commune puisque c’est une association 100 % bandolaise. Elle a été créée le 2 avril 2001 avec un siège social sur Bandol. Donc notre association ne s’est aucunement implantée sur Bandol puisqu’elle a toujours été sur Bandol. Et notre but a toujours été de créer des actions à Bandol.
    Et bien sûr, les différentes équipes municipales en place ont toujours apporté leur soutien à Étoiles de rue comme aux autres asso de danse bandolaises. Malgré tout, nous avons nous-mêmes entrepris toutes les démarches pour la création et maintenant la vie de notre association.

    @ Fred, désolée de cet étalage personnel mais tu me connais, tu sais qu’Étoiles de rue c’est mon bébé !

  • @ Carine:
    Qu’est- ce que c’est que ces conneries ? Je te cite:

    « Enfin pour conclure je suis dans le regret de constater que bandolais.fr qui était un blog ou l’on pouvait lire toute les opinions sur divers sujets et devenu un blog ou seul les partisants de la mairie s’expriment librement. »

  • Je suis aussi très surpris par cette dernière affirmation:

    « Enfin pour conclure je suis dans le regret de constater que bandolais.fr qui était un blog ou l’on pouvait lire toute les opinions sur divers sujets et devenu un blog ou seul les partisans de la mairie s’expriment librement. »

    J’interviens peu sur ce blog, mais chaque fois que j’ai transmis un message celui ci a été publié, sans difficulté.

    Ce sujet sur lequel les échanges sont nombreux voire passionnés… m’a mis mal à l’aise dés le départ. J’ai été un peu méfiant sur cette manifestation à caractère spontané, me demandant qui manipule qui… « le marigot politique local étant ce qu’il est »…. J’ai suivi les échanges, lu les compte-rendus… et toujours les mêmes interrogations….

    Passons sur la manifestation , les paroles et noms d’oiseau….

    La réunion avec le maire et son « staff » a… accouché d’une souris… rien de concret…des deux cotés… Car s’il faut manifester pour pouvoir accéder à des équipements sportifs collectifs… ou demander une « animation » nocturne ou diurne avec un DJ Junior…. c’est l’histoire du pavé et de l’ours.

    Je ne vais pas reprendre ici tout le débat et les échanges…. mais ceux qui ont manifesté (à moins d’avoir été manipulés) ont certes exprimé un mal être, un mal de vivre à BANDOL… Qui doit apporter une réponse ou des réponses ???

    Je dirai tous: les officiels de la mairie, les animateurs d’associations, les acteurs économiques… chacun dans son rôle. Et cela a été écrit.

    Mais aussi ceux qui ont « manifesté »… car leurs « revendications » sont pour le moins des plus floues. C’est un constat, pas un reproche. C’est au demeurant ce qui leur a été demandé à la suite de la réunion avec la maire, si j’ai bien compris.

    Quant aux animations… et si on excepte la Fête de la musique du 21 juin…. je suis un peu sceptique (mais je me trompe peut être) sur les disponibilités des jeunes en semaine… avant le début Juillet et même jusqu’au 10 …. d’une part c’est pour ceux qui suivent des études une période « délicate »…. et d’autre part la fréquentation par les jeunes touristes à cette période est encore sinon inexistante, à tout le moins trés minime .

    Restent les fins de semaine… Mais de quelles animations parle-t-on… là aussi il faudrait être plus précis. S’il s’agit de faire des spectacles musicaux, il y a effectivement dans la région des petits groupes de bonne qualité et abordables sur le plan financier qui peuvent animer une soirée (voir ce qui se fait durant l’année au Jazz club de Sanary, une fois par mois, avec un éventail trés large dans les genres).

    DJ Junior, pourquoi pas aussi… Mais quand? Le dimanche aprés midi? J’ai quelques doutes sur la fréquentation.. Le soir? Ce ne peut de fait qu’être le samedi soir. Pourquoi pas. Il suffit d’essayer.

    La question de fond c’est de savoir si c’est exactement ce qui est souhaité par ceux qui ont exprimé leur mal être et là, vous me permettrez d’écrire que « c’est pas trés clair »…..