Dernière réunion publique de Barois

Une seule réunion de second tour, et tardivement pour chaque écurie avant l’échéance finale de dimanche: la semaine aura passé rapidement, mais la seconde moitié sera chargée avec un meeting par soir puis le vote dimanche.

Je vais faire « light », car du fait de la fermeture des commentaires que m’impose le cadre légal en fin de journée jusqu’à dimanche, il me sera délicat de parler des réunions qui auront lieu vendredi soir (Delaud/Sauzet) et encore plus, samedi soir (Palix/Bogi). Je pensais même « ne pas faire du tout » et n’ai pas pris de notes de cette réunion Barois, mais vais tâcher de vous rapporter ce que j’en ai retenu (mais je suis très fatigué), et vous dire aussi ce que j’y ai vécu, car l’attitude générale à mon égard a quelque peu changé. …/…

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C’est un François Barois un peu « amer » selon ses propres mots qui a défendu son bilan, tout en reconnaissant qu’il a peut-être fait beaucoup beaucoup et a un rythme que les bandolais ont mal vécu. La médiathèque est pour lui un ouvrage majeur que nous ne saurons apprécier que d’ici un ou deux ans, même si son emplacement reste mal vécu (mais ce qui est fait est fait, et la volonté était de la placer en plein centre de Bandol). Les villes qui se sont dotées d’un tel équipement lui permettent de prévoir par comparaison une évolution du nombre d’inscrits, de 4000 aujourd’hui à plus de 10.000 (ça attire aussi à l’extérieur de la ville apparemment). Et il a commencé à dévoiler sa façon d’imaginer ses utilisations: associations, spectacles, usage façon salle des fêtes grâce à une salle de préparation attenante à la salle polyvalente, etc.).

Il a promis davantage de concertation avec les bandolais, quitte à devoir freiner les projets, alors que sa nature et son ex-profession en font plutôt un fonceur. Le dossier des concerts M6 Live a aussi été évoqué, avec l’annonce de son remplacement par d’autres festivités plus étalées sur l’été: pour la saison prochaine, ce serait un festival de feux d’artifices qui prendrait le relais (1 par semaine).

Il a également défendu son approche financière, et rappelé que si Bandol avait changé dans les 20 dernières années, c’est aussi dû à des facteurs exogènes et pas seulement à sa responsabilité de Maire des 7 dernières années: évolution de la loi (sur le bruit en particulier, qui ne permet plus d’avoir des night-clubs en centre ville qui étaient aussi une nuisance pour les voisins), évolution de la population (démographie de Bandol), et que beaucoup de limitations qu’on lui reproche ne sont pas de son ressort mais de celui du Préfet… Il n’est pas revenu sur les questions que posait Jean-Pierre Chorel lors de la réunion de Christian Delaud samedi dernier (que je n’avais pas commentée à la veille du premier tour), mais a voulu s’expliquer sur les visites de chantier dont il craint qu’on les lui reproche comme inauguration non officielle et contraire au code électoral. Je fais court.

On s’y attendait un peu, les visages traduisaient dès dimanche soir une prévisible prise de conscience. Chaque bandolais jugera s’il peut et doit faire confiance à cette promesse de changement de rythme et de méthode…

L’autre point de la soirée qui m’a frappé, c’est un changement d’attitude envers moi, car je n’ai jamais été accueilli comme ça à aucun meeting de campagne, en particulier par cette équipe. J’imagine que dégagés de la pression du premier tour (le Maire sortant se doit de faire un score élevé), avec l’idée que ce second tour est une dernière chance dont les dés sont jetés, une certaine détente s’est installée, un peu amère certes, mais aussi avec un besoin de comprendre ce qui leur est arrivé.

Serge Gervais que mes lecteurs connaissent pour ses commentaires ici m’a accueilli et on a rediscuté de nos derniers échanges. Il m’a présenté à Laetitia Quilici, jeune et brillante colistière (n°6) qui a voulu me féliciter pour ma démarche, tout en me reprochant de ne pas avoir contacté le Maire directement depuis octobre. C’est un malentendu entre deux timides, je le crains. J’ai en effet ouvert ce blog sans idée préparée, qui a vite pris part à la campagne qui démarrait, que j’ai ouvert largement aux bandolais, tout en signalant que je me tenais à disposition des candidats qui voudraient dialoguer avec un électeur publiquement. Certains s’en sont emparés, puis d’autres, de façon assez naturelle. Pour aucun, je ne me suis senti les appeler pour leur dire « je suis blogueur, je veux vous interviewer ». Je ne suis pas journaliste, juste électeur. Ca m’aurait paru incongru, et je me serais senti ridicule en cas de refus (quand je vous dis que je suis timide). Le Maire ou son équipe ont suivi les péripéties de mon blog, mais sans mesurer le phénomène (qui n’est pas lié à Bandol ou à Bandolais.fr mais bien national et plus), sans imaginer qu’ils devaient participer à un outil neuf et non maîtrisé de leur côté. Non pas que mon blog soit si important ou influent (j’en connais les limites chiffrées), mais il a vraiment passionné une petite partie des bandolais, qui ont apprécié ce qui s’y passait. J’ai bien tenté de forcer la rencontre en profitant d’une des dates de permanence mobile de François Barois, mais qui a tourné court pour des raisons dont je ne sais pas si elles relevaient de l’excuse diplomatique ou de la réalité des obligations du Maire. Peu importe, le contact a été rugueux à cette occasion, et nous n’avons plus tenté de rapprochement. Dommage. Cette colistière a donc décidé de me présenter à François Barois, et nous avons eu deux minutes dans l’intervalle nous séparant de son discours, où il m’a demandé ce que j’avais à lui dire. Compte-tenu des circonstances et du temps probablement disponible, je me suis limité à sortir son dernier tract pour lui rappeler que son paragraphe sur la perception du message du premier tour était mon seul espoir le concernant en cas de réélection: un changement de méthode, et de dialogue avec les bandolais. Il m’a écouté, sans rien dire, me regardant sans animosité visible. Mais très vite nous avons été happés, lui par des visiteurs entrants dans le hall qu’il a dû saluer, et moi mes autres interlocuteurs. J’ai en effet échangé quelques mots avec Mme Rouland (sa première colistière), et aussi avec Mr Robert, qui a été beaucoup plus accueillant que lors de notre première rencontre. Il m’a « attaqué » gentiment sur mes dernières âneries (ce n’est pas son mot: il a dit que c’était à mettre dans les annales) en ligne:

– le fait que Michel Sauzet se soit engagé à ne pas signer les permis de construire.

– le fait que les administrateurs de la Sogeba (nommés conjointement par Sauzet et Delaud) se « contrôleraient mutuellement ».


Il a raison si on s’en tient à la lettre: le Maire est toujours le signataire des permis de construire. Mais j’ai pu lui expliquer que cela signifie qu’il s’engage à ne pas prendre les décisions à ce sujet, s’en remettant à l’équipe Delaud dont la réputation est vierge de soupçon sur ce point. Bien sûr, le Maire a autorité, mais s’il revient sur cette promesse, on peut compter sur l’équipe Delaud avec qui il n’est pas accusé de copinage antérieur pour dénoncer publiquement le fait, et plus encore la moindre anomalie. C’est une vraie application des alliances démocratiques.

A la Sogeba, les administrateurs ne se contrôlent pas mutuellement, il a encore raison, mais ils contrôlent conjointement la vie de cette Société d’Economie Mixte. Toute anomalie dans sa gestion serait dénoncée par l’une des moitiés du conseil d’administration, chaque moitié provenant d’une équipe différente, toujours pas accusées de copinage antérieur. Là aussi, la cohabitation démocratique est un gage de transparence.

Si on s’en tient à ce que j’ai écrit textuellement, Mr Robert a raison de se plaindre de mes approximations (mais c’est la « vérité » qu’imaginent les électeurs non experts), cependant je crois qu’il a compris ce que je voulais dire, et ne m’a plus donné un tort absolu. Comme quoi, en se parlant, on se comprend mieux, et je répète qu’une partie des malheurs de l’équipe Barois leur auraient été épargnés s’ils avaient su mettre en place les outils de communication adaptés à l’époque et aux mentalités, puis su s’en servir.

Voilà pour ce soir: j’espère qu’il n’y a rien de polémique, ni d’erroné. Pas envie de me chamailler encore, très fatigué: je n’ai même pas fait de photos… Ca sent la fin de campagne!





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Un commentaire

  • @ Fred
    Pas de chamailles!!!
    Ton commentaire est bien, totalement neutre et c’est tout en ton honneur.
    Deux petits oublis, F. BAROIS, s’est engagé à ne pas augmenter les taux d’imposition, sur la commune, je pense que c’est important lorsque notre pouvoir d’achat est mis à mal par l’augmentation des produits allimentaires et les produits pétroliers.
    Toujours fidèle à son option, F. Barois veut rester neutre ( ni TPM, ni Sud St Baume) avant l’entrée dans le grand Toulon. Ce jour là, seule la taxe professionnelle augmentera pour tous, les taxes foncières et d’habitation resteront à la charge du Maire.
    Var matin passe ce jour un communiqué de JJ Jourand (ex Sauzet) dénonçant lui aussi l’alliance Sauzet-Delaud sans donner de consigne de vote.
    Fred, je pense que c’est mon dernier commentaire avant lundi, sauf attaque violante!!!
    A bientôt pour communiquer sur autre chose que la politique politicienne.
    Encore une fois merci pour avoir donné à Bandol cette possibilité de se servir d’un moyen moderne pour communiquer.
    gervais serge